L’ʻōhiʻa lehua retient son souffle pendant les éruptions du Kilauea (Hawaï) // ‘Ōhi‘a lehua holds its breath during Kilauea eruptions

L’ʻōhiʻa lehua est l’arbre indigène le plus répandu à Hawaï ; il représente 80 % des forêts primaires de l’archipel. C’est l’arbre dominant au-dessus de 390 m d’altitude. Il colonise les coulées de lave récentes. Ses fleurs arborent des teintes allant du rouge flamboyant au jaune.

Aujourd’hui, les fleurs d’ʻōhiʻa lehua sont utilisées lors de cérémonies et de pratiques culturelles, comme la confection de leis et pour la danse hula. Cependant, de nombreux danseurs de hula renoncent à utiliser les fleurs d’ʻōhiʻa lehua afin d’empêcher la propagation de la maladie de la mort rapide de l’ʻōhiʻa (Rapid ʻŌhiʻa Death ou ROD) et de protéger cette espèce d’arbre d’une grande importance culturelle.

Dans la mythologie hawaïenne, ʻŌhiʻa et Lehua étaient deux jeunes amoureux. La déesse des volcans, Pelé, tomba amoureuse du beau ʻŌhiʻa et tenta de le séduire, mais il repoussa ses avances. Prise d’une crise de jalousie, Pelé transforma ʻŌhiʻa en arbre. Lehua fut anéantie par cette transformation. Par pitié, les autres dieux la métamorphosèrent en fleur et la déposèrent sur l’arbre ʻōhiʻa.

Les ʻōhiʻa lehua qui poussent près du Kilauea possèdent une remarquable capacité de protection contre les gaz toxiques : ils peuvent brièvement retenir leur respiration. Lorsque le vent transporte du dioxyde de soufre (SO₂) vers eux, ces arbres ferment leurs stomates, les minuscules pores de leurs feuilles ; ils limitent ainsi la quantité de gaz qui pénètre à l’intérieur.

La résilience des ʻōhiʻa lehua a été mise à rude épreuve de janvier à avril 2026, lorsqu’une série de violentes tempêtes liées à la dépression de Kona a poussé le panache éruptif du Kilauea vers le nord, transportant du SO₂ jusque dans les localités proches du sommet. Le dioxyde de soufre est un gaz très acide qui forme de l’acide sulfurique lorsqu’il est dilué au contact de l’eau, qu’il s’agisse de pluie, de brouillard ou de rosée matinale. Malgré leur capacité à interrompre temporairement leur respiration, les ʻōhiʻa lehua peuvent être endommagés par une exposition prolongée, car ils doivent finir par rouvrir leurs pores. Outre les effets néfastes des gaz, la végétation a été bombardée par les téphras éjectés lors des éruptions. La force de ces téphras était comparable à celle de la grêle lors d’un orage et a endommagé les feuilles des arbres.
Ailleurs près du Kilauea, la végétation a pris une couleur marron ou perdu ses feuilles, un paysage qui évoque davantage l’automne en Amérique du Nord que la fin du printemps à Hawaï. Avec l’arrivée de l’été et le retour des alizés, le panache volcanique s’est déplacé vers le sud-ouest, offrant à la végétation son premier répit prolongé depuis des mois. De nouvelles pousses apparaissent déjà sur certaines plantes, mais le retour d’une végétation luxuriante au sommet du volcan prendra du temps.
Source : AccuWeather.

Photos: C. Grandpey

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  Ōhi‘a lehua is the most common native Hawaiian tree, comprising 80% of Hawaii’s native forests. It is the dominant tree above 390 m. It is a colonizer of recent lava flows. Its flowers range from fiery red to yellow. Today, ‘ōhi‘a lehua blossoms are used in cultural ceremonies and practices, such as lei and hula, though many hula practitioners have begun forgoing the use of ōhi‘a lehua to prevent the spread of Rapid ʻōhiʻa death (ROD) and protect this culturally significant tree species.

