Fermeture des accès au Mauna Loa (Hawaii) // All accesses to Mauna Loa (Hawaii) are closed

En raison de l’éruption du Mauna Loa, le Département des terres et des ressources naturelles de l’État d’Hawaii a fermé jusqu’à nouvel ordre l’unité J de la Kapāpala Game Management Area. La vaste réserve forestière du Mauna Loa, le Kipuka ‘Ainahou Nēnē Sanctuary, lʻĀinapō Trail and Cabin et la réserve forestière de Kapāpala ont été fermés pendant au moins 90 jours.
Le National Park Service a fermé l’accès au sommet du Mauna Loa par le sud. De nouvelles fermetures ont été mises en place aux principaux points d’accès qui mènent au sommet du Mauna Loa. La route d’accès à l’observatoire du Mauna Loa et la Mauna Loa Road (Strip Road) sont fermées par des barrières. Les contrevenants sont passibles d’amendes et d’arrestations.
Un barrage routier a été mis en place à l’intersection de la Saddle Road et de la route d’accès à l’observatoire du Mauna Loa. Le 28 novembre 2022, depuis ce carrefour, on voyait la lave couler lentement depuis la caldeira sur le flanc de la montagne, Pour rappel, le stationnement est interdit le long de la Saddle Road.
Une grande partie de la réserve forestière du Mauna Loa a été recouverte par la lave lors des éruptions précédentes. Les autorités craignent que la lave commence à couler dans la direction opposée et entre dans la réserve naturelle de Puʻu Makaʻala. Des années de travaux de restauration seraient alors réduits à néant. La réserve de Puʻu Makaʻala a été clôturée pour éloigner les ongulés sauvages et créer un habitat pour des oiseaux forestiers hawaiiens en voie de disparition. Cela permettra aussi de rétablir la végétation indigène.
Source : Service des parcs nationaux.

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Due to the ongoing eruption of Mauna Loa, the Hawaiʻi State Department of Land and Natural Resources has closed Unit J of the Kapāpala Game Management Area until further notice. The large Mauna Loa Forest Reserve, the Kipuka ‘Ainahou Nēnē Sanctuary, the ʻĀinapō Trail and cabin, and the Kapāpala Forest Reserve have been closed for at least 90 days.

The National Park Service has closed access to the Mauna Loa summit from the south. Further closures have been implemented to the main, easy, access points that lead up to the Mauna Loa Summit. These include the Mauna Loa Observatory Access Road and Mauna Loa Road, also known as Strip Road. These have been closed physically through barriers. Individuals attempting to access are subject to fines and arrest.

A roadblock has been set up at the intersection of Saddle Road and the Mauna Loa Observatory Access Road. On November 28th, 2022, from this point, lava appeared to be flowing slowly from the mountain’s caldera, Visitors should remember that parking is prohibited along Saddle Road.

Much of the Mauna Loa Forest Reserve is covered in lava from previous eruptions. Authorities are concerned that if lava begins flowing the opposite direction and into the Puʻu Makaʻala Natural Area Reserve, years of restoration work could be destroyed. Puʻu Makaʻala has been fenced to keep feral ungulates out to create habitat for numerous endangered Hawaiian forest birds and to re-establish native vegetation.

Source: National Park Service.

Fermeture de la route de l’observatoire au carrefour avec la Saddle Road (Crédit photo: NPS)

