Nishinoshima (Japon) : Une nouvelle Surtsey ? // Nishinoshima (Japan) : A new Surtsey ?

drapeau-francaisLe Ministère de l’Environnement japonais envisage d’interdire l’accès à l’île Nishinoshima qui, selon lui, est le seul (!) « site naturel expérimental » au monde. Normalement, la Nature devrait partir de rien et se développer après les éruptions volcaniques qui ont commencé en 2013. L’interdiction empêcherait les personnes qui visitent l’île d’y introduire des espèces non natives. Le ministère semble toutefois oublier que l’île Surtsey en Islande, née d’une éruption en 1963, est elle aussi un site protégé où les visites sont très limitées
Le Ministère de l’Environnement prévoit dans un premier temps d’envoyer une équipe scientifique à Nishinoshima afin de préparer la mise en place des mesures de protection. L’île appartient à l’Etat et est inhabitée. L’herbe et les arbres y poussaient librement et c’était une aire de nidification pour les oiseaux de mer. Les plantes ont presque toutes été détruites par la lave lors de l’éruption. La superficie de l’île atteint aujourd’hui 268 hectares, soit 12 fois sa taille d’origine de 22 hectares. Aucune nouvelle éruption n’a été observée depuis le mois de novembre 2015.
Les îles Ogasawara, connues sous le nom de Galapagos de l’Est, ont été inscrites au patrimoine naturel mondial en 2011. Les chercheurs font remarquer que leur système écologique a commencé à se développer avec des graines apportées par les oiseaux ou par la mer. Le nouveau système écologique de Nishinoshima devrait se développer de la même manière. Il pourrait donc fournir des indications sur la façon dont a évolué la nature sur les îles Ogasawara.
En s’inspirant d’Ogasawara, le Ministère de l’Environnement a commencé à envisager des mesures de restriction en décrétant officiellement que l’île serait un « site naturel protégé ». Cependant, pour être considérée comme « site naturel protégé », une île japonaise doit avoir une surface d’au moins 300 hectares. Comme Nishinoshima ne remplit pas ces conditions, il faudra revoir les critères d’admission. Une telle démarche légale peut prendre deux à trois ans. En attendant, le ministère et les autres autorités compétentes ont tenté d’imposer de nouvelles restrictions en juin pour empêcher que des espèces inconnues soient introduites sur l’île avant que la nouvelle loi soit promulguée. Elles permettront de réduire le nombre de visiteurs sur l’île; ces derniers devront porter des vêtements, sacs et chaussures neufs ; il faudra aussi que les bagages soient trempés dans l’eau de mer pour éliminer toutes les graines, plantes ou espèces animales susceptibles d’être introduites sur l’île.

Source : The Japan News.

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drapeau-anglaisThe Japanese Environment Ministry is considering banning people from Nishinoshima Island which is the world’s sole (!) “natural experimental site.” Its local ecological system is expected to grow from scratch after the volcanic eruptions that started in 2013. The ban would prevent people who visit the island from taking non-native flora and fauna with them. The Ministry seemed to forget that Surtsey in Iceland, born from an eruption in 1963, is also a protected island.

The Environment Ministry plans to dispatch a research team to Nishinoshima as early as October as a step toward discussing protective measures. The island is state-owned and uninhabited, where grasses and low trees used to grow, and it was a breeding site by seabirds. However, the island’s plants were almost all destroyed by lava during the eruption. Since then, the total land area has grown to 268 hectares, 12 times its original size of 22 hectares. No further eruptions have been confirmed since November last year.

The Ogasawara Islands, known as the Galapagos of the East, were registered as a natural World Heritage site in 2011. Researchers say its ecological system started with seeds that were carried by birds flying over the islands, or nuts that drifted ashore. Nishinoshima’s new ecological system is expected to develop in the same way. This could provide clues about how the ecology of the Ogasawaras developed.

With this in mind, the ministry started considering protective measures, including legally registering the island as a wilderness area. However, an island needs to be least 300 hectares to be designated as a wilderness area. Because Nishinoshima island does not fulfill this criteria, a review on the rule will also be considered. Such legislative action could take two to three years. Meanwhile, the ministry and other relevant authorities tried to impose new rules in June to prevent unknown species from being brought onto the island until the legislation is completed. They will reduce the number of people who can visit the island; ensuring visitors wear brand-new clothing, shoes and bags; and ensuring visitors and their baggage are soaked in sea water to wash away any plant seeds or other flora and fauna.

Source : The Japan News.

