Etna (Sicile) : Nouvelle bouche sur le Cratère Sud-Est // New vent on the SE Crater

L’INGV indique qu’à partir de 15h30 UTC le 20 mai 2022 une nouvelle bouche effusive s’est ouverte sur le versant nord du cratère SE, à environ 3250 m d’altitude, juste au nord-ouest de la bouche qui s’est ouverte le 12 mai. Une petite coulée de lave s’échappe de la bouche et se dirige vers le nord-est. Dans le même temps,l’émission de lave continue au niveau de la bouche du 12 mai. Le front de lave se trouve dans la Valle del Leone. Dans le même temps, on continue à observer une activité strombolienne dans le Cratère SE, avec des émissions de cendres.
Source: INGV.

—————————————–

INGV indicates that from 15:30 UTC on May 20th, 2022 a new effusive vent opened on the northern slope of the SE crater, at around 3250 m a.s.l., just northwest of the vent which opened on May 12th. A small lava flow is coming out of the vent and flowing northeast. At the same time, lava emission continues at the May 12th vent. The lava front is in the Valle del Leone. At the same time, Strombolian activity continues within the SE Crater, with some ash emissions.
Source: INGV.

Le Cratère SE le 21 mai au matin (capture écran webcam)

Le Kilauea (Hawaii) de 2018 à 2022 // Kilauea Volcano (Hawaii) between 2018 and 2022

Le 3 mai 2022 a marqué le 4ème anniversaire du début de l’éruption spectaculaire du Kilauea en 2018. La lave a envahi une grande partie du District de Puna, avec des coulées qui ont détruit quelque 700 structures. L’événement a également été remarquable par l’effondrement du plancher du cratère de l’Halema’uma’u au sommet du volcan. Dans un nouvel article Volcano Watch, le Hawaiian Volcano Observatory (HVO) rappelle au public les événements qui ont émaillé les 4 dernières années. Dans le même temps, les scientifiques du HVO essayent de comprendre ce que les changements récents peuvent signifier pour l’activité du Kilauea dans les prochaines années.
En 2018, Kilauea était en éruption depuis 1983, donc 35 ans, au niveau du cratère du Pu’uO’o, au coeur de l’East Rift Zone. Le cratère de l’Halemaʻumaʻu a, lui aussi, repris du service et, de 2008 à 2018, il a hébergé un lac de lave qui a attiré des touristes du monde entier; J’étais l’un d’eux en 2011.

Photo : C. Grandpey

Alors que l’équipement du HVO enregistrait des changements sur le Kilauea en 2018, le premier événement majeur s’est produit le 30 avril 2018 avec l’effondrement soudain du Pu’uO’o.

Crédit photo : HVO

Quelques jours plus tard, le 3 mai 2018, l’activité sismique a migré vers les Leilani Estates où des fissures se sont ouvertes. 24 fissures ont été observées à la fin du mois de mai, 24 fissures et des coulées de lave ont envahi une partie du District de Puna jusqu’en septembre.

Crédit photo : HVO

Le cratère sommital de l’Halema’uma’u a également subi des changements majeurs avec, en particulier, la disparition du lac de lave. Des effondrements majeurs se sont accompagnés de séismes qui ont secoué l’ensemble du sommet. Au final, les effondrements ont abaissé le fond du cratère de plus de 500 m.

Crédit photo : HVO

La fin de l’éruption de 2018 et les événements d’effondrement de la caldeira ont été suivis d’une période de calme que le Kilauea n’avait pas connue depuis plus de 35 ans. Un nouveau changement est ensuite intervenu sur le volcan.
Pour la première fois dans l’histoire, une pièce d’eau est apparue au fond de la cavité en entonnoir de Halemaʻumaʻu. Observée pour la première fois en juillet 2019, l’eau a continué à remplir lentement le cratère au cours de l’année et demie suivante et a atteint une cinquantaine de mètres de profondeur.

Crédit photo : HVO

Dans la nuit du 20 décembre 2020, l’Halema’uma’u est entrée dans une nouvelle phase éruptive qui a fait s’évaporer le lac d’eau en moins de deux heures. En moins d’une journée, le niveau de la lave a dépassé le niveau précédent de l’eau et le lac a continué à croître et à remplir le cratère jusqu’en mai 2021.

