Les éruptions du Mauna Loa et la Route 11 ( 1868-1950) // Mauna Loa eruptions and Highway 11 (1868-1950)

drapeau-francaisSur la Grande Ile d’Hawaii, la Route 11 (Highway 11) a beaucoup de circulation car elle est empruntée par tous ceux qui voyagent entre l’est et l’ouest Big Island. Cette route serait rapidement menacée si une éruption devait se déclencher sur la SouthWest Rift Zone (SWRZ), zone de fractures qui tranche le versant sud-ouest du Mauna Loa. Quand on conduit sur cette route dans la partie sud-ouest de Big Island, on remarque d’anciennes coulées de lave de part et d’autre de la chaussée.
Au cours des 148 dernières années, les éruptions à partir de la SWRZ du Mauna Loa ont généré des coulées de lave qui ont traversé la route à six reprises en 1868, 1887, 1907, 1919, 1926 et 1950. Certains de ces éruptions ont bloqué la circulation en plusieurs endroits pendant des semaines, voire encore plus longtemps.

On peut voir la coulée de lave de 1868 depuis la Route 11 entre les bornes 70 et 72, juste à l’ouest de l’intersection avec la South Point Road. Cette coulée de lave faisait partie d’une série d’événements qui avaient commencé le 27 mars 1868 avec une brève éruption sommitale du Mauna Loa.
Le 2 avril 1868, le séisme le plus puissant jamais enregistré à ce jour à Hawaii, avec une magnitude estimée à M 7,9, a causé d’importants dégâts dans la région. Il a également déclenché plusieurs glissements de terrain, avec une coulée de boue qui a tué 31 agriculteurs et généré un tsunami qui a balayé les côtes de Ka’u et Puna, tuant au passage 41 autres personnes.
Le 7 avril 1868, une grosse éruption a commencé dans la partie inférieure de la SWRZ. La lave émise par une fracture dévala la pente sur une distance d’environ 16 km qu’elle couvrit en trois heures. Les habitants ont fui leurs maisons, mais 37 structures ont été détruites dans le district de Ka’u. L’éruption a pris fin le 11 avril 1868.
En continuant la Route 11 vers l’ouest, on peut voir la coulée de lave de 1887 entre les bornes 73 et 74. L’éruption a commencé le 16 janvier, avec une brève émission de lave au sommet du Mauna Loa. Deux jours plus tard, des fractures se sont ouvertes sur la SWRZ, juste au-dessus des Hawaiian Ocean View Estates (qui n’existaient pas encore à l’époque) et une coulée de lave a’a a parcouru 24 km en quelque 24 heures, avant d’atteindre l’océan. L’éruption, s’est accompagnée de séismes fréquents et parfois forts, a pris fin le 2 février 1868.
La coulée de lave de 1907 a traversé la Government Road (l’ancêtre de la Highway 11) en deux endroits à proximité des bornes 75 et 78-79. L’éruption a commencé juste après minuit le 10 janvier 1907. La lave, émise une nouvelle fois par une bouche sur la SWRZ, s’est rapidement divisée en deux branches, pahoehoe au début, puis a’a, avec jusqu’à 9 mètres d’épaisseur. En trois jours, les deux branches ont traversé la route où elles ont brûlé des poteaux téléphoniques, coupant toute communication, et bloqué la circulation. La coulée de 1907 n’a pas atteint l’océan. L’éruption a duré environ 2 semaines.