Les forêts de l’Antarctique // Antarctica’s forests

Quand on contemple aujourd’hui l’univers immaculé de l’Antarctique, il est difficile de se faire à l’idée que ce continent n’a pas toujours été recouvert par la glace. Il y a des millions d’années, alors qu’il faisait encore partie du Gondwana, les arbres poussaient en abondance près du pôle Sud.
Des chercheurs de l’Université du Wisconsin-Milwaukee ont découvert des fossiles de certains de ces arbres ; ils nous apprennent comment les plantes ont prospéré et à quoi pourraient bientôt ressembler nos forêts qui progressent vers le nord sous l’effet du réchauffement climatique. Les scientifiques indiquent que l’Antarctique préserve une histoire écologique des biomes polaires sur environ 400 millions d’années, ce qui représente fondamentalement l’intégralité de l’évolution des plantes.
Il y a environ 400 à 14 millions d’années, le continent austral était très différent de ce qu’il est aujourd’hui ; c’était un endroit beaucoup plus vert. Le climat était plus chaud, même si les plantes qui ont survécu dans les basses latitudes méridionales ont dû faire face, comme de nos jours, à des hivers pendant lesquels le soleil disparaît à l’horizon et des étés pendant lesquels il ne se couche jamais.
Les chercheurs de l’Université du Wisconsin-Milwaukee concentrent leur étude sur une période qui se situe autour de 252 millions d’années, ce qui correspond à l’extinction massive du Permien-Trias. Au cours de cet événement, 95% des espèces sur Terre ont disparu. L’extinction a pu être causée par des émissions colossales de gaz à effet de serre produites par des éruptions volcaniques, ce qui a fait grimper les températures de la planète à des niveaux extrêmes et provoqué l’acidification des océans. Il y a des points communs évidents avec le changement climatique actuel qui est certes moins extrême mais qui est également influencé par les gaz à effet de serre.
Avant la fin de l’extinction massique du Permien, les forêts polaires du Sud étaient dominées par un type d’arbre, celui du genre Glossopteris. C’étaient de grands arbres pouvant atteindre des hauteurs de 20 à 40 mètres, avec de larges feuilles plates. Avant l’extinction du Permien, le Glossopteris dominait le paysage austral entre le 35ème  parallèle et le pôle Sud.
L’an dernier, alors qu’ils cherchaient des fossiles en Antarctique, les scientifiques ont découvert la forêt la plus ancienne de la région du pôle sud. Elle s’est probablement développée il y a environ 280 millions d’années avant de disparaître rapidement sous la cendre volcanique qui a  préservé les végétaux jusqu’au niveau cellulaire.
De nouvelles fouilles devraient être effectuées très prochainement sur deux sites qui contiennent des fossiles d’une période allant d’avant à après l’extinction du Permien. Après l’extinction, les forêts n’ont pas disparu, mais elles ont changé. Le Glossopteris n’existait plus, mais de nouveaux d’arbres à feuilles persistantes et à feuilles caduques, y compris des espèces proches des gingkos d’aujourd’hui, ont fait leur apparition. Les chercheurs essaient de comprendre ce qui a causé cette évolution.
Les plantes sont si bien conservées dans la roche que certains des blocs d’acides aminés qui composent les protéines des arbres peuvent encore être extraits. L’étude de la composition chimique de ces blocs permettra peut-être de comprendre comment les arbres ont pu s’adapter aux conditions de  lumière très particulières dans les latitudes méridionales, ainsi que les facteurs qui ont permis à ces plantes de prospérer, tout en entraînant la mort du Glossopteris.
Source: Live Science.

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When looking at Antarctica’s immaculate universe today, it is hard to imagine that this continent was not always a land of ice. Millions of years ago, when it was still part of Gondwana, trees flourished near the South Pole.

Now, newfound fossils of some of these trees by researchers at the University of Wisconsin-Milwaukee are revealing how the plants thrived, and what forests might look like as they march northward in today’s warming world. The scientists tell us that Antarctica preserves an ecologic history of polar biomes that ranges for about 400 million years, which is basically the entirety of plant evolution.

Fom about 400 million to 14 million years ago, the southern continent was a very different from what it is today, and a much greener place. The climate was warmer, though the plants that survived at the low southern latitudes had to cope with winters of 24-hour-per-day darkness and summers during which the sun never set, just as today.

The University of Wisconsin-Milwaukee researchers are focused on an era centered around 252 million years ago, during the Permian-Triassic mass extinction. During this event, as many of 95 percent of Earth’s species died out. The extinction may have been driven by massive greenhouse gas emissions from volcanoes, which raised the planet’s temperatures to extreme levels and caused the oceans to acidify. There are obvious parallels to contemporary climate change, which is less extreme but similarly driven by greenhouse gases.

Prior to the end-Permian mass extinction, the southern polar forests were dominated by one type of tree, those in the Glossopteris genus. These were huge trees that grew from 20 to 40 metres tall, with broad, flat leaves. Before the Permian extinction, Glossopteris dominated the landscape below the 35th parallel south to the South Pole.

Last year, while looking for fossils in Antarctica, the researchers found the oldest polar forest on record from the southern polar region. It probably flourished about 280 million years ago before being rapidly buried in volcanic ash, which preserved it down to the cellular level.

More excavations are due to be performed very soon at two sites which contain fossils from a period spanning from before to after the Permian extinction. After the extinction, the forests did not disappear, but they changed. Glossopteris was out, but a new mix of evergreen and deciduous trees, including relatives of today’s gingkoes, moved in. The researchers are trying to understand what exactly caused those transitions to occur.

The plants are so well-preserved in rock that some of the amino acid building blocks that made up the trees’ proteins can still be extracted. Studying these chemical building blocks may help clarify how the trees handled the southern latitudes’ weird sunlight conditions, as well as the factors that allowed those plants to thrive but drove Glossopteris to its death.

Source : Live Science.

La photo montre une souche d’arbre datant de 280 millions d’années, encore attachée à ses racines en Antarctique. (Crédit photo: Université du Wisconsin-Milwaukee)