Février souffle le chaud et le froid aux Etats-Unis // February blows hot and cold in the United States

drapeau-francaisLe mois de février a été particulièrement bizarre et instable aux États-Unis avec des périodes de températures extrêmement élevées alternant avec d’autres pendant lesquelles le mercure a chuté dans les thermomètres. Cette situation instable est l’un des effets du changement climatique et du réchauffement global de la planète.
Selon le National Center for Environmental Information (Centre national d’information sur l’environnement), les pointes de chaleur d’une journée ainsi que les vagues de chaleur de plusieurs jours ont contribué à battre plus de 248 records pour le seul mois de février dans certains endroits aux États-Unis. Voici quelques exemples.
Dans l’Oklahoma, l’Etat natal du climato-sceptique Scott Pruitt, le nouveau directeur de l’Environmental Protection Agency, les températures ont atteint de nouveaux records début février. La ville de Mangum a enregistré un record absolu avec 37°C le 11 février, plus de 4 degrés au-dessus de la moyenne de ce mois !
Le reste des Plaines du Sud a également battu des records, et les villes de Midland, Lubbock et Wichita Falls au Texas ont enregistré des températures autour de 30 degrés la même semaine. Une vague de froid a fait suite à la vague de chaleur dans la région, avec des températures qui ont chuté d’une dizaine de degrés.
Les 21,6°C relevés à Milwaukee (Wisconsin) le 22 février représentent la température la plus élevée jamais enregistrée dans l’Etat en hiver. La température moyenne pour cette journée est de 1,1°C!. C’était aussi la quatrième fois en février que la ville atteignait des températures supérieures à 15 ° C, un autre record pour l’Etat.
Boston (Massachusetts) a connu 20°C le 23 février, ce qui battait le précédent record de 18°3C en1990. Tous les records de chaleur pour le mois de février ont été battus le même jour à Burlington et Montpelier dans le Vermont avec 17.2°C.
Le 16 février, Denver (Colorado) a battu pour la troisième fois son record du mois avec 23,8 ° C, soit 3 degrés de plus que le précédent record pour cette date, selon le National Weather Service. La neige a fait son retour une semaine plus tard le 24 février!
Les journées chaudes avec des températures au-dessus de la normale peuvent avoir un impact dévastateur sur l’environnement. Les arbres fleurissent de très bonne heure et les bourgeons gèlent ensuite avec le retour du froid.
Source: The Huffington Post.

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drapeau-anglaisFebruary has been a very freaky month in the United States with stretches of extremely high temperatures mixed periodically with plunging mercury. This unsettled situation is one of the effects of climate change and global warming.

According to the National Center for Environmental Information, single-day record highs as well as multiple-day heat waves broke more than 248 month-to-date records for February in spots across the United States.

Temperatures in Oklahoma, the home state of Scott Pruitt, the new Environmental Protection Agency chief, Pruitt, a climate change skeptic, reached new records early in February. The town of Mangum hit an all-time record with 37°C on February 11th, more than 4 degrees Celsius above the average February high.

The rest of the Southern Plains also broke records, and the Texas towns of Midland, Lubbock and Wichita Falls all racked up temperatures in the 30s the same week. A cold snap followed the heat wave in the region, with temperatures dropping as much as 10 degrees Celsius.

Milwaukee’s 21.6°C on February 22nd was the highest temperature ever recorded in the state in the winter. (The typical high temperature for the day is 1.1°C !). It was also the fourth time in February the city hit temperatures over 15°C, another all-time record for the state.

Boston hit 20°C on February 23rd, busting its previous highest temperature of 18.3°C in 1990. All-time record highs for the month of February were broken that same day in Burlington and Montpelier, Vermont both with 17.2°C.

Denver broke its third record of the month on February 16th, topping out at 23.8°C, a full 3 degrees hotter than the date’s previous record, according to the National Weather Service. Snow was back a week later on February 24th !

Unseasonably warm days before cold snaps can have a devastating impact on the environment. Trees and flowers can blossom early in the warm weather, and the buds can then freeze and wither in following cold weather.

Source: The Huffington Post.