Le 26 septembre 1919, une bouche s’est ouverte dans la partie supérieure de la SWRZ et a laissé échapper de la lave pendant quelques heures. Trois jours plus tard, une nouvelle fracture plus en aval sur la zone de rift a fait jaillir des fontaines de lave de120 mètres de hauteur et a envoyé une rivière de lave sur les pentes boisées du volcan. Pendant environ 20 heures, une coulée a’a de plusieurs centaines de mètres de large a traversé la Government Road (l’ancêtre de la Highway 11) et recouvert le petit village de Alika. On peut voir cette coulée aujourd’hui sur la Route 11, entre les bornes 90 et 91. La coulée de lave de 1919 de lave a parcouru 18 km en environ 24 heures. Elle a atteint l’océan où elle s’est déversée pendant 10 jours. L’éruption déclina ensuite lentement jusqu’à son terme le 5 novembre.
L’éruption de 1926 a commencé le 10 avril au sommet du Mauna Loa, mais des fractures ont bientôt migré vers la SWRZ. Le 14 avril, trois bouches ont envoyé d’énormes coulées de lave a’a vers l’aval.  Deux jours plus tard, la coulée principale traversait la route. Cette coulée est visible aujourd’hui le long de la Route 11, au niveau des bornes 87 et 88. La coulée de 1926 s’est épaissie et élargie avant de traverser la route en se dirigeant vers la mer. Le 18 avril un front de lave a’a de 9-12 mètres de haut et de 455-610 mètres de large a’a a traversé le village de Ho`ōpūloa. La destruction a été progressive, mais totale. L’éruption a pris fin le 26 avril.
Après l’éruption de 1926, la SWRZ du Mauna Loa est restée calme pendant 24 ans. Cette période de repos a pris fin en 1950 avec l’une des plus grandes éruptions historiques du volcan.
Le 1er juin 1950, une fracture longue de 2,4 km a donné naissance, vers 21 heures, à une éruption dans la partie haute de la SWRZ. Quelques minutes plus tard, on pouvait entendre le rugissement des fontaines de lave depuis la Route 11, jusqu’à 24 km de distance. Des coulées de lave bien alimentées ont dévalé la pente ouest du volcan, d’autant plus que les fractures se sont étirées encore davantage le long de la zone de rift. En moins de deux heures, la première de ces coulées a traversé la route et a recouvert le village de Pahoehoe. Tous les villageois ont pu s’échapper, certains de justesse, avec seulement leurs vêtements sur le dos. Trente-cinq minutes plus tard, la coulée entrait dans l’océan, créant un nuage de vapeur qui est monté jusqu’à 3 km de hauteur. Il est à noter que, entre la bouche éruptive et la mer, cette imposante coulée de lave a’a a parcouru une distance de 21 km en seulement 3 heures. Deux autres coulées au sud de la première ont atteint l’océan respectivement en 14 et 18 heures.
Avant de se terminer le 23 juin, l’éruption de 1950 a détruit une vingtaine de structures et a coupé la Route 11 en trois endroits (aujourd’hui visibles entre les bornes 92 et 98).

Comme je l’ai indiqué au début de cette note, si une coulée de lave en provenance de la South-West Rift Zone du Mauna Loa traversait la Route 11 aujourd’hui, la vie de milliers de personnes seraient affectée de manière significative, même si elles ne vivent pas à proximité immédiate des coulées. Dans le meilleur des cas, les trajets à partir et à destination des maisons d’habitation, des écoles et des lieux de travail seraient perturbés. Si l’éruption prenait une grande ampleur, les pertes matérielles et les dégâts causés à cette partie de Big Island pourraient être considérables.

Source: HVO / USGS.

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drapeau-anglaisAs I put it before, Highway 11, the busy roadway used by both residents and visitors to travel between West and East Hawaii, would be under threat if an eruption started from Mauna Loa’s SouthWest Rift Zone (SWRZ). If you drive along this road in the southwestern part of Hawaii Big Island, you can notice the lava flows alongside the highway.

In the past 148 years, Mauna Loa Southwest Rift Zone eruptions have sent lava flows across the main road six times—in 1868, 1887, 1907, 1919, 1926, and 1950. Some of these eruptions blocked the traffic in several places for weeks or longer.

