Zhupanovsky (Kamchatka / Russie)

drapeau-francaisDans sa série Earth Observatory Image of the Day, la NASA vient de mettre en ligne des photos du Zhupanovsky. Le volcan entré en éruption en octobre 2013, pour la première fois depuis les années 1950.
A 10h55 (heure locale) le 13 février, 2016, le spectroradiomètre imageur à résolution modérée (MODIS) à bord du satellite Terra a acquis une image en couleurs naturelles d’un panache de cendre émis par le Zhupanovsky. Près de deux heures plus tard à 12h40 (heure locale), le MODIS à bord du satellite Aqua a acquis une image de la même zone. Vous verrez les deux images en cliquant sur ce lien:
http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=87536
On peut remarquer les changements intervenus dans le panache qui se déplace vers le sud-est sur l’Océan Pacifique en devenant plus diffus, ainsi que les changements subtils intervenus dans la glace de mer et la couverture nuageuse au large du Kamtchatka.
Au paroxysme de la dernière éruption, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge, avant d’être abaissée à l’Orange.

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drapeau anglaisIn its series Earth Observatory Image of the Day, NASA has just released photos of Zhupanovsky. The volcano started erupting in October 2013, for the first time since the 1950s.
At 10:55 a.m. (local time) on February 13th, 2016, the Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer (MODIS) on NASA’s Terra satellite acquired a natural-colour image (top) of an ash plume arising from Zhupanovsky volcano. Nearly two hours later at 12:40 p.m. (local time), the MODIS instrument on NASA’s Aqua satellite acquired a view of the same area. You will see both images by clicking on this link:
http://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=87536
One can notice the changes in the plume, which moves southeast over the Pacific Ocean and becomes more diffuse, as well as the subtle changes in sea ice and cloud cover offshore from Kamchatka.
During the climax of the last eruption, the aviation colour code was raised to Red, then lowered to Orange.

Zhupano

Crédit photo: NASA

Notre planète a chaud… // Our planet is hot….

drapeau-francaisDeux agences gouvernementales américaines, la NASA et la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) ont compilé des analyses indépendantes de la température mondiale en provenance de milliers de stations météorologiques et autres balises océaniques à travers le monde. Les résultats ont été publiés le 20 janvier ; ils montrent que 2015 a été l’année la plus chaude jamais observée dans le monde depuis le début des relevés de températures à l’échelle planétaire en 1880. Les données préliminaires de l’Agence Météorologique du Japon arrivent à la même conclusion et un programme de surveillance météorologique britannique devrait aboutir à un résultat identique dans les prochaines semaines.
Cela fait plusieurs mois que les scientifiques s’attendent à un tel record de température à l’échelle mondiale, en partie en raison du phénomène climatique El Niño qui est actuellement l’un des plus importants depuis un siècle. Il transfère une énorme quantité de la chaleur de l’Océan Pacifique dans l’atmosphère. Malgré cela, toutes les agences s’accordent à dire que ce record de chaleur est essentiellement une conséquence du réchauffement planétaire sur le long terme provoqué par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre. Ces mêmes agences ajoutent que les records consécutifs de 2014 et 2015 ont probablement entraîné le monde sur une trajectoire de réchauffement climatique rapide, après la période de réchauffement relativement lente qui remonte à la dernière manifestation d’El Niño en 1998.
Les hommes politiques qui prétendent que les gaz à effet de serre ne sont pas un problème font référence à cette période de réchauffement lent et affirment à qui veut l’entendre que « le réchauffement climatique s’est arrêté en 1998 ». De telles affirmations ont été entendues récemment chez les Républicains lors de la campagne présidentielle aux États-Unis. Toutes les analyses prouvent que de telles affirmations sont fausses. Le ralentissement a été, tout au plus, un accident dans une tendance inexorable, et était peut-être dû à une augmentation temporaire de l’absorption de la chaleur par l’Océan Pacifique.

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drapeau anglaisTwo U.S. government agencies, NASA and the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) have compiled separate analyses of the global temperature, based upon thousands of weather stations and ocean buoys scattered around the world. The results were revealed on on January 20th; they show 2015 was the warmest year in a global record that began in 1880. Preliminary data from the Japan Meteorological Agency also show record warmth for 2015, and a British monitoring program is expected to report a similar result in coming weeks.
Scientists started predicting a global temperature record months ago, in part because an El Niño weather pattern, one of the largest in a century, is dumping an immense amount of heat from the Pacific Ocean into the atmosphere. But all agencies agree to say that the bulk of the record-setting heat is a consequence of the long-term planetary warming caused by human emissions of greenhouse gases. They add that the consecutive records of 2014 and 2015 may have put the world onto a trajectory of rapid global warming, after period of relatively slow warming dating to the last powerful El Niño, in 1998.
The politicians who claim that greenhouse gases are not a problem referred to that slow warming period to argue that “global warming stopped in 1998”, with these claims reappearing recently on the Republican presidential campaign trail in the United States. Statistical analyses suggest all along that the claims are false. The slowdown was, at most, a minor blip in an inexorable trend, perhaps caused by a temporary increase in the absorption of heat by the Pacific Ocean.

NOAA

drapeau-francaisLes différentes teintes de bleu représentent les zones qui sont restées plus froides que la normale entre janvier et novembre 2015, tandis que les différentes teintes de rouge montrent les zones anormalement chaudes.

drapeau anglaisThe different shades of blue refer to cooler-tan-normal areas while the different shades of red show the warmer-than-normal areas for January through November 2015.

