Islande : nouvelle éruption sur la péninsule de Reykjanes ! // Iceland : new eruption on the Reykjanes Peninsula !

16 mars 2024.

23 heures : Une éruption a débuté en Islande, au beau milieu du match de rugby entre la France et l’Angleterre !
A 20h22 (heure locale – 21h22, heure française) une nouvelle éruption s’est déclenchée sur la péninsule de Reykjanes, sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar entre Hagafell et Stóra-Skóga-fell, un peu plus près de Stóra-Skógafell, à peu près au même endroit que l’éruption du 8 février. Il s’agit de la quatrième éruption sur la péninsule depuis décembre 2023. Pour le moment, l’événement ne représente donc pas une menace pour Grindavík. Le Blue Lagoon a été évacué.
Plus d’informations sur l’éruption dès que possible.

Vidéo montrant le début de l’éruption :

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2024/03/16/footage_showing_the_start_of_the_eruption/

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23h30 : La fissure éruptive fait environ 3 km de long. La lave semble avancer rapidement vers le sud en direction des digues de terre au nord de Grindavík. Elle coule également vers l’ouest en direction de la Grindavíkurvégur (la route reliant la ville au nord de la péninsule), tout comme elle l’a fait lors de l’éruption du 8 février.

Le débit est estimé à 400 – 500 mètres cubes par seconde.

A demain pour des dernières informations.

Images webcam de l’éruption

Image fournie par les gardes-côtes islandais

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17 mars 2024.

7h00 (heure française – 6h00, heure locale) : L’éruption fissurale qui a débuté à 20h20 (heure locale) le 16 mars 2024 se poursuit ce matin, mais son intensité a diminué et il n’est pas certain qu’elle dure très longtemps. La Protection Civile islandaise affirme qu’il s’agit de la plus grande éruption de la série qui a débuté en décembre 2023.
La source est proche de Stóra-Skógfell, comme lors de l’éruption du 8 février. La fissure mesure environ 3,5 kilomètres de long. Dans la soirée du 16 mars, la lave semblait couler vers le sud en direction des digues de terre au nord de Grindavík. Elle s’écoulait également vers l’ouest en direction de la Grindavíkurvegur et vers l’est.

Comme prévu par le Met Office, le préavis de l’éruption a été très court. Les premiers signes sont apparus à 19h43 (UTC) et le début de l’éruption a été confirmé par les webcams à peine 40 minutes plus tard.
Hier soir, à 22h10 (UTC), le front de lave sud se trouvait à seulement 200 m des digues de terre du côté est de Grindavík et la lave se déplaçait à une vitesse d’environ 1 km à l’heure. À 22h20, la lave se trouvait à 700 à 800 m de la Grindavíkurvegur, au nord-ouest de Grindavík, et avait couvert environ 1 km en 1,5 heure.

Grindavîk et le Blue Lagoon ont été rapidement évacués. L’aéroport de Keflavik n’est pas impacté et est pleinement opérationnel.

Image webcam

Grindavik n’est pas vraiment sous la menace de la lave (Image webcam)

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9 heures : L’éruption continue de décliner. Tiendra-telle le coup toute la journée? Pas sûr!

Image webcam

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11 heures : Des témoins sur le terrain confirment ce que les webcams montraient ce matin : l’intensité de l’éruption diminue. Cependant, les dernières images fournies par ces mêmes webcams tendent à montrer que l’activité est toujours soutenue le long de la fissure éruptive. Cela peut être dû au zoom des webcams qui donnent une vision plus rapprochée de l’éruption, ou à un regain d’activité.
Les autorités locales sont surtout préoccupées par les routes d’accès à Grindavik. Trois routes relient la bourgade au reste de la péninsule. L’une, la Grindavíkurvegur, a été recouverte par la lave, et une autre, la Suðurstrandarvegur, est en danger. Si ces deux routes sont englouties par la lave, il ne sera possible de sortir de Grindavík que par la Nesvegur.

La coulée de lave qui se dirige vers la Suðurstrandarvegur constitue plus une menace que celle en direction de Njarðvíkuræð. Il faut espérer que la lave n’atteindra pas le secteur de Njarðvík. Si ce devait être le cas, il est malgré tout peu probable qu’elle cause des dégâts car la zone est assez bien protégée. Njarðvíkuræð est la canalisation d’eau chaude qui part de Svartsengi et alimente Reykjanesbær et Suðurnesjabær.

