Le Groenland brûle // Greenland is burning

Le Groenland est en train de brûler. Pas dans sa totalité, mais plusieurs incendies de forêt de grande ampleur affectent actuellement l’ouest du pays, près de la ville de Kangerlussuaq, camp de base pour les chercheurs qui étudient la calotte glaciaire de l’île. Ces incendies ont surpris les chercheurs qui ne sont habitués à voir des feux d’une telle ampleur dans la région.
Au début, les scientifiques ont pensé que des traces de fumée visibles dans les données satellitaires étaient des anomalies dans les données, mais en y regardant mieux, ils ont réalisé que la région était en train de brûler.
Les incendies ont commencé le 31 juillet 2017 et restent virulents. Les chercheurs pensent que le feu est alimenté par la tourbe, un sol riche en matière organique que l’on rencontre dans les latitudes septentrionales et qui peut brûler très longtemps en s’autoalimentant.. Outre la tourbe, seules les graminées et les roches constituent le paysage dans cette région. Le plus vaste des incendies couvre une superficie de 1 300 hectares, le plus important jamais observé sur l’île.
Il ne fait guère de doute que le changement climatique a contribué à déclencher ces incendies. Les recherches montrent que la hausse des températures provoquée par les activités humaines a déjà entraîné la fonte du pergélisol dans le Groenland occidental. La pluie s’est faite rare cet été et les températures ont été plus chaudes que la moyenne (atteignant parfois 20°C) , ce qui a asséché le sol et l’herbe et préparé un terrain favorable aux incendies.
On ne sait pas vraiment comment le feu a commencé. Il a pu être déclenché par des personnes qui campaient ou conduisaient des véhicules tout terrain dans la région. L’étincelle initiale peut également avoir au la foudre comme origine. En effet, la hausse des températures dans l’Arctique génère aujourd’hui plus d’éclairs dans les forêts boréales du Canada et de l’Alaska. Bien que la zone concernée soit beaucoup plus au nord, elle se compose de toundra plus que de forêts au fur et à mesure que le climat se réchauffe et le Groenland connaîtra davantage d’orages et d’éclairs dans les années à venir.
Les chercheurs n’ont jamais vraiment étudié les éclairs ou les feux de forêt au Groenland car ils n’étaient pas fréquents. Cela va maintenant changer et les climatologues vont commencer à surveiller les incendies de forêts au Groenland.
Les archives scientifiques contiennent des études sur les feux de forêt au Groenland, mais ces événements n’avaient rien à voir avec l’ampleur des incendies actuels. Les rapports du passé détaillent les dépôts sur la calotte glaciaire de cendre en provenance de feux de forêts observés loin du Groenland. Les incendies comme ceux qui font rage en ce moment peuvent accélérer le réchauffement climatique de deux façons. D’une part, ils peuvent déposer une couche noire de suie à la surface de la glace du Groenland qui absorbera plus de chaleur et entraînera plus de fonte. Il ne faudrait pas oublier que la fonte du Groenland contribue et contribuera largement à la hausse du niveau des océans. D’autre part, les feux accéléreront les émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre normalement enfermé dans le permafrost.
Source: Presse américaine.

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Greenland is burning. Not all of it, but a cluster of large wildfires is currently spreading through western Greenland, near the town of Kangerlussuaq, a base camp for researchers studying the island’s ice sheets. The strange event has surprised researchers, who are unaccustomed to blazes of this size in the area.

At first, scientists thought traces of smoke in the satellite data from this region were anomalies in the data, but a closer look revealed that the area was burning.

The fires started on July 31st and are still going strong. Researchers suspect that the fire is fueled by peat, a dark soil rich in organic material found throughout the northern latitudes. Besides peat, only grasses and rocks make up the landscape in this region. The largest of these fires covers an area that is 1,300 hectares in size, and the blaze is likely the largest ever observed on the island.

Climate change has almost certainly contributed to this fire. Research shows that warming temperatures associated with human activities have already led to the melting and degradation of west Greenland’s permafrost. Rain has been sparse this summer, and temperatures have been warmer than average, drying out the soil and grass and setting the stage for the fire.