Crédit photo : HVO

Après quelques semaines de repos, l’Halemaʻumaʻu a commencé une nouvelle éruption en septembre 2021 et elle continue à ce jour.

Les deux éruptions ont rempli l’Halemaʻumaʻu avec une hauteur de plus de 320 m de lave.

Crédit photo : HVO

Une activité de lac de lave presque continue s’est produite pendant des décennies au sommet du Kilauea au 19ème siècle. Toutefois, les scientifiques savent que le comportement du volcan peut changer rapidement d’un jour à l’autre. Une question importante est de savoir ce que les récents changements laissent présager pour l’avenir. L’apparition du lac d’eau au sommet en 2019 a rappelé le risque explosif sur le Kilauea. Aujourd’hui, on peut se demander si le volcan est en train de revenir à une période d’activité prolongée au sommet, comme ce fut le cas dans les années 1800, ou si l’activité ressemblera à celle des trois décennies qui ont précédé le début de l’éruption du Pu’uO’o. Même si le Kilauea est truffé d’instruments de mesure, personne n’est en mesure de répondre à ces questions.
Source : USGS, HVO.

——————————————————

May 3rd, 2022 marked the 4th anniversary of the start of Kilauea’s dramatic 2018 eruption that destroyed much of lower Puna with lava flows that destroyed 700 structures or so. The event was also remarkable with the collapse of Halema’uma’u’s crater floor at the summit of the volcano. In a new Volcano Watch article, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) reminds the public of the events of the past 4 years. At the same time, HVO scientists consider what these recent changes might mean for future activity at Kilauea.

Kilauea had been erupting for 35 years (1983–2018) at Pu’uO’o on the middle East Rift Zone. The summit crater of Halemaʻumaʻu joined the action, and from 2008 to 2018 hosted a lava lake that drew people from around the world; I was among them in 2011.

While HVO equipment was recording the beginning of changes at Kilauea in 2018, the first major visible sign that something special was happening occurred on April 30th, 2018 with the sudden collapse at Pu’uO’o. (see photo above)

Just a few days later, on May 3rd, 2018, seismic activity migrated beneath Leilani Estates and fissures opened. Before May was over, 24 fissures erupted and lava flows inundated parts of lower Puna until September. (see photo above)

The summit crater of Halemaʻumaʻu also underwent major change, and its lava lake disappeared This meant that ava flows in lower Puna were draining the summit magma reservoir, Halemaʻumaʻu underwent 62 collapses (some with explosive eruptions). Each collapse was marked by earthquakes that were felt throughout the summit. In the end, the collapses lowered the crater floor by more than 500 m. (see photo above)

The end of the 2018 eruption and caldera collapse events were followed by a period of quiescence that had been unknown at Kilauea for over 35 years. It also brought a new and interesting change to the volcano.

For the first time in history, a water lake formed within the deepened pit of Halemaʻumaʻu. First noticed in July 2019, the water continued to slowly fill the crater over the next year and a half until it was about 50 m deep. (see photo above)

On the night of December 20th, 2020, the water lake boiled away within an hour or two as Halemaʻumaʻu burst into eruption again. Within less than a day the new lava lake was deeper than the water lake had been, and it continued to grow and fill in the crater until May 2021. (see photo above)

After a few weeks’ rest, Halemaʻumaʻu began a new eruption in September 2021; the eruption continues to this day. These two eruptions have filled Halemaʻumaʻu with over 320 m of lava. (see photo above)

Nearly continuous lava lake activity occurred for decades at Kilauea’s summit in the 19th century. Scientists know that the volcano has the potential to change quickly from one day to the next. An important question is to know what the recent changes portend for Kilauea’s future. The appearance of the water lake at the summit in 2019 renewed attention on Kilauea’s explosive potential. One may wonder whether the volcano is returning to a period of prolonged summit activity similar to the 1800s, or whether future activity will be more similar to that in the three decades prior to the start of the Pu’uO’o eruption. Even though measuring instruments have been set up everywhere on Kilauea, no one is able to answer these quaestions.

Source: USGS, HVO.