Nishinoshima

Vue de Nishinoshima pendant l’éruption (Source: NASA)

Surtsey 2

Vue de Surtsey, île-laboratoire au large de l’Islande

(Crédit photo: Iceland Magazine)

 

Islande: Le Lac Mývatn en danger // Iceland: Lake Mývatn in danger

drapeau-francaisComme je l’ai indiqué à plusieurs reprises sur ce blog, l’Islande subit de plein fouet les assauts du tourisme de masse avec les conséquences que l’on imagine pour la nature très fragile de ce pays. J’ai signalé les agissements de certains qui n’hésitent pas à faire rouler leur 4X4 sur des zones protégées où la végétation mettra des décennies pour se régénérer, sans parler du comportement imbécile d’autres touristes à Gullfoss ou au Jokulsarlon.

C’est maintenant au tour de la flore et de la faune du célèbre Lac Mývatn et des rivières de la région, la Laxá par exemple, d’être affectées par un mal mystérieux. La situation est très préoccupante et le gouvernement va devoir prendre des mesures d’urgence. Selon une association de pêche locale, la flore et la faune du lac sont menacées d’eutrophisation (accumulation de nutriments entraînant une croissance dense de la vie végétale et la mort de la vie animale en raison du manque d’oxygène). Dans les rivières, la population de truites est proche de l’extinction, les populations d’épinoches sont à des niveaux historiquement bas, et le niveau de floraison bactérienne dans le lac est bien en dessus de la limite préconisée par l’Organisation Mondiale de la Santé pour les lacs de loisirs. Les boules de cladophora (NDLR : également appelées boules anti-nitrates par les aquariophiles) qui tapissaient autrefois le fond du lac ont maintenant disparu de Mývatn. La région du Lac Mývatn figure sur la liste rouge  de l’Agence de l’Environnement islandaise pour la quatrième année consécutive.
Le mystère entoure la cause de la détérioration de la flore et de la faune locales, mais les pêcheurs sont persuadés que le principal responsable est l’augmentation considérable du nombre de visiteurs et le stress que leur présence occasionne sur la Nature.
Source: Iceland Review.

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drapeau-anglaisAs I have written several times in this blog, Iceland is suffering the brunt of mass tourism with the consequences we can imagine for the very fragile nature of the country. I have reported the actions of some tourists who drove their 4-wheel vehicles on protected areas where the vegetation will take decades to regenerate, not to mention the idiotic behaviour of other tourists at Gullfoss and Jokulsarlon.
It is now the flora and fauna of the famous Lake Myvatn and the rivers of the region, the Laxá for example, to be affected by a mysterious illness. The situation is very worrying and the government needs to take emergency measures. According to a local fishing association, wildlife in the area is under threat from eutrophication (a build-up of nutrients causing a dense growth of plant life and death of animal life due to lack of oxygen). River trout have been close to extinction, populations of stickleback are at historical lows, and levels of bacterial bloom in the lake are well above World Health Organisation safety limits for recreational lakes. The distinctive cladophora moss balls, which once covered the lake floor have now disappeared from Mývatn. The Mývatn area is now on the Environment Agency of Iceland’s ‘red list’ for the fourth year in a row.

Mystery surrounds the cause of the deterioration in local flora and fauna, but fishermen point out that the only change in the area in recent years is the huge increase in visitors with the accompanying pressure placed on nature.

Source: Iceland Review.

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Le lac Mývatn et le village de Reykjalid.

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Arlequins plongeurs sur la rivière Laxá.

(Photos: C. Grandpey)

 

Les effets négatifs du tourisme de masse en Islande // The negative effects of mass tourism in Iceland

drapeau-francaisCeux qui ont visité l’Islande récemment savent que le tourisme a connu un plein essor en 2015. Quelque 1,3 millions de touristes sont arrivés dans le pays l’année dernière, soit près de 30% de plus qu’en 2014, et ce chiffre ne comprend pas les 100 000 passagers descendus brièvement de 108 navires de croisière qui ont fait étape en Islande. Les Britanniques et les Américains ont été les touristes les plus nombreux. Ils sont suivis par les Allemands (8,2%), les Français (5,2%) et les Norvégiens (4,1%). Les plus fortes augmentations par rapport à 2014 concernent les visiteurs en provenance des États-Unis, du Royaume-Uni, de Chine et d’Allemagne.

Cependant, on peut se demander si ce tourisme de masse est une aubaine pour l’Islande, pays où la Nature est très fragile. Certains conducteurs étrangers ont été surpris en train de faire du hors-piste au volant de leurs 4 X 4, au milieu d’un environnement qui demande à être protégé.

Avec autant de visiteurs, la sécurité est de plus en plus difficile à assurer. Le nombre de touristes imprudents est en hausse lui aussi. Ces derniers jours, les équipes de secours ont été appelées quand un groupe de onze étrangers a ignoré les panneaux de fermeture d’une route et leur minibus s’est retrouvé prisonnier des congères. Les autorités avaient fermé cette route de la Langadalur à cause du mauvais temps, et les secouristes furent surpris de recevoir un appel de détresse en provenance de cette région.

