Un lac s’est perdu… // A lake got lost…

drapeau francaisIl était une fois dans l’Oregon un lac où se déroule chaque année un phénomène unique qui lui vaut le surnom de Lac Perdu (Lost Lake).

Tous les ans, lorsque la température se réchauffe à la fin du printemps, les eaux du lac – situé dans la Forêt Nationale de Willamette – disparaissent par une profonde cavité (voir la vidéo ci-dessous).

Selon l’Office des Eaux et Forêts de la région, le lac se remplit pendant l’hiver parce que l’apport d’eau excède la quantité évacuée. Quand arrive l’été, le lac s’assèche et devient une prairie. Si quelqu’un décidait d’obstruer la cavité, il se produirait une inondation.

On vient enfin de comprendre pourquoi l’eau disparaît chaque année à la fin du printemps. Les scientifiques ont réalisé que la cavité par où se perd le lac appartient à un vieux tunnel de lave effondré. L’eau qui s’écoule du Lost Lake s’infiltre dans le sous-sol perméable par le tunnel de lave, remplit un réseau souterrain qui alimente les sources dans d’autres secteurs de la forêt et apporte de l’eau potable aux habitants des environs. Il faut plusieurs années à l’eau du lac pour atteindre le fond de la vallée.

https://www.youtube.com/watch?v=kpRRkXnRc0E

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drapeau anglaisOnce upon a time there was in Oregon a lake where a strange phenomenon is happening evey year. This is why it is called Lost Lake

Every year, when the weather gets warmer at the end of spring, the water of the lake located in Oregon’s Willamette National Forest.drains down a huge hole (see video below).

According to the local Forest Management Office explains the lake fills up in the winter, when input exceeds the rate of draining, and then it goes dry as the spring turns to summer and it becomes a meadow. If anyone were to plug the hole, it would cause flooding.

An explanation was recently revealed for the water’s disappearance. Scientists have understood that the hole is an old, collapsed lava tube. Lost Lake’s water seeps into Earth’s porous subsurface through the lava tube and refills the underground water supply that feeds springs in other areas of the forest and even provides drinking water for the community.

It takes several years for water to travel out into the valley floor.

https://www.youtube.com/watch?v=kpRRkXnRc0E

Un nouveau lac bientôt dans le nord de l’Islande? // A new lake soon in northern Iceland?

drapeau francaisL’éruption dans Holuhraun va-t-elle avoir pour conséquence cet été la formation d’un nouveau lac dans les hautes terres du nord? C’est ce que pensent les scientifiques. En effet, lorsque l’eau de fonte du glacier Vatnajökull s’écoulera dans le lit de la Jökulsá á Fjöllum, elle fera monter considérablement le niveau de la rivière. La lave de l’éruption dans l’Holuhraun – qui couvre une superficie d’environ 85 kilomètres carrés – a bloqué plusieurs bras de Jokulsá qui a déplacé son lit vers l’est. Le Met Office islandais indique que le débit de la rivière en été est en moyenne d’environ 800 mètres cubes par seconde, soit près de cinq fois le débit moyen en hiver (150 m3 par seconde seulement).
Le nom à donner au nouveau lac sera du ressort de Skútustaðahreppur, près du Lac Myvatn, étant donné que le site de l’éruption se trouve dans la partie méridionale de cette municipalité.
La municipalité devra également donner un nom au nouveau champ de lave ainsi qu’aux cratères qui se sont formés pendant l’éruption. Jusqu’à présent, le plus grand cratère, qui était aussi le plus actif, a été baptisé Baugur (le Cercle) tandis que les plus petits ont reçu simplement les noms de Suðri (Sud) et  Norðri (Nord).
Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisWill the eruption in Holuhraun cause a new lake to appear in the northeastern highlands this summer? This is what scientists believe. Indeed, when the melt-water from Vatnajökull glacier will flow into Jökulsá á Fjöllum, it will make the river far more voluminous. The new lava from the Holuhraun eruption – which covers an area of about 85 square kilometres – has blocked some of the river’s waterways, pushing the river eastwards. The Icelandic Met Office indicates that the river’s water flow in summer is 800 cubic metres per second on average, almost five times the average flow in the winter, or 150 m3/s.

The naming of the new lake will be in the hands of the municipality Skútustaðahreppur, by Lake Mývatn, as the eruption site is in the southernmost part of the municipality.

The municipality is also responsible for naming the new lava, along with the craters. Until now the biggest crater which was the most active has been called Baugur (the circle) and the smaller ones, Suðri and Norðri (South et North).

Source: Iceland Review.

Jokulsa-blog

La lave de l’Holuhraun a poussé vers l’est le lit de la Jökulsá á Fjöllum  (Crédit photo:  Iceland Review)

