Septembre 2024 a été humide, mais le réchauffement climatique continue… // September 2024 was wet, but global warming continues…

On ne s’en rend pas compte ces jours-ci en France car l’été 2024 n’a pas été très chaud, et septembre 2024 a été l’un des mois de septembre les plus pluvieux des 40 dernières années. Certains, qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, disent que le réchauffement climatique n’existe pas, ce qui, évidemment, est totalement faux. Comme beaucoup, ces personnes ont tendance à confondre météo et climat. Même si la météo n’est pas chaude actuellement en France, certains événements devraient alerter ces personnes. Fin septembre, plusieurs départements français ont été touchés par de fortes précipitations dues à une « rivière atmosphérique », phénomène favorisé par le réchauffement climatique. Plusieurs événements extrêmes ont également été observés à travers le monde au cours des dernières semaines : le typhon Yagi en Asie, la tempête Boris qui a inondé une partie de l’Europe, des inondations extrêmes au Sahel et l’ouragan Helene qui a laissé son sillage de destruction en Floride.
Les scientifiques s’accordent à lier directement certains événements météorologiques extrêmes au réchauffement climatique d’origine humaine, mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions concernant le seul mois de septembre 2024.

Il y a toujours eu des événements météorologiques extrêmes, mais aujourd’hui leur intensité est amplifiée par le réchauffement climatique, notamment dans le contexte des précipitations. En Europe centrale, les pluies torrentielles qui ont accompagné la tempête Boris ont été les plus fortes jamais enregistrées dans la région. Le réchauffement climatique a doublé la probabilité de fortes pluies de plusieurs jours depuis l’ère préindustrielle et les coûts du réchauffement climatique s’accélèrent. Les compagnies d’assurance françaises ont prévenu que leurs tarifs augmenteraient cette année en raison de l’accumulation d’événements extrêmes depuis le printemps.

Dans la ville japonaise de Wajima, le typhon Yagi a fait tomber plus de 120 millimètres de pluie chaque heure le matin du 21 septembre 2024. Ce sont les précipitations les plus fortes depuis que des données comparatives sont disponibles en 1929.
En ce qui concerne l’impact du réchauffement climatique, il faut garder à l’esprit que pour chaque degré Celsius de réchauffement, l’atmosphère peut retenir 7 % d’humidité en plus. Le réchauffement climatique étant en passe de dépasser 1,5° C par rapport à l’ère préindustrielle, il est clair que cela aura un impact mesurable.
L’agence européenne Copernicus a expliqué que l’été dans l’hémisphère nord en 2024 a connu les températures mondiales les plus élevées jamais enregistrées, battant le record de l’année dernière. Une planète plus chaude est aussi le signe d’une planète plus humide. L’été très chaud de cette année en Méditerranée a provoqué une forte évaporation supplémentaire. Cette importante injection de vapeur d’eau dans l’atmosphère a entraîné des pluies diluviennes et des inondations dans certaines parties de l’Europe.
Les températures globales – tant sur terre que dans les océans – ont été anormalement élevées en août-septembre 2024 malgré une évolution vers des conditions de La Niña dans le Pacifique oriental. Actuellement, des conditions « neutres » (ni El Niño ni La Niña) prévalent. Cependant, de grandes parties de l’Amérique du Sud et de l’Afrique australe ont souffert de la sécheresse en 2024. Au cours des dernières années dominées par La Niña, les températures n’ont cessé d’augmenter sur Terre.
Source : AFP.

Image satellite de l’ouragan Helene le 26 septembre 2024 à l’approche des côtes de Floride (Source: NOAA)

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We don’t realise it in France because the summer 2024 was not terribly hot, and September 2024 has been one of the wettest of the last 40 years. Some people, who do’nt see farther than the tip of their nose, say that global warming doesnot exist, which, obviously, is totally wrong. They should not confuse weather with climate. Even though the wreather is not warm currently in France, some evenst should alert these persons. In late September, several French departments were affected by heavy rainfall due to an « atmospheric river », a phenomenon favored by global warming. Several extreme events have also been observed around the world during the past weeks : typhoon Yagi in Asia, storm Boris that drenched parts of Europe, extreme flooding in the Sahel and hurricane Helene leaving a trail of destruction in Florida.

