L’intelligence artificielle (IA) pour mieux comprendre le Popocatepetl (Mexique) // Artificial intelligence (AI) to better understand Popocatepetl (Mexico)

Des scientifiques de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) ont créé le premier modèle tridimensionnel du Popocatépetl qui dresse ses 5426 m à 70 kilomètres au sud-est de Mexico, dans les États de Puebla et de Mexico.

Les chercheurs espèrent que leurs travaux permettront de mieux comprendre la structure interne du volcan avec l’existence possible de chambres magmatiques, et d’optimiser la surveillance du volcan et la prévention des catastrophes.

L’étude intitulée « Estructura de velocidades sísmicas del volcán Popocatépetl, México, a partir de campos difusivos », publiée dans la revue ScienceDirect, indique que ces travaux permettront de mieux anticiper les futures éruptions. Grâce à l’intelligence artificielle (IA), les chercheurs seront en mesure, à l’avenir, de construire des tomographies en quatre dimensions.
Depuis 1994, année de la première éruption du Popocatépetl en plus de 70 ans, diverses études géophysiques ont été menées afin de comprendre l’histoire éruptive, l’activité et les risques volcaniques de ce volcan. Cependant, les modèles précédents, basés sur la sismicité volcano-tectonique, se sont avérés insuffisants pour décrire les phénomènes dans certaines zones ou sur une grande profondeur, en raison de la distribution spatiale de l’activité sismique et des stations utilisées. La nouvelle étude propose le premier modèle 3D du Popocatépetl, et prend en compte l’ensemble du volcan.

Les responsables du projet ont utilisé 18 stations sismiques réparties sur le volcan. Huit d’entre elles ont été installées par leurs soins, les autres appartenaient déjà au CENAPRED. Les appareils effectuent au moins 100 mesures par seconde et ces données, qui représentent une immense quantité d’informations, sont traitées automatiquement grâce à l’intelligence artificielle. Auparavant, tout était analysé manuellement. Aujourd’hui, grâce à l’IA, les scientifiques peuvent traiter une année de données, provenant de toutes les stations, en trois heures seulement. L’étude menée sur 18 stations permet de détecter des structures internes interconnectées, susceptibles d’être des zones d’accumulation de magma, des conduits d’alimentation et des anomalies. Toutes ces structures sont identifiées grâce à la propagation des ondes sismiques dans le sous-sol ; ces ondes se propagent plus rapidement dans les roches dures et plus lentement dans les zones contenant du magma ou des matériaux tendres.

Modèle de la structure interne du Popocateptl après traitement des données par l’intelligence artificielle (Source : UNMA)

L’étude montre la présence d’un système magmatique en forme de champignon dans deux régions présentant une vitesse des ondes S (Vs) élevée. Ces régions sont situées respectivement entre 0 et 5 kilomètres d’altitude, et entre 4 et 7 kilomètres de profondeur, et sont reliées par un conduit étroit en forme de tube.
Selon l’étude, la région à Vs élevée la plus superficielle est directement liée à des structures volcaniques anciennes et récentes. Ce phénomène résulte du mélange de matériaux magmatiques et d’un processus intense de dégazage, qui accroît la viscosité et la cristallisation du magma.
La région à Vs élevée la plus profonde est interprétée comme un piégeage de matériaux magmatiques par la pression lithostatique exercée par le poids des roches et sédiments sus-jacents sur une formation rocheuse profonde. De plus, le modèle met en évidence des paléostructures volcaniques enfouies et des vestiges d’anciens effondrements volcaniques.
Source : EL PAÍS USA.

Il ne fait aucun doute que l’IA, par la rapidité avec laquelle elle est capable de traiter des volumes importants de données, va énormément aider les volcanologues dans leur étude des structures volcaniques. Malgré tout, il restera encore un long chemin avant de pouvoir prévoir avec plus de précision qu’aujourd’hui le déclenchement des éruptions volcaniques.

