Kilauea (Hawaii) : plus d’informations sur l’éruption du 3 juin 2024 // More information on the June 3rd eruption

Dans un nouvel épisode de la série « Volcano Watch », l’Observatoire des volcans hawaïens (HVO) explique le processus éruptif qui a conduit à la brève éruption du Kilauea le 3 juin 2024. Le Kīlauea a commencé à entrer en éruption à partir de fissures au sud-ouest de Kaluapele (la caldeira sommitale) juste après minuit le 3 juin et l’éruption a cessé neuf heures plus tard, même si les coulées de lave ont continué à se propager lentement pendant plusieurs heures.
Avant la brève éruption, le HVO avait enregistré pendant plusieurs semaines une hausse de l’activité sismique dans la zone sommitale. Cette hausse de la sismicité était liée aux mouvements du magma sous terre.
Le système d’alimentation du Kilauea comporte trois chambres principales : le réservoir sous l’Halema’uma’u, le réservoir sous la caldeira sud et le réservoir sous Keanakāko’i. Dans les semaines qui ont précédé la dernière éruption, il y a eu trois périodes d’activité distinctes. Du 27 avril au 3 mai, du 6 au 9 mai et du 17 au 18 mai. Deux essaims sismiques distincts se sont produits dans la caldeira sud et dans l’Upper East Rift Zone, comme on peut le vois sur les cartes ci-dessous.

 

Cartes montrant le comportement des deux groupes d’essaims sismiques sur le Kilauea au cours des quatre périodes d’activité. Le nombre d’événements dans le groupe de la caldeira sud augmente tandis que celui du groupe de l’Upper East Rift Zone diminue entre la première et la quatrième période. (Source: HVO)

Au cours de ces essaims, les emplacements des séismes ont souvent basculé entre le groupe de la caldeira sud et le groupe de l’Upper east Rift Zone, car le niveau de pression du magma fluctuait au sein des différentes régions de stockage. La déformation du sol a également augmenté au cours des essaims sismiques, indiquant une hausse du magma en accumulation sous la surface.
Bien que les séismes se soient produits en groupes distincts, ils pouvaient s’expliquer par une réaction aux contraintes créées par les chambres magmatiques situées à proximité. Pour cette raison, plusieurs scénarios étaient possibles. D’une part, l’accumulation de magma pouvait s’arrêter, sans aucune éruption. Une autre possibilité était que l’accumulation de magma se poursuive avec une éruption dans la caldeira sommitale, ou bien le magma pouvait migrer vers le sud-ouest en provoquant une intrusion ou une éruption. Comme on a pu le constater, le magma a migré vers le sud-ouest où s’est produite l’éruption.
Juste après midi le 2 juin, la sismicité a de nouveau augmenté sous la caldeira sud avant de s’intensifier rapidement. Le HVO a alors décidé de relever le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne. pour le Kīlauea à 17h30.
Pendant 12 heures, des événements sismiques allant jusqu’à M4.1 ont secoué la région sommitale jusqu’à 0 h 30 le matin du 3 juin. C’est à ce moment qu’une fissure s’est ouverte à environ 2 km au sud-ouest de la caldeira. L’éruption s’est produite à proximité de fractures qui s’étaient ouvertes lors de l’intrusion de la fin janvier.

Crédit photo: HVO

Les éruptions dans cette zone – en 1971 et 1974 – ont été brèves, il n’est donc pas surprenant que la dernière éruption fissurale ait cessé neuf heures après son début. Elle s’est produite dans une zone retirée du Parc national des volcans d’Hawaii, sans causer de dégâts à des infrastructures.

C’est la première éruption dans cette zone du Kilauea depuis 50 ans, et de la première en dehors de la caldeira sommitale depuis 2018.

——————————————————

In a new ‘Volcano Watch’ episode, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains the eruptive process that led to the the brief eruption at Kilauea Volcano on June 3rd, 2024.

Kīlauea began erupting from fissures southwest of Kaluapele (the summit caldera) just after midnight on June 3rd and the eruption ceased just nine hours later, though lava flows continued to slowly spread for several more hours.

