Une histoire de fourmis de feu à Hawaii // Fire ants in Hawaii

drapeau francaisL’achèvement de la construction de route alternative qui doit relier la Route de la Chaîne des Cratères à la Highway 130 risque de prendre du retard car des fourmis de feu (une espèce de fourmis rouges) ont été découvertes dans l’assise de la nouvelle chaussée, sur une portion de route à l’extérieur du Parc des Volcans. On ne sait pas si elles ont été introduites accidentellement ou si elles étaient déjà là. Le problème, c’est qu’elles sont considérées comme une espèce invasive qui pourrait causer d’importants dégâts sur les espèces indigènes dans le Parc
L’autre problème est que le projet d’un coût de 10 à12 millions de dollars est en voie d’achèvement et d’autres matériaux vont être acheminés pour réaliser une surface carrossable. Tous les équipements et les matériaux sont inspectés avant leur entrée dans le Parc pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas de fourmis ou d’autres espèces envahissantes. Malgré ces contretemps, la route – qui devait initialement être terminée en décembre – pourrait être opérationnelle fin février ou début mars, selon le temps que prendront les inspections.

Source: Hawaii Tribune Herald.

Pendant ce temps, la situation n’évolue pas en amont de Pahoa. Malgré la présence de coulée secondaires sur la coulée du 27 juin, la lave ne progresse pas. La situation étant stable sur le Pu’uO’o, la lave ne devrait pas menacer les zones habitées et la Route 130 dans les prochains jours.

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drapeau anglaisCompletion of the Chain of Craters alternate route is being pushed further back because fire ants have been found in baseyards supporting the construction project that will reconnect Highway 130 with Chain of Craters Road in Hawaii Volcanoes National Park. The ants have been found on the portion of the road outside the park. It’s not clear if they were brought in accidentally or already were there. The problem is that they are considered as an invasive species that could wreak havoc on native species in the park

The other problem is that the $10 to12 million project is nearing completion and more material will be hauled in to provide a driveable surface. All equipment and material is tested for the ants and other invasive species before they are sent to work sites in the park. The project – which was expected to be over in December –  could be finished late this month or in early March, depending on how well the testing goes.

Source: Hawaii Tribune Herald.

Meantime, the situation has not much changed upslope of Pahoa. Despite breakouts at the surface of the June 27th flow, lava is no longer moving forward. As the situation is quite stable on Pu’uO’o, it should not be a threat to populated areas and to Highway 130 in the coming days.

Fire-ants

Source:  Wikipedia

Les zones interdites du Kilauea (Hawaii) // The prohibited areas of Kilauea (Hawaii)

drapeau francaisComme je l’ai écrit à plusieurs reprises sur ce blog, l’accès aux cratères de l’Halama’uma’u et du Pu’uO’o est officiellement interdit. Malgré tout, certaines personnes essaient de se rendre sur ces zones actives du Kilauea. Elles doivent savoir que si elles se font prendre par la patrouille, cela risque fort d’augmenter le prix de leurs vacances!
On peut accéder au Pu’uo’o par le nord en traversant la réserve naturelle de Kahaualea. Officiellement, le sentier est fermé comme l’explique le panneau apposé à son point de départ (voir photo ci-dessous). On peut lire que l’entrée dans cette zone est « une violation de la loi administrative hawaiienne13-209-4.5. Les contrevenants s’exposent aux sanctions prévues par les nouvelles clauses 195-8 ». En dépit de ces menaces, des randonneurs et des chasseurs entrent souvent la zone où l’on peut se perdre, surtout sur le chemin du retour car plusieurs bifurcations du sentier sont particulièrement piégeuses. C’est la mésaventure qui est arrivée il y a quelques jours à deux randonneurs à leur retour du Pu’uO’o. Ils ont dû être secourus par une équipe du service d’incendie. Les sauveteurs ont pu déterminer les coordonnées GPS des deux hommes qui visitaient Hawaii pour la première fois. Ils ont été extirpés de la forêt par hélitreuillage, après avoir été obligés de passer la nuit dans la forêt. Ils n’ont eu pas besoin d’assistance médicale mais ils ont dû rendre des comptes à la police et aux agents de la réserve naturelle, avec une lourde amende pour avoir enfreint la loi hawaïenne.
Ceux qui visitent les zones interdites du Kilauea doivent aussi savoir que les pilotes des vols d’hélicoptère pour touristes contactent immédiatement les rangers quand ils voient des gens qui s’aventurent dans ces secteurs. Signaler des contrevenants à la police est une pratique courante aux Etats-Unis.

