Bogoslof (Iles Aléoutiennes / Alaska): Nouvelle éruption et une surveillance difficile // New eruption and difficult monitoring

drapeau-francaisLa surveillance du Bogoslof est un problème pour le personnel de l’AVO car l’Observatoire ne dispose pas d’équipement de mesure sur le volcan. Les scientifiques doivent se contenter d’analyser les images satellitaires, les données provenant d’instruments sismiques et infrasoniques sur des sites proches du volcan, ainsi que les informations du réseau mondial de localisation de la foudre pour obtenir des indications fiables.
Dans un rapport publié le 28 décembre 2016, l’AVO indiquait que l’activité du Bogoslof restait élevée, avec une augmentation de la sismicité : « Ce type d’activité sismique a accompagné chacune des explosions précédentes depuis le début de l’éruption la semaine dernière. […] On ignore si cet événement a émis de la cendre. L’analyse continue des données du Réseau mondial de localisation de la foudre n’a montré aucun signe d’éclairs associés à un nuage de cendre et les capteurs d’infrasons des îles voisines n’ont pas détecté de signaux associés aux émissions de cendres. » Un problème fréquemment rencontré par l’AVO est la couverture nuageuse haute parfois de 10500 mètres qui empêche de lire les vues satellites de la zone du volcan et ne permet pas d’avoir la confirmation de la présence ou de l’absence d’un nuage de cendre.
Le 29 décembre, les données sismiques des îles voisines ont détecté une augmentation de la sismicité volcanique sur le Bogoslof à partir de 19h00 (heure locale). L’activité a progressé et évolué en un tremor continu indiquant une éventuelle éruption avec émission de cendre, comme on l’a vu avec l’événement du 21 décembre. Rien n’a encore été observé dans les données satellitaires et la foudre associée à un nuage de cendres n’a pas été détectée à l’heure actuelle.

 Dernière minute: Une éruption avec nuage de cendre a débuté à 23h45 le 29 décembre (heure locale) et continue actuellement, comme on peut le voir sur les sismomètres installés sur les île à proximité du volcan ainsi que sur les images satellites. Le nuage de cendre s’élève à une altitude de 6000 mètres. Le vent souffle du SO dans la région. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge et le niveau d’alerte du volcan a été élevé à Vigilance. 

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drapeau-anglaisMonitoring Bogoslof is quite a problem for AVO staff. The Observatory has no ground-based monitoring equipment on the volcano. They continue to monitor satellite images, data from distant seismic and infrasound instruments, and information from the Worldwide Lightning Location Network for indications of significant activity.

In a report released on 28 December 2016, AVO indicated that Bogoslof remained in a state of elevated unrest, with an increase in seismic activity. “This type of seismic activity has accompanied each of the previous explosions at Bogoslof volcano since the eruption began last week.[…] It is unknown if this event produced airborne ash. Continued analysis of data from the Worldwide Lightning Location Network showed no indication of lightning strikes associated with an ash cloud, and infrasound sensors from nearby islands did not detect signals associated with ash emissions.” A frequent problem is that regional high cloud cover up to 10,500 metres obscures satellite views of the surrounding area preventing confirmation of the presence or absence of an ash cloud.

On 29 December, seismic data from nearby islands detected an increase in volcanic seismicity from Bogoslof starting at 19:00  (local time). The activity progressed, merging into a continuous tremor sequence indicative of a possible ash-producing eruption, as was seen with the eruption on December 21st. Nothing has yet been observed in satellite data and no lightning strikes associated with an ash cloud have yet been detected.

Last minute: An ash-producing eruption started at 23:45 (local time) on December 29th and is continuing, as recorded by seismic data on nearby islands and as seen in recent satellite images. Cloud-top temperatures from satellite suggest a cloud height of around 6,000 m asl. Regional winds are from the southwest. The Aviation Colour Code has been to RED and the Alert Level to WARNING. 