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Scientists from the National Autonomous University of Mexico (UNAM) have created the first tridimensional model of the Popocatépetl volcano in the pursuit of understanding its internal structure, resolving doubts as to the existence of magma chambers, and optimizing monitoring efforts as well as disaster prevention. The study Estructura de velocidades sísmicas del volcán Popocatépetl, México, a partir de campos difusivos (Structure of seismic velocities of the Popocatépetl volcano, Mexico, via diffusion fields), which was published in the journal ScienceDirect, states that the model will better allow for the anticipation of future eruptive episodes. Thamks to the use of use of artificial intelligence, the researchers will be able to construct tomographies in four dimensions in the future.

Since 1994, the year that Popocatépetl erupted for the first time in more than 70 years, various geophysics studies have been carried out in the hopes of understanding the eruptive history, activity and volcanic perils of the volcano. But previous models based on volcanic-tectonic seismicity have not been sufficient in describing patterns in certain areas or across a large range of depth, due to spatial distribution of seismic activity and stations that have been used. The new study proposes the first 3D velocity model of Popocatépetl volcano describing the whole edifice.

Project leaders utilized 18 seismic stations located across the volcano. They installed eight of them, and the rest belong to the National Center for Disaster Prevention. Teams register at least 100 measurements per second and that data, an immense quantity of information, is automatically processed using AI. Previously, everything was analyzed manually. Today, with AI, scientists can process a year’s worth of data, from all stations, in three hours.

The 18-station study allows for the detection of interconnected internal structures as possible regions of magma accumulation and ascending conduits and abnormalities. All are identified by seismic waves traveling through the subsoil, which are faster in hard rocks and slower in areas with magma or soft material.

The study suggests the presence of a mushroom-shaped magmatic system in two regions with high Vs (S-wave velocity) between zero and five kilometers above sea level, and four and seven kilometers below sea level, connected by a narrow tube-shaped conduit.

According to the study, the most shallow high Vs region is directly related to old and new volcanic structures, as a result of magmatic materials mixing with and being affected by an intense process of degasification, which increases magma’s viscosity and crystal content.

The deepest region of high Vs is interpreted as magmatic material trapped by lithostatic pressure exerted by the weight of overlying rocks and sediments on a deep rock formation. In addition, the model presents evidence of buried volcanic paleostructures and remnants of ancient volcanic collapses.

Source : EL PAÍS USA.

L’IA pourrit la vie jusque sur l’Etna ! Fontaines de lave au Cratère Nord-Est !

Je le dis depuis le début : l’intelligence artificielle (IA) va nous pourrir la vie et contribuer à la diffusion de fausses informations. C’est ce qui est arrivé le 26 décembre 2025 avec la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo de 6 secondes de l’Etna (Sicile) qui a cumulé 900 000 vues et provoqué la colère des guides de l’Etna et des scientifiques locaux. .
On observe actuellement sur le volcan une petite activité strombolienne à l’intérieur du Cratère Nord-Est. La fausse vidéo a accentué le phénomène et montre un cratère éjectant carrément des bombes qui retombent sur la neige alors qu’en réalité, l’activité reste confinée à l’intérieur du cratère. Ces images paraissent si réelles qu’elles ont trompé des milliers de personnes, y compris certains responsables locaux.
La vidéo de six secondes a été publiée sur une page Facebook de Catane. En une demi-journée, elle a été visionnée plus de 900 000 fois et partagée plus de 1 200 fois. Il a été demandé à la personne qui l’a publiée de la retirer ou de préciser qu’il s’agit d’une création d’intelligence artificielle. Elle a refusé. Son seul but était d’obtenir un grand nombre de « j’aime ».
La réalité éruptive est celle que j’ai expliquée le 26 décembre. Une hausse d’activité est observée par l’INGV et l’alerte aérienne (VONA) est passée à la couleur Jaune (niveau 2, avant l’Orange et le Rouge). Les instruments montrent une activité strombolienne à l’intérieur du Cratère Nord-Est, accompagnée d’une hausse du tremor. Le nuage éruptif est transporté par le vent en direction nord-est, et de légères retombées de cendres ont été signalées à Piano Provenzana et Taormine.