While scientists agree to link some extreme weather events directly to human-caused global warming, it remains too early to draw clear conclusions about the only month of September 2024.

There have always been extreme weather events, but today their intensity is magnified by global warming, especially in the context of rainfall. In central Europe, the torrential rains accompanying storm Boris were the heaviest ever recorded in the region. Global warming has doubled the likelihood of severe four-day downpours since the pre-industrial era and the costs of global warming are accelerating. French insurance companies have warned that the prices will increase this year because of the accumulation of extreme events in the country since the spring.

In Japan’s city of Wajima, more than 120 millimetres of rainfall per hour from typhoon Yagi was recorded on the morning of September 21st, 2024, the heaviest rain since comparative data became available in 1929.

As far as the imact of global warming is concerned, one should keep in mind that for every 1 degree Celsius of warming the atmosphere can hold seven percent more moisture. With global warming on track to exceed 1.5 degrees Celsius above pre-industrial times, it is clear that it will have a measurable impact.

The European agency Copernicus has explained that the 2024 northern summer saw the highest global temperatures ever recorded, beating last year’s record. A hotter planet could signal a wetter one. The very hot summer in the Mediterranean this year caused a lot of extra evaporation, pumping more water vapour into Europe and allowing all that moisture to be dumped in certain places.

Global temperatures – both over the land and the ocean – were anomalously high during August-September 2024 despite La Niña conditions evolving in the Pacific. Currently, « neutral » conditions (neither El Niño nor La Niña) are prevailing. However, large parts of South America and Southern Africa suffered from drought in 2024. During the past La Niña years, temperatures kept increasing on Earth.

Source : AFP.

Réchauffement climatique : délocalisation d’un village en Alaska // Global warming : relocation of a village in Alaska

À cause du réchauffement climatique qui provoque la fonte des glaces dans l’Arctique, notamment en Alaska, les côtes ne sont plus protégées contre les vagues lors des tempêtes. En hiver, au lieu d’être arrêtées par l’habituel rempart de glace, elles viennent s’écraser sur le rivage, accélérant ainsi l’érosion et devenant une menace pour les villages côtiers.
C’est ce qui est arrivé à Newtok, un village côtier d’Alaska dont les habitants n’ont d’autre solution que de partir et de recommencer à zéro sur un nouveau site. L’érosion et le dégel du pergélisol ont presque détruit le village en grignotant une vingtaine de mètres de terre chaque année. Les 71 derniers habitants ont fait leurs bagages et vont les charger sur des bateaux pour se rendre à Mertarvik, sur le sol volcanique beaucoup plus stable de l’île Nelson dans le détroit de Béring. Ils rejoindront 230 habitants qui ont déménagé en 2019. Newtok devient l’un des premiers villages autochtones d’Alaska à effectuer une relocalisation à grande échelle en raison du réchauffement climatique.
Les dirigeants du village de Newtok ont ​​commencé à chercher un nouveau site d’implantation il y a plus de vingt ans. Ils ont finalement échangé des terres avec le gouvernement fédéral et obtenu l’autorisation de s’installer sur l’île Nelson, à une quinzaine de kilomètres de là.
Cependant, le déménagement a été lent et a fait de Newtok un village divisé. En effet, après l’installation de la plus grande partie des habitants à Mertarvik, l’épicerie et l’école sont restées à Newtok, laissant certains enseignants et élèves séparés de leurs familles pendant l’année scolaire.
Les dernières tempêtes ont causé de nouveaux dégâts au village et il faut que les habitants qui y vivent encore partent sans tarder. L’érosion fait pencher les poteaux électriques de manière inquiétante, et une tempête pourrait couper définitivement l’électricité. Pour l’instant, le plus urgent est de mettre sur pied avant l’hiver les 18 maisons temporaires arrivées sur une barge à Mertarvik.
Comme tout l’Arctique, l’Alaska se réchauffe deux à trois fois plus vite que le reste du monde. Certains villages de la province de North Slope, le principal champ pétrolier de l’Alaska, ont connu les températures les plus chaudes jamais enregistrées en août. Certaines personnes ont même enfilé des maillots de bain pour aller se baigner sur les plages de l’océan Arctique.
C’est la même histoire dans tout l’Arctique où la dégradation du pergélisol endommage les routes, les voies ferrées, les canalisations et les bâtiments où vivent 4 millions de personnes dans la région. Dans l’Arctique russe, les populations autochtones sont déplacées vers les villes au lieu de voir leurs villages relocalisés comme cela se fait en Alaska. Dans toute la Scandinavie, les éleveurs de rennes constatent que le territoire se modifie constamment, avec l’apparition de plus en plus fréquente de nouvelles zones humides.
Environ 85 % de la superficie de l’Alaska repose sur du pergélisol. Lorsque celui-ci dégèle ou que des eaux côtières plus chaudes viennent le frapper, son dégel provoque une érosion supplémentaire. C’est ce qui s’est produit à Newtok en s’ajoutant à la disparition de la glace de mer.
Selon un rapport du Alaska Native Health Tribal Consortium, 114 communautés autochtones d’Alaska sont confrontées à des dégâts plus ou moins importants aux infrastructures dus à l’érosion, aux inondations ou au dégel du pergélisol. Six d’entre elles ont été jugées menacées de façon imminente dans un rapport gouvernemental il y a plus de deux décennies.
Après cinq ans de séparation et de vies séparées, les habitants de Newtok et Mertarvik ne feront plus qu’un. L’école de Newtok a fermée et les cours ont commencé en août pour la première fois dans un local temporaire à Mertarvik. Un nouveau bâtiment scolaire devrait être prêt en 2026. L’épicerie de Newtok a récemment déménagé à Mertarvik, et il existe des projets pour une deuxième épicerie et une église.
Le nouveau site du village présente d’énormes avantages, notamment au niveau sanitaire. Les nouvelles maisons de Mertarvik n’ont plus la moisissure noire qui envahissait certaines maisons de Newtok. On parle de renommer un jour la ville relocalisée Newtok. Quel que soit le nom, le déménagement offre l’assurance que la culture et les traditions de l’ancien lieu perdureront. Un groupe de bélugas passe chaque automne au large de Mertarvik et devrait bientôt arriver; cette chasse aidera les habitants à remplir leurs congélateurs pour l’hiver à venir.
Source : Associated Press via Yahoo Actualités.