Un autre exemple de désobéissance est apparu à la chute d’eau de Gullfoss où le sentier inférieur est fermé pendant l’hiver. En effet, les embruns en provenance de la chute se transforment en une glace dangereusement glissante qui pourrait provoquer des accidents graves. Malgré cette précaution des autorités, les traces sur la neige révèlent que de nombreux touristes ignorent l’interdiction et veulent s’approcher de la chute d’eau pour faire de meilleures photos. L’un d’eux a déclaré froidement qu’il avait voyagé depuis l’autre côté de la planète pour voir la chute d’eau. Selon lui, « vous voulez aller au plus près, c’est normal, c’est humain ».

Il y a quelques jours, j’ai écrit une note à propos d’un groupe de 40-50 touristes qui est resté coincé sur un iceberg qui s’était éloigné de la rive à Jokulsarlon. Quelques jours avant cette mésaventure, on avait vu d’autres touristes sauter d’un iceberg à l’autre, avec le risque évident de tomber dans l’eau glacée!

La police a arrêté la surveillance de la plage de Reynisfjara et neuf panneaux de mise en garde en plusieurs langues ont été installés sur le site. Malgré cela, la semaine dernière,  six personnes d’origine asiatique se sont retrouvées en grave danger lorsqu’une vague les a jetées au sol. Le groupe avait décidé de faire des photos de mode sur la plage avec le modèle debout à côté des orgues de basalte de la falaise, tandis que les autres se tenaient plus loin sur la plage. Une vague a happé six personnes qui furent en danger de mort avec une eau à zéro degré. Elles ont eu la chance d’être secourues par un guide local qui les a tirées de l’eau glacée.
Il convient de noter que ces gens étaient encore plus près du bord de l’eau qu’un touriste chinois qui s’est noyé il y a deux semaines.

La zone des geysers et sources chaudes de Geysir est actuellement recouverte d’une couche de glace très glissante qui a causé plusieurs chutes. Les guides locaux ont peur que leurs clients se blessent grièvement. Ils ont proposé à l’Agence Islandaise de l’Environnement de sabler la zone pour la sécuriser, mais cette idée a été rejetée car le secteur est protégé et le sable est interdit.

J’aime la Nature, mais pas avec des foules de gens bruyants, indisciplinés, voire stupides, autour de moi. J’adorais l’Islande, mais ce n’est plus un endroit pour moi. Un de mes amis qui a visité le pays cet hiver a confirmé tout ce qui est écrit ci-dessus. Cet été, je vais faire escale à l’aéroport de Keflavik pendant mon voyage vers l’Alaska, mais je n’en profiterai pas pour passer quelques jours en Islande comme je l’ai fait il y a une vingtaine d’années en allant à New York!
Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisThose who visited Iceland recently know it : Tourism has been booming in 2015. Some 1.3 million tourists arrived in the country last year, almost 30% more than in 2014. This figure does not include the 100,000 passengers stepping briefly ashore from the 108 cruise ships that also visited the country. Brits and Americans were the most numerous visitors. They are followed by visitors from Germany (8.2%), France (5.2%) and Norway (4.1%). The biggest year-on-year increases from 2014 were in tourists from the USA, the UK, China and Germany.

However, we may wonder whether this mass tourism is a godsend for Iceland, a Country where Nature is very fragile. Some foreign drivers have been caught driving off-track with their 4-wheel vehicles in the middle of an environment that needs to be protected.

With so many visitors, safety is more and more difficult to ensure. The number of reckless tourists is growing too. In recent days, rescue teams were called when a group of eleven foreign visitors ignored road closure signs and got mired in deep snow. Authorities had closed off the road in Langadalur because of poor weather, and were therefore rather surprised to receive a distress call from the area.

Another example of people disobedience is obvious at Gullfoss waterfall where the lower footpath is closed during the wintertime. Indeed, the spray of water from the falls causes dangerously slippery ice which could lead to serious accidents. However, the footsteps on the snow reveal that many tourists ignore the interdiction and want to get closer for better shots.
One of them said he had travelled from the other side of the planet to see the waterfall: « You want to get closer, it’s normal, it’s human ».