Le véritable problème est qu’il n’est pas vraiment possible de protéger la Suðurstrandarveður de la lave. Il faudrait construire rapidement une nouvelle route au-delà de la digue en terre qui a été érigée hier soir. Il est important que la Suðurstrandarvegur soit ouverte, car la Nesvegur (la seule autre option actuellement) n’est pas prévue pour une circulation intense.

Source: médias d’information locaux.

Image webcam à 11 heures le 17 mars 2024

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14 heures : Si l’éruption se poursuit, la coulée de lave qui se dirige vers le sud pourrait atteindre la mer à l’est de Grindavik. Elle serait dirigée par les digues de protection du port de pêche. Le front de coulée se trouve actuellement à environ un kilomètre du rivage. Une situation similaire a déjà été observée à Hawaii.On sait qu’en entrant dans la mer la lave génère devolumineux nuages de vapeur et de gaz acides nocifs. Par ailleurs, le contact de la lave avec l’eau peut également provoquer des explosions violentes et dangereuses. Si cela se produit, des mises en garde et des explications seront fournies par la Met Office islandais.

Nuage de vapeur et de gaz à Hawaii (Photo: C. Grandpey)

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17h00 : Même si l’éruption est moins intense que ce matin, l’activité le long de la fissure éruptive est toujours importante avec des fontaines de lave qui jaillissent à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. La fissure, qui s’étire de Hagafell à Stóri Skógfell, mesure 3,5 km de long et montrait hier soir plus d’énergie que les dernières éruptions dans la région. Issue de cette fissure, la lave a commencé à couler dans deux directions : l’ouest et le sud.
La coulée vers l’ouest s’est presque arrêtée, mais la lave continue à progresser vers le sud, même si elle a ralenti sa course. Cette coulée de lave a évité Grindavík grâce aux digues de terre, mais la lave coule aussi en direction de Hraun (qui signifie « lave » en islandais), une ferme près de la côte sud de la péninsule de Reykjanes. Les habitants craignent que la lave n’atteigne la structure qui se trouve sur sa trajectoire.
La lave avance à une vitesse d’environ 20 mètres par heure et se trouve actuellement à environ 400 mètres de la Suðurstrandarvegur, la route qui longe la côte sud de la péninsule.

Source : Iceland Review.

Trajectoire des deux coulées principales. En vert, les digues de protection (Source: médias insladais)

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20h00 : Dans sa dernière mise à jour publiée à 18h40 (UTC) – 19h40 heure française, le Met Office indique que depuis 4h00 UTC aujourd’hui, la progression de la lave a considérablement ralenti. Cependant, l’éruption n’est pas terminée et la lave continue d’être émise par une fissure de 0,5 km de long, au lieu de 3 km initialement. Un bras de lave s’étend à l’ouest de la chaîne de cratères Sundhnúkur. Cette lave a recouvert la Grindavíkurvegur en tout début de matinée le 17 mars, rendant la route impraticable.
La lave s’est également déplacée vers le sud et se trouve désormais à moins de 250 m de la Suðurstrandarvegur, la route principale sur la côte sud de la péninsule de Reykjanes. Entre 10h00 et 16h30 UTC aujourd’hui, ce front de lave s’est déplacé à une vitesse moyenne de 12 m par heure. En supposant qu’il garde la même vitesse, il lui faudra environ 20 heures pour atteindre cette route. Dans le cas où la lave atteindrait la route, il lui faudrait encore parcourir350 m avant de pénétrer dans la mer.
Comme je l’ai écrit précédemment, une entrée de lave dans la mer ferait apparaîtrede nouveaux dangers tels que des panaches de gaz et d’éventuelles explosions.
Cependant, sur la base de l’évolution de l’éruption du 17 mars, le Met Office estime qu’il est peu probable que la lave atteigne la mer. En supposant la même vitesse de déplacement (12 m par heure), il faudrait deux jours au front de lave sud pour atteindre le littoral.
Source : MetOffice.

La fissure éruptive reste active le 17 mars au soir, mais sur une portion beaucoup plus courte qu’au début de l’éruption (Image webcam)

Sauf événement exceptionnel, cette mise à jour sera la dernière aujourd’hui.

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March 16th, 2024.

An eruption has started in Iceland, right in the middle of the rugby match between France and England !

At 8:22 pm (loval time – 9:22 pm, French time) a new eruption started on the Reykjanes Peninsula, on the Sundhnúkagígar crater row between Hagafell and Stóra-Skóga-fell, rather closer to Stóra-Skógafell, at a similar location to the eruption on February 8th. This marks the fourth eruption on the peninsula since last December. The estimated location puts the event out of harm’s way of Grindavík. The Blue Lagoon was evacuated.