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Températures à Denver (Colorado) pour le mois de février 2017.

(Source: Accuweather)

Stromboli (Sicile / Italie)

   L’activité du Stromboli est irrégulière en ce moment. Elle fait alterner des phases intenses accompagnées de débordements de lave sur la Sciara del Fuoco et des périodes plus calmes comme au moment où je rédige cette note. Les sismos de l’INGV montrent actuellement des séquences explosives de faible intensité à raison de 8 ou 9 événements par heure. Il n’en reste pas moins que le volcan traverse depuis plusieurs semaines une période d’activité intense et il est probable que la colonne de magma se maintient à un niveau relativement haut dans les conduits éruptifs.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous trouverez une description (en italien et en anglais) de l’activité du Stromboli au cours du mois de février 2013. Elle fait suite à une description du paroxysme du 19 février sur l’Etna.

http://www.ct.ingv.it/index.php?option=com_content&view=article&id=566&Itemid=370&lang=it

 

   Activity is irregular at Stromboli these days. There is an alternation of intense phases (with overflows down the Sciara del Fuoco) ansd quieter periods. One of them is taking place while I’m writing this note. INGV seismographs currently show low-intensity explosions that occur about 8 times per hour. However, the volcano has been quite active during the past weeks and the magma column is probably still high in the eruptive conduits.

By clicking on the link below, you’ll find a description (in Italian and English) of the activity at Stromboli in February 2013. It follows a description of the 19 February paroxysm on Mount Etna.

http://www.ct.ingv.it/index.php?option=com_content&view=article&id=566&Itemid=370&lang=it

Stromboli-fevrier-2013

Le calme semble revenu sur le Stromboli  (Avec l’aimable autorisation de l’INGV)

Kilauea (Hawaii / Etats Unis): une vidéo en accéléré de l’Halema’uma’u // Great timelapse video of Halema’uma’u

   Le HVO a mis en ligne une vidéo assez extraordinaire (voir lien ci-dessous) qui montre en accéléré deux années (11 février 2011 – 11 février 2013) d’activité du lac de lave dans le pit crater à l’intérieur de l’Halema’uma’u, au travers des images enregistrées par la caméra thermique. Le document dure une minute. Il faut patienter quelques dizaines de secondes le temps que le téléchargement s’effectue.

Au tout début de la vidéo, on assiste à la vidange brutale du lac le 5 mars 2011, suite à l’éruption de Kamoamoa sur l’East Rift Zone qui a créé une dépressurisation dans le système magmatique.

Au cours des 6 mois suivants, le niveau de la lave remonte progressivement dans le cratère pour retrouver son niveau initial, avec une interruption début août 2011. A cette époque, une nouvelle vidange de l’Halema’uma’u a lieu, provoquée par celle du Pu’uO’o le 3 août, ce qui a entraîné une nouvelle dépressurisation dans le système magmatique.

Au cours de son ascension pendant les mois suivants, la lave construit une petite terrasse à l’intérieur du cratère. Cette terrasse est souvent mise à mal par les brusques variations de niveau, ce qui entraîne des effondrements périodiques parfaitement visibles sur la vidéo.

En octobre 2012, le lac s’élève dans le cratère pendant plusieurs semaines successives pour atteindre son plus haut niveau le 22 octobre. La lave se trouve alors à seulement 22 mètres sous la lèvre du pit crater. La chaleur provoque des dilatations de la roche des parois avec des effondrements qui contribuent à élargir le cratère.

Le niveau de la lave se trouve actuellement à 30 – 35 mètres sous la lèvre. Les tiltmètres montrent une certaine stabilité du sommet du Kilauea et un débordement sur le plancher de l’Halema’uma’u ne semble pas à l’ordre du jour.

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-480.mov

 

   HVO has released a stunning timelapse video (see link below) that shows two years (11 February 2011 – 11 February 2013) of activity of the lava lake within Halema’uma’u pit crater. The video was built with images from the thermal camera. The document lasts one minute. You’ll have to wait a few tens of seconds for the document to download.

Soon after the sequence begins, the lava lake drains abruptly due to the Kamoamoa eruption on the East Rift Zone on March 5th 2011, which depressurized the magmatic system.