A few days ago, I wrote about a group of 40-50 tourists who got stuck on an iceberg which has drifted away from the shore at Jokulsarlon. A few days before the mishap, other tourists had been seen hopping between icebergs!
Police have stopped surveillance of Reynisfjara beach and instead brand new warning signs in several languages have been put up on the site. However, six foreign individuals of Asian origin were in grave danger as a wave knocked them down. The group had decided to do a fashion shoot on the beach with a model standing next to the basalt pillars in the cliffs with others standing further down the beach. A wave hit six people who were in extreme danger with zero degree water and were lucky to get the help of a local guide who helped to drag them from the ice-cold water.
It should be noted that these people were considerably closer to the water’s edge than a Chinese tourist who drowned two weeks ago.

The Geysir hot spring area is now covered with a coat of very slippery ice that has caused several visitors to fall down. Local guides are afraid their clients might get seriously injured. They have complained to The Environment Agency of Iceland and proposed to sand the area, which was denied as the area is under environmental protection and sand is not allowed.

I love Nature but not with crowds of noisy or stupid folks around me. I used to love Iceland, but this is no longer a place for me. A friend of mine who visited the country this winter confirmed all that is written above. This summer, I will make a stop in Keflavik airport on my way to Alaska but I will not spend some days in Iceland like I did some twenty years ago!
Source: Iceland Review.

Islande-pour-blog

Photo: C. Grandpey

Islande: Lagon Bleu fermé en janvier et trop de touristes // Iceland: Blue Lagoon closed in January and too many tourists

drapeau-francaisSi vous aviez prévu de vous rendre en l’Islande en janvier et de plonger votre corps dans le célèbre Lagon Bleu, vous serez très déçu. En effet, le spa géothermal sera fermé pendant deux semaines (entre le 5 et le 21 janvier) pour des travaux de rénovation et d’extension.
Le Blue Lagoon proprement dit sera fermé, mais un nombre limité de clients pourra toutefois opter pour une «expérience de luxe» dans le lagon privé du Blue Lagoon Clinic Hotel (100 euros avec pré-réservation indispensable) pendant la période de fermeture.
Les travaux font partie du projet de construction d’un nouvel hôtel cinq étoiles dont l’ouverture est prévue en 2017 et qui devrait coûter environ 2,8 millions d’euros.
Une fois les travaux terminés, le Blue Lagoon devrait rouvrir le 22 janvier avec un plus grand lagon, un coin «Skin Care» où l’on prendra soin de votre peau, une nouvelle zone où seront proposés des rafraîchissements et des installations améliorées pour les clients.
Depuis plusieurs mois (surtout depuis l’éruption de l’Eyjafjöll en 2010 et avec une monnaie plus attractive) l’Islande doit faire face à un boom touristique. Un de mes amis qui était dans le pays pour Noël m’a dit qu’il y avait une invasion de touristes asiatiques. Les restaurants étaient tellement bondés qu’il a dû acheter des sandwichs. L’afflux de touristes a également un impact négatif sur la nature fragile de l’Islande. On lit souvent dans la presse locale des plaintes sur le comportement de certains touristes qui ne respectent rien et n’hésitent pas à aller n’importe où avec leurs véhicules 4X4.
J’ai éprouvé un grand plaisir à parcourir l’Islande jusque dans les années 2000. Je me suis souvent retrouvé seul dans des endroits loin de tout, ce qui semble impossible aujourd’hui. Mon instinct grégaire n’est pas suffisamment développé pour que je puisse supporter des foules de touristes bruyants. Je préfère aller voir ailleurs!

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drapeau-anglaisIf you had planned to travel to Iceland and have a bath in the famous Blue Lagoon in January, you will be very disappointed. Indeed, the geothermal spa will be closed for two weeks (between January 5th and 21st) for renovation and extension work.
The main resort will be closed, with a limited number of guests able to opt for a ‘Luxury Experience’ at the Blue Lagoon Clinic Hotel’s private lagoon (100 euros, pre-booking essential) during that time.
The works to be carried out are part of the project to build a new five-star hotel – opening 2017 – and are estimated to cost about 2.8 million euros.
The larger, improved facilities will open on January 22nd and are said to include a larger lagoon, a new ‘Skin Care’ bar, a new refreshment area and improved guest facilities.
For several months (above all since the Eyjafjöll eruption in 2010 and with a more attractive currency) Iceland has had to face a tourist boom. A friend of mine who was in the country for Christmas told me there was an invasion of Asian tourists. The restaurants were so full that he had to buy sandwiches. The influx of tourists also has a negative impact on Iceland’s fragile nature. One can often read in the local press complaints about tourists who do not respect the land and do not hesitate to go anywhere with their 4-wheel vehicles.
I used to enjoy travelling all over Iceland until the year 2000. I was often alone in remote places, which seems to be impossible today. My herd instinct is not developed enough to put up with crowds of noisy tourists. I prefer to go elsewhere!

Blue Lagoon

Le Lagon Bleu (Photo: C. Grandpey)