Lava output has been estimated at 400 – 500 cubic meters per second.

More information on the eruption as soon as possible.

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11:30 pm : The eruptive fissure is about 3 km long. Lava appears to be flowing rapidly south towards the defensive walls north of Grindavík.It is also flowing west towards Grindavíkurvégur (the road connecting the town to the north of the peninsula), just as it did during the eruption on February 8th.

See you tomorrow for the latest news.

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March 17th, 2024.

7:00 (French time – 6:00 am, local time):The fissure eruption that started at 8:20 pm (local time) on March 16th, 2024 continues this morning, but the intensity has decreased. It is not likely that it willlast very long. The Icelandic Civil Defense says it is is the largest in the sequence of eruptions that started in December 2023.

The source is closer to Stóra-Skógfell, in a similar place to the eruption that occurred on February 8th. The fissure is about 3.5 kilometres long. In the evening of March 16th, the lava seemed to flow south towards the earthen dikes north of Grindavík. Lava also flowed to the west towards Grindavíkurvegur, and to the east.

As predicted by the Met Office, the pre-eruptive warning phase was very short. It occurred at 19:43 (UTC), and the onset of eruption was confirmed on web cameras just 40 minutes later. Last night, at 22:10 (UTC), the southern lava front was just 200 m from the barriers on the eastern side of Grindavík and moving at a rate of about 1 km per hour. At 22:20, lava was 700 to 800 m away from Grindavíkurvegur, nothwest of Grindavík, moving at a rate of approximately 1 km in 1.5 hours.

Grindavîk and the Blue Lagoon were quickly evacuated. Keflavik Airport is not impacted and is fully operational.

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9 a.m.: The eruption keeps declining. Will it last all day? Not sure! (see webcam image above).

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11:00 am : Witnesses on the field confimres what the webcams shoed this morning : Th intensity of the eruption is decreasing. However, the latest images provided by the webcams tend to show that activity is still hight along the eruptive fissure. This may be due to the zooming of the webcams that give a closer view of the eruption, or that a now surge of activity is happening.

Local authorities are mailny worried about the accesse roads to Grindavik. There are three roads that connect Grindavík to the rest of the peninsula. One, Grindavíkurvegur, has already seen lava flow over it, and a second, Suðurstrandarvegur, is also at risk. If both roads get engulfed by lava, it will only be possible toget out of Grindavík through Nesvegur.

The lava flowing towards Suðurstrandarvegur is more a threat than the flow travelling towards Njarðvíkuræð. It is hoped that the lava will not reach the Njarðvík region. If lava does reaches the infrastructure there, it is unlikely to cause damage as it is fairly well protected.
Njarðvíkuræð is the hot water pipeline that runs from Svartsengi and supplies Reykjanesbær and Suðurnesjabær with hot water. The problem is that it is not really possible to protect Suðurstrandarveður from lava. The only question is how soon will it be possible to build a new road past the earthen dike that was built last night. It is important that Suðurstrandarvegur is open, because Nesvegur (the only other option at present) does not tolerate heavy traffic.

Source: local news media.

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2:00 pm : If the eruption continues, the lava flow travelling south might reach the sea. It is currently around a kilometre from the shore, where it could enter, east of Grindavik. A similar situtaion has already been observed in Hawaii. So we know that lava enterring the sea triggers huge clouds of noxious acid clouds. Besides, the contact of lava with water may also cause violent and dangerous explosions. If this happens, further warnings and explanations will come from the Icelandic Meteorological Office.

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5:00 pm : Although the eruption is less intense than this morning, acticity along the eruptive fissure is still significant with lava fountains that rise tens of meters high. The initial fissure, stretching from Hagafell to Stóri Skógfell, was three and a half kilometres long and considerably more powerful than the previous recent eruptions in the area. From this fissure, lava began to flow in two directions: west and south.

The flow to the west has nearly stopped, but the lava flowing south is moving forward, even though its speed has slowed down. This lava flow was diverted away from Grindavík thanks to earthen walls, but the lava is also flowing in the direction of Hraun (which literally means “lava”), a farm near the south coast of Reykjanes. Its residents fear lava might reach the structure which is in its path.

The lava is moving forward at a rate of about 20 metres per hour, and is about 400 metres away from Suðurstrandarvegur, the road that runs along the south coast of Reykjanes.

Source : Iceland Review.

