Des jours sombres pour la planète // Dark days for the planet

Selon la première ébauche d’un rapport des Nations Unies, les océans qui ont permis de nourrir l’espèce humaine à l’échelle de la planète vont la plonger dans la misère s’il n’y a pas de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le rapport scientifique de 900 pages est le quatrième ouvrage de ce type publié par l’ONU en moins d’un an. Les autres tomes  se basaient sur un plafond de 1,5°C du réchauffement climatique, l’état de la biodiversité et la gestion des forêts et le système alimentaire mondial.
Les quatre tomes du rapport en arrivent à la conclusion que l’humanité doit repenser sa façon de produire et de consommer pour éviter les pires ravages du changement climatique et de la dégradation de l’environnement.
Les recommandations faites aux décideurs politiques seront publiées officiellement le 25 septembre 2019, donc trop tard pour être examinées par les principaux dirigeants qui se réunissent deux jours plus tôt dans le cadre d’un sommet convoqué par le Secrétaire général de l’ONU pour obtenir des engagements plus fermes face à la crise climatique.
Les quatre grands pays (Chine, États-Unis, Union Européenne et Inde), qui représentent près de 60% des émissions mondiales des combustibles fossiles, subissent tous des effets dévastateurs sur les océans et les glaces, mais aucun ne semble prêt à annoncer davantage des objectifs ambitieux pour éliminer le carbone de leurs économies. Donald Trump veut que les États-Unis quittent l’Accord de Paris et s’est toujours efforcé de réduire à néant les mesures climatiques prises par Barack Obama. L’Inde fait de gros efforts pour développer rapidement l’énergie solaire, mais continue d’accroître sa production de charbon. L’Union Européenne se rapproche de l’objectif «zéro net» prévu pour le milieu du siècle, mais plusieurs États membres traînent les pieds. La Chine, qui émet presque autant de CO2 que les États-Unis, l’Union Européenne et l’Inde réunis, envoie également des signaux contradictoires.
Pourtant, toutes ces nations font face à de nombreuses menaces décrites dans le rapport du GIEC.
Shanghai et une demi-douzaine de grandes villes côtières chinoises sont fortement exposées à la future élévation du niveau de la mer qui devrait augmenter d’un mètre d’ici 2100 par rapport au filigrane mondial de la fin du 20ème siècle, si les émissions de CO2 continuent de progresser. Mumbai et d’autres villes indiennes côtières sont également en danger. Même aux États-Unis, New York, Miami et d’autres villes sont sous la menace de l’océan. Selon la conclusion du rapport de l’ONU, d’ici à 2050, de nombreuses mégalopoles proches du niveau de la mer et de petits pays insulaires connaîtront des « événements extrêmes » chaque année, même dans les scénarios de réduction des émissions des gaz à effet de serre les plus optimistes. Même si le monde parvient à limiter le réchauffement planétaire à deux degrés Celsius, la surface des océans dans le monde s’élèvera suffisamment pour déplacer plus de 250 millions de personnes d’ici 2100.
La température moyenne à la surface de la Terre a augmenté de 1°C depuis la fin du 19ème siècle et, au train où vont les choses, elle est en passe d’augmenter de deux ou trois degrés d’ici la fin du siècle. Pour mémoire, l’Accord de Paris prévoyait de limiter le réchauffement climatique à « bien en dessous de » 2°C.
Selon le rapport de l’ONU, l’élévation du niveau de la mer va s’accélérer rapidement au 22èmesiècle et « pourrait dépasser plusieurs centimètres par an », environ 100 fois plus qu’aujourd’hui.
Les océans non seulement absorbent un quart du CO2 que nous émettons, mais ils absorbent aussi plus de 90% de la chaleur supplémentaire générée par les émissions de gaz à effet de serre depuis 1970. Sans cette éponge marine, le réchauffement climatique aurait déjà rendu la surface de la Terre intolérablement chaude pour notre espèce. D’autre part, l’acidification perturbe la chaîne alimentaire de base de l’océan et les vagues de chaleur en mer, qui sont devenues deux fois plus fréquentes depuis les années 1980, créent de vastes zones mortes dépourvues d’oxygène.