Over the following six months, the lava lake slowly rises to its previous levels, interrupted by another draining event in early August 2011. It is caused by the August 3rd draining of Pu’uO’o crater that again depressurized the system.

As the lava lake rises during the following months, the fluctuating level builds a deep inner ledge. This ledge experiences unsteady growth through sporadic lake overflows and portions of the ledge also frequently collapse back into the lake, which can be seen very clearly on the video..

In October 2012 the lake rose over several weeks and achieved the highest level recorded for the current summit eruption on October 26th (about 22 metres below the rim of the crater). During periods of high lava level, the heating of the crater walls leads to more frequent crater wall collapses, which sometimes include the rim and enlarge the pit crater.

The level of lava currently lies 30 – 35 metres below the rim. Tiltmeters show that the summit of Kilauea is neither inflating nor deflating so that an overflow on the floor of the main crater seems to be unlikely, at least for the moment.

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-480.mov

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Halema’uma’u  pit crater  ( Photo:  C. Grandpey)

Tolbachik (Kamchatka / Russie)

   En cliquant que le lien ci-dessous, vous verrez une photo aérienne fort intéressante de l’éruption du Tolbachik. On voit que le volcan reste bien actif mais que le cratère ne semble pas recéler un lac de lave comme certaines informations le laissaient entendre il y a quelque temps. Il s’agit tout au plus d’un chaudron de lave bien actif, semblable à celui que l’on observe dans le Benbow au Vanuatu.

http://www.photokamchatka.ru/photos/photo.php?ID=27605

L’éruption – qui a commencé le 27 novembre 2012 – continue à son rythme habituel (voir mes notes précédentes). Les deux fractures sur le versant sud du volcan ont donné naissance à des coulées de lave. Celle en provenance de la fissure éruptive la plus haute a parcouru environ 6 km alors que la coulée plus en aval a couvert plus de 20 km. Il y a quelques jours, une rumeur prétendait que le centre de recherches de Tolud était menacé par la lave. En fait, cette dernière a été bloquée par le relief local et s’est arrêtée à moins de 3 km du site.

 

   If you click on the link below, you will see an interesting aerial photo of the eruption of Tolbachik. One can see that the volcano is still very active but that the crater does not seem to harbour a lava lake as was suggested by previous reports. At most, there is a boiling lava cauldron similar to the one observed at Benbow volcano (Vanuatu).

http://www.photokamchatka.ru/photos/photo.php?ID=27605

The eruption which started on November 27th 2012 is going on at the usual pace (see my previous notes). Two fissures formed on the southern slope of the volcano. Lava from the upper fissure covered more than six km, while the flow effusing from the lower fissure covered more than 20 km. A few days ago, the rumour said that the Tolud research site was under the threat of a lava flow. Actually, lava stopped less than 3 km from the research centre owing to the local ground profile.

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 (Crédit photo : Denis Budkov)

Sakura-jima (Japon)

   L’activité du Sakura-jima reste relativement stable mais intense, surtout au niveau du Cratère Showa. De fortes explosions se produisent parfois, avec des nuages de cendre jusqu’à 3 km d’altitude et des projections de tephra jusqu’à 1,8 km du cratère, comme on peut s’en rendre compte sur les images des webcams enregistrées le 8 février 2013 (voir lien ci-dessous). On observe aussi de temps en temps de l’incandescence au niveau du cratère.

http://www.youtube.com/watch?v=NOf2GPl-8yM

 

   Activity at Sakura-jima is stable but still quite high, mainly at Showa Crater. Strong explosions are observed, ejecting tephra and ash up to 3 km a.s.l. and as far as 1.8 km from the crater, as can be seen on the webcam images recorded on February 8th 2013 (see link below). Crater incandescence is also occasionally detected.

Source: JMA, Tokyo VAAC.

http://www.youtube.com/watch?v=NOf2GPl-8yM

 

Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

   L’activité du Kilauea reste stable et intéressante pour ceux qui ont la chance d’être à Hawaii en ce moment.