In Hawaiian mythology, ʻŌhiʻa and Lehua were two young lovers. The volcano goddess Pele fell in love with the handsome ʻŌhiʻa and approached him, but he turned down her advances. In a fit of jealousy, Pele transformed ʻŌhiʻa into a tree. Lehua was devastated by this transformation and out of pity the other gods turned her into a flower and placed her upon the ʻōhiʻa tree.

Ōhi‘a lehua trees that grow close to Kilauea volcano have a remarkable way of protecting themselves when toxic gas drifts their way: They can briefly stop breathing. When wind carries sulfur dioxide (SO2) gas toward them, the trees can close their stomata, the tiny pores in their leaves, limiting how much of the gas gets inside.

The resilience of the trees was tested repeatedly from January through April 2026, when a series of intense Kona Low storm systems pushed Kilauea’s eruptive plume northward, carrying SO2 into communities near the summit. Sulfur dioxide is a highly acidic gas which forms dilute sulfuric acid when it reacts with water, whether it be in the form of rain, fog, or morning dew.

Despite their ability to temporarily stop breathing, the ‘ohi’a trees can still be damaged by prolonged exposure because they eventually need to reopen those pores. On top of the damaging effects of the gas, vegetation was pelted by the tephra ejected during eruptions. The force of the tephra was similar to large hail during a thunderstorm and stripped the leaves off the trees.

Other vegetation near Kilauea has turned brown or lost its leaves, a scene more reminiscent of autumn in North America than late spring in Hawaii. With summer approaching and trade winds returning, the volcanic plume has shifted back toward the southwest, giving the battered vegetation its first extended reprieve in months. New growth is already emerging on some plants, but a full return to the lush greenery of the summit area will take time.

Source : AccuWeather.

Kilauea (Hawaï) : Épisode 48 !

Avec plusieurs jours de retard sur les prévisions initiales de l’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO), les fontaines de lave de l’Épisode 48 du Kilauea sont finalement apparues vers 4h40 (heure locale) le 1er juin 2026. Une activité éruptive précurseure avait débuté vers 17h40 (heure locale) le 30 mai 2026.

95 émissions de lave ont été observées à la bouche éruptive sud. Des projections de lave ont été constatées à la bouche nord, mais sans débordements. Vers 4h00 le 1er juin, une fontaine en forme de dôme est apparue à la bouche nord, tandis que son homologue sud est devenu inactive.

Le Kilauea a ensuite offert son spectacle habituel de fontaines de lave 150m-200m de hauteur selon le HVO) à la bouche nord. Il se poursuit au moment où j’écris ces lignes.

Des cendres et des téphras atteignant plusieurs centimètres de diamètre, ainsi que des mèches de cheveux de Pélé, ont été signalés au belvédère d’Uēkahuna, dans le parc national. Des téphras tombent également sur la Highway 11 et près du camping de Nāmakanipaio. De fines cendres et des cheveux de Pélé ont été signalés à Volcano Village, dans les Mauna Loa Estates et les Ohia Estates, au nord-est du parc national.

La webcam V3 est un excellent moyen d’observer l’éruption :
https://www.youtube.com/watch?v=gXKuUyKt8mc

L’Épisode de fontaines de lave a pris fin le 1er juin à 13h37 (heure locale), après 9 heures d’activité à la bouche nord. Cet épisode éruptif dans le cratère de l’Halema’uma’u détient désormais le record du nombre d’épisodes de fontaines de lave jamais enregistrés pour une éruption de ce type. Il dépasse l’éruption du Pu’uO’o pendant laquelle on avait comptabilisé 47 fontaines. La dernière minute de l’Épisode 48 a été marquée par de puissantes émissions de gaz à la bouche nord. La bouche sud n’a présenté aucune fontaine. Le débit effusif instantané a culminé à environ 320 mètres cubes par seconde juste avant 6h00. Le débit moyen a été de 185 mètres cubes par seconde pour l’ensemble de l’épisode. On estime à 5,6 millions de mètres cubes le volume de lave émis. La lave a recouvert environ 40 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.

Source : HVO.