Source : Nations Unies.

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According to a draft UN report, the same oceans that nourished human evolution are poised to unleash misery on a global scale if nothing is done to reduce the emissions of greenhouse gases. The 900-page scientific assessment is the fourth such tome from the UN in less than a year, with others focused on a 1.5-Celsius cap on global warming, the state of biodiversity, and how to manage forests and the global food system.

All four tomes of the report conclude that humanity must overhaul the way it produces and consumes almost everything to avoid the worst ravages of climate change and environmental degradation.

The final advice to policymakers will be released on September 25th, 2019, too late to be considered by world leaders gathering two days earlier for a summit convened by UN Secretary-General to extract stronger national commitments in confronting the climate crisis.

The Big Four (China, the United States, the European Union and India), accounting for nearly 60 percent of global fossil fuel-based emissions, all face devastating ocean- and ice-related impacts, but none seem prepared just yet to announce more ambitious goals for purging carbon from their economies. Donald Trump wants the US to exit the Paris Agreement and has taken a chainsaw to predecessor Barack Obama’s climate policies. India is rapidly developing solar power, but continues to build up coal-fired capacity at the same time. The European Union is inching toward a mid-century « net zero » emissions goal, but several member states are dragging their feet. China, which emits nearly as much CO2 as the US, EU and India combined, is also sending mixed signals.

Yet, all of these nations face many of the threats outlined in the IPCC report.

Shanghai and another half-dozen major coastal cities in China are highly vulnerable to future sea level rise, which is projected to add a metre by 2100 compared to the late 20th century global watermark, if CO2 emissions continue unabated. Mumbai and other coastal Indian cities are in harm’s way as well. Even in the United States, New York, Miami and other exposed cities are under the threat of the ocean. According to the UN report’s conclusion, by 2050, many low-lying megacities and small island nations will experience « extreme sea level events » every year, even under the most optimistic emissions reduction scenarios. Even if the world manages to cap global warming at two degrees Celsius, the global ocean waterline will rise enough to displace more than a quarter of a billion people as soon as 2100.

Earth’s average surface temperature has gone up 1°C since the late 19th century, and is on track – at current rates of CO2 emissions – to warm another two or three degrees by century’s end. The Paris Agreement called for capping global warming at « well below » 2°C.

Sea level rise will accelerate rapidly moving into the 22nd century, and « could exceed rates of several centimetres per year, » about 100 times more than today, according to the report.

Oceans not only absorb a quarter of the CO2 we emit, they have also soaked up more than 90 percent of the additional heat generated by greenhouse gas emissions since 1970. Without this marine sponge, in other words, global warming would already have made Earth’s surface intolerably hot for our species. On the other hand, acidification is disrupting the ocean’s basic food chain, and marine heatwaves, which have become twice as frequent since the 1980s and which are creating vast oxygen-depleted dead zones.

Source: United Nations.

Lorsque la hausse des températures atteindra 4°C, Shangai sera sous les eaux (Source: Climate Central)

Jakarta ne sera plus la capitale de l’Indonésie // Jakarta will no longer be Indonesia’s capital

Avec le réchauffement climatique, la fonte de la banquise et des glaciers, on sait que le niveau des océans va s’élever dans les prochaines années. De nombreuses zones littorales vont être menacée par la montée des eaux, ce qui va inévitablement entraîner des migrations de populations. J’ai déjà attiré à plusieurs reprises l’attention sur la situation en Alaska où des villages côtiers ont subi les assauts des vagues et ont dû être déplacés.