Au vu de ces événements, la Protection civile régionale de Sicile a relevé son niveau d’alerte. Le système Etnas (Etna integrated alert system) est passé au niveau F1 en raison de la forte probabilité de fontaines de lave. Les touristes ne sont pas autorisés à accéder au-dessus de 2500 mètres d’altitude.

Photo: C. Grandpey

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Dans son dernier bulletin du 27 décembre 2025 à 16h28 (heure locale), l’INGV indique qu’après quelques heures de calme relatif, un nouvel épisode de fontaines de lave a débuté au Cratère Nord-Est à 15h15 avec des jets de lave de 300 à 400 m de hauteur et une colonne éruptive qui s’est élevée à plusieurs kilomètres au-dessus du sommet de l’Etna avant d’être poussée par le vent vers l’ouest. À 15:45, l’activité a commencé à diminuer et les fontaines ont évolué vers de fortes explosions avec des bulles de lave qui ont projeté des matériaux pyroclastiques jusqu’à la
base du cône et au-delà. Cet épispde a été plus intense qu’un autre déjà observé dans la matinée.

Source : INGV.

Source: Boris Behncke / INGV

Source: INGV

Intelligence Artificielle (IA) et désinformation// Artificial Intelligence (AI) and misinformation

Alors que l’ouragan Melissa, l’un des plus puissants jamais enregistrés, ravageait la Jamaïque à la fin du mois d’octobre 2025, les « chasseurs d’ouragans » – Hurricane Hunters – du 53e Escadron de reconnaissance météorologique, une unité de l’US Air Force spécialisée dans l’étude des tempêtes tropicales et des ouragans, ont diffusé des images spectaculaires du phénomène, prises depuis un avion au cœur de l’œil du cyclone.

À côté de la photo réelle prise depuis un avion, d’autres images de l’ouragan, générées par intelligence artificielle, sont devenues virales sur les réseaux sociaux. Bien entendu, il s’agissait de faux (fake en anglais), contribuant à aggraver la désinformation en temps de crise.

L’image générée par IA est censée montrer le système à plusieurs kilomètres d’altitude. Elle montre un œil de cyclone gigantesque, survolé par une nuée d’oiseaux. Cependant, comme l’ont remarqué les météorologues du National Weather Service, l’échelle de l’image est incorrecte. L’œil de Melissa mesurait environ 16 kilomètres de diamètre. « À cette échelle, ces oiseaux seraient plus grands que des terrains de football. » Pour que cette image soit authentique, les oiseaux auraient dû voler à des altitudes bien supérieures au sommet de l’Everest. De plus, à de telles altitudes, la température et la densité de l’air sont beaucoup trop faibles pour que les oiseaux puissent voler.

Les scientifiques pensent que la fausse image a été diffusée pour la première fois sur le réseau X (anciennement Twitter) le 28 octobre 2025, avant de se propager rapidement sur Facebook, Instagram et TikTok, suscitant des dizaines de milliers de commentaires. Des dizaines de comptes différents ont publié exactement la même image, ce qui a permis une diffusion – et une désinformation – très rapide.

Ce n’est pas le seul exemple de désinformation générée par l’IA concernant l’ouragan Melissa. Une autre image a montré un hôpital jamaïcain complètement détruit par les vents extrêmement violents, mais en regardant attentivement l’image, on discerne aussi la présence d’un tampon SynthID, un filigrane invisible intégré aux contenus créés avec les outils d’IA de Google.

Ces images sont de nouveaux exemples de la dangereuse montée en puissance de la désinformation générée par l’IA, et un rappel que ce fléau est loin d’être maîtrisé. À l’avenir, il faudra se montrer très vigilant avant de diffuser sans discernement – comme cela se fait actuellement – des images spectaculaires sur les réseaux sociaux.

Source : Yahoo News.

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While Hurricane Melissa, one of the largest hurricanes in recorded history was destroying Jamaica by the end of October 2025, the Hurricane Hunters of the 53rd Weather Reconnaissance Squadron, a unit of the United States Air Force specializing in the study of tropical storms and hurricanes released spectacular glimpse of the phenomenon, flying through the eye of Melissa. (see photo above)

Beside the real photo taken from a plane, other AI-generated images of the storm went viral on the social networks. Of course, they were fake and are making crisis misinformation worse than it has ever been. (see image above)

The AI generated picture is supposed to show the system from kilometers above the ground. It shows an absolutely mammoth hurricane eye, punctuated by a flock of birds circling safely above.