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Several days behind the initial HVO forecasts, the lava fountains of Kilauea’s Episode 48 finally appeared at about 4:40 a.m. (local time), on June 1, 2026. Precursory eruptive activity began around 5:41 p.m. (local time) on May 30, 2026. There were 95 emissions of sluggish lava from the south vent. Spattering was observed the north vent, but no overflows. At about 4:00 a.m. on June 1, a dome-shaped fountain appeared at the north vent while the south vent became inactive. Then, Kilauea strated its usual show of lava fountains (150-200m high, according to HVO) at the north vent. It is going on while I’m writing this post.

Ash and tephra up to several centimeters in diameter and strands of Pele’s hair have been reported at the Uēkahuna overlook in Hawaiʻi Volcanoes National Park.Tephra is also falling on Highway 11 near and west of the Nāmakanipaio campground. Fine ash and Peleʻs hair has been reported from Volcano village, Mauna Loa Estates, and Ohia Estates to the northeast of the National Park.

Webcam V3 is a good meands to enjoy the eruption :

https://www.youtube.com/watch?v=gXKuUyKt8mc

Lava fountaining of Episode 48 ended at 1:37 p.m. (local time) on June 1 after 9 hours of activity at the north vent. The Halemaʻumaʻu eruption now has the most fountaining episodes ever recorded for an eruption of this type, edging out the Pu‘u‘ō‘ō eruption which had 47 fountain episodes. The last minute of Episode 48 was marked by gas jetting at the north vent. The south vent never fountained during this episode. The instantaneous effusion rate peaked at about 320 cubic meters per second just before 6:00 a.m., with an average effusion rate of 185 cubic meters per second for the entire fountaining episode. An estimated 5.6 million cubic meters of lava erupted and covered about 40% of the Halemaʻumaʻu crater floor.

Source : HVO.

L’épisode éruptif n°47 du Kilauea (Hawaï) // Eruptive episode 47 of Kilauea volcano (Hawaii)

Le 47ème Épisode éruptif du Kilauea s’est terminé le 15 mai 2026 à 00h27, après avoir commencé à à 15h27 (heure locale) au niveau de la bouche nord. Le HVO avait prévu que les fontaines de lave jailliraient probablement entre le 11 et le 14 mai 2026.

Les signes précurseurs de ce nouvel épisode sont effectivement apparus vers 4 heures du matin (heure locale) le 14 mai, avec des débordements de lave générés par des fontaines en dômes vers 8h20 au niveau de la bouche éruptive sud. L’activité ressemblait fortement à celle d’un geyser.

Mais c’est finalement la bouche éruptive nord qui a eu le dernier mot avec les fontaines de lave habituelles qui sont apparues à 15h27 (heure locale). L’Épisode 47 a pris fin après 9 heures de fontaines de lave. Dans le bilan de l’événement, le HVO indique que les fontaines ont atteint 200 mètres de hauteur.

Le débit effusif maximal était de 275-300 mètres cubes par seconde, pour un débit moyen de 220 mètres cubes seconde. L’Épisode 47 a déversé un volume de lave estimé à 5,2 millions de mètres cubes qui ont couvert 30-40% du plancher de l’Halema’uma’u. Le panache éruptif a atteint 4500 mètres de hauteur.

Source: HVO.

Captures d’images webcam

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Kilauea’s 47th eruptive episode ended on May 15, 2026, at 00:27, after beginning at 3:27 PM (local time) at the northern vent. The HVO had predicted that lava fountains would likely erupt between May 11 and 14, 2026.

The precursor signs of this new episode did indeed appear around 4:00 AM (local time) on May 14, with lava overflows generated by dome-shaped fountains around 8:20 AM at the southern vent. The activity strongly resembled that of a geyser.
However, it was ultimately the northern vent that had the last word, with typical lava fountains appearing at 3:27 PM (local time). Episode 47 ended after 9 hours of lava fountaining. In its event report, the HVO indicates that the fountains reached 200 meters in height.

The maximum effusive flow rate was 275-300 cubic meters per second, with an average flow rate of 220 cubic meters per second. Episode 47 poured an estimated 5.2 million cubic meters of lava that covered 30-40% of the floor of Halema’uma’u. The eruptive plume reached 4,500 meters in height.