Les dunes de Io // Io’s dunes

Io est la troisième plus grande lune de Jupiter. Elle a une surface recouverte de glace, avec des ondulations à propos desquelles les scientifiques se sont posé beaucoup de questions. Cependant, en utilisant les données de la sonde spatiale Galileo de la NASA, ils sont aujourd’hui en mesure de fournir une nouvelle explication sur leur formation. La mission Galileo a duré 14 ans; elle a exploré le système de Jupiter de 1995 à 2003 et a permis aux scientifiques de mieux comprendre les processus physiques contrôlant le mouvement des grains sur Io.
Selon une nouvelle étude publiée en avril 2022 dans la revue Nature Communications, il se pourrait que Io soit un nouveau « monde de dunes ». Les chercheurs ont testé « un mécanisme grâce auquel les grains de sable peuvent se déplacer et entraîner la formation de dunes sur Io ».
Par nature, les dunes sont des collines ou des crêtes formées par le sable qui s’accumule sous l’action du vent. Cependant, l’atmosphère ténue de Io signifie que les vents y sont faibles, et que les dunes se forment par d’autres moyens.
Io est le monde le plus actif du système solaire d’un point de vue volcanique, avec des centaines de volcans dont certains crachent des panaches riches en soufre à des centaines de kilomètres de hauteur. Cette activité volcanique intense contribue à créer une surface variée, avec des coulées de lave solidifiée et de sable, ou bien des effusions de lave ou de dioxyde de soufre.
Les chercheurs ont utilisé des équations mathématiques pour simuler la force qui serait nécessaire pour déplacer les grains sur Io et ont calculé la trajectoire qu’ils emprunteraient. L’étude a simulé le déplacement d’un grain de basalte ou de givre et a révélé que l’interaction entre l’écoulement de la lave en surface et le dioxyde de soufre sous la surface de la lune crée un effet de vent suffisant pour former de grandes structures ressemblant à des dunes à la surface de Io.
Les images fournies par la sonde spatiale Galileo de la NASA confirment les conclusions des chercheurs; elles montrent que l’espacement, la hauteur et la largeur des ondulations sur Io ont des points communs avec les dunes observées sur Terre et dans d’autres mondes.
Source : space.com.

 —————————————–

Io is Jupiter’s third-largest moon. It has an icy, yet rolling surface, which has long perplexed scientists. However, using data from NASA’s Galileo spacecraft, scientists have now developed a new explanation of how such dunes may form. The 14-year mission, which explored the Jupiter system from 1995 to 2003, allowed scientists to better understand the physical processes controlling grain motion on Io.

According to a new study published in April 2022 in the journal Nature Communications, Io could be a new ‘dune world. The researchers have tested « a mechanism by which sand grains can move, and in turn dunes could be forming there. »

By nature, dunes are defined as hills or ridges of sand piled up by the wind. However, Io’s low-density atmosphere means the winds on the moon are weak, suggesting its dunes must be formed by some other means.

Io is the most volcanically active world in the solar system, sporting hundreds of volcanoes, some of which spew sulfurous plumes hundreds of kilometers high. This amount of volcanic activity creates a varied surface, with a mix of black solidified lava flows and sand, « effusive » lava streams and « snows » of sulfur dioxide.

The researchers used mathematical equations to simulate the force required to move grains on Io and calculated the path those grains would take. The study simulated the movement of a single grain of basalt or frost, revealing that the interaction between flowing lava and sulfur dioxide beneath the moon’s surface creates venting that is dense and fast moving enough to form large dune-like features on the moon’s surface.

Observations from NASA’s Galileo spacecraft support the researchers’ findings, showing that the spacing and height-to-width ratios of Io’s crests are consistent with dunes seen on Earth and other worlds.

Source: space.com.

Les « dunes » de Io (Source: NASA)

Origine des dépôts de tephra sur la Grande Ile d’Hawaii // Origin of tephra deposits on Hawaii Big Island