La NASA et la cendre volcanique // NASA and volcanic ash

drapeau-francaisLa NASA a étudié les impacts de la cendre sur les moteurs à réaction et a indiqué la semaine dernière que 80 aéronefs avaient traversé des nuages de cendre entre 1993 et 2008. A cause de l’éruption récente du Rinjani, la compagnie aérienne Virgin Australia a dû annuler de nombreux vols entre l’Australie et Bali et modifiera probablement sa gestion des vols à destination de l’Indonésie si le risque volcanique persiste. Les estimations relatives au début du mois de novembre montrent que les perturbations du trafic aérien ont coûté à l’économie de Bali plus de 3,2 millions de dollars en recettes touristiques.
Cinq ans après l’éruption islandaise de l’Eyjafjallajökull en 2010 et le chaos qu’elle a provoqué dans le transport aérien, les premiers tests réels sur l’impact de la cendre sur les moteurs des avions viennent d’être effectués par la NASA et les résultats devraient être connus en 2016.
L’éruption de 2010 est intervenue au moment même où la NASA essayait de mettre au point des systèmes de sécurité et des capteurs intelligents pour les moteurs d’avions commerciaux de prochaine génération. L’Administration a travaillé en partenariat avec d’autres organismes gouvernementaux et des groupes industriels pour effectuer une série de tests sur des moteurs au cours d’une ingestion simulée de cendre volcanique. A noter que dans le même temps, l’Europe travaillait sur le système AVOID dont personne ne parle plus.
L’US Air Force a fourni un avion de transport C-17 ainsi que deux moteurs F117 qui avaient été mis au rebut et qui ont été réhabilités en vue des tests.
Un premier test sur un moteur truffé de capteurs a été effectué en 2011 au Centre de Recherche de la NASA à la Base Edwards en Californie. Le but était de mettre au point un référentiel de performances pour le moteur et les capteurs.
Le deuxième essai, début 2013, a utilisé des céréales et des crayons de couleur, autrement dit des matériaux qui n’endommagent pas les moteurs, afin de vérifier que les capteurs pourraient détecter de petits morceaux de débris. Le but de ce test était de contrôler la sensibilité des capteurs.
Ces deux premiers tests préparaient le terrain pour le scénario en contexte réel : l’injection de cendre volcanique susceptible d’endommager sérieusement un moteur d’avion. Les chercheurs ont injecté la cendre dans les moteurs avec des teneurs faibles à élevées. Cette cendre provenait de l’éruption du Mont Mazama, qui a eu lieu vers 5700 ans avant JC, dans la région de Crater Lake.
La NASA va maintenant étudier les données transmises par les capteurs et publier les résultats quand chercheurs auront tiré des conclusions scientifiques fiables sur l’impact de la cendre volcanique sur les moteurs d’avions. Les résultats devraient être rendus publics pendant l’été 2016.
Source: The Daily Express: http://www.express.co.uk/

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drapeau-anglaisNASA has been examining how ash impacts a jet engine and mentioned last week that 80 aircraft flew through ash between 1993 and 2008. Because of the recent Rinjani eruption, Virgin Australia had to cancel many flights between Australia and Bali, and may change how they allocate flights to Indonesia if the volcanic hazard continues. Estimates from early November suggest that the flight disruptions have cost the economy in Bali over $3.2 million in tourist revenue.
Five years after the Icelandic volcanic ash mayhem of 2010 grounded hundreds of planes after the eruption of Eyjafjallajökull, the first real tests on the impact of engine contamination have only just been carried out and the results are not expected to be out until 2016.
The 2010 volcanic eruption came at the same time that NASA was looking at developing engine health management systems and smart sensors for next generation commercial aircraft engines. The Administration partnered with other Government agencies and industry groups to conduct the series of engine tests that actually simulated volcanic ash ingestion. In the meantime, Europe was working on the AVOID system which seems to have been abandoned.
The Air Force provided the plane, a C-17 cargo transport, and two F117 engines that had been slated for retirement, but were overhauled before the tests.
A first test on the engine, heavily instrumented with sensors, happened in 2011 at NASA’s Flight Research Center in California, but it only established engine and sensor performance baselines.
The second test, in early 2013, used cereal and crayons, material that wouldn’t harm the engines, to verify that the sensors could detect tiny bits of debris and that test only established the sensitivity of the sensors.
Both were only the building blocks for the real-world scenario – the introduction of introducing volcanic ash, which can and does tear up an engine.
Researchers introduced simulated volcanic ash into the engines at low and high flow rates. The volcanic ash used that was from the Mt Mazama eruption, which took place around 5700 BC in the Crater Lake area.
NASA will study the data and then publish results once the group can make solid scientific conclusions on just how volcanic ash can affect an airplane engine. Results are expected to be publicly released in summer 2016.
Source: The Daily Express: http://www.express.co.uk/

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La cendre volcanique: Un danger pour le trafic aérien (Photo: C. Grandpey)

Volcan Wolf (Iles Galapagos / Equateur)

La NASA a mis en ligne une photo de l’île Isabella aux Galapagos. Prise par le satellite Terra le 11 juin 2015, elle montre les traces de l’éruption du volcan Wolf qui a débuté le 25 mai. Les couleurs sont fausses. On peut parfaitement voir le cratère au cendre de l’image. La végétation est rouge tandis que les coulées émises à partir d’une fracture sur les versants E et SE du volcan apparaissent en noir dans leur parcours vers la mer.

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NASA has released a photo of Isabella Island in the Galapagos. Taken by the Terra satellite on June 11th, it shows the traces left by the eruption of Wolf volcano which started on May 25th. The colours are false. The crater can clearly be seen at the centre of the image. Vegetation is red whereas the lava flows pouring through a fissure down the eastern and south-eastern slopes of the volcano appear in black as they travel down into the sea.

Wolf

Crédit photo:  NASA