 

Source ; city-data.com

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Because of global warming that causes the melting of sea ice in the Arctic, especially in Alaska, the coasts are no longer protected angainst the waves during the storms. In winter, instead of being stopped by the ice, they come crashing on the seashore, accelarating erosion and becoming a threat to coastal villages.

This is what happened to Newtok, an Alaskan coastal village whose residents have no other solution than going away and starting over on a new site. Erosion and melting permafrost have just about destroyed the village, eating about 21 meters of land every year. The last 71 residents have packed their belongings and will load them onto boats to move to Mertarvik, on the stable volcanic underpinnings of Nelson Island in the Bering Strait. They will rejoin 230 residents who began moving away in 2019. Newtok will become one of the first Alaska Native villages to complete a large-scale relocation because of global warming.

Newtok village leaders began searching for a new townsite more than twenty years ago, ultimately swapping land with the federal government for a place about 15 kilometers away on Nelson Island.

However, the move has been slow, leaving Newtok a split village. Even after most residents shifted to Mertarvik, the grocery store and school remained in Newtok, leaving some teachers and students separated from their families for the school year.

Recent storms have caused more damage to the village and the remaining residents need to leave rapidly. Erosion has tilted power poles precariously, and a single good storm might knock out power for good. For now, the rush is on to get 18 temporary homes that arrived in Mertarvik on a barge set up before winter sets in.

Like all the Arctic, Alaska is warming two to three times faster than the global average. Some villages of North Slope, Alaska’s major oil field, had their warmest temperatures on record in August, prompting some people living there to don swimsuits and head to Arctic Ocean beaches.

It’s the same story across the Arctic, with permafrost degradation damaging roads, railroad tracks, pipes and buildings for 4 million people living in the region. In the Russian Arctic, Indigenous people are being moved to cities instead of having their eroding villages relocated and across Scandinavia, reindeer herders are finding the land constantly shifting and new bodies of water appearing.

About 85% of Alaska’s land area lies atop permafrost. When it thaws or when warmer coastal water hits it, its melting causes further erosion. This is what happened at Newtok together with the melting of the sea ice.

There are 114 Alaska Native communities that face some degree of infrastructure damage from erosion, flooding or permafrost thawing, according to a report from the Alaska Native Health Tribal Consortium. Six of them were deemed imminently threatened in a governmeny report more than two decades ago.