Au sommet, le lac de lave de l’Halema’uma’u est relativement stable et sa surface se maintient à une trentaine de mètres sous la lèvre du pit crater,  juste en dessous de la terrasse qui se trouve à l’intérieur. Il semble que l’alimentation actuelle ne soit pas assez puissante pour pousser le magma plus haut et qu’un débordement ne soit pas à l’ordre du jour, du moins à court terme.

S’agissant du Pu’uO’o, une lueur émane toujours des sources actives à l’intérieur du cratère qui est maintenant rempli à ras bord. A l’extérieur du cratère et sur le flanc NE du cône, plusieurs coulées de lave continuent à avancer et recouvrir d’anciens épanchements en se dirigeant vers le nord et vers l’est, entre le Pu’uO’o et le Pu’u Kahauale’a.

Des coulées actives sont visibles sur le pali. Un champ de lave d’environ 1 km de largeur est observé sur la plaine côtière avec plusieurs entrées dans l’océan, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du Parc National. A l’ouest de ce champ de lave actif, une coulée d’environ 350 mètres de largeur avance vers la côte en donnant naissance à quelques bouches éphémères.

Source : HVO.

 

   Activity at Kilauea is quite stable and interesting for those who are at Hawaii these days. .

At the summit, Halema’uma’u lava lake is fairly stable just below the inner ledge and about 30 metres below the pit crater’s rim. It seems the current feeding of the volcano is not able at the moment to push the magma upward more intensely and that an overflow will not happen, at least in the short term.

At Pu`u `O`o, glow is visible from the usual sources within the crater which is full to the rim. Outside the crater and across the northeast flank of the cone, multiple lava flow lobes continue to be actively spreading on older flows to the north and east, between Pu`u `O`o and Pu`u Kahauale`a

Lava flows remain active just above the pali. An approximately 1 km-wide lava field can be observed on the coastal plain and is entering the ocean at several locations, both inside and outside the National Park. To the west of this flow, a 350-metre-wide lava flow continues to advance toward the coast and remains active with scattered breakouts.

Source: HVO.

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Entrée de la lave dans l’océan (Photo: C. Grandpey)

Image extraite du CD/DVD  « Kilauea, le Feu de la Terre (1996-2011) »

Un test nucléaire en Corée du Nord peut-il déclencher une éruption? // North Korea nuclear test likely to cause an eruption?

   On peut lire sur le site web Russia Today que le troisième test nucléaire prévu par la Corée du Nord pourrait déclencher une éruption du Mont Baekdu, volcan en sommeil situé à 110 km du site d’essais de Punggye-ri. La dernière éruption remonte à 1925 et un géologue sud-coréen estime que le prochain test pourrait avoir un impact direct ou indirect sur l’activité de ce volcan.

La menace d’une éruption se trouve renforcée par plusieurs facteurs comme l’élévation de près de 10 centimètres du sommet du Mont Baekdu depuis 2002 sous la poussée de la chambre magmatique qui sommeille sous l’édifice. De plus, en 2006 un satellite a détecté une augmentation de la température de surface quelques jours après un test nucléaire souterrain effectué par la Corée du Nord dans la partie nord du pays.

Le premier test nucléaire sur le site de Punggye-ri en 2006, avec une énergie dégagée d’environ 1 kilotonne, a généré un séisme de M 3,6. Le test suivant, en 2009, avec une puissance estimée à 2-6 kilotonnes, a produit un séisme de M 4,4 sur l’échelle de Richter. Les observateurs nord-coréens estiment que le troisième test pourrait avoir une énergie dégagée d’environ 20 kilotonnes, soit l’équivalent de la bombe de Nagasaki (21 kilotonnes) en 1945.