The 1868 lava flow is visible from Highway 11 at mile-markers 70–72, just west of the South Point Road intersection. This lava flow was part of a series of events that started on March 27th with a brief Mauna Loa summit eruption.

Then, on April 2, 1868, the strongest earthquake known so far in Hawaii, with an estimated magnitude of M 7.9, caused a lot of material damage throughout the district. It also triggered multiple landslides, with a mud flow that killed 31 Hawaiian farmers, and generated a tsunami that swept the Ka‘ū and Puna coastlines and killed another 41 people.

On April 7th, 1868, a voluminous eruption began low on Mauna Loa’s Southwest Rift Zone. Lava gushed from a fissure and quickly advanced downslope, covering a distance of about 16 km in about three hours. Area residents fled their homes and escaped, but 37 buildings in Ka‘ū were destroyed. The eruption ended on April 11th, 1868.

Continuing west on Highway 11, near mile-markers 73–74, you can see the 1887 lava flow. The eruption started on January 16th, when lava briefly broke out at the summit of Mauna Loa. Two days later, fissures on the volcano’s Southwest Rift Zone, just above today’s Hawaiian Ocean View Estates, erupted an a’a lava flow that advanced 24 km to the ocean in about a day. The eruption, which was accompanied by frequent and sometimes strong earthquakes, came to an end on February 2nd, 1868.

The 1907 lava flow crossed the government road (predecessor of Highway 11) in two places—near today’s mile-markers 75 and 78–79. The eruption began just after midnight on January 10th. Lava spewing from a vent on the SWRZ quickly split into two branches, changing from pahoehoe to a’a flows, up to 9 metres thick. Within three days, both branches had crossed the government road, where they burned telephone poles, cutting off all communication, and blocked traffic. The 1907 flow did not reach the ocean. The eruption lasted about 2 weeks.

On September 26th 1919, a vent high on Mauna Loa’s Southwest Rift Zone erupted for just a few hours. Three days later, a breakout lower on the rift zone erupted fountains of lava up to120 metres high and sent a river of lava down the volcano’s forested slopes. Within about 20 hours, an ‘a‘ā flow several hundred metres wide crossed the government road (predecessor of Highway 11), burying the small village of Alika. This flow can be seen today at Highway 11, between mile markers 90 and 91. The 1919 lava flow advanced 18 km in about 24 hours and reached the sea where it poured into the ocean for 10 days. The eruption then slowly waned until November 5th when it came to an end.

The 1926 eruption began on April 10th at the summit of Mauna Loa, but fissures soon migrated down the volcano’s Southwest Rift Zone. By April 14th, three main vents were sending huge a’a flows downslope. Two days later, the main flow crossed the road. This flow is visible today along Highway 11, at mile markers 87 and 88. The 1926 flow thickened and widened as it rapidly advanced beyond the road toward the sea. On April 18th, a 9–12-metre-high and 455–610-metre wide a’a flow advanced through the Ho`ōpūloa village. The destruction was gradual, but complete. The eruption ended on April 26th.

After the 1926 eruption, Mauna Loa’s Southwest Rift Zone was quiet for 24 years. That ended in 1950 with one of the volcano’s largest historical eruptions.

On June 1st, 1950, a 2.4-km-long fissure began erupting high on Mauna Loa’s Southwest Rift Zone around 9:00 p.m. Minutes later, the roar of lava fountains could be heard from Highway 11, up to 24 km away. Floods of lava streamed downslope from the rift zone. As the fissure extended farther down the rift zone, several flows raced down the west flank of the volcano. Within about two hours, the first of these flows crossed the highway and inundated the village of Pahoehoe. All villagers reached safety, but for some, who escaped with only the clothes on their backs, it was a close call. Thirty-five minutes later, the flow entered the ocean, creating a steam cloud that rose 3,000 metres into the air. It’s noteworthy that, from vent to sea, this massive a’a flow travelled a distance of 21 km in only about 3 hours. Two additional flows south of the first one reached the ocean in about 14 and 18 hours.