After five years of separation and split lives, the residents of Newtok and Mertarvik will be one again. The school in Newtok closed and classes started in August for the first time in a temporary location in Mertarvik. A new school building should be ready in 2026. The Newtok grocery recently moved to Mertarvik, and there are plans for a second grocery and a church.

The new village site has huge benefits, including better health. The new homes in Mertarvik are free of black mold that crept into some Newtok homes. There’s talk of someday renaming the relocated town Newtok. Whatever the name, the relocation offers assurance that culture and traditions from the old place will continue. A pod of belugas that comes by every fall should arrive soon, and that hunt will help residents fill their freezers for the winter ahead.

Source : Associated Press via Yahoo News.

Le tourisme glaciaire est-il souhaitable ? // Is glacier tourism a good thing ?

Aujourd’hui, avec le réchauffement climatique, les glaciers fondent à une vitesse incroyable. Beaucoup d’entre eux risquent de disparaître complètement dans les années à venir. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de touristes ont envie de voir les glaciers avant leur mort annoncée. Le problème est que les randonnées glaciaires sont souvent dangereuses et certaines peuvent se révéler mortelles. Certes, le nombre de décès est relativement faible, mais chaque tragédie raconte l’histoire d’un paysage en train de changer et de devenir plus dangereux.
Le tourisme glaciaire a connu un boom ces dernières années. La glace attire les gens pour plusieurs raisons : certaines personnes rêvent de s’approcher d’un phénomène naturel ; pour d’autres, c’est l’attrait de l’aventure qui domine. Une autre motivation est de plus en plus présente : c’est le désir de voir les glaciers avant qu’ils ne disparaissent. C’est le « tourisme de la dernière chance » et c’est un marché en pleine croissance.
Les glaciers sont devenus l’emblème des destinations de la dernière chance. Ces rivières de glace ont façonné les paysages de notre planète, mais beaucoup d’entre elles reculent et s’amincissent, piégées dans une spirale infernale provoquée par les humains qui continuent de brûler des combustibles fossiles et de réchauffer la planète. Dans le plus optimiste des scénarios, la moitié des glaciers du monde pourraient avoir disparu d’ici 2100.
En fondant, les glaciers semblent devenir plus accessibles. Le problème, c’est qu’ils deviennent également plus dangereux car ils sont de plus en plus instables. Davantage de roches et de sédiments s’en échappent et les crevasses se creusent plus rapidement.
Comme je l’ai expliqué dans une note, fin août de cette année, un touriste américain est décédé lors de l’effondrement d’une grotte de glace sur le Breiðamerkurjökull en Islande. Cet événement a ému le pays qui dépend fortement du tourisme. Les agences ont suspendu les visites estivales des grottes de glace et les autorités envisagent de mettre en place de nouvelles réglementations de sécurité. Malgré tout, même avec les meilleures intentions, il y aura probablement davantage d’accidents et de décès car tout devient moins prévisible en montagne, avec de plus en plus de blocs qui se détachent des pentes. En effet, avec le réchauffement climatique, le permafrost qui assure la stabilité des rochers à haute altitude dégèle et la montagne s’effondre. En juillet 2022, environ 64 000 tonnes d’eau, de roches et de glace se sont détachées du glacier de la Marmolada, dans le nord de l’Italie. L’avalanche de glace qui a suivi a tué 11 personnes qui se trouvaient sur un sentier très fréquenté. Un printemps et un été inhabituellement chauds avaient entraîné une importante fonte du glacier. Cela a provoqué le remplissage d’une grande crevasse invisible à l’intérieur, ce qui a augmenté la pression sur la glace jusqu’à son effondrement.
Les techniques permettant de comprendre les risques glaciaires et de mettre en œuvre des systèmes d’alerte précoce s’améliorent, mais il est difficile d’identifier les sites susceptibles de devenir dangereux. Les guides doivent s’adapter en permanence à un paysage qui change à une vitesse incroyable. Il y a quelques décennies, le ski d’été sur les glaciers était très répandu. Aujourd’hui, presque toutes les destinations de ski sur glacier ferment en été et les skieurs professionnels français doivent prendre l’avion pour aller pratiquer leur sport en Amérique du Sud. Bonjour l’empreinte carbone !
Les glaciers posent des problèmes de sécurité aux touristes, mais l’inverse est également vrai. Les avions utilisés par beaucoup de touristes pour atteindre ces destinations glacées représentent une énorme source de pollution, et donc de réchauffement de la planète. Selon une étude, chaque tonne de pollution au carbone fait fondre environ 2,75 m2 de glace arctique, ce qui signifie qu’un vol aller-retour entre New York et Anchorage (Alaska), par exemple, entraîne une perte d’environ 76,50 m2 de glace arctique. Les gens ne se rendent généralement pas compte qu’eux-mêmes contribuent à la disparition des paysages qu’ils sont venus admirer.
Pour d’autres personnes dont je fais partie, il est utile de montrer à leur entourage ce qui est en train de disparaître. Nous voulons convaincre les autres que le réchauffement climatique n’est pas le canular que le Président Trump a un jour prétendu. C’est ce que j’essaie de faire lors de mes conférences. En montrant au public des photos de ce qui se passe dans l’Arctique, dans les Alpes et ailleurs dans le monde, j’espère convaincre mon auditoire de la nécessité de faire quelque chose. (Je sais, je contribue à aggraver l’empreinte carbone…) J’aimerais que nos gouvernants (qui, eux aussi, aggravent l’empreinte carbone!) prennent enfin des mesures pour arrêter, ou au moins freiner, le drame qui est en train de se dérouler aux pôles et dans les montagnes.
Source : CNN News via Yahoo news.