Prior to the brief eruption, HVO had recorded increased seismic activity in the summit area for weeks. It was linked to magma movements underground

The magma plumbing system at Kilauea is divided into three main chambers: the Halemaʻumaʻu reservoir, the south caldera reservoir, and the Keanakākoʻi reservoir. In the weeks leading up to the last eruption, there were three distinct periods of activity. From April 27th to May 3rd, May 6th to 9th and May 17th–18th. Two distinct clusters of earthquakes occurred in the south caldera and the upper East Rift Zone.

During these swarms, earthquake locations often switched between the south caldera cluster and the upper East Rift Zone cluster as magma pressure levels fluctuated within the different storage regions. Rates of ground deformation also increased during the seismic swarms, indicating an increased amount of magma was accumulating beneath the surface.

Although the earthquakes occurred in distinct clusters, they could have happened in response to the stresses created by magma chambers located nearby. For this reason, there were several possibilities scenarios. First, magma accumulation could stop, and no eruption would occur. Magma accumulation could continue with an eruption in Kaluapele or magma could migrate to the southwest with either an intrusion or eruption. As we now know, magma migrated to the southwest and it erupted.

Just after noon on June 2nd, earthquakes increased again beneath the south caldera region and intensified quickly, prompting HVO to raise the alert level and aviation color code for Kīlauea at 5:30 p.m.

For 12 hours, earthquakes of up to M4.1 shook the summit region until 12:30 a.m. June 3rd in the morning, when a fissure opened about 2 km southwest of the caldera. The eruption happened in the vicinity of ground cracks that formed in the late January intrusion.

Past eruptions in this area – in 1971 and 1974 – have been brief, so it was no surprise when the fissure stopped erupting nine hours after the eruption began. Fortunately, the short-lived eruption occurred within a closed area of Hawaʻi Volcanoes National Park; it did no damage to infrastructure. This was the first eruption in this area of Kilauea in 50 years, and the first eruption outside the summit caldera since 2018.

Activité volcanique sur Vénus // Volcanic activity on Venus

Une étude publiée dans la revue Nature Astronomy présente une nouvelle analyse des données collectées sur Vénus par la sonde Magellan au cours d’une mission de seulement huit mois au début des années 1990. Les images montrent des changements à la surface de la planète pouvant être attribués à une activité volcanique survenue au cours de la mission. Selon cette étude, l’activité volcanique est non seulement permanente sur Vénus, mais elle se produit également à grande échelle. Cela signifie que toutes les observations susceptibles d’être effectuées sur Vénus doivent prendre en compte la manière dont le volcanisme peut façonner la surface et l’atmosphère de la planète. Cela inclut la détection de phosphine qui a été interprétée comme une biosignature potentielle en 2020. (La phosphine, hydrure de phosphore, phosphure d’hydrogène, ou phosphane est un composé inorganique du phosphore et de l’hydrogène, de formule PH3).

Une équipe de géologues de l’Université d’Annunzio en Italie a découvert que Vénus a connu une activité volcanique semblable à celle sur Terre au cours des 180 millions d’années écoulées, ce qui est bien plus important que ce que l’on pensait, mais pourrait aider les scientifiques à comprendre l’histoire de la planète. Les chercheurs ont découvert que la rétrodiffusion, ou signal de réflexion radar, avait changé au fil du temps dans deux régions volcaniques différentes lorsque la sonde Magellan les avait survolées. Selon les chercheurs, ces changements s’expliquent par la probabilité de nouvelles coulées de lave liées à l’activité volcanique qui a eu lieu pendant la mission de cartographie de Magellan effectuée avec son radar à synthèse d’ouverture.