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8:00 pm : In its latest update released at 6:40 pm (UTC) 7:40 pm French time, thr Met Office indicates that since 04:00 UTC today, the propagation of lava has slowed substantially. However, the eruption has not ended, and lava continues to be emitted by a 0.5-km-long fissure. A lava front extends to the west from Sundhnúkur crater row. This front inundated Grindavíkurvegur in the early hours of March 17th, making the road impassable.

Lava also travelled southwards, and it is now less than 250 m from Suðurstrandarvegur, the main road on the southern coast of the Reykjanes Peninsula. Between 10:00 and 16:30 UTC today, this lava front moved at an average speed of 12 m per hour. Assuming the same speed of movement, it will take the front about 20 hours to reach the main road. In the event of the lava reaching the road, an additional 350 m will be needed before lava could enter the sea.

As I put it before, a lava entry in the sea would involve more hazards such as gas plumes and possible explosions.

However, based on the development of the eruption on March 17th, the Met Office thinks it is unlikely that lava will reach the sea. Assuming the same speed of movement (12 m per hour), it would take the southern lava front two days to reach the coastline.

Source : Met Office.

Except in case of an exceptional event, this update will be the last one today.

Dernières nouvelles d’Islande // Latest news from Iceland

Islande : éruption imminente ?

Selon le Met Office et des scientifiques de l’Université d’Islande, la hausse de l’activité sismique sur la péninsule de Reykjanes annonce une éruption imminente entre Hagafell et Stóra-Skógarfell. L’événement pourrait débuter entre le 28 février et le 4 mars au plus tard. Le volume de magma dans la chambre superficielle a atteint son niveau maximum. Comme je l’ai déjà écrit, le Met Office s’inquiète du fait que les gens soient revenus à Grindavík mais espère qu’ils seront prêts à quitter la ville rapidement car l’éruption pourrait commencer très soudainement.
Il semble que tous les signes indiquent une éruption entre Hagafell et Stóra-Skógarfell. Cependant, les volcanologues locaux affirment qu’il ne peut être exclu qu’une fissure s’ouvre plus au nord ou au sud, la plus grande probabilité se trouvant sur la crête de Sundhnjúkar. Ils affirment également que le schéma actuel d’éruptions sur la péninsule de Reykjanes – où les éruptions se produisent toutes les trois semaines et durent entre un et trois jours – pourrait se poursuivre au cours des prochains mois, voire des prochaines années.
Si une éruption devait se produire dans le secteur de Svartsengi, ce serait la quatrième depuis décembre 2023.
Source : Met Office, Université d’Islande.

Une éruption comme celle du 8 janvier (Image webcam)

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Voyeurisme et tourisme morbide à Grindavik.

Après une catastrophe ou un drame, vous êtes sûr de voir des badauds visiter le site ou venir à des funérailles, même s’ils n’ont jamais connu la famille du défunt. C’est du voyeurisme, de la curiosité morbide contre laquelle on ne peut pas faire grand-chose. La nature humaine est ainsi faite.
C’est ce qui se passe actuellement à Grindavik qui a été gravement endommagée par des séismes, où des fractures se sont ouvertes dans le sol, et où trois maisons ont été détruites par une coulée de lave.
Les habitants de Grindavik ont été évacués après les séismes de novembre 2023 et ont récemment été autorisés à revenir, même si tout est loin d’être parfait. Beaucoup d’entre eux ont préféré ne pas revenir… mais les touristes sont présents !
Alors que les habitants de Grindavík étaient contraints de quitter la ville après avoir pris leurs biens essentiels, les touristes venus au Blue Lagoon ont pu tranquillement entrer dans la ville sans surveillance. Une habitante du port de pêche a aperçu des touristes déambulant sur la lave chaude, en train de prendre des photos des maisons détruites par la coulée du 8 janvier 2024. Elle a déclaré : « Les habitants de Grindavik ne le feraient pas, par respect pour ceux qui ont perdu leur maison. » (NDLR : mais la goujaterie n’a pas de limites chez les touristes). Elle a vu des touristes grimper sur la lave encore brûlante. « Ensuite, si quelqu’un se blesse, ce sont nous, les habitants de Grindavík, qui serons critiqués, alors que c’est quelque chose que nous ne ferions jamais. »

Au moment où cette habitante quittait Grindavik après avoir récupéré ses affaires, elle a rencontré un bus touristique se dirigeant vers le Blue Lagoon sans personne pour surveiller ses déplacements, ni contrôler s’il allait entrer dans le port de pêche, alors que les habitants sont soumis à des rstrictions d’ accès. . .
Source : Iceland Monitor.