NB: Mes prochaines conférences « Glaciers en péril » auront lieu le 4 novembre 2024 à Cognac (Charente) et le 19 novembre 2024 à Cahors (Lot). plus d’informations dans les prochaines semaines.

L’effondrement de la Marmolada (Crédit photo: presse italienne)

Les crevasses se creusent plus rapidement (Photo: C. Grandpey)

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 Today with global warming, glaciers are melting at an incredible speed. Many of them are likely to completely disappear in the coming years. This is the reason vhy tourists are rushing to see glaciers before they disappear. The problem is that trekking on or close to glaciers is often dangerous and trips may turn deadly. The numbers of fatalities may be relatively small, but each tragedy tells a story about a shifting and more dangerous landscape.

Glacier tourism has boomed in recent years. The ice attracts people for many reasons: to fulfill the dream of getting up close to a natural phenomenon, or simply for adventure. There is another motivation increasingly present : the desire to see the glaciers before they disappear. It is called “last-chance tourism” and it is a growing market.

Glaciers are becoming the poster child for last-chance destinations. These rivers of ice have molded the world’s landscapes but many are now shrinking, trapped in a death spiral as humans continue to burn fossil fuels and heat the planet. Even under best-case scenarios for climate action, up to half the world’s glaciers may be gone by 2100.

As they melt, glaciers become more accessible. The problem is, they are also getting more dangerous because they are increasingly unstable, more rock and sediment tumbles from them and crevasses grow faster.

As I explained in a previous post, by the end of August, an American tourist died when an ice cave collapsed at the Breiðamerkurjökull glacier in Iceland. It shook the country, which relies heavily on tourism. Companies halted summer ice cave tours and authorities are considering new safety regulations. But even with the best intentions, there are likely to be more accidents and fatalities because everything is getting less predictable on the mountains, with more and more loose blocks falling on the slopes. With global warming, the rock permafrost which ensures the stability of the rocks at high altitudes, is thawing and the mountain is crumbling. In July 2022, about 64,000 metric tons of water, rock and ice broke off from the Marmolada Glacier in northern Italy. The subsequent ice avalanche killed 11 people hiking a popular trail. An unusually hot spring and summer had led to massive melting high up on the glacier. That caused a large, hidden crevasse to fill with water, increasing pressure on the ice until it collapsed.

The technology to understand glacial hazards and implement early warning systems is improving, but it is a challenge to recognize which sites might become dangerous. For glacier guides, it is a constant battle to adapt to a landscape changing at lightning speed. A few decades ago, summer skiing on glaciers was widespread. Nowadays, almost all glacier ski destinations close in summer and French professionnal skiers have to fly to South America to practise their sport..