Source: HVO.

Les volcans du Salvador vus par les scientifiques de l’USGS // El Salvador volcanoes as seen by USGS scientists

En mars 2026, une équipe de scientifiques de l’USGS, dont deux originaires d’Hawaï, s’est rendue au Salvador pour des études volcanologiques de terrain et un atelier sur les risques liés aux coulées de lave.
Le Salvador est le plus petit pays d’Amérique centrale, avec une population d’environ 6 millions d’habitants, mais il compte plus de 200 volcans.

La présence de nombreux volcans au Salvador s’explique par sa situation sur l’arc volcanique centraméricain, une situation très différente d’Hawaï qui se trouve au-dessus d’un point chaud. Les arcs volcaniques se forment lorsqu’une plaque tectonique océanique plonge sous une plaque continentale ou une autre plaque océanique. En plongeant dans le manteau terrestre, la croûte océanique provoque la fusion du magma qui remonte à la surface à travers la plaque sus-jacente.

Source : USGS

Bien que le Salvador possède cinq volcans importants ayant connu des éruptions historiques, de nombreuses failles permettent au magma issu de la zone de subduction de remonter en plusieurs endroits. Il en résulte des centaines de petits volcans, dont la plupart n’ont connu qu’une seule éruption.

La surveillance des volcans au Salvador est assurée par le Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles. Outre le suivi des conditions météorologiques et autres risques naturels, une petite équipe de volcanologues étudie la dynamique géologique et géophysique des volcans du pays, tout en restant vigilante face aux signes d’activité volcanique.
Les stratovolcans de Santa Ana et de San Miguel sont entrés en éruption au cours des 25 dernières années, mais des événements encore plus destructeurs se sont produits dans un passé plus récent.

Cratère du Santa Ana (Crédit photo : Wikipedia)

En 1917, le volcan San Salvador a projeté une coulée de lave dans des zones aujourd’hui urbanisées, et la caldeira d’Ilopango a connu une éruption régionale dévastatrice en 431.

 

Volcan San Salvador (Crédit photo : El Salvador Info)

L’USGS, par le biais de son Programme d’assistance en cas de catastrophe volcanique (Volcano Disaster Assistance Program), collabore depuis des décennies avec le Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles au Salvador. Cofinancé par le Département d’État américain, ce programme a soutenu de nombreuses études techniques et des projets de surveillance de volcans dans les pays en développement à travers le monde. Parallèlement, de nombreux volcanologues salvadoriens ont suivi une formation aux États-Unis dans le cadre du programme du Centre d’étude des volcans actifs, organisé chaque été à Hawaï et dans l’État de Washington.
Ces dernières années, la coopération entre les États-Unis et le Salvador s’est concentrée sur des projets géologiques visant à décrire l’histoire éruptive et les risques liés au volcan Santa Ana, ainsi que sur un effort plus vaste d’élaboration d’un « atlas des volcans » national. Cet atlas recensera la localisation, la composition de la lave et, idéalement, l’âge approximatif des plus de 200 structures éruptives du pays. Ces connaissances permettront une meilleure compréhension et une estimation plus précise des risques associés à leurs éruptions, à la fois explosives et effusives.
Les travaux de terrain menés en mars ont contribué à ces deux projets. Des dizaines d’échantillons ont été prélevés afin de corréler et de dater les dépôts éruptifs du Santa Ana, notamment trois carottes sédimentaires provenant de mangroves côtières et d’une tourbière de montagne susceptible de contenir des retombées de cendres volcaniques lointaines. Des missions de reconnaissance ont également été effectuées auprès de plusieurs édifices monogéniques disséminés dans l’ouest du Salvador afin d’évaluer leur genèse et leur âge. Des scientifiques de l’USGS, issus des observatoires volcanologiques d’Hawaï, des Cascades et d’Alaska, ont partagé leurs expériences et les meilleures pratiques mises en œuvre lors des récentes éruptions du Kīlauea et du Mauna Loa à Hawaï, ainsi que du Great Sitkin et du Pavlof en Alaska. Ce voyage leur a permis d’acquérir de précieuses connaissances sur le volcanisme au Salvador et d’en tirer des enseignements essentiels pour l’étude des volcans sous leur responsabilité.