Source : Presse hawaiienne.

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drapeau anglaisAs I put it several times on this blog, access to Halama’uma’u Crater and Pu’uO’o Crater is officially forbidden. Despite the interdiction, some people try to get to these active areas of Kilauea volcano. They need to know that if they get caught by the rangers, it might increase the price of their holidays!

Access to Pu’uo’o is often done from the north through the Kahaualea Natural Area Reserve. Officially the trail is closed as can be seen on the notice at its starting point (see photo below). One can read that entering the area is “a violation of Hawaii Administrative Rule 13-209-4.5. Violators will be subject to the penalties provided for in Hawaii Revisited Statutes 195-8.” However, hikers and hunters often enter the area where one can get lost, especially on the way back as several intersections on the trail can be disorienting. This is what happened a few days ago to two men who had to be rescued by a crew of the fire department. The rescuers were able to determine the GPS coordinates of the two visitors who were newcomers to Hawaii. A helicopter airlifted them via rescue net out of the forest. The two men, who had to spend the night in the forest, did not require medical assistance and were questioned by police and DLNR officers. No need to say they had to pay a heavy fine for their violation of the Hawaiian law.

Visitors to the prohibited areas also need to know that the pilots of the helicopter flights for tourists immediately call the rangers when they see people venturing in the forbidden areas. Reporting violators to the police is common practise in the U.S.

Source: Hawaiian newspapers.

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Entrée du sentier dans la réserve naturelle de Kahaualea  (Crédit photo:  DLNR)

Des Iles Canaries à Hawaii // From the Canary Islands to Hawaii

drapeau francaisRappelez-vous: Lors de l’éruption de 2011 à El Hierro (Canaries), des morceaux de sédiments emprisonnés dans une gangue de lave flottaient à la surface de la mer. A cette époque, les échantillons recueillis ont soulevé un certain nombre de questions auxquelles les scientifiques tentent maintenant de répondre.
Dans un article publié dans ‘Scientific Reports’, du groupe Nature, des chercheurs suédois, espagnols et portugais pensent qu’il s’agit de matériaux remontant à la période du Crétacé pendant laquelle les Iles Canaries se sont formées sur le modèle hawaiien ; comme à Hawaii, les îles les plus anciennes se trouvent à l’est et les plus jeunes à l’ouest. L’étude confirme, pour la première fois, que l’activité volcanique sous-marine a suivi le même processus que l’activité émergée, avec un âge plus avancé à l’est de l’archipel (Fuerteventura et Lanzarote), et plus jeune à l’ouest (El Hierro et La Palma).
La nouvelle étude place l’origine des Canaries à côté du modèle hawaïen. Tout comme Hawaii, l’archipel des Canaries ne se situe pas dans une zone où les plaques tectoniques se rencontrent, mais au milieu de la plaque africaine. Tout comme à Hawaï, aux îles Canaries un chapelet d’îles s’est formé au fur et à mesure que la plaque océanique se déplaçait dessus d’une source magmatique profonde. Cette approche est contraire à la théorie qui attribue l’origine de l’archipel à la tectonique régionale, responsable, entre autres, de la formation des montagnes voisines de l’Atlas dans le nord du Maroc.

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Iles Canaries: (de droite à gauche) Lanzarote, Fuerteventura, Grande Canarie, Tenerife, La Gomera, La Palma et El Hierro (Crédit photo: NASA)

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Hawaii: (de droite à gauche): La Grande Ile, Maui, Kahoolawe, Lanai, Molokai, Oahu, Kauai, et Niihau  (Crédit photo: NASA)