Les scientifiques japonais, quant à eux, établissent un lien entre les dernières éruptions du Mont Baekdu et des contraintes souterraines subies par la région. Par exemple, le volcan est entré au moins 6 fois en éruption entre le 14ème et le 20ème siècle et, chaque fois, l’événement faisait suite à un séisme au Japon. Les volcanologues nord-coréens ont observé une activité anormale dans le lac au sommet du volcan après le séisme de M 9 qui a secoué le Japon en mars 2011. A l’époque le Korean Times indiquait que l’eau du lac était très agitée et éclaboussait fortement, avec une augmentation de son niveau de 60 centimètres. Une éruption pourrait entraîner une inondation sur un rayon de 30 km, endommager des structures et mettre en danger la vie des habitants. De plus, la cendre volcanique pourrait causer de fortes perturbations au trafic aérien en Corée, en Chine, en Russie et au Japon, avec de sévères répercussions sur les activités commerciales.

L’article aborde plus ou moins directement le lien entre séismes et volcans. Cette relation n’a jamais été vraiment prouvée. C’est l’un des chevaux de bataille des Japonais qui redoutent que les séismes répétés dans leur pays réveille le vénérable et vénéré Mont Fuji. Jusqu’à présent, il ne s’est rien produit. D’un point de vue personnel, je ne pense pas qu’il existe un lien réel entre séismes tectoniques et éruptions volcaniques.  En revanche, un séisme tectonique puissant est susceptible de fragiliser, voire déstabiliser, un édifice volcanique et provoquer des glissements de terrain.

Dernière minute: La Corée du Nord a indiqué ce matin que le 3ème essai nucléaire venait d’avoir lieu. Il est effectivement plus puissant que les précédents.  Selon l’USGS, le test a provoqué un séisme de M 5.1 à l’ENE de Sungjibaegam, à 1 km de profondeur.

 

   We can read on the website Russia Today that the anticipated North Korean third nuclear test may trigger an eruption of Mt. Baekdu, a dormant volcano located 110 kilometres from the North Korean Punggye-ri nuclear site and whose last activity dates back to 1925. According to a South Korean geologist, the nuclear test will probably exert a direct or indirect impact on volcanic activity at the mountain.

Backing the scenario of the growing eruption threat is the changing height of Mt. Baekdu. It has risen nearly 10 centimeters since 2002 due to the expanding magma chamber beneath the edifice. Moreover, in 2006 a satellite detected an increase of the surfaces temperature just days after North Korea conducted an underground nuclear test in its northern territory.

The first nuclear test conducted in Punggye-ri in 2006, with an explosive yield of about 1 kiloton, resulted in a magnitude 3.6 tremor. The second test was carried out in 2009 and the yield was estimated at 2-6 kilotons, which led to a tremor with a magnitude of 4.4 on Richter magnitude scale. North Korea watchers speculate that the third test may lead to an explosive yield of about 20 kilotons which could be compared to the 1945 Nagasaki bomb estimated yield of 21 kilotons. .

Meanwhile, Japanese scientists connect previous eruptions of Mt. Baekdu with major subterranean stresses in the region. For instance, it erupted at least six times between the 14th and 20th centuries, and each time it followed an earthquake in Japan. North Korean volcanologists observed abnormal activity at a lake atop the mountain after the March 2011 9.0-magnitude earthquake in Japan. The Korea Times reported the lake’s water was shaking and splashing, causing a 60-centimetre rise. An eruption is likely to cause severe flooding of the neighboring area within a 30-kilometre radius, causing devastating damage of infrastructure and endangering people’s lives. The volcanic ash could affect air traffic in the Koreas, China, Russia and Japan, disrupting business activities.

The article tackles, directly or indirectly, the question of the link between earthquakes and volcanoes. This relationship has never been clearly proved. It is one of the Japanese’ favourite topics; indeed, they fear that the very frequent earthquakes that occur in the country might wake up Mount Fuji. Up to now, the old venerable volcano has been indifferent to such seismicity.  As far as I am concerned, I do not believe there exists a real link between tectonic earthquakes and volcanic eruptions. However, a tectonic event may weaken or even destabilize a volcanic edifice and trigger large-scale landslides.

Last minute: North Korea indicates this morning that it has just performed the third nuclear test. It was more powerful than the previous ones. According to USGS, it triggered a M 5.1 earthquake ENE of Sungjibaegam, at a depth of 1 km.

Baekdu-blog

Le Mont Baekdu vu depuis l’espace en avril 2003  (Avec l’aimable autorisation de la NASA)