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Iceland : an eruption in the very short term ?

According to the Met Office and scientists at the University of Iceland, increased seismic activity on the Reykjanes Peninsula suggests an imminent eruption between Hagafell and Stóra-Skógarfell. The event could start between February 28th and March 4th at the latest. The volume of magma in the shallow storage chamber is reaching its threshold. As I put it before, the Met Office worries about people staying in Grindavík but hopes they are ready to leave town quickly as the eruption might start very suddenly.

It looks as if all signs are pointing to an eruption between Hagafell and Stóra-Skógarfell. However, local volcanologists say it cannot be ruled out that a fissure might open further north or south, with the highest likelihood being on the Sundhnjúkar ridge. They also say that the recent pattern of eruptions on Reykjanes – where eruptions occur every three weeks and last between one to three days – might continue over the next months or even years,

If an eruption were to occur near the Svartsengi area, it would be the fourth eruption since December 2023.
Source : Met Office, University of Iceland.

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Voyeurism and morbid tourism in Grindavik.

This is sure to happen after a disaster or a drama. You are sure to see people roming around the site or coming to a funeral, even if they never lived there and never knew the family of the deceased .

This is what is currently happening in Grindavik which was severely damaged by earthquakes and the opening of fissures, and where three houses were destroyed by a lava flow.

Residents of Grindavik were evacuated after the November 2023 earthquakes and were recently allowed to come back , even though everything was far from perfect. Many people decided not to come back…but the tourists were there !

At the same time that the residents of Grindavík were forced to leave their homes and leave the town after visiting their property, tourists who had come to the Blue Lagoon could enter the town unsupervised. A resident of the fishing port could seet tourists standing on hot lava and taking pictures of properties that went under the lava. She said : « As a resident, we would not do it out of respect for those who are losing their houses. » She adds that tourists have been climbing on scalding hot lava. « Then someone gets injured and then it’s us the residents of Grindavík who are criticized. But this is something we would never do. » While the resident was leaving Grindavik after taking her belongings, she met a group of tourist buses going to the Blue Lagoon, and there was noone monitoring their travels, and whether they went into town or not, whereas local residents have a much more restricted access. .

Source : Iceland Monitor.

Inquiétude en Islande devant le risque d’une nouvelle éruption // Anxiety in Iceland with the risk of a new eruption

Comme je l’ai écrit dans une note précédente, on sentait que le Met Office islandais et la Protection Civile n’étaient pas vraiment d’accord avec la décision d’autoriser les habitants de Grindavik à rentrer chez eux. Aujourd’hui, l’inquiétude s’ajoute à ce désaccord. Si l’accumulation de magma se poursuit au même rythme qu’actuellement dans la région de Svartsengi, sa quantité atteindra cette semaine le seuil jugé nécessaire pour déclencher la prochaine intrusion, voire une nouvelle éruption. Le Met Office prévient également qu’une éruption pourrait se déclencher avec très peu de préavis, moins de 30 minutes.
De son côté, la Protection Civile fait remarquer qu’il sera difficile d’évacuer des endroits comme Grindavik ou le Blue Lagoon car une éruption peut démarrer très vite et personne ne peut dire exactement où elle aura lieu. Des sirènes ont été installées et alerteront la population si nécessaire.
Une réunion d’information pour les habitants de Grindavík est prévue aujourd’hui 26 février ; ils recevront des informations sur l’état des infrastructures de la ville.
Source  : Iceland Monitor.

Le Met Office décrit trois scénarios possibles :
1) Une éruption semblable à celles du 8 février et du 18 décembre, avec des séismes soudains et intenses suivis d’une éruption entre Sýlingarfell et Stóra-Skógfell. Le préavis serait de trente minutes, voire moins.

2) Le deuxième scénario serait semblable à l’éruption du 14 janvier à Hagafell, avec une coulée de lave atteignant en une heure les digues de terre autour de Grindavík. Le préavis serait d’environ une à trois heures.

3) Le troisième scénario serait le pire des cas pour Grindavík. Une éruption se produirait au sein même de la ville. Il y aurait un préavis d’une à cinq heures entre les premiers séismes et le début de l’éruption.

Ces scénarios sont basés sur les interprétations des dernières données et sur l’évolution observée lors des événements précédents dans la zone de la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Le Met Office répète que le processus de chaque éruption est très difficile à prévoir avec une parfaite précision.