En ce qui concerne les matériaux volcaniques qui flottaient à la surface de la mer, on les connaît mieux sous le nom de «restingolites», une appellation plus appropriée que « xéno ponce »  utilisée par la littérature scientifique. Les matériaux étudiés par les chercheurs ont été recueillis à la surface de la mer pendant les premiers jours de l’éruption et, une semaine plus tard, lorsqu ‘ils ont atteint le rivage. Les petits fossiles qu’ils contiennent montrent qu’ils appartiennent à la période du Crétacé, au cœur de la formation de l’Océan Atlantique avec l’Amérique, au moment de la séparation de ce que sont aujourd’hui l’Europe et l’Afrique.
Selon les chercheurs, ces fragments sont probablement des morceaux de sédiments antérieurs à la formation des îles, qui ont été «retravaillés» par la colonne de magma lors de son ascension vers la surface. En raison de leur teneur en silice, on pourrait les confondre avec des rhyolites. Toutefois, la présence de nannofossiles à l’intérieur des restingolites renforce la première hypothèse.

Source: Nature.com.

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Echantillon de « restingolite » (Crédit photo: American Geophysical Union)

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drapeau anglaisRemember: During the 2011 eruption at El Hierro (Canary Islands), pieces of sediment encased in lava could be seen floating at the surface of the sea. By that time, the samples that were collected raised quite a number of questions scientists are now trying to answer.

In an article published in ‘Scientific Reports’, from the group Nature, scientists from Sweden, Spain and Portugal think they were confronted with materials from the Cretaceous period that matched the origin of the Canary Islands archipelago to the model of how Hawaii was formed; it also confirmed that the oldest islands were found to the east and the youngest to the west. The study confirms, for the first time, that submarine activity follows the pattern of the known age progression of emerged volcanic activity with older ages to the east of the archipelago (Fuerteventura and Lanzarote), and the youngest to the west (El Hierro and La Palma).

In this way, the new findings bring the origin of the Canaries closer to the Hawaiian model. Just like Hawaii, the Canary Islands archipelago is not located in an area where plates meet, but in the middle of the African plate. Just like Hawaii, at the Canary Islands, a string of islands was formed as the oceanic plate shifted over a deep set magmatic source. This is contrary to the theory which attributes the origin of the archipelago to regional tectonics, which is responsible, amongst other things, for the formation of the neighbouring Atlas mountains in northern Morocco.

As far as the floating volcanic materials are concerned, they are better known as ‘restingolites’, while in scientific literature they have been given the confusing name of ‘xeno pumice’. The materials studied by the scientists were collected floating on the sea during the first days of eruption and a week later after their arrival ashore. Due to the small fossils they contain, they are attributed to the Cretaceous period, in full formation of the Atlantic ocean with America, on separating from what are today Europe and Africa.

According to the researchers, these fragments must be pieces of pre-island sediments ‘reworked’ by the column of magma where the eruption occurred while en-route to the surface. Besides, due to their silica content, they might be confused with rhyolites. Yet, the existence of nannofossils inside the restingolites is a compelling argument in favour of the first hypothesis.

Source: Nature.com.

Effets secondaires de la coulée du 27 juin (Hawaii) // Secondary effects of the June 27th lava flow (Hawaii)

drapeau francaisLa coulée de lave du 27 juin est en passe d’avoir des effets secondaires sur le District de Puna, en particulier sur les personnes qui habitent près de la centrale géothermique Puna Geothermal Venture (PGV). Le programme qui permet aux personnes vivant à proximité de la centrale de vendre leurs maisons au Comté d’Hawaï vient d’être suspendu et la décision bloque 30 demandes de ventes.

Suite aux incertitudes qui entourent la coulée de lave du 27 juin, le Service de Planification, qui gère le programme de relogement, a imposé un moratoire sur les nouveaux achats et les ventes aux enchères des biens. Même si la centrale géothermique n’est pas directement sous la menace de la lave, la coulée, en coupant la Route 130, rendrait inaccessible la zone et obligerait la mise à l’arrêt de PGV.