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Carte publiée le 25 décembre 2016 et montrant les modifications subies par le Bogoslof suite à l’activité éruptive du mois de décembre (Source: AVO).

Surveillance sismique du Katla (Islande) // Katla’s seismic monitoring (Iceland)

Un séisme de M 3.4 a été enregistré sur le Katla à 13 h 41 le 14 décembre 2016, à une profondeur de 0,1 km. Comme les événements précédents, il n’était probablement pas lié à une ascension du magma, mais plutôt au mouvement des fluides hydrothermaux sous le volcan. Aucune réplique ne s’est produite.
Fin novembre, un groupe de scientifiques a remplacé un certain nombre d’appareils de mesure au bord de la caldeira du Katla. Vous pourrez les voir au travail en cliquant sur le lien ci-dessous. C’est mieux si vous comprenez l’islandais, mais la vidéo offre des vues intéressantes du volcan.
http://www.ruv.is/frett/katla-i-gjorgaeslu

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An M 3.4 earthquake was registered on Katla volcano at 1:41 pm on December 14th 2016, at a depth of 0.1 km.Like the previous events it was probably not linked to any magma ascent, but rather to the movement of hydrothermal fluids beneath the volcano. No afttershocks have occurred.

Late in November, a group of scientists replaced a number of meters on the edge of the volcano’s caldera. You can watch them install the equipment by clicking on this link. It is better if you understand the Icelandic language, but the video offers interesting views of the volcano.

http://www.ruv.is/frett/katla-i-gjorgaeslu

Surveillance des îles volcaniques au Japon // Monitoring of island volcanoes in Japan

drapeau-francaisEn octobre 2016, une équipe de recherche composée de membres de l’Université de Kobe, de l’Institut de recherche sismique de Tokyo et de l’Agence japonaise pour la science et la technologie marines (JAMSTEC) a testé un nouveau système de surveillance dans la mer à proximité de Nishinoshima où des éruptions ont débuté en novembre 2013 avant de cesser il y a quelques mois.
Le système de surveillance utilise un planeur aquatique qui peut fonctionner de façon autonome en utilisant uniquement la puissance des vagues. Le planeur est équipé de caméras pour l’observation visuelle du volcan, un mesureur d’amplitude des vagues doté d’un GPS qui peut détecter un tsunami provoqué par l’effondrement du volcan, ainsi que d’un détecteur capable d’enregistrer les séismes et les vibrations de l’air en mesurant les ondes sonores dans l’air et l’eau. Pendant le test du système autour de Nishinoshima, les chercheurs ont eu la confirmation que ces équipements étaient parfaitement opérationnels. Pour une surveillance en temps réel, ils ont transmis en continu, par voie satellitaire, les données fournies par le mesureur d’amplitude de vagues et le détecteur de séismes à un serveur installé sur le continent  à 1000 km de Nishinoshima. Les tests ayant été un succès, la mise en place du système de surveillance de l’île est pratiquement terminée et l’équipe de recherche prévoit de l’utiliser pour surveiller les nombreuses autres îles volcaniques du Japon.
Source: Phys.org.

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drapeau-anglaisIn October 2016, a research team with members from Kobe University, the Tokyo Earthquake Research Institute and the Japan Agency for Marine-Earth Science and Technology (JAMSTEC) tested a newly-developed monitoring system in the seas around Nishinoshima, where eruptions started in November 2013 and stopped a few months ago.
The monitoring system uses a wave glider that can operate autonomously relying solely on wave power. The glider is equipped with cameras for visual observation of the volcano, a GPS wave gauge that can detect tsunami caused by volcanic collapse, and a gauge that checks for earthquakes and air vibrations by measuring sonic waves in the air and water. During the system’s test run around the island, researchers were able to confirm that these features were functioning correctly. In order to monitor in real time, they continuously transmitted data from the wave gauge and earthquake/air tremor gauge to a server on the mainland 1000 km from Nishinoshima using satellite transmissions. Based on this test run, the development stages of the island volcano monitoring system are almost complete, and the group plans to start preparing the system for practical use in monitoring Japan’s numerous island volcanoes.