En Indonésie, Jakarta est menacée par une montée des eaux et ne sera bientôt plus la capitale politique de l’Indonésie. Le président Joko Widodo a annoncé le 26 août 2019 que celle-ci sera transférée vers un site de l’est de l’île de Bornéo. Bornéo est la 4ème plus grande île du monde (743 330 km2) ; elle est partagée entre 3 pays : la Malaisie, le Sultanat de Brunei et l’Indonésie. Avec 73% de l’île, la partie indonésienne, appelée Kalimantan, en occupe la majeure. Le site proposé, entre les villes de Balikpapan et Samarinda, est situé dans une région de forêt tropicale dotée d’une grande biodiversité. Le site a été d’abord choisi parce qu’il présente un risque faible de désastre naturel, que ce soit au niveau des inondations, séismes, tsunamis ou éruptions volcaniques, bien qu’une vaste partie de l’archipel indonésien soit située sur la Ceinture de Feu du Pacifique. Le président a précisé que le nouveau site a aussi été choisi « parce que sa localisation est stratégique, au centre de l’Indonésie.

Construite sur le site de l’ancienne capitale Batavia établie par les colons hollandais il y a près de 500 ans, Jakarta s’enfonce sous les eaux. Au rythme actuel, un tiers de la ville pourrait se retrouver sous la mer d’ici 2050. L’actuelle capitale, qui compte quelque 10 millions d’habitants et sa conurbation 30 millions, est certes sous la menace de la montée des eaux provoquée par le réchauffement climatique, mais elle est aussi fragilisée par une mauvaise planification urbaine. Une bonne partie des habitants n’a pas de réseau d’adduction d’eau et puise dans les nappes phréatiques, ce qui entraîne l’affaissement de quartiers entiers. 18,8% de la ville étaient submergés en 2012, 26,9% le seront en 2025 et 35,6% en 2050

Le transfert de la capitale à Bornéo devrait permettre de rééquilibrer le développement de l’archipel où le poids de l’île de Java est actuellement prééminent avec plus de la moitié des 260 millions d’habitants du pays et près de 60 % de l’activité économique.

Le gouvernement va élaborer une loi qui sera proposée au Parlement pour acter le changement de capitale. Le coût du transfert a été estimé à quelque 33 milliards de dollars. Après une phase de préparation en 2020, le déménagement des institutions gouvernementales devrait commencer en 2024.

Le déplacement de la capitale à Kalimantan ne fait pas l’unanimité. En effet, l’île de Bornéo abrite une forêt primaire avec de nombreuses espèces endémiques. C’est notamment l’un des habitats des orangs-outans. Les écologistes s’inquiètent déjà du risque que fait peser le projet pour les espèces menacées. La région a aussi été récemment ravagée par des feux de forêt qui ont provoqué de gigantesques nuages de fumée. De plus le transfert de la capitale nerésoudra pas forcément les problèmes que rencontre actuellement Jakarta, comme les inondations, les embouteillages et l’urbanisation incontrôlée.

La future capitale n’a pas encore été baptisée officiellement.

Source : Presse internationale.

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With global warming, the melting of the ice sheet and glaciers, we know that the level of the oceans will rise in the coming years. Many coastal areas will be threatened by the rising waters, which will inevitably lead to population migrations. I have already drawn attention several times to the situation in Alaska where coastal villages have been hit by waves and have had to be displaced.

In Indonesia, Jakarta is threatened with rising waters and will soon no longer be the political capital of Indonesia. President Joko Widodo announced on August 26th, 2019 that it will be transferred to a site on the east of the island of Borneo. Borneo is the 4th largest island in the world (743,330 km2); it is shared between 3 countries: Malaysia, the Sultanate of Brunei and Indonesia. With 73% of the island, the Indonesian part, called Kalimantan, occupies most of it. The proposed site, between the towns of Balikpapan and Samarinda, is located in a rainforest area with high biodiversity. The site was initially selected because of low risk of natural disaster, whether flood, earthquake, tsunami or volcanic eruption, although a large part of the Indonesian archipelago is located on the Pacific Ring of Fire. The president said the new site was also chosen « because of its strategic location in central Indonesia.  »

Built on the site of the former capital Batavia established by Dutch settlers nearly 500 years ago, Jakarta sinks underwater. At the current rate, a third of the city could be under the sea by 2050. The current capital, which has some 10 million inhabitants and its conurbation 30 million, is certainly under the threat of rising water caused by global warming, but is also weakened by poor urban planning. A large part of the population does not have a water supply network and draws on groundwater, which leads to the collapse of entire neighborhoods. 18.8% of the city were submerged in 2012, 26.9% will be flooded in 2025 and 35.6% in 2050

The transfer of the capital to Borneo should allow to rebalance the development of the archipelago where the weight of the island of Java is currently preeminent with more than half of the 260 million inhabitants of the country and nearly 60% of the economic activity.