Le Mauna Loa et le Kilauea sont les deux volcans les plus actifs de la Grande Ile d’Hawaï et leurs histoires éruptives se chevauchent. Ils sont situés à faible distance d’un de l’autre; leurs cratères sommitaux ne sont éloignés que d’environ 34 kilomètres.De plus, une partie du Kilauea s’est édifiée sur le flanc sud-est du Mauna Loa, le plus ancien des deux volcans.
Le Mauna Loa et le Kilauea produisent des coulées de lave qui peuvent parcourir plusieurs kilomètres depuis la source. De plus, ils émettent des panaches de tephra qui peut monter haut dans l’atmosphère et parcourir de longues distances en étant poussés par le vent. C’est pourquoi il peut parfois être difficile de déterminer quel volcan est responsable d’une coulée de lave ou d’un dépôt de tephra.
Connaître la source des matériaux émis, qu’il s’agisse du Mauna Loa ou du Kilauea, est important pour évaluer les risques volcaniques sur la Grande Ile d’Hawaï. Les géologues se tournent vers les événements du passé, qu’ils soient effusifs ou explosifs, pour comprendre la fréquence des éruptions volcaniques. Le calcul des intervalles de récurrence permet de déterminer la fréquence à laquelle des événements effusifs ou explosifs se produisent, et cela peut aider à prévoir quand ils sont susceptibles de se produire à l’avenir.
Par exemple, si les géologues observent un affleurement dans lequel six couches de tephra sont prises en sandwich entre une coulée de lave supérieure datée d’il y a 800 ans et une coulée de lave inférieure datée d’il y a 2 000 ans – donc avec une période de temps de 1 200 ans entre les deux coulées – ils peuvent conclure que l’intervalle de récurrence minimum serait de 200 ans (1 200 ans divisés par six éruptions explosives). Cela signifie qu’un événement éruptif explosif s’est produit, en moyenne, tous les 200 ans au cours de cette période de 1 200 ans. Si on sait qu’il y a six couches de tephra, mais si on ne sait pas si elles proviennent du Mauna Loa ou du Kilauea, il est difficile de comprendre à quelle fréquence les éruptions se sont produites à partir de chacun de ces volcans.
Par exemple, si une seule des couches de tephra provient du Mauna Loa, l’intervalle de récurrence minimum est de 240 ans pour le Kilauea et de plus de 1 200 ans pour le Mauna Loa. Mais si trois des couches de tephra proviennent du Mauna Loa, l’intervalle de récurrence minimum est de 400 ans pour le Kilauea et de 400 ans pour le Mauna Loa.
Afin de déterminer quel volcan a produit telle coulée ou tel couche de tephra, les géologues ont recours à plusieurs méthodes. Ils utilisent souvent une cartographie détaillée. En effet, une éruption explosive laisse généralement des dépôts plus épais près de la source et ils s’amincissent en s’éloignant de cette même source.
Les géologues peuvent également avoir recours à la géochimie pour déterminer si un produit éruptif particulier provient du Mauna Loa ou du Kilauea. Des études ont montré que les deux volcans ont des signatures géochimiques différentes. Par exemple, les laves du Mauna Loa contiennent généralement plus de silice (Si) et moins de calcium (Ca), de titane (Ti) et de potassium (K) à une teneur donnée en magnésium (Mg) que les laves du Kilauea.
Par ailleurs, les deux volcans et leurs prédécesseurs plus anciens ont généralement des concentrations d’éléments traces et des signatures isotopiques différentes. Les géochimies définissent deux familles différentes le long de l’archipel hawaiien. Sur la Grande Ile d’Hawaï, le Mauna Loa et le Hualalai forment une famille, tandis que le Kilauea, le Mauna Kea et le Kohala en forment une autre. On pense que les différences chimiques proviennent du panache du point chaud et démontrent que les systèmes magmatiques des deux volcans ne sont pas interconnectés.
Une nouvelle étude a appliqué ces différences chimiques entre le Mauna Loa et le Kilauea pour comprendre la source volcanique des couches dans un dépôt de tephra de deux mètres d’épaisseur sur le flanc sud-est du Mauna Loa. Le dépôt de tephra se trouve à environ 19 kilomètres au sud de Moku’āweoweo, la caldeira sommitale du Mauna Loa, et à 35 kilomètres au sud-ouest de l’Halema’uma’u, le cratère sommital du Kilauea. En raison de la variation des directions du vent, l’un ou l’autre des volcans pourrait potentiellement être la source du dépôt de tephra. Les premières analyses chimiques d’éclats de verre volcanique prélevés dans les couches de tephra laissent supposer que des tephra du Kilauea et du Mauna Loa sont présents sur le site. Les tephra de l’ancienne éruption du Keanakākoʻi et de celle du Kulanaokuaiki, émis par le Kilauea, semblent être présents, ainsi qu’au moins une couche de tephra en provenance du Mauna Loa.
Les nouvelles données ainsi obtenues seront importantes pour déterminer les calculs d’intervalle de récurrence pour les événements explosifs sur le Mauna Loa et le Kilauea et permettront aux scientifiques du HVO de fournir des évaluations des risques plus fiables pour la Grande Ile d’Hawaï.
Source : USGS, HVO.