However, as was noticed by meteorologists at the National Weather Service, the scale of the image does not work. Melissa’s eye was reported to be around 16 kilometers wide. « Based on the scale of the eye, these birds would be larger than football fields. They would have to have been flying at altitudes well above the summit of Mount Everest for this image to be real. » Besides, at such altitudes, the air temperature and air density are much too low for birds to fly.

Scientists think that the fake image seems to have kicked off on the X (formerly Twitter) network on October 28 2025, but soon began making the rounds all over Facebook, Instagram and TikTok, earning tens of thousands of reactions. With dozens of various accounts posting the exact same image, the post spread very rapidly.

Thus was not the only piece of AI-misinformation surrounding Hurricane Melissa. Another image showed a Jamaican hospital completely decimated by the storm, though fact checkers quickly identified a SynthID stamp, an invisible watermark embedded into content made with Google’s AI tools.

It’s another example of the dangerous rise in AI-generated misinformation, and a reminder that this is one genie we won’t be putting back into the bottle anytime soon. In the future, we will need to be very vigilant before indiscriminately disseminating – as is currently happening – spectacular images on social media.

Source : Yahoo news.

Au cas où le mont Fuji entrerait en éruption… // In case Mount Fuji erupts…

Au Japon, il n’y a actuellement aucun signe d’une éruption imminente du mont Fuji. L’événement redouté après le séisme de Tohoku en 2011 n’a jamais eu lieu. Cependant, les Japonais craignent toujours que leur montagne sacrée ne se réveille soudainement.
Dans le cadre d’une campagne de prévention, les autorités japonaises ont diffusé une vidéo de l’éruption du mont Fuji générée par l’Intelligence Artificielle (AI) afin d’encourager les Tokyoïtes à se préparer. Officiellement, « le gouvernement japonais souhaite avertir les 20 millions d’habitants de Tokyo de ce qui les attend si le mont Fuji, ce volcan d’une beauté à couper le souffle qui domine leur ville, entre en éruption.» Cette campagne de prévention s’inscrit dans le cadre des mesures prises dans ce pays pour anticiper les catastrophes naturelles. Ainsi, à Kagoshima, des exercices d’évacuation sont régulièrement organisés pour anticiper une éruption majeure du volcan Sakurajima.
Bien qu’aucune éruption ne soit imminente, le mont Fuji est un volcan actif. Sa dernière éruption remonte à 1707, lors de l’éruption dite de Hoei. La vidéo, réalisée par IA, montre une femme dans une rue animée. Elle reçoit soudainement un message d’alerte sur son téléphone l’informant de l’éruption du volcan. « Un tel événement peut arriver sans prévenir », indique la narration, avant que la vidéo ne laisse place à des images saisissantes montrant d’importants nuages ​​de fumée s’échappant du mont Fuji.

https://youtu.be/o_ditkWMElM

La vidéo prévient que les cendres volcaniques pourraient atteindre Tokyo en moins de deux heures, entraînant des problèmes sanitaires ainsi que des perturbations dans l’approvisionnement en électricité, la circulation et la distribution alimentaire.
Le gouvernement a publié une autre vidéo de simulation le 26 août, Journée de prévention des catastrophes volcaniques au Japon. Elle demande avec insistance à la population de « visualiser des scénarios spécifiques » afin de mieux se préparer.
Les autorités japonaises ont intensifié la diffusion des messages d’alerte en 2024 dans l’espoir d’accroître la vigilance des citoyens. Les craintes d’un puissant séisme se sont accrues depuis que le gouvernement japonais a averti en janvier qu’il y avait 80 % de risque qu’un violent tremblement de terre soit déclenché par la Fosse de Nankai, au sud du pays, d’ici 30 ans.