The government will draft a law that will be proposed to Parliament to make official the change of capital. The cost of the transfer has been estimated at about 33 billion dollars. After a preparatory phase in 2020, the move of government institutions is expected to begin in 2024.

The displacement of the capital to Kalimantan is not approved by all. Indeed, the island of Borneo is home to a primary forest with many endemic species. This is one of the habitats of orangutans. Environmentalists are already worried about the risk posed by the project for endangered species. The area has also recently been ravaged by forest fires that have generated huge clouds of smoke. In addition, the transfer of the capital will not necessarily solve the problems currently facing Jakarta, such as floods, traffic jams and uncontrolled urbanization.
The future capital has not yet been officially baptized.
Source: International press.

Illustration du transfert de Jakarta vers Kalimantan (Source ; The Jakarta Post)

La fonte de l’Antarctique (suite) // The melting of Antarctica (continued)

Comme je l’ai indiqué à maintes reprises, les pôles fondent à une vitesse incroyable, mais la catastrophe annoncée ne semble guère préoccuper nos gouvernanats parmi lesquels certains se réjouissent même de voir s’ouvrir de nouvelles voies de navigation dans l’Arctique.
Le magazine « 13h15 le dimanche » diffusé le 2 juin 2019 s’est attardé sur l’opération IceBridge pilotée par la NASA depuis plus de dix ans. Au cours de différentes missions, des scientifiques auscultent les pôles au cours de survols annuels à bord d’un vieux DC-8 italien. Leur but est de cartographier l’évolution de la banquise et des calottes glaciaires. Ces chercheurs très spécialisés surveillent à la loupe l’évolution de la situation sur le pôle Sud et le pôle Nord. Dans la dernière édition du magazine, on voit l’équipe scientifique fait du rase-motte en Antarctique
Beaucoup de gens se demandent ce qui se passerait si toute la glace de l’Antarctiquevenait à fondre, si toute la banquise disparaissait. La glace agit comme un couvercle isolant entre la très froide atmosphère polaire et l’océan dont l’eau ne descend jamais sous -2°C. Si une telle situation se produisait, une énorme masse de chaleur s’échapperait de l’océan vers l’atmosphère. Cela pourrait interrompre la circulation thermohaline, l’échange entre les océans qui détermine le climat de toute la planète.
Selon l’un des scientifiques qui participent à l’opération IceBridge, si la circulation thermohaline s’arrête, notre climat changera si radicalement qu’on ne peut même pas l’imaginer. Un but de la mission IceBridge est de prendre des mesures et de bâtir des modèles mathématiques capables d’établir les prévisions les plus fines. Ainsi, dans cinquante ans ou un siècle, les êtres humains seront mieux apte à répondre à ces changements.
En dix ans de survols aux deux extrémités de la Terre, l’opération IceBridge a permis d’envisager le problème sous toutes les coutures et d’établir ainsi des prévisions. Si les gaz à effet de serre se maintiennent au rythme actuel, le niveau de la mer augmentera d’un mètre en 2100. Une telle hausse suffira à menacer New York ou la Camargue. En fait, il s’agit d’une prévision plutôt optimiste et certains scientifiques craignent déjà une hausse de 2,40 mètres ! Inutile de sire que personne n’est prêt à affronter une telle éventualité!…
Source: France Info.