It’s unclear how the fire started. It may have been ignited by people camping or driving All Terrain Vehicles (ATVs) in this area. The initial spark may also have come from lightning. Indeed, warming temperatures in the Arctic are leading to more lightning strikes in the boreal forests of Canada and Alaska. Although this area is much farther north, and consists of tundra rather than forests, as the climate warms, Greenland will also experience more lightning strikes.

Researchers have never carefully tracked lightning strikes or wildfires in Greenland because neither occurrence was common. That will now chang and climatologists are going to start monitoring Greenland for wildfires.

The scientific record contains many studies involving wildfires in Greenland, but very few involve current conflagrations. Rather, they detail the deposition of char from forest fires far afield in the old layers of ice. Fires like the ones now raging may accelerate warming in two ways. They could deposit more dark soot on the surface of Greenland’s abundant ice, which will then absorb more heat, leading to more melting. The fires will also increase the release of methane, a potent greenhouse gas normally locked up in the permafrost.

Source : American newspapers.

Les incendies au Groenland au début du mois d’août.

Crédit photo: Agence Spatiale Européenne (ESA)

Tourbe arctique (Photo: C. Grandpey)

La mafia napolitaine met le feu au Vésuve // The Neapolitan mafia sets Mt Vesuvius on fire

En regardant la photo ci-dessous, on a l’impression que le Vésuve est entré en éruption. D’épais panaches de fumée s’élèvent de ses flancs avant de recouvrir Naples et se propager à l’est jusqu’à la mer Adriatique.
Ces nuages impressionnants sur la montagne ne sont pas provoqués par une catastrophe naturelle; il s’agit d’une catastrophe d’origine humaine. Des dizaines d’incendies font rage sur le Vésuve depuis plusieurs jours. Le 11 juillet, plusieurs de ces feux se sont regroupés pour créer une catastrophe majeure en avançant sur les décharges de produits toxiques gérées par la Camorra, la mafia napolitaine.
La zone autour du Vésuve a été baptisée « la terre des feux » par la population, par référence aux incinérateurs clandestins construits par la Camorra qui y brûle des déchets toxiques depuis des années. L’ensemble de la zone est un danger pour la santé ; on y observe un nombre de cancers plus élevé que dans les autres régions d’Italie. En février 2017, huit enfants âgés de 7 mois à 11 ans sont morts d’un cancer au cours d’une période de seulement 20 jours. La mère d’une jeune victime a pris la tête d’une manifestation de protestation pour tenter d’empêcher la Camorra d’utiliser la région comme décharge illégale. L’année dernière, un médecin a fait du porte-à-porte pour mener une enquête sur le nombre de cancers dans la « terre des feux ». 80 pour cent des personnes interrogées avaient au moins un membre de leur famille atteint d’un cancer.
Les opérations clandestines de la Camorra comprennent l’enfouissement et la combustion de déchets toxiques que les installations médicales et les usines doivent éliminer. Au cours de la dernière décennie, plus de 400 entreprises ont été poursuivies parce qu’elles vendaient leurs déchets dangereux à la mafia au lieu de s’en débarrasser de manière écologique et légale. Les déchets sont souvent déversés dans des décharges improvisées sur le Vésuve. Lorsqu’elles sont trop pleines, les déchets sont brûlés.
Le service des Eaux et Forêts a déclaré que certains des incendies hors de contrôle sur le Vésuve ont été allumés intentionnellement, probablement pour se débarrasser des déchets toxiques ou pour protester contre l’interdiction prononcée par les autorités locales contre des sites de construction illégaux. Il m’a été dit que la Camorra utilise une technique bien particulière pour allumer les incendies: ses membres atteignent en voiture la fin des routes en cul-de-sac sur les pentes du volcan. Ensuite, ils utilisent des chats sur lesquels ils déversent de l’essence et mettent le feu au carburant sur les animaux. Les chats avec les flammes sur le dos s’enfuient très rapidement et atteignent souvent des zones inaccessibles où les feux sont allumés. D’autres feux peuvent avoir été allumés par des mégots qui enflamment la végétation rendue sèche par la vague de chaleur actuelle. Au cours des derniers jours, beaucoup de ces incendies se sont connectés les uns aux autres, créant une situation incontrôlable pour les pompiers. Le plus grand incendie présente une longueur de 2 kilomètres. Jusqu’à présent, des centaines d’habitants ont été évacués de leurs maisons ; des hôtels et des restaurants ont été fermés. C’est un coup dur pour le tourisme en Campanie.
Source: Médias italiens.