https://youtu.be/h1BmNjzg41Q

Cette étude fournit une preuve supplémentaire que Vénus est un corps géologiquement actif. La planète, malgré sa relative proximité avec la Terre, n’est pas bien connue. Nous ne possédons que quelques éléments à son sujet : nous savons que sa taille, sa masse et sa composition minérale sont semblables à celles de la Terre, mais elle est très différente à d’autres égards. La température et la pression à sa surface sont respectivement environ 30 fois et 90 fois supérieures à celles de la Terre. De plus, Vénus est entourée d’une épaisse atmosphère composée principalement de dioxyde de carbone.
En raison de ces conditions, Vénus n’est pas aussi propice à l’exploration que la planète Mars, et l’atmosphère épaisse rend très difficile la visualisation de ce qui se passe à la surface. En conséquence, très peu de sondes ont été envoyées sur Vénus, ce qui signifie que nous ne disposons que de peu de données orbitales. Cependant, la sonde Magellan était équipé d’un radar capable de pénétrer à l’intérieur de la couche nuageuse et de cartographier la surface en dessous, pendant ses survols de Vénus de 1990 à 1994. Trente ans plus tard, ce sont toujours les meilleures informations dont disposent les chercheurs. En 2023, elles leur ont permis de faire une nouvelle découverte : au cours d’une période de huit mois en 1991, une bouche volcanique a changé de forme, signe d’une activité volcanique continue.
En étudiant le large éventail de données fournies par la sonde Magellan, les chercheurs ont trouvé d’autres preuves de changements survenus dans deux régions différentes de la planète entre 1990 et 1992. Ils ont observé une profonde modification de la rétrodiffusion des ondes radar sur le flanc d’un volcan bouclier – Sif Mons – et dans une grande plaine volcanique – Niobe Planitia. Les chercheurs ont effectué une analyse détaillée de ces changements et ont exclu des causes telles que des effets atmosphériques ou un changement d’angle de vue. Cela leur a permis de déterminer que la cause la plus probable de cette modification était un remodelage de la surface provoqué par des coulées de lave.
À l’aide de ces informations, les chercheurs ont commencé à calculer le débit d’émission de la lave. Ils ont conclu que Sif Mons a un débit de 25,2 km3 et Niobe Planitia de 37,8 km3 par an. À titre de comparaison, au cours des 180 derniers millions d’années, le débit volcanique moyen sur Terre a été estimé entre 26 et 34 kilomètres cubes par an. Cela laisse supposer que le débit sur Vénus pourrait être du même ordre de grandeur que celui estimé sur Terre, avec au moins quelques éruptions volcaniques par an. Ces découvertes devront être confirmées par de nouvelles missions en orbite autour de la planète.
Source : Yahoo Actualités.

Modifications observées dans la rétrodiffusion radar sur le flanc ouest de Sif Mons. (Nature Astronomy 2024)

—————————————————–

A research published in the journal Nature Astronomy presents a new analysis of data collected over the space of just eight months in the early 1990s by the Magellan orbiter. It shows changes in the Venusian surface that can best be attributed to volcanism that took place during the Magellan mission. The study suggests that volcanic activity is not only ongoing on Venus, but widespread. It means that any observations we make of Venus need to take into account the way volcanism can shape the planet’s surface and atmosphere – including the detection of phosphine gas, interpreted as a potential biosignature, back in 2020.

A team of geologists from the Università d’Annunzio in Italy has found that Venus has a similar volcanic output to Earth over the past 180 million years, which is not only way higher than anyone expected, but can help scientists understand its history. The researchers found that the backscatter, or radar reflection signal, changed over time in two different volcanic regions as Magellan flew overhead. According to the researchers, these changes are most reasonably explained as evidence of new lava flows related to volcanic activities that took place during the Magellan spacecraft’s mapping mission with its synthetic-aperture radar.

https://youtu.be/h1BmNjzg41Q

This study provides further evidence that Venus is a currently geologically active body. The planet, for all its relative proximity to Earth, is not well understood. We know a few things about it : it has similar size, mass, and mineral composition to Earth, but is very different in other ways. Its surface temperature and pressure are about 30 times and 90 times those of Earth, respectively. Moreover, it is surrounded by a thick atmosphere of mostly carbon dioxide.

Because of these conditions, Venus is not conducive to exploration in the same way Mars is, and the thick atmosphere makes it very difficult to see what’s happening on the surface. As a result, very few dedicated probes have been sent to Venus, meaning that we simply don’t have a lot of data from orbit. However, Magellan was equipped with radar that was able to penetrate the cloud layer and map the surface below, as it orbited Venus from 1990 to 1994. Thirty years later, it is still the best information we have. In 2023, it allowed scientists to make a new discovery. Over an eight-month period in 1991, a volcanic vent changed shape, which is the evidence of ongoing volcanic activity.