Source: Phys.org.

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Source: Kobe University.

L’Indonésie va moderniser sa surveillance volcanique // Indonesia to modernise its volcano monitoring

drapeau-francaisL’Indonésie prévoit de moderniser son système de surveillance volcanique dès l’an prochain afin de mieux gérer les catastrophes causées les éruptions. Le pays héberge au moins 127 volcans actifs et quarante pour cent de la population vit dans des zones vulnérables. L’Agence Géologique envisage l’achat de matériel de surveillance supplémentaire, en particulier des dispositifs de surveillance sismique et de déformation, des systèmes d’observation télévisuelle en circuit fermé et des instruments de surveillance géochimique.
L’Agence Géologique, par le biais du Centre de Gestion des Catastrophes (PVMBG), surveille 69 volcans indonésiens. La priorité est donnée aux volcans actifs considérés comme étant « à haut risque » en raison des populations vivant dans leur voisinage. Selon les normes internationales, les stations d’observation doivent être équipées d’au moins quatre sismographes et d’autres instruments.
Sur les 69 volcans indonésiens observés, seuls quelques-uns sont dotés correctement de dispositifs de surveillance, tels que le Merapi, le  Sinabung et le Kelud. Il est urgent d’installer d’autres instruments sur un certain nombre d’autres volcans, en particulier ceux situés près des villes. Ainsi, le Gamalama est une menace réelle pour plus de 500 000 habitants. L’observatoire de ce volcan est suffisamment équipé, mais certains instruments doivent être modernisés. Le Guntur à l’ouest de Java est un autre volcan susceptible d’entrer en éruption. Il ne s’est pas manifesté depuis 170 ans, avec la dernière colère en 1850.
En complément des équipements existants, le PVMBG collabore avec des scientifiques d’autres pays. Le Galunggung, le Guntur et le Semeru sont suivis en collaboration avec des chercheurs japonais. Il existe également une collaboration avec le United States Geological Survey (USGS) pour surveiller les volcans de Sulawesi.
Source: The Jakarta Post.

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drapeau-anglaisIndonesia is planning to modernize its volcano monitoring system next year to better manage disasters caused by volcanic activities. The country is home to at least 127 active volcanoes and forty percent of the people live in vulnerable areas. The Geological Agency will purchase additional monitoring equipment, including earthquake and volcanic deformation monitoring devices, closed-circuit televisions and geochemical monitoring instruments.
The Geological Agency, through the Volcanology and Geological Disaster Mitigation Center (PVMBG), monitors 69 of the volcanoes. Monitoring is given priority on the active volcanoes that are classified as high risk because of the people living in its vicinity. Based on international standards, volcano observation stations must be equipped with at least four seismographs and other instruments.
Of the 69 volcanoes under observation, only a few of them are already ideally equipped with monitoring devices, such as Mt. Merapi, Mt. Sinabung and Mt. Kelud. Additional instruments are urgently needed for a number of other volcanoes, especially those located near cities. For instance, the danger level is quite high with Mt. Gamalama where as many as 500,000 residents are living at the foot of the volcano. The volcano observation station there is adequately equipped with instruments, but some of them must be modernized. Another eruption-prone volcano is Mt. Guntur in West Java. It has not erupted for 170 years, the latest in 1850.
Despite the limitations, PVMBG is working together with observers from other countries. Mt. Galunggung, Mt. Guntur and Mt. Semeru are monitored in collaboration with researchers from Japan. There is also a collaboration with the United States Geological Survey (USGS) in monitoring volcanoes in Sulawesi.

Source: The Jakarta Post.

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Le Semeru, l’un des plus dangereux volcans indonésiens  (Photo: C. Grandpey)