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Looking at the photo below, you get the impression Mt Vesuvius is erupting again. Thick plumes of smoke are billowing from its flanks, causing a cloud of smoke to settle over Naples and spread east with the wind as far as the Adriatic Sea.

Fortunately, the smoke on the mountain is not caused by a natural disaster; it is a human one. Dozens of fires have been raging on Vesuvius for days. On July 11th, several joined together to create a major disaster as they tear through the Camorra crime syndicate’s toxic-dump wasteland.

The area around Vesuvius is already called “the land of fires”, named for the illegal incinerators built by the Camorra in which they have been burning toxic waste for years. The whole area is a health hazard with incidences of cancer higher than anywhere else in Italy. In February 2017, eight children between the ages of 7 months and 11 years old died from cancer in a period of just 20 days. At the time of the deaths, one of the mothers of a young victim led locals in a protest to try to stop the Camorra from using the territory for illegal dumping. Last year, a local doctor went door-to-door to conduct a survey of the prevalence of cancer within the land of fires. 80 percent of the people he interviewed had at least one cancer patient in their family.

The Camorra’s racket includes burying and burning toxic waste that medical facilities and factories need to get rid of. Over the last decade, more than 400 companies have been investigated in the area for selling their dangerous trash to the crime group rather than getting rid of it in an environmentally friendly and legal way. The waste is often discarded in makeshift dumps on Vesuvius which, when they get too full, are burned.

Italy’s Forestry Corps says some of the fires burning out of control on Vesuvius were intentionally set, likely to get rid of the toxic trash or to protest local authorities’ recent sequester of illegal construction sites. I have been told that the camorra uses a special technique to ignite the fires : They drive to the end of the roads that go up the volcano. Then, they use cats on which the pour petrol and set fire to the fuel. The cats with the flames on their backs run away very quickly and often reach inaccessible areas where the fires are ignited. Other fires may have been the result of discarded cigarettes that ignited tinder that has become dry during the current heatwave. Over the last few days, many of these fires have connected, creating an out-of-control situation for firefighters. The largest fire is 2 kilometers long. So far hundreds of residents have been evacuated from their homes, and hotels and restaurants have been closed.

Source : Italian news media.