Les redevances géothermales versées par PGV et récoltées par le Compté d’Hawaii sont la seule source de financement du programme de relocalisation. Ces versements cesseraient si la centrale devait arrêter de fonctionner. Début janvier, le Geothermal Royalty Fund avait 2,7 millions de dollars en caisse, avec une réserve supplémentaire d’un million de dollars. C’est assez d’argent pour effectuer quelques acquisitions supplémentaires, mais trop peu pour les  30 acquisitions prévues au programme.
La plupart des postulants désirent être relogés en raison de problèmes de santé comme des maux de tête et des problèmes oculaires, symptômes qui pourraient être causés par l’exposition à long terme à de faibles concentrations de sulfure d’hydrogène. Cependant, le lien entre ces soucis de santé et la centrale géothermique n’a pas été établi. Afin d’étudier le problème, le Comté d’Hawaii prévoit de lancer une étude sanitaire de trois ans dans les zones autour le la centrale pour déterminer quel est son impact sur la santé des habitants.
Une des habitantes concernées dit qu’après avoir attendu plus de deux ans, elle se demande pendant combien de temps le programme de relogement restera suspendu. Elle craint que la coulée de lave entraîne des difficultés pour la vente de sa maison. Même si elle aime le District de Puna, elle ne pense plus qu’il est agréable d’y vivre, à cause de la centrale.
Le Comté d’Hawaii a mis sur pied le programme de relogement en 1996, avec le Geothermal Royalty Fund  qui devait permettre de reloger les habitants vivant à proximité de la PGV s’ils en exprimaient le désir.
La centrale a commencé à produire de l’électricité en 1993. Jusqu’à présent, le Comté d’Hawaii a dépensé 1 560 000 dollars pour l’achat de 10 maisons dans le cadre du programme. Les maisons sont achetées jusqu’à 130 pour cent de leur valeur estimée. En retour, le Comté a reçu 216 100 dollars par la vente aux enchères de quatre propriétés. Pour pouvoir postuler, il suffit qu’un propriétaire émette le désir de déménager, avec priorité à ceux qui habitent à moins de 1,5 km de la centrale et ont acheté leurs maisons avant le 3 octobre 1989, comme le stipule de décret émis par le Service de Planification. Presque tous les candidats résident dans les Leilani Estates ou Lanipuna Gardens. Quelques autres se trouvent sur Pohoiki Road.
Source: Journaux hawaïens.

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drapeau anglaisThe June 27th lava flow is having secondary effects on Puna district, especially for the residents who live close to Puna Geothermal Venture (PGV), the geothermal plant.

A program that allows neighbours of Puna Geothermal Venture to sell their homes to Hawaii County is on hold, a move that leaves 30 applications in limbo.

The Planning Department, which administers the geothermal relocation program, placed a moratorium on new purchases and auctions of purchased properties in response to uncertainties surrounding the June 27th lava flow. While the power plant is not directly impacted by lava, the concern is that the flow could hamper access to the area and result in the plant shutting down. The county’s share of geothermal royalties is the only funding source for the relocation program. Those payments would cease if the plant shut down.

Early in January, the Geothermal Royalty Fund had $2.7 million. Another $1 million is kept in reserve. That’s enough money to continue with additional purchases though it falls short of funds needed to complete all of the remaining 30 acquisitions.

Most applicants to the program seek relocation because of health concerns like scratchy eyes and headaches, symptoms that might be caused by long-term exposure to low levels of hydrogen sulphide. However, a connection between them and the geothermal operation hasn’t been established. In response to the concerns, the county plans to undergo a three-year health study in the nearby communities to determine what impact the plant is having on its neighbours’ health.

One of the resident said that after waiting more than two years, she is concerned about how long the pause might be in place, especially since the lava flow could now make it difficult to sell her home. While she said she loves the neighbourhood, she no longer thinks it’s healthy to live there.

The County Council created the program in 1996 with the use of a newly created Geothermal Royalty Fund to relocate homeowners living near PGV who expressed a desire to leave.

The plant began commercial operations in 1993. So far, the county has spent $1.56 million on purchasing 10 homes through the program. Homes are purchased up to 130 percent of their assessed value. The county has received $216,100 through the auction of four properties. To qualify, a resident only needs to express a desire to relocate, with preference given to those who live within 1.5 km of the plant and purchased their homes before October 3rd, 1989, according to the Planning Department’s program rules. Nearly all of the applicants are in Leilani Estates or Lanipuna Gardens. A few are located down Pohoiki Road.

Source : Hawaiian newspapers.

Puna-blog

Vue de Puna Geothermal Venture  (Crédit photo:  Ormat)