Nouvelle piste dans l’Holuhraun (Islande) // New driving track in Holuhraun (Iceland)

drapeau francaisUne nouvelle piste sera balisée cet été à proximité du site de l’éruption dans l’Holuhraun. Elle remplacera l’ancienne route qui a disparu sous la lave.
La conduite hors piste sur la lave de la dernière éruption est strictement interdite, tout comme la conduite hors piste dans toute l’Islande. Toutefois, un chemin de randonnée sera balisé dans le secteur dès que les géologues donneront le feu vert (il y a encore pas mal de gaz dans la région).
Au départ de Drekagil, en passant à côté de l’Askja, puis en allant vers l’ouest à Gæsavötn, il faudra emprunter la route de montagne F910 et ensuite la route sur la Flæður (une route souvent appelée Gæsavatnaleið). Cependant, la lave de l’éruption a recouvert cette route et la Gæsavatnaleið est fermée à la circulation.

Source : Iceland Review.

En cliquant sur ce lien, vous verrez plusieurs cartes de l’Islande dans des contextes différents. Certaines sont assez surprenantes:

http://icelandreview.com/stuff/views/2015/05/23/eleven-cool-iceland-maps-job

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drapeau anglaisA new road will be marked out this summer close to the site of the Holuhraun eruption. The driving track will replace the old route which has disappeared under the lava.

All off-road driving on the new lava is strictly forbidden, as off-road driving is all over Iceland, but a hiking path will be marked out in the area as soon as geologists allow.

In order to drive from Drekagil, past Askja, and on west to Gæsavötn, one has to drive on mountain route F910 and then the road over Flæður (a route often called Gæsavatnaleið). However, lava from the Holuhraun eruption covered the road and Gæsavatnaleið is currently completely closed.

Source : Iceland Review.

By clicking on this link, you will see several maps of Iceland. Some of them are quite surprising:

http://icelandreview.com/stuff/views/2015/05/23/eleven-cool-iceland-maps-job

Geyser rose (Islande) [suite] // Pink geyser (Iceland) [continued]

drapeau francaisL’artiste chilien qui a déversé un colorant alimentaire dans le geyser Strokkur a finalement reçu de la police une amende de 680 euros pour avoir « nui à l’équilibre de la nature dans le secteur. » Pour le moment, les pandores islandais n’ont toujours pas vu la couleur de cet argent car l’oiseau s’est envolé pour le Chili sans payer l’amende et en promettant de revenir à Reykjavik pour plaider sa cause auprès d’un tribunal. Selon lui, son acte n’a laissé aucune trace visible. Il affirme que s’il devait payer l’amende pour avoir souillé la nature, il faudrait que les propriétaires de la zone de Geysir empêchent les cars de déverser quotidiennement des flots de touristes et qu’ils retirent les pylônes électriques qui gâchent le paysage. Il ajoute qu’il faudrait aussi interdire aux volcans d’entrer en éruption car leur cendre peut retomber jusque sur les geysers….

Source : Iceland Review.

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drapeau anglaisThe Chilean artist who poured food colouring into Strokkur finally got a 680-euro fine for “dis­rupt­ing the del­i­cate bal­ance of na­ture in the area”. However, the Icelandic cops have not yet seen the colour of the money as the bird has flown back to Chile without paying anything and promising to go back to Reykjavik to take the fine to the lawcourts. In his opinion, his act left no visible trace. He said that if he was to pay the fine, landown­ers of the Geysir area would have to stop hordes of tourist coaches from going there and take away the elec­tric pylons that spoil the landscape. And then they’d need to stop vol­ca­noes from erupt­ing be­cause the ash might en­ter the geysers.

Source : Iceland Review.

Geysir-paint

Crédit photo:  Iceland Review.

Geyser rose! (Islande) // Pink geyser! (Iceland)

drapeau francaisSi l’on consulte Wikipedia, on apprend que Marco Evaristti, né en 1963 à Santiago du Chili, est un artiste plasticien danois. En tout cas, il vient de se faire sacrément remarquer en Islande en déversant cinq litres de teinture rouge à base de jus de fruits dans le célèbre Strokkur sur le site non moins célèbre de Geysir. Ce n’est pas la première fois que le bonhomme commet un tel geste. L’an dernier, il a teint de la même façon une cascade en Norvège, ce qui lui a valu 15 jours de prison. En Islande, la police l’a arrêté car son acte est parfaitement illégal.

Marco Evaristti se justifie en affirmant qu’il est paysagiste et qu’il peint directement la Nature, refusant d’utiliser une toile comme le font les autres artistes. Il refuse de demander des autorisations, sous prétexte que la Nature n’appartient à personne. En tout cas, pour les Islandais, « ce n’est pas de l’art, c’est du vandalisme ! »

Source Iceland Review.