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As I have put it many times, the poles are melting at an incredible rate, but the announced disaster does not seem to worry our government leaders. Some of them are even pleased to see the opening of new shipping lanes in the Arctic.
The French magazine « 13:15 le dimanche » broadcast on June 2nd, 2019 shed light on the operation IceBridge driven by NASA for more than ten years. During various missions, scientists surveyed the poles during overflights aboard an old Italian DC-8. The purpose of these annual polar overflights is to map the evolution of the ice caps. Highly specialized scientists are keeping a close eye on developments in the South Pole and North Pole. In the last magazine, the scientific team was flying low over the Antarctic continent.
Many people wonder what would happen if all the ice in Antarctica happened to melt, if all the ice sheet disappeared. The ice acts as an insulating cover between the very cold polar atmosphere and the ocean whose water never drops below -2°C. If such a situation arises, a huge heat movement would escape from the ocean to the atmosphere. This could interrupt the thermohaline circulation, the exchange between the oceans that determines the climate of the entire planet.
According to one of the scientists involved in Operation IceBridge, if the thermohaline circulation stops, our climate will change so dramatically that we can not even imagine it. One goal of the IceBridge mission is to take measurements and build mathematical models that can provide the finest predictions. Thus, in fifty years or a century, human beings will be better prepared to respond to these changes.
In ten years of flying over both ends of the Earth, the IceBridge operation has made it possible to look at the problem from every angle and to make forecasts. If the greenhouse gases are maintained at the current rate, the sea level will be one meter higher in 2100. Such a rise will suffice to threaten New York or the Camargue.. In fact, this is a rather optimistic forecast and some scientists already fear a rise of 2.40 metres! Needless to say, no one is ready to face such an eventuality!
Source: France Info.

Source: NOAA.

Glaciers terrestres et montée du niveau des océans // Terrestrial glaciers and rising sea levels

Selon une étude publiée dans la revue Nature, en dehors des pôles, les quelque 200 000 glaciers terrestres sont responsables d’un tiers de la montée du niveau des mers. C’est donc beaucoup plus que les  chiffres avancés auparavant.

Les masses glaciaires autres que le Groenland et l’Antarctique couvrent une surface de 706 000 kilomètres carrés et représentent un volume de 170 000 kilomètres cubes, avec le potentiel de faire s’élever le niveau des océans de 0,40 mètre.

Au total, les glaciers terrestres ont perdu 9000 milliards de tonnes de glace entre 1961 et 2016, soit une moyenne de 335 milliards de tonnes par an. C’est beaucoup plus que les 260 milliards de tonnes estimées dans une précédente étude qui était parue en 2013 dans la revue Science, mais qui ne portait que sur la période 2003-2009.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs de l’Institut de Recherche en Sciences et Technologies pour l’Agriculture (IRSTEA) ont utilisé toutes les données physiques enregistrées sur les 450 glaciers sur lesquels les chercheurs effectuent des carottages réguliers à la fin de l’été. Ils ont ensuite croisé ces mesures avec les images satellites qui donnent des photos précises de la surface des sols à différentes dates, ce qui permet d’estimer la variation annuelle du volume glaciaire. Les échantillonnages sur le terrain permettent de remonter en 1961 tandis que les images satellites donnent l’évolution de 20 000 glaciers sur tous les massifs du monde, y compris ceux qui sont inaccessibles.

Source : Science et Avenir.

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According to a study published in the journal Nature, outside the poles, some 200,000 terrestrial glaciers are responsible for one-third of the rise in sea levels. So it is a lot more than the numbers revealed by previous studies.
Glacial masses other than Greenland and Antarctic cover an area of ​​706,000 square kilometres and a volume of 170,000 cubic kilometres, with the potential to raise the ocean level by 0.40 metres.
In total, terrestrial glaciers lost 9,000 billion tonnes of ice between 1961 and 2016, an average of 335 billion tonnes per year. This is much more than the 260 billion tonnes estimated in a previous study that was published in 2013 in the journal Science, but which only covered the period 2003-2009.
To achieve this result, researchers at the Institute for Research in Science and Technology for Agriculture (IRSTEA) used all the physical data recorded on the 450 glaciers on which researchers carry out regular core sampling at the end of the summer. They then cross-referenced these measurements with the satellite images that give accurate photos of the soil surface at different dates, which allows the annual variation in glacial volume to be estimated. Sampling on the ground can be traced back to 1961 while satellite images show the evolution of 20,000 glaciers on all the world’s massifs, including those that are inaccessible.
Source: Science et Avenir.

Décrochement glaciaire en Alaska (Photo: C. Grandpey)