  Crédit photo : Terremoti Italia

Les tourbières et le réchauffement climatique // Peat bogs and global warming

drapeau-francaisLes forêts sont réputées pour leur capacité à réguler le dioxyde de carbone dans l’atmosphère, mais les tourbières jouent un rôle important, elles aussi. Elles couvrent environ 3 pour cent de la surface terrestre de la planète, surtout dans les latitudes nordiques, au Canada, en Alaska, en Europe et en Russie.
La tourbe est essentiellement composée de sphaigne et d’autres mousses qui retiennent une grande quantité d’eau et contiennent des éléments qui inhibent la décomposition. La tourbe se forme lentement au fil des siècles parce que la croissance annuelle dépasse la décroissance. Une quantité relativement faible de tourbe est extraite pour un usage domestique, mais la majeure partie reste là où elle est, et comme elle accumule le carbone sur une très longue période, elle contient plus de carbone que tous les arbres et les autres plantes de la planète, et presque autant que l’atmosphère est capable d’en absorber.
Comme les forêts, les tourbières sont menacées par le changement climatique. La hausse des températures peut assécher les tourbières, les rendant plus vulnérables aux incendies, et à une combustion en profondeur. Un feu de tourbe peut se consumer pendant des mois et libérer beaucoup de carbone.
Le monde a déjà subi d’importantes émissions de carbone à cause de la tourbe. Ainsi, en Indonésie l’année dernière, les tourbières ont été asséchées pour satisfaire l’agriculture. Elles sont devenues encore plus sèches à cause du phénomène El Niño et ont brûlé pendant des mois en générant une brume visible depuis l’espace et en provoquant des problèmes de santé à grande échelle. A leur maximum, en septembre et octobre, les feux dégageaient plus de carbone en une seule journée que l’ensemble de l’Union Européenne.
Un souci majeur aujourd’hui est que suite au changement climatique et à d’autres perturbations qui affectent les tourbières, l’ampleur des incendies augmentera, libérant de plus en plus de carbone dans l’atmosphère. Le gigantesque incendie qui a détruit au printemps une grande partie de Fort McMurray au Canada a brûlé des tourbières ainsi que des arbres. En juin, les arbres ne brûlaient plus en dehors de la ville, mais les hommes retournaient la tourbe avec des pelleteuses sur les points chauds où le feu continuait de couver. Dans le grand feu de forêt de mai 2011 qui a ravagé tout un secteur de la ville de Slave Lake dans l’Alberta, la tourbe a continué à brûler pendant l’hiver, et ce sont les pluies de printemps et la fonte de la neige qui sont venues à bout de l’incendie.
La tourbe résiste en général assez bien à la combustion, car la sphaigne, qui est majoritaire dans une tourbière, contient beaucoup d’eau. Malgré tout, le réchauffement, climatique perturbe ce système végétal et génère un cycle vicieux. Quand la tourbe est plus sèche, davantage d’oxygène est fourni aux racines des arbres et d’autres végétaux. Cela favorise leur croissance, ce qui signifie qu’ils utilisent plus d’eau et assèchent encore plus la tourbe. En grandissant, les arbres apportent également plus d’ombre, ce qui favorise la croissance d’autres mousses qui, parce qu’elles retiennent moins l’humidité que la sphaigne, résistent moins bien au feu. Lorsque la tourbière s’enflamme, l’incendie peut prendre de grandes proportions car la combustion se propage plus profondément dans la tourbière.
D’autres activités, comme l’assèchement artificiel des tourbières au profit des arbres ou pour l’exploitation du pétrole et du gaz, peuvent également favoriser les incendies. Normalement, une tourbière se remet lentement d’un incendie, avec l’apparition par étapes de certaines mousses et autres végétaux jusqu’à ce que les sphaignes deviennent majoritaires. Mais un violent incendie peut retarder ou même stopper la convalescence de la tourbière.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisForests are known for their ability to regulate carbon dioxide in the atmosphere, but peatlands play an important role, too. Peatlands cover about 3 percent of the Earth’s land surface, mostly in northern latitudes in Canada, Alaska, Europe and Russia.

Peat is made up of sphagnum and other mosses, which hold a large amount of water and contain compounds that inhibit decomposition. The peat slowly builds up over centuries because the annual growth exceeds the decay. A relatively small amount of peat is mined for domestic use, but most of it stays where it is, and because it accumulates carbon over such a long time, it contains more carbon than is in all the world’s trees and plants, and nearly as much as the atmosphere does.

Like forests, peatlands are threatened by climate change. Warming temperatures can dry out bogs, making them more susceptible to fires, and to deeper, more intense burning. A peat fire, which can smolder like a cigarette for months, can release a lot of carbon.

The world has already had vast releases of carbon from peat, in Indonesia. Last year, bogs that had been drained for agriculture, and were drier because of El Niño-related warmth, burned for months, creating a haze visible from space and causing widespread health problems. At their peak in September and October, the fires released more carbon per day than was emitted by the European Union.