Before ending on June 23rd, the 1950 eruption destroyed nearly two dozen structures and cut Highway 11 in three places (visible today between mile markers 92 and 98).

If a Mauna Loa Southwest Rift Zone lava flow crossed Highway 11 today, the lives of thousands of residents would be significantly impacted, even if they do not live in the immediate path of the flow. At the very least, travel to homes, schools, and workplaces would be disrupted. If the eruption became a large-scale event, the damage would be far more serious.

Source: HVO / USGS.

PowerPoint Presentation

Eruptions sur la SWRZ et leur impact sur la Route 11 (Source: USGS)

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Coulée sur le versant SO du Mauna Loa

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Système d’alerte en cas d’éruption.

(Photos: C. Grandpey)

Hawaii : La coulée du 24 mai // Hawaii : The 24 May lava flow

drapeau-francaisIl se dit un peu tout et n’importe quoi sur la nouvelle coulée de lave émise le 24 mai sur le versant SE du Pu’uO’o. Elle est certes active, mais il lui faudra encore pas mal de temps pour atteindre l’océan, à condition qu’elle montre suffisamment de vigueur pour y parvenir. Il est à noter que cette nouvelle coulée a « pompé » l’alimentation de son homologue du 27 juin qui, de ce fait, est devenue totalement inactive. Cette coalition pourrait permettre à la nouvelle lave de parcourir une longue distance. Les derniers bulletins du HVO indiquent qu’elle avait parcouru 3, 3 km le 10 juin depuis sa source. Elle progresse à raison de 250 mètres par jour en moyenne, avec tendance à l’élargissement. Cette vitesse s’accélérera une fois que la pente du Pulama Pali sera atteinte, mais il faudra que la coulée redouble ensuite d’efforts pour traverser la plaine côtière et atteindre l’Océan Pacifique. Il ne serait pas judicieux de se précipiter sur la Grande Ile d’Hawaii pour assister à ce spectacle qui ne sera probablement pas visible avant au moins un mois. De plus, il faut savoir aussi que le Parc des Volcans ne laissera pas les touristes s’approcher de la lave de façon anarchique. On peut raisonnablement penser que des points d’observation seront aménagés pour assurer une sécurité maximale.

La carte ci-dessous montre la position de la coulée le 10 juin 2016.

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drapeau-anglaisSome nonsense has been written about the new lava flow emitted on May 24th on the southeastern flank of Pu’uO’o. The flow is active, but it will take it quite a lot of time to reach the ocean, provided it shows sufficient vigour to do so. The new flow has « pumped » the feeding system of the 27 June flow which has become totally inactive. This coalition could allow the new lava to travel a long distance. The latest HVO updates indicate it had travelled 3.3 km on June 10th. It is moving forward at an average rate of 250 metres per day, with a tendency to spreading. This speed will accelerate once the slope of Pulama Pali is reached, but the flow will then need to make more efforts to cross the coastal plain and reach the Pacific Ocean. It would be unwise to rush to Hawaii Big Island to attend this show that probably will not occur before at least one month. Besides, Park authorities will not let tourists approach the lavain an anarchic way. It is reasonable to think that observation points will be installed to ensure maximum security.
The map below shows the position of the new flow on 10 June 2016.

Coulée 24 mai

On peut voir en rouge vif la position de la coulée active le 10 juin 2016. (Source : HVO)

Un lien entre le cancer et les zones géothermales ? // A link between cancer and geothermal areas ?