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drapeau anglaisIf you consult Wikipedia, you will learn that Marco Evaristti, born in 1963 in Santiago, Chile, is a Danish artist. In any case, he recently drew attention in Iceland by pouring five litres of red fruit dye in the famous Strokkur of the equally famous Geysir. This is not the first time that the man has committed such an act. Last year, he dyed in the same way a waterfall in Norway, which earned him 15 days in prison. In Iceland, the police arrested him because his act is completely illegal.
Marco Evaristti  justified hiomself affirming he is a landscape painter and that he directly paints nature, refusing to use a canvas as do other artists. He refuses to apply for permits under the pretext that nature does not belong to anyone. In any case, for Icelanders, « it’s not art, it’s vandalism! »

Source Iceland Review.

Geysir-paint

Source: Iceland Review.

Le réchauffement climatique de l’Islande à la Sibérie // Global warming from Iceland to Siberia

drapeau francais Certes, les glaciers islandais fondent (voir ma dernière note à ce sujet), mais ce qui se passe en Islande peut être relié à ce qui a été observé récemment en Sibérie avec la découverte de sept trous géants dans le sol, d’un diamètre moyen de 75 mètres pour une profondeur de plus de 45 mètres (voir photo ci-dessous). L’un de ces orifices avait plus de 800 mètres de diamètre. Il en existe probablement beaucoup d’autres dans toute l’immensité de la Sibérie.
Différentes théories ont attribué l’existence de ces mystérieux cratères à des impacts de météorites, à des frappes de missiles ou bien à des explosions de gisements de gaz à proximité. Cependant, l’explication la plus probable de ce phénomène semble être le changement climatique. Les températures du sous-sol dans certaines parties de la Sibérie ont augmenté de près de quatre degrés au cours des quinze dernières années. Au fur et à mesure que le pergélisol se réchauffe, il libère du méthane. Le méthane s’accumule puis explose, laissant derrière lui un trou béant.
Ces libérations de poches de méthane sont inquiétantes, qu’elles se soldent ou non par des explosions. Le méthane est un gaz à effet de serre, et sur une base moléculaire, c’est un agent de réchauffement beaucoup plus puissant que le dioxyde de carbone, même s’il ne reste pas très longtemps dans l’atmosphère. Si le pergélisol libère le méthane en raison de la hausse des températures, il pourrait entraîner un effet domino: plus de méthane conduit à plus de réchauffement qui, à son tour, conduit à plus de fonte du sol, et ainsi de suite.
Les trous observés en Sibérie doivent attirer notre attention sur un autre phénomène dans lequel le réchauffement climatique et la géologie peuvent se retrouver liés l’un à l’autre de manière fortuite: Il s’agit des séismes. Ils se produisent généralement le long des limites entre les plaques tectoniques. Toutefois, on a récemment enregistré un nombre anormal de séismes au Groenland. Une théorie largement débattue a attribué ce phénomène à la diminution de la calotte glaciaire du Groenland. Tandis que la calotte glaciaire fond, son poids diminue, permettant le soulèvement du sol qui se trouve en dessous. Le processus, connu sous le nom de soulèvement (ou rebond) isostatique, pourrait bien être responsable de  cette augmentation de l’activité sismique.
Cela nous ramène au début de l’article avec ce qui a été observé en Islande. La boucle est bouclée !

Adapté d’un article paru dans The New Yorker.

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drapeau anglais Icelandic volcanoes are melting (see my latest note about this topic) but what is happening in Iceland can be connected to what has recently been observed in Siberia with seven giant holes in the ground, about 75 metres across and more than 45 metres deep (see photo below), including one that is more than 800 metres across. There are probably plenty more in all Siberia.

Theories about the mystery craters have variously attributed them to meteorite impacts, missile strikes or explosions from nearby gas fields. However, the most likely explanation for the phenomenon seems to be climate change. Underground temperatures in parts of Siberia have risen by nearly four degrees in the past fifteen years. As the permafrost warms, it releases methane. The methane builds up until there’s an explosion, which leaves behind a hole.

Whether or not they end in explosions, these methane releases are a serious concern. Methane is a greenhouse gas, and on a molecule-by-molecule basis it is a far more potent warming agent than carbon dioxide, although it doesn’t last as long in the atmosphere. If the permafrost is leaking methane because of rising temperatures, a positive-feedback loop could be taking effect: more methane leads to further warming, which leads to further thawing, and so on.

But the holes in Siberia also point to another, stranger phenomenon. Global warming and geology turn out to be connected in unexpected ways. Concerning earthquakes, they usually occur along tectonic plate boundaries. But recently Greenland has been experiencing an unusually large number of earthquakes. One widely discussed theory attributes this to the shrinking of the Greenland ice sheet. As the ice sheet melts, its weight declines, allowing the land underneath it to rise. The process, which is known as isostatic rebound, may well be responsible for the increase in seismic activity.

This leads us to the beginning of the article with what has been observed in Iceland. We’ve come full circle!

Adapted from an article in The New Yorker.

Siberian-hole

Crédit photo : Service de presse du gouverneur YaNAO / Marya Zulinova