By studying a wide swath of Magellan data, the researchers found more evidence of changes that took place in two different regions between 1990 and 1992. On the side of a shield volcano called Sif Mons, and a large volcanic lowland called the Niobe Planitia, the way the radar waves reflected off the surface, or backscatter, changed significantly. The researchers made a detailed analysis of these changes, and ruled out alternative explanations such as atmospheric effects or a change in the viewing angle. This allowed them to determine that the most likely cause was a reshaping of the surface due to lava flows.

Using this information, the researchers set about calculating the volume of volcanic output. They found that Sif Mons has a flow rate of 25.2 and the Niobe Planitia of 37.8 cubic kilometers per year. As a comparison, over the past 180 million years, Earth’s average volcanic flow rate has been estimated at 26–34 cubic kilometers per year. This suggests that Venus’ volcanic output might be of the same order of magnitude as that estimated for Earth, with at least a few volcanic eruptions per year. These new findings will need be confirmed by new missions orbiting the planet.

Source : Yahoo News.

Islande : quelques nouvelles de l’éruption // Iceland : some news of the eruption

L’activité se poursuit sur la fracture éruptive où deux ou trois bouches sont actives à Sýlingarfell et Hagafell, avec des accumulations de lave susceptibles de poser des problèmes dans les prochains jours. Rien n’indique que l’éruption va s’arrêter. Elle ressemble beaucoup à la précédente qui a duré une cinquantaine de jours,
Il existe actuellement trois principales coulées de lave émises par l’éruption. Elle proviennent principalement d’une bouche active au sud et de deux au nord. La lave de l’une des bouches s’écoule vers le sud, comme lors de la dernière éruption. Elle coule également vers l’ouest et le nord. La coulée en direction du sud ne va pas loin, mais la lave s’accumule et forme un lac qu’il faudra surveiller de près. En effet, la lave pourrait déborder et avancer dans les prochains jours. Si c’est le cas, elle se déplacera avec force. Il faudra donc s’assurer que personne ne se trouve à proximité.
Source : Met Office.

Image webcam de la partie active de la fracture éruptive

————————————————–

Activity is going on on the eruptive fissure where two to three previous craters are active at Sýlingarfell and Hagafell, and lava pools have may become a problem in the next fewdays. There is no indication that the eruption will stop in the short term. It is very similar to the last one, that lasted about 50 days,

There are currently three main streams of lava coming from the eruption, mainly originating from one crater in the south and two in the north. The lava from one crater flows to the south in the same way as it did during the last eruption. It is also flowing to the west and north. The flow to the south doesn’t go far, but lava is piling up into a pool that should be closely monitored. Indeed, the lava could overflow from there and advance in the next few days. If lava overflows, it will be with a strong force, so it is important to make sure that no one is near when it happens.

Source : Met Office.

Islande : quelques nouvelles de l’éruption // Iceland : some news of the eruption

L’éruption qui a débuté le 29 mai 2024 sur la péninsule de Reykjanes est restée relativement stable ces dernières heures. L’activité sur la fissure éruptive s’étire depuis le cratère qui est resté actif pendant plusieurs semaines lors de l’éruption précédente et jusqu’au nord de celui-ci. La lave s’écoule vers la zone située entre Hagafell et Sýlingarfell, et le champ de lave s’épaissit également près du cratère. La lave émise par la partie nord de la fracture s’écoule principalement vers l’est. On n’observe aucune avancée des fronts de coulées à l’ouest de Grindavík.
L’activité sismique reste réduite dans la région et le tremor éruptif reste stable. Un affaissement important du sol a été observé dans le secteur de Svartsengi après le début de l’éruption. Depuis lors, aucun changement significatif n’a été enregistré indiquant une nouvelle accumulation de magma.