drapeau-francaisPlusieurs études publiées dans les années 1980 et 2000 avaient révélé la présence accrue du cancer de la thyroïde dans les régions volcaniques de notre planète. En particulier, Hawaï et les Philippines, avec leur grand nombre de volcans, étaient particulièrement concernées par ce type de cancer. A l’époque, les études avaient également indiqué que l’Islande était le pays où l’on trouvait  la plus forte concentration de cancers de la thyroïde en Europe. Le dénominateur commun de ces différentes régions était la présence de nombreux volcans et le fait que plusieurs éléments chimiques à l’intérieur de la lave semblaient impliqués dans la pathogenèse du cancer de la thyroïde. .
Un récent article publié sur le site Iceland Review nous apprend que les scientifiques de l’Université d’Islande ont découvert à leur tour un lien entre les cancers et la durée de temps passée dans les zones d’Islande qui utilisent l’eau des sources chaudes ainsi que dans les zones volcaniques où sont libérées toutes sortes de substances chimiques. Il ressort de l’étude qu’il existe un nombre plus élevé de cancers chez les personnes vivant dans des zones géothermales chaudes que dans les zones plus froides du pays. Toutes sortes de cancers sont concernés, comme les ceux du pancréas, du sein, de la prostate, du rein, des ganglions lymphatiques et la maladie de Hodgkin.
En conséquence, il serait utile d’examiner la composition chimique de l’eau en provenance du sous-sol volcanique ainsi que l’air de ces zones pour voir s’ils contiennent des cancérogènes connus ou nouveaux. Une fois les résultats révélés, on pourra s’atteler à la prévention.
L’étude n’inclut pas Reykjavik et sa périphérie, pas plus que la péninsule de Reykjanes où les archives médicales montrent pourtant qu’il existe une présence de cancers plus importante que dans les zones rurales en général.
Source: Iceland Review.

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drapeau-anglaisSeveral studies published in the 1980s and 2000s had revealed an increased incidence of thyroid cancer in volcanic areas around the world. Hawaii and the Philippines, where a great number of volcanoes are located, were among the regions with the highest incidence of thyroid carcinoma worldwide. The studies also indicated that Iceland was another region in which the highest incidence of thyroid cancer in Europe is found. The common denominator of these regions is their numerous volcanoes and the fact that several constituents of volcanic lava have been postulated as being involved in the pathogenesis of thyroid cancer.  .

A recent article released on the Iceland Review website informs us that scientists from the University of Iceland have discovered a link between rates of cancer and the amount of time spent living in areas of Iceland which use geothermal water and volcanic areas where all manner of chemical substances are released. It emerges that there is a higher rate of cancer among those living in hot geothermal areas than in comparable cooler areas. This covers a range of cancers, such as pancreatic, breast, prostate, kidney, lymph nodes and Hodgkin’s disease.

As a consequence, it would be useful to look at the chemical composition of geothermal water and air in such areas to see whether they contain any known or new carcinogens. Once this is known, prevention can be looked into.

The study does not include Greater Reykjavik and the peninsula of Reykjanes, where records show they have higher rates of cancer than in rural areas in general.

Source : Iceland Review.

Islande blog 13

Islande blog 15

Les sources géothermales islandaises sont-elle cancérigènes?

(Photo: C. Grandpey)

Histoires de polices d’assurances volcaniques // About volcanic insurance policies

drapeau-francaisDans une note parue le 16 août 2009, j’écrivais que vivre sur les pentes du Kilauea peut devenir très coûteux quand il s’agit de payer l’assurance habitation. En effet, certains assureurs n’acceptent plus de couvrir les biens les plus exposés aux coulées de lave de l’East Rift Zone. Une solution pour les propriétaires serait de changer de compagnie d’assurance mais cela leur coûterait encore plus cher et beaucoup d’assureurs n’assurent pas contre l’incendie, risque principal avec les coulées! Le coût des polices étant particulièrement élevé à Hawaii, beaucoup de maisons sur Big Island ne sont pas assurées. Leurs propriétaires préfèrent prendre le risque de perdre leur habitation plutôt que de dépenser beaucoup d’argent. Si leur maison se fait détruire par une coulée de lave ou un séisme, ils la reconstruiront.