Certains sismologues ont critiqué ces alertes, s’interrogeant sur leur exactitude. Certains habitants jugent l’approche des autorités japonaises trop alarmiste et les messages pourraient dissuader les touristes de se rendre au Japon.
Ce n’est pas la première fois que les autorités rappellent aux habitants des villes autour du mont Fuji de se préparer. En mars, le gouvernement a publié des directives recommandant aux habitants de conserver un stock de produits de première nécessité pour deux semaines en cas d’éruption majeure.
Selon le gouvernement, une éruption de grande ampleur produirait environ 1,7 milliard de mètres cubes de cendres, dont environ 490 millions de mètres cubes pourraient s’accumuler sur les routes, les bâtiments et d’autres surfaces. L’accumulation de cendres pourrait provoquer l’effondrement de maisons en bois plus fragiles. Les zones urbaines seraient plongées dans l’obscurité, même en plein jour. Les pertes économiques liées à une éruption du mont Fuji sont estimées à 2 500 milliards de yens (16,6 milliards de dollars). Même une petite quantité de cendres volcaniques pourrait empêcher la circulation des trains, et en cas de pluie, une accumulation de cendres de plus de 3 centimètres pourrait rendre les routes impraticables. La logistique serait perturbée, rendant difficile l’approvisionnement en biens essentiels, et les lignes électriques pourraient se rompre sous le poids des cendres, entraînant des pannes de courant.
Source : CNN via Yahoo News.

L’une des Trente-Six Vues du Mont Fuji de Katsushika Hokusai.

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In Japan, there are currently no signs of an impenfing eruption of Mount Fuji. The eruption that was feared following the 2011 Tohoku earthquake never happened. However, the Japanese still fear their sacred mountain may wake up suddenly.

In a preventive campaign, Japanese authorities have relrased an AI-generated Mount Fuji eruption video to encourage Tokyo residents to be prepared. Officially, « Japan’s government wants to warn Tokyo’s 20 million residents what to expect if Mount Fuji, the breathtakingly beautiful volcano that looms over their city, ever erupts. » This prevention campaign is part of the ountry’s measures to anticipate natural disasters. For instance, in Kagoshima, evacuation drills are regularly organised to anticipate a major eruption of Sakurajima volcano.

While there is no suggestion that an eruption is imminent, Fuji is an active volcano. It last erupted 318 years ago, in what is known as the Hoei eruption. The AI-video shows a woman in a bustling street suddenly receiving a warning on her phone informing her the volcano has erupted. “The moment may arrive without any warning,” says the narration, before the video cuts to dramatic visuals of large clouds of smoke emitting from Fuji.

The video warns that volcanic ash could reach Tokyo within two hours, causing health hazards as well as disruptions on to power supplies, traffic and food distribution.

The government’s cabinet office released a separate simulation video on August 26th – Japan’s Volcano Disaster Prevention Day – urging people to “visualize specific scenarios” so that they could be better prepared.

Japanese authorities have stepped up their cautionary tone in the past year in the hope of raising citizens’ alertness levels. Fears of a “big one” have been mounting since the Japanese government warned in January that there was an 80% chance of a severe earthquake hitting the country’s southern Nankai Trough within 30 years. Some seismologists have been critical of these warnings, questioning whether they can ever be accurate. Some residents viewed the Japanese authorities’ approach as alarmist, with well-intended warnings turning into deterrents for some tourists in the past few months.

This is not the first time authorities have reminded residents in cities around Fuji to be prepared. In March, the government issued guidelines recommending residents maintain a two-week supply of essentials in the event of a large eruption.

According to the government, a large-scale eruption would produce an estimated 1.7 billion cubic meters of volcanic ash, of which around 490 million cubic meters is expected to accumulate on roads, buildings, and other land areas. Piled-up ash could cause wooden houses to collapse. Urban areas would be plunged into darkness, even during the day. The economic loss from a Mount Fuji eruption is estimated to be up to 2.5 trillion yen (16.6 billion dollars). Even a small amount of accumulated volcanic ash could stop trains from running, and if it rains, ash that accumulates to a depth of more than 3 centimeters could make roads impassable for vehicles. Logistics would be disrupted, making it difficult to obtain essential goods, and power lines could be cut by the weight of the ash, leading to power outages.

Sourse : CNN via Yahoo News.