A major worry today is that as climate change and other disturbances affect peatlands, the intensity of fires will increase, releasing more carbon into the atmosphere. The enormous spring wildfire that destroyed much of Fort McMurray in Canada burned bogs as well as trees. In June, the trees were no longer on fire outside the town, but crews were overturning peat with backhoes in an effort to extinguish smoldering hot spots. In a large wildfire in May 2011 that burned in and around the town of Slave Lake in Alberta (Canada), some peat continued to burn through the winter, until spring rains and melting snow finally extinguished it.

Peat is generally resistant to burning, because sphagnum moss, which is dominant in a healthy bog, holds a lot of water. Warming, however, alters the system. Drier peat allows more oxygen to get to the roots of trees and other vegetation. This causes them to grow bigger, which means they use more water, further drying the peat. As trees grow, they also provide more shade, which favors the growth of other mosses that, because they hold less moisture than sphagnum, are less fire resistant. When the bog does catch fire, it may be more severe, with the combustion spreading deeper into the peat.

Other disturbances, like draining bogs to grow trees or to produce oil and gas, can also make a fire more severe. Normally a bog recovers slowly after a wildfire, with certain mosses and other vegetation taking over in stages until sphagnum mosses dominate. But an intense fire can delay or even halt recovery.

Source: Alaska Dispatch News.

Tourbiere

En Irlande et en Ecosse, on utilise encore la tourbe pour se chauffer, et l’eau des tourbières donne une saveur particulière au whisky… (Photo: C. Grandpey)

Indonésie: Le Semeru interdit d’accès // No access to Mt Semeru

drapeau francaisLes touristes qui avaient l’intention d’aller en Indonésie pour escalader le Semeru seront déçus. Le volcan fait partie des quatre montagnes de l’île de Java qui ont été fermées au public sine die car les incendies de forêt continuent de se propager à travers la région. Le gouverneur de Java-Est a déclaré que les sites étaient « fermés au public pour une période de temps indéfinie. » La brume provoquée par les feux de forêt entraîne une visibilité limitée dans la zone et empêche le gouvernement d’envoyer des hélicoptères pour les éteindre. Le 18 octobre, huit randonneurs ont péri lorsqu’ils ont été encerclés par les flammes sur le Mont Lawu.
La principale cause des incendies de forêt est la même depuis des années: l’utilisation illégale du feu pour défricher des terres au profit de l’industrie de l’huile de palme. Les températures plus chaudes et la sécheresse apportées par El Nino ne font qu’aggraver la situation. Le bilan continue d’augmenter. 19 décès provoqués par les maladies respiratoires liées à la brume ont été recensés dans les provinces de Kalimantan Centre, Kalimantan Sud, Jambi, Sumatra Sud et Riau. Ces cinq provinces ont déclaré l’état d’urgence. Dans toute l’Indonésie, la crise de la brume ne fait qu’empirer. Plus de 43 millions de personnes sont exposées à la fumée des feux de forêt, avec plus de 500 000 cas d’infections aiguës des voies respiratoires.
Source: presse indonésienne.

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drapeau-anglaisThe tourists who intended to go to Indonesia to climb Mt Semeru will be disappointed. The volcano is one of the four mountains in Java that have been closed to the public indefinitely, as forest fires continue to spread in the country. The East Java Governor said “they are closed to the public for an indefinite period of time.” The haze from the wildfires has caused limited visibility in the area, preventing the government from deploying a fleet of helicopters to extinguish them. On October 18th, eight hikers were killed while trapped on Mount Lawu due to forest fires.
The main cause of the wildfires has been the same through the years: the illegal use of fire to clear land to benefit the palm oil industry. The warmer temperatures and drought brought by El Nino only make the situation worse. The haze death toll continues to rise. Deaths from haze related respiratory illnesses have reached 19 across Central Kalimantan, South Kalimantan, Jambi, South Sumatra and Riau. All five provinces have declared a state of emergency. Over Indonesia, the haze crisis has continued to worsen as over 43 million people have been exposed to smoke from the wildfires, with over half a million cases of acute respiratory tract infections recorded.
Source: Indonesian press.

Semeru--web-00

Photo: C. Grandpey