Personne ne sait si, quand et où se produira une nouvelle éruption. Grindavik n’est pas à l’abri d’un tel événement (Crédit photo: Iceland Review)

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As I put it in a previous post, one could feel that the Icelandic Met Office and the Civil Protection did not fully agree with the decision to allow Grindavik residents to go back home. Today, anxietu adds to this disagreement. If the accumulation of magma continues at the same rate as now in the Svartsengi area, the amount of magma will reach this week the threshold that is believed to be needed to start the next intrusion, or even a volcanic eruption. The Met Office also warns that an eruption could start with very little notice, less than 30 minutes.

The Cicil Protection says it will be difficult to evacuate places like Grindavik or the Blue Lagoon as the warning can be very short and no one can say exactly where the eruption will occur. There are warning sirens in place that will be blown if necessary.

An information meeting for the residents of Grindavík is planned for today February 26th ; residents will receive information about the state of the town’s infrastructure.

Source : Iceland Monitor.

The Met Office outlines three possible scenarios:

1) An eruption similar to those of February 8th and December 18th, with sudden and intense earthquakes followed by an eruption between the mountains of Sýlingarfell and Stóra-Skógfell. The warning time would be thirty minutes or even less.

2) The second scenario would be similar to the January 14th eruption which took place by Hagafell with a lava flow reaching the barriers around Grindavík within an hour. This would give a warning time of approximately one to three hours.

3) The third scenario would be the worst case scenario for Grindavík. An eruption would occur within the town itself. There would be a warning time of one to five hours from the first earthquakes to the start of the eruption.

These scenarios are based on interpretations of the latest data and the observed development of the previous events at the Sundhnúkur crater row area. The Met Office repeats that every aspect of an eruption is very difficult to predict with perfect accuracy.

Fallait-il autoriser l’accès à Grindavik ? // Was allowing access to Grindavik a good decision ?

On sentait une certaine réserve dans le ton utilisé par le Met Office pour indiquer que les habitants et les entreprises étaient à nouveau autorisés à reprendre leurs activités à Grindavik. Cette fois, c’est au tour du président du syndicat des ouvriers de Grindavík d’exprimer son étonnement et sa désapprobation face à la décision des autorités islandaises de rouvrir le port de pêche.
Il a déclaré : « Ouvrir grandes les portes de la ville, avec pratiquement pas d’eau froide, presque pas d’eau chaude et un système d’égouts dont on ne sait pas comment il réagira, sans compter que les fractures qui se sont ouvertes dans la ville sont encore en cours de cartographie, me conduisent à avoir de sérieuses réserves à ce sujet. »
Le président du syndicat ouvrier a fait remarquer que certains salariés angoissent à l’idée de revenir travailler dans la ville. Il espère que les entreprises mettront en œuvre des plans de sécurité avant de reprendre leurs activités, mais seulement lorsque les conditions le permettront ; il estime que la situation nécessite une étude plus approfondie pour assurer la sécurité des personnes.
Il regrette qu’il n’y ait pas eu de consultation avec les syndicats qui étaient pourtant invités à une réunion avec le ministre. En conclusion, il a déclaré : « Je trouve totalement irresponsable de permettre aux gens de s’installer là-bas. C’est comme si nous proposions d’abolir le code de la route et disions aux gens : « c’est dangereux, mais soyez prudents ; soyez vigilants. »
Source  : Iceland Review.

Grindavik a subi de gros dégâts (Crédit photo: Iceland Review)

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It could be felt in the tone used by the Met Office to indicate that residents and businesses were again allowed to move into Grindavik. This time, it is up to the Chairman of the Grindavík Workers’ Union to expressed his astonishment and disapproval about the Icelandic authorities’ decision to reopen the fishing port.

He declared : “Essentially flinging the town doors wide open, with virtually no cold water, almost no hot water, and a sewer system whose functionality under stress is completely unknown, not to mention that fissures in town are still being mapped out. I have serious reservations about this.”

The Chairman of the Workers’ Union remarked that some employees are apprehensive about returning to work in the town. He trusts some companies would implement safety plans to resume operations but only when conditions permit; he believes that the situation requires further investigation to ensure people’s safety.

He regrets there was no consultation with labour unions, although they were invited to a meeting with the minister. As a conclusion, he said : “I find it utterly irresponsible to allow people to stay there. It’s as if we’re proposing to abolish traffic laws and telling people: ‘it’s dangerous, but let’s just be careful; let’s be on our toes.’”

Source : Iceland Review.