Great Sitkin (Crédit photo : AVO)

Les éruptions explosives sont relativement rares à Hawaï, mais la capacité à interpréter correctement leurs dépôts est cruciale pour comprendre les risques potentiels futurs. Par ailleurs, la plus grande dispersion des volcans au Salvador a engendré des interactions intéressantes entre les coulées de lave relativement récentes et leur environnement présentant des dépôts plus altérés, à l’instar de certains volcans plus anciens d’Hawaï comme le Hualalai, le Mauna Kea et l’Haleakala.

Haleakala (Île de Maui) – Photo : C. Grandpey

Source : Volcano Watch (USGS / HVO).

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In March 2026, a team of U.S.G. S. scientists, including two from Hawaii, visited El Salvador for volcanological field studies and a workshop on lava flow hazards.

El Salvador is the smallest country in Central America with a population of about 6 million people, but it has more than 200 volcanoes.

There are numerous volcanoes in El Salvador because it sits along the Central American volcanic arc, rather than atop a hotspot like Hawaii. Volcanic arcs form where an oceanic tectonic plate subducts beneath either a continental plate or another oceanic one. The ocean crust triggers melting as it dips into the Earth’s mantle, creating magma that rises to the surface through the overlying plate.

Though El Salvador has five larger volcanoes with historical eruptions, numerous fault lines allow magma from the subduction zone to emerge just about anywhere. This has resulted in hundreds of smaller volcanoes, most of which have erupted only once.

Volcano monitoring in El Salvador is handled by the Ministerio de Medio Ambiente y Recursos Naturales. In addition to tracking the weather and other natural hazards, a small team of volcanologists works to study the geological and geophysical dynamics of the country’s volcanoes, while maintaining a watchful eye for signs of unrest.

The stratovolcanoes of Santa Ana and San Miguel have both erupted in the past 25 years, but even more destructive events have occurred in the not-too-distant past. The San Salvador volcano sent a lava flow into presently developed areas in 1917, and Ilopango caldera had a regionally devastating eruption in the year 431.

USGS, through its Volcano Disaster Assistance Program, has maintained a collaborative relationship with the Ministerio de Medio Ambiente y Recursos Naturales for decades. Co-funded by the U.S. Department of State, the program has supported numerous technical investigations and monitoring projects at volcanoes in developing countries around the world. Meanwhile, many volcanologists in El Salvador have studied in the United States as part of the Center for the Study of Active Volcanoes course held every summer in Hawaii and Washington state.

In recent years, U.S. relationships in El Salvador have focused on geologic projects to describe the eruptive history and hazards of Santa Ana volcano and a broader effort to assemble a national “volcano atlas,” which will include locations, compositions, and hopefully approximate ages for the more than 200 volcanic vents in the country. Such knowledge will enable more accurate understanding and delineation of hazards associated with their eruptions, which are both explosive and effusive.

The field work in March served both projects. Dozens of samples were collected to correlate and date eruptive deposits across Santa Ana, including three sediment cores from coastal mangroves and a montane bog that may contain distant ashfall from the volcano. Reconnaissance visits were also made to several monogenetic edifices scattered around western El Salvador to assess their genesis and ages.

USGS scientists from the Hawaiian, Cascades and Alaska Volcano Observatories discussed their experiences and best practices developed during recent eruptions at Kīlauea and Mauna Loa in Hawaii, as well as Great Sitkin and Pavlof in Alaska. While the USGS scientists learned plenty about volcanism in El Salvador during this trip, it also provided key insights to bring home to their own volcanoes.

Explosive eruptions in Hawaiʻi are relatively rare, but the ability to correctly interpret their deposits is critical to understanding potential future hazards. Additionally, the more distributed nature of volcanoes in El Salvador has led to interesting interactions between lava flows and their more-weathered depositional environments, not unlike some of Hawaii’s older volcanoes: Hualālai, Mauna Kea and Haleakalā.

Source : USGS / HVO.