Image webcam de la partie active de la fissure éruptive le 30 mai 2024

Sur la base des données obtenues lors d’un survol effectué environ quatre heures après le début de l’éruption, ainsi que d’images satellite, il apparaît que la superficie du champ de lave était de 8,7 km² et son volume de 24 millions de m³ à 17h06 le 29 mai. Le débit moyen de lave au cours des quatre premières heures de l’éruption est estimé à environ 1 500 m³/s sur la base des mêmes données. L’estimation du débit éruptif n’a pas été mise à jour depuis, mais on peut supposer qu’il est désormais bien inférieur à ce qu’il était au début de l’éruption. À titre de comparaison, le débit moyen au cours des premières heures de l’éruption du 16 mars a été estimé à environ 1 100-1 200 m³/s.
Voici une bonne vidéo des premiers instants de l’éruption, filmée par un drone. La pression qui faisait jaillir les fontaines de lave était très élevée et la lave coulait très rapidement.

https://youtu.be/PCRLEdaHfxU

Pour le moment, Grindavik est épargnée par la lave. Les habitants qui ont décidé de rester dans la ville et les personnes qui travaillent au port ont été autorisés à revenir. Cependant, il n’est pas recommandé aux gens de ne pas rester pendant la nuit.
La dernière éruption est la plus puissante jamais enregistrée dans la région. Les gens craignaient que des infrastructures soient endommagées. Il est vrai que la lave se rapproche constamment de la ville. Il y a un champ de lave près des digues de terre du côté ouest de la ville et quand on regarde les photos aériennes de Grindavík aujourd’hui, on peut voir les endroits où le champ de lave a presque encerclé la ville. L’accès à Grindavík n’est plus possible via la Grindavíkurvegur, mais il existe des possibilités via la Suðurstrandarvegur et la Nesvegur, bien que cela soit difficile.
Les travaux sur les digues de terre vont se poursuivre. Elles ont prouvé leur efficacité, mais personne ne sait ce qui se passera si l’éruption dure encore longtemps.

Source  : Met Office islandais, Iceland Review.

—————————————————

The volcanic eruption that began on May 29th, 2024 has been relatively stable over the past hours. Activity on the eruption fissure extends from the location of the crater that erupted for the longest part of the previous eruption and to the north of it. Lava flows from the crater towards the area between Hagafell and Sýlingarfell, and it is also thickening near the crater. Lava from the northern part of the fissure flows mostly to the east. There has been no advance in the lava flow fronts west of Grindavík.

There has been limited seismic activity in the area, and the eruption tremor has remained stable. Significant subsidence is observed in the Svartsengi area following the start of the eruption. Since then, no significant changes have been recorded that indicate renewed magma accumulation.

Based on the data from an aerial survey conducted about four hours after the eruption began, along with satellite images, it appears that the area of the lava field was 8.7 km² and the volume 24 million m³ at 17:06 of May 29th. The average discharge of lava during the first four hours of the eruption is estimated at ~1500 m³/s based on the same data. The estimate of the lava discharge from the craters has not been updated since then, but it can be assumed that it is now much lower than at the start of the eruption. For comparison, the average lava discharge during the first hours of the eruption that began on March 16th was estimated at about 1100-1200 m³/s.

Here is a good video of the first moments of the eruption shot by a drone. The pressure activating the lava fountains was very high and lava was flowing very fast.

https://youtu.be/PCRLEdaHfxU

For the moment, Grindavik is spared by the lava. Residents who decided to stay in the town and people who work at the port have been allowed to return. However, it is not recommended that people stay nights in the town.

The power of the eruption was large and the biggest ever in the area. People feared damage to further infrastructure. The lava is constantly getting closer to town. There is a lava field by the defense walls on the west side of the town and when one looks at aerial photos of Grindavík today, one can see where the lava field has almost surrounded the town. The way out of Grindavík is not possible via Grindavíkurvegur Road, but there are escape routes via Suðurstrandarvegur Road and Nesvegur Road, although it is difficult.

Work on the defense walls will continue. The defense walls have proved their value but people don’t know what will happen if the eruption continues for a long time.

Source : Icelandic Met Office, Iceland Review.