As well the safety issues glaciers pose tourists, tourists are also a huge risk to the glaciers themselves. The airplanes used by many to reach these icy destinations are an enormous source of planet-heating pollution. Each metric ton of carbon pollution melts around 30 square feet of Arctic ice, according to one study, meaning a round trip flight between New York and Anchorage in Alaska, for example, results in a loss of about 70 square feet of Arctic ice. People usually don’t realise that they themselves are the reason why we have these disappearing attractions.

For others, however, and I am one of tem, there is a real value in showing people what is being lost. We want to convince other people that global warming is not the hoax President Trump pretended. This is what I try to do during my conferences. While showing the public photos of what is happening in the Arctic, in the Alps and elsewhere in the world, I hope a few persons in the audience will realise something should be done, especially by our governments, to stop the drama that is unfolding at the poles and in the mountains.

Source : CNN News via Yahoo news.

Glissement de terrain et tsunami géant au Groenland // Landslide and major tsunami in Greenland

En septembre 2023, des sismologues du monde entier ont détecté un événement différent de ceux auxquels ils étaient habitués. Il s’agissait d’une vibration longue durée (elle a duré neuf jours) semblant provenir du Groenland..
Peu après le début de la vibration en question, un navire de croisière qui naviguait près des fjords du Groenland a remarqué que l’île d’Ella, une base utilisée pour la recherche scientifique et par l’armée danoise pour les patrouilles de chiens de traîneau, avait été détruite. L’événement a attiré une équipe internationale de sismologues, de militaires danois et d’océanographes. Ils voulaient comprendre ce qui s’était passé sur l’île et quelle en était la cause.
Le 12 septembre 2024, les chercheurs ont publié leurs conclusions dans la revue Science. L’île avait été frappée par l’un des plus puissants tsunamis jamais enregistrés, avec des vagues qui ont laissé une empreinte d’environ 195 mètres de hauteur.
Les observations sur le terrain ont montré que l’événement était le résultat d’événements en cascade déclenchés par le réchauffement climatique. La phase initiale s’est produite lorsque la hausse des températures a provoqué l’effondrement d’une langue glaciaire en train de s’amincir. Cela a déstabilisé un versant abrupt de la montagne et envoyé une avalanche de roches et de glace s’écraser dans le fjord Dickson, un bras de mer profond du Groenland. La chute de matériaux a déplacé un très important volume d’eau, si bien qu’une vague imposante a traversé l’étroit fjord, qui mesure environ 2,5 km de large.
Les vagues du tsunami, dont certaines étaient au moins aussi hautes que la Statue de la Liberté à New York, sont allées frapper les parois rocheuses abruptes bordant le fjord. Comme le glissement de terrain s’est produit avec un angle de près de 90 degrés, les vagues ont rebondi sur les parois du fjord pendant neuf jours, phénomène que les scientifiques appellent une seiche.
Il a fallu un an aux scientifiques pour étudier les phénomènes complexes qui ont accompagné l’effondrement glaciaire et le tsunami qui a suivi. Ils ont conclu que l’île d’Ella, à environ 72 kilomètres du glissement de terrain, a été frappée par un tsunami d’au moins 4 mètres de haut.
Quelques jours seulement avant cet événement spectaculaire, des bateaux de croisière étaient là, avec des touristes sur une plage de l’île. Heureusement que personne ne s’y trouvait lorsque le tsunami s’est produit. La seiche a été la plus longue jamais observée par les scientifiques. En général, les tsunamis provoqués par des glissements de terrain génèrent des vagues qui se dispersent en quelques heures.
Les scientifiques font remarquer que les tsunamis causés par des glissements de terrain sont plus courants qu’on ne le pense et ils représentent un danger pour les personnes vivant ou travaillant dans certaines régions de l’Arctique et du subarctique. En 2017, quatre personnes ont été tuées et 11 maisons ont été détruites lorsqu’un glissement de terrain a déclenché un tsunami qui a frappé le village de Nuugaatsiaq dans l’ouest du Groenland. La vague était probablement haute d’au moins 90 mètres. Deux villages ont été abandonnés après l’événement.
Les tsunamis causés par des glissements de terrain sont susceptibles de devenir plus fréquents avec la hausse des températures. Les régions arctiques et subarctiques se réchauffent deux à trois fois plus vite que le reste de la Terre. En effet, à mesure que la glace fond, les surfaces plus sombres absorbent davantage de lumière solaire. Le réchauffement entraîne trois dynamiques qui peuvent favoriser les glissements de terrain dans les régions glaciaires. La première est que les températures plus élevées provoquent le dégel et donc l’érosion du pergélisol dans les formations rocheuses, ce qui peut affaiblir les pentes et les rendre plus susceptibles de s’effondrer. Ensuite, le réchauffement climatique amincit les glaciers qui soutiennent parfois les pentes rocheuses. Le retrait de cette glace peut provoquer un effondrement soudain. Enfin, le réchauffement climatique augmente le risque de précipitations extrêmes, un facteur de risque majeur de glissements de terrain, car les roches et les sols saturés sont plus susceptibles de glisser. Des dizaines de sites ont été identifiés en Alaska et ils devraient faire l’objet d’études plus approfondies. Certains sites exposés à des effondrements se trouvent à proximité de zones habitées et pourraient causer des catastrophes s’ils se déstabilisaient. En août 2024, l’U.S. Geological Survey a signalé un tsunami de 17 mètres de haut dans la lagune de Pedersen en Alaska ; des visites du site ont révélé que le tsunami était plus important que les estimations initiales.
Source : NBC News via Yahoo News.