Au Japon, une compagnie d’assurance, Sompo Japan Nipponkoa Insurance, va commencer à vendre au mois de juin des contrats qui aideront les entreprises à couvrir les pertes provoquées par l’activité volcanique, y compris la baisse de fréquentation de la clientèle pour les entreprises touristiques.
Les premières polices d’assurance de ce genre proposeront une cotisation annuelle de 300 000 yens (2735 dollars) et garantiront un paiement de 10 millions de yens si l’Agence météorologique du Japon (JMA) a décrété un niveau d’alerte de 3 ou plus pour un volcan situé à proximité des structures assurées.

Le Mont Fuji sera le premier volcan pour lequel ces contrats seront proposés ; d’autres volcans seront ajoutés ultérieurement. La compagnie d’assurance Sompo Japan s’est associée à des instituts volcanologiques pour obtenir la probabilité d’une éruption à partir d’archives couvrant les 1200 dernières années. Le Mont Fuji est en sommeil depuis sa dernière éruption en 1707, mais l’activité continue sous le volcan. Une éruption infligerait probablement de lourdes pertes sur une vaste zone.
La fréquentation des sites autour de Mont Ontake a baissé de moitié pendant l’année qui a suivi l’éruption d’octobre 2014.
Une petite éruption en 2015 au Mont Hakone (préfecture de Kanagawa), où se trouve un centre touristique en plein essor grâce aux sources hydrothermales, a entraîné là aussi une chute de fréquentation.

La récente flambée du tourisme au japon, avec l’arrivée de nombreux étrangers, a rendu les économies régionales japonaises davantage dépendantes de la qualité des structures d’accueil. Le développement des nouvelles polices d’assurance de Sompo Japon pourrait encourager les investissements dans les hôtels et donner aux patrons d’entreprises un plus grand choix de lieux pour pouvoir s’installer.
Source: Nikkei Asian Review: http://asia.nikkei.com/

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drapeau-anglaisIn a note released on August 16th 2009, I wrote that living on the slopes of Kilauea volcano can be expensive when it comes to the homeowners’ insurance. Indeed, some insurers no longer cover property with the highest risk of lava inundation in the East Rift Zone. A solution for these homeowners could be to turn to other insurance companies but it would cost them a lot of money and such insurers don’t insure against fire, the biggest threat posed by lava! Because of the high insurance costs, many houses on the Big Island are not insured. Their owners had rather take the risks of losing their homes than pay a lot of money. If their house happens to be destroyed by lava or an earthquake, they will rebuild it.

In Japan, an insurance company, Sompo Japan Nipponkoa Insurance, will begin selling insurance-like policies in June that can help companies cover losses from volcanic activity, including declines in customer traffic for tourism enterprises.

The first policies of this kind will carry an annual option fee of 300,000 yen ($ 2,735) and guarantee a 10 million yen payout if the Japan Meteorological Agency sets an alert level of 3 or higher for a particular volcano located close to rhe insured structure.

Mount Fuji will be the first volcano for which the policies are offered, with other mountains added later. Sompo Japan has teamed with research institutes to derive the probability of an eruption from records covering the past 1,200 years. The mountain has been dormant since its last eruption in 1707, but activity continues beneath the surface. An eruption likely would deal damage to a wide area.

Visitor traffic at sites surrounding Mount Ontake lingered at half its normal level a year after the 2014 eruption.

A small eruption in 2015 at Kanagawa Prefecture’s Mount Hakone, home to a thriving hot spring industry, clouded tourism there as well.

The recent surge in tourism from abroad makes many of Japan’s regional economies more dependent on the hospitality industry. Wider use and availability of Sompo Japan’s new insurance policies could reduce the risk of investing in hotels and other operations and give companies greater choice in where they locate facilities.

Source: Nikkei Asian Review: http://asia.nikkei.com/

Fuji-blog

Le Mont Fuji, volcan potentiellement actif (Crédit photo: Wikipedia)