Image d’un volcan iranien // Image of an Iranian volcano

drapeau francaisLa NASA a récemment mis en ligne une belle photo prise le 23 juin 2014 depuis la Station Spatiale Internationale. Elle montre le lac d’ Ourmia (également connu sous le nom Orumiyeh ou Orumieh) dans l’ouest de l’Iran avec un volcan à proximité, dont le nom n’est pas mentionné dans le répertoire de la Smithsonian Institution. Les nuances de vert et de beige montrent l’eau dans le lac ; elle est très salée et présente une profondeur de seulement quelques dizaines de mètres, même à marée haute. Le littoral apparaît sous la forme d’un liseré blanc de sel. Le lac est l’un des plus importants du Moyen-Orient. Il mesure 130 kilomètres depuis la rive nord jusqu’au delta de végétation.
Les rivières qui se jettent dans le lac sont les lignes vertes étroites. Elles forment des deltas marqués par des groupes de champs agricoles verts; les sols humides et l’approvisionnement en eau permettent l’agriculture dans une région par ailleurs très sèche. Le lac et ses zones humides ont été déclarés Réserve de Biosphère de l’UNESCO.
La ville d’Ourmia apparaît sous la forme d’une tache grise au milieu des champs. Sur la rive opposée, se dresse la structure ovale du volcan éteint. Une chaussée relie les rives du lac à cet endroit.
Le lac a connu forte perte de son eau liée à une diminution de la pluviométrie depuis plusieurs années et au captage pour l’agriculture.
D’un point de vue technique, la photo a été prise par un astronaute avec un appareil photo numérique Nikon D3S et un objectif de 80 millimètres.
Vous verrez une image plus grande en cliquant sur ce lien:
http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/84000/84116/iss040e17264_lrg.jpg

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drapeau anglaisNASA recently released a nice photo taken on June 23rd 2014 from the International Space Station. It shows Lake Urmia (also known as Orumiyeh or Orumieh) in western Iran with a volcano close by, whose name is not mentioned in the Smithsonian Institution directory.  Green and tan shades show the extent of the water in the lake which is highly saline and only a few tens of meters deep even at high water. The shoreline appears as a white margin of salt. The lake is one of the largest in the Middle East, measuring 130 kilometres from the northern shoreline to the vegetated delta.

Rivers that flow into the lake appear as narrow green lines. They form deltas marked by clusters of green agricultural fields; soft soils and the nearby water supply support farming in an otherwise dry region. The lake and its wetlands have been declared a UNESCO Biosphere Reserve.

The city of Urmia stands out as a gray patch surrounded by fields. On the opposite shore, the extinct volcano appears as an oval shape. A causeway and bridge connect the shorelines at this point.

The lake has been experiencing a drastic loss of water related to a long-term decrease in rainfall and the extraction of water for farming.

From a technical point of view, the photo was taken by an astronaut using a Nikon D3S digital camera with an 80 millimetre lens.

A larger image can be seen by clicking on this link:

http://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/84000/84116/iss040e17264_lrg.jpg

Lake-Urmia

Crédit photo:  NASA.

Poás (Costa Rica): Niveau du lac en baisse et températures en hausse // Lake level has dropped and temperatures have increased

drapeau francaisUne visite effectuée le week-end dernier sur le Poás par des volcanologues du réseau sismologique (RSN) de l’Université du Costa Rica  a révélé que le niveau d’eau de la Laguna Caliente a diminué de 1,10 mètre au cours du mois d’avril.
Un groupe de scientifiques est descendu dans le cratère pour observer le lac et vérifier les dires des gardes du parc qui indiquaient une augmentation de l’activité volcanique.
La baisse du niveau d’eau dans la Laguna Caliente a été observée à plusieurs reprises ces dernières années, principalement en raison d’une diminution des précipitations pendant la saison des pluies, entre mai et novembre.
La température moyenne de l’eau du lac mesurée au cours de la visite était en hausse de 10 degrés Celsius par rapport à une précédente mesure effectuée début Avril ; on avait alors enregistré 39°C.
Le mois dernier, la lagune a perdu un volume d’eau estimé à 58 000 mètres cubes.
L’eau joue le rôle de filtre naturel pour les gaz du volcan. Une augmentation de l’émission de gaz est susceptible de se produire si le niveau d’eau de la lagune continue de baisser. Ces gaz atteindront rapidement les abords du volcan, et les pluies acides pourraient affecter les zones agricoles dans les communautés voisines.
L’accès touristique au Parc National du Poás reste autorisé pour le moment, mais les autorités locales sont en état d’alerte et signaleront tout changement dans le comportement du volcan.
L’augmentation d’activité du Poás a débuté en mars 2006, avec plusieurs fortes explosions phréatiques. Jusqu’à présent, depuis le début de l’année 2014, les volcanoloques du RSN ont enregistré trois explosions phréatiques importantes. La première a eu lieu le 25 février avec des projections de matériaux jusqu’à près de 300 mètres de hauteur. Le 30 mars, les projections atteignaient 200 mètres de hauteur, et 30 mètres le 30 avril.

Source: The Tico Times.

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drapeau anglaisAn inspection by volcanologists from the University of Costa Rica’s National Seismological Network (RSN) last weekend found that the water level in Poás Volcano’s Laguna Caliente has decreased by 110 centimetres in the last month.

A group of RSN experts descended into the crater’s lagoon, known as Laguna Caliente, to check out reports by park rangers of increased volcanic activity at the site.

The decrease in water levels has been a recurring trend in recent years mostly due to a decrease in rainfall during the country’s rainy season (May-November).

Average temperatures of the lagoon’s water increased by 10 degrees Celsius compared to a previous measurement in early April, when experts recorded 39°C.

Last month, the lagoon lost 58,000 cubic meters of water.

Water acts as a natural filter for gases from the volcano. An increase in the emission of gases could occur if the lagoon’s water level continues to drop. These gases would reach land surrounding the crater, and acid rains could affect agricultural areas in nearby communities.

Tourist access to Poás National Park currently remains normal, but local authorities are on alert to report any change in the volcano’s behaviour.

Poás’ period of increasing activity was first recorded in March 2006, with several large phreatic explosions. So far this year, RSN experts have recorded three significant phreatic explosions. The first, on February 25th, sent material up to nearly 300 metres high. On March 30th, material reached 200 metres high, and on April 30th, it reached 30 metres.

Source: The Tico Times.

Poas-blog

Vue du Poás et de la Laguna Caliente  (Crédit photo:  Wikipedia)