 

Image satellite (Sentinel-2) du site groenlandais après le glissement de terrain

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In September 2023, seismologists around the world detected a seismic event different from those they were used to. A monotonous vibration seemed to be emanating from Greenland. It lastes nine days.

Soon after the vibrations began, a cruise ship sailing near fjords in Greenland noticed that on the remote Ella Island, a base used for scientific research and by the Danish military for sled dog patrols, had been destroyed., The event drew an international group of seismologists, the Danish military and oceanographers into the mystery. They wanted to undrestand what had struck the island, and where it came from.

On Septaember 12th, 2024, the researchers released their conclusions in the journal Science. The island had been hit by one of the biggest tsunamis ever recorded, with waves that left a watermark about 195 meters high.

The event was the result of a series of rare, cascading events set in motion by global warming.

The initial trigger came when warming temperatures caused the tongue of a thinning glacier to collapse. That destabilized a steep mountainside, sending a rock and ice avalanche crashing into Greenland’s deep Dickson Fjord. That displaced a massive volume of water, so a towering wave traveled across the narrow fjord, which is about 2.5 km wide.

The tsunami waves, some at least as tall as the Statue of Liberty, ran up the steep rock walls lining the fjord. Because the landslide struck the waterway at a nearly 90-degree angle, waves bounced back and forth across it for nine days, a phenomenon scientists call a seiche.

The findings about the collapse and the ensuing tsunami are the result of a complex, yearlong investigation. The scientific team determined that Ella Island, about 72 kimometers from the landslide, was battered by a tsunami at least 4 meters tall.

Just a couple of days before the event, cruise ships were there and they were on the beach. It was really, really lucky that no one was there when the tsunami happened. This seiche was the longest scientists have ever observed. Previously, tsunamis caused by landslides typically created waves that died out within a few hours.

Tsunamis caused by landslides are more common than many people realize and dangerous for people living or working in some regions of the Arctic and subarctic. In 2017, four people were killed and 11 houses were destroyed after a landslide triggered a tsunami that struck the village of Nuugaatsiaq in west Greenland. The wave was likely at least 90 meters tall. Two villages were abandoned after the event.

Landslide tsunamis are a growing problem and these events are likely to become more prevalent with rising teemperatures. Arctic and subarctic regions are warming at two to three times the rate of the rest of the Earth because as ice melts away, the darker surfaces that get revealed absorb more sunlight. The warming is driving three dynamics that can make landslides more common in glaciated regions. The first is that higher temperatures are causing permafrost within rock formations to erode, which can weaken slopes and make them more likely to collapse. Second, warming is thinning glaciers that sometimes hold up rock slopes. Removing that ice can cause sudden collapse. Third, global warming increases the chances of extreme rainfall, a top risk factor for landslides because saturated rocks and soils are more prone to slide. Dozens of sites have been identified in Alaska that should need further investigation. Some are near populated areas and could spell catastrophe if they slid. In August 2024, the U.S. Geological Survey reported a 17-meter landslide tsunami in Alaska’s Pedersen Lagoon, but visits to the site revealed that the tsunami was larger than initial estimates.

Source : NBC News via Yahoo News.