——————————————-

Mauna Loa and Kilauea are the two most active volcanoes on the Island of Hawaii, and they have overlapping eruption histories. They are located in close proximity, with their summit craters only about about 34 kilometers apart. In fact, part of Kilauea is built on the southeast flank of Mauna Loa, which is the older of the two volcanoes.

Both volcanoes produce lava flows that can travel many kilometers from the volcanic vent. Additionally, they produce tephra that can rise high into the atmosphere and travel long distances by wind. With this in mind, it can sometimes be difficult to determine which volcano is responsible for a specific lava flow or tephra layer.

Knowing the source of the erupted material, whether from Mauna Loa or Kilauea, is important for assessing volcanic hazards on Hawaii Big Island. Geologists look to past eruptions, both effusive and explosive, to understand the frequency of volcanic eruptions. Recurrence intervals can be calculated to determine how often effusive or explosive events occur, which can help forecast when they may occur in the future.

For example, if geologists observe an outcrop with six tephra layers sandwiched between an upper lava flow dated at 800 years ago and a lower lava flow dated at 2,000 years ago – a time period of 1,200 years preserved between the two flows – the minimum recurrence interval would be 200 years (1,200 years divided by six explosive eruptions). This means that an explosive eruptive event occurred, on average, every 200 years within that 1,200 year time period. If we know that there are six tephra layers, but we don’t know if they erupted from Mauna Loa or Kilauea, it is difficult to understand how often eruptions occurred from the individual volcanoes.

For example, if only one of the tephra layers were from Mauna Loa, the minimum recurrence interval would be 240 years for Kilauea and over 1,200 years for Mauna Loa. But if three of the tephra layers were from Mauna Loa, the minimum recurrence interval would be 400 years for Kilauea and 400 years for Mauna Loa.

In order to determine which volcano produced a certain flow or tephra, geologists resort to several methods. They often use detailed mapping. An explosive eruption, for example, will generally have thicker deposits near the source and thin out away from the source.

Geologists can also use geochemistry to determine if a particular eruptive product is from Mauna Loa or Kilauea. Studies have shown that the two volcanoes have different geochemical signatures. For example, Mauna Loa lavas generally have higher silica (Si) and lower calcium (Ca), titanium (Ti), and potassium (K) at a given magnesium (Mg) content than Kilauea lavas.

The two volcanoes and their older predecessors generally have different trace element concentrations and isotope signatures as well, with the geochemistries defining two different families along the island chain. On the Island of Hawaii, Mauna Loa and Hualalai form one family, while Kilauea, Mauna Kea, and Kohala form another. The chemical differences are thought to originate in the hotspot plume and demonstrate that the magma systems for the two volcanoes are not interconnected.

A new study is applying these geochemical differences between Mauna Loa and Kilauea to understand the volcanic source of individual layers within a two-meter-thick tephra exposure on the southeast flank of Mauna Loa. The exposure is located approximately 19 kilometers south of Moku‘āweoweo, the summit caldera of Mauna Loa, and 35 kilometers southwest of Halema’uma’u, the summit crater of Kilauea. Due to varying wind directions, either volcano could potentially be the source of the tephra.

Initial geochemistry obtained from fresh glass shards found in the tephra layers suggests that tephra from both Kilauea and Mauna Loa are present at the field site. Tephras from both the Keanakākoʻi Ash (circa 1500–1820 CE) and the Kulanaokuaiki Tephra (circa 400–1000 CE), which erupted from Kilauea, appear to be present, as well as at least one tephra layer from Mauna Loa.

The new data will be important for constraining recurrence interval calculations for explosive events on Mauna Loa and Kilauea and will help the USGS Hawaiian Volcano Observatory provide more robust hazard assessments for the Island of Hawaii.

Source : USGS, HVO.

Sommet du Mauna Loa (Crédit photo : USGS)

Caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo : C. Grandpey)

Caldeira sommitale du Kilauea en 2006 (Photo: C. Grandpey)

Caldeita sommitale du Kilauea après l’éruption de 2018 (Crédit photo: HVO)