Des drones à Vulcano (Îles Éoliennes / Sicile) // Drones at Vulcano (Aeolian Islands / Sicily)

Une équipe de chercheurs de l’Université technique de Munich (TUM) et de l’Université de Mayence s’est rendue sur l’île éolienne de Vulcano munie de drones, afin de collecter et d’analyser des échantillons de gaz émis par le volcan. La dernière éruption du Grand Cratère de Vulcano remonte à la fin du 19ème siècle, mais le volcan continue de présenter une activité de dégazage intense. Les scientifiques souhaitaient vérifier si ces appareils pouvaient mesurer les gaz afin de prédire les éruptions.

Un capteur de gaz a été installé sur un trépied, en attente de l’approche du drone. Peu après, le drone s’est positionné dans l’axe du capteur ; ce dernier émet un faisceau laser invisible qui traverse les émissions de gaz volcaniques avant d’être réfléchi par le drone et de revenir vers sa source. Le drone peut se déplacer et changer d’angle pour effectuer des mesures. L’utilisation d’un laser permet au capteur d’éviter le panache de gaz. Comme l’a expliqué un chercheur : « Notre drone vole derrière le panache et notre unité au sol ne se trouve pas non plus à l’intérieur de celui-ci. » Avec une méthode plus traditionnelle, la nature corrosive du panache nécessiterait un recalibrage constant du capteur se trouvant en son sein.

À partir des signaux renvoyés au capteur, un algorithme établit une carte de la concentration en gaz pendant les 10 ou 15 minutes que met le drone à suivre une trajectoire prédéfinie qui peut aller jusqu’à une distance de 60 mètres.

Bien que les drones soient utilisés pour la surveillance des volcans depuis une quinzaine d’années, les scientifiques cherchent désormais à mettre au point des outils de mesure des gaz toujours plus précis et sans risque.

Plus loin sur la lèvre du cratère, une autre équipe scientifique utilisait des capteurs embarqués sur un drone pour mesurer les concentrations de substances chimiques dans l’air. Le drone était équipé d’une série de capteurs mesurant les gaz, les particules et les halogènes — des éléments tels que le chlore, le brome, etc. Les chercheurs affirment que la mesure des gaz et des particules permettra de mieux comprendre l’impact des éruptions et des émissions volcaniques sur l’atmosphère. « Une autre raison est d’anticiper les éruptions volcaniques, car la composition des gaz peut varier avant qu’une éruption ne se produise. Plus la pression exercée par la lave remontant des profondeurs de la Terre vers la surface est élevée, plus la quantité de gaz libérée est importante. »

C’est la première fois que l’équipe de la TUM teste sur un volcan son système de drones, qui est opérationnel jusqu’à 3 000 mètres d’altitude. L’un des principaux atouts de ces appareils réside dans leur grande flexibilité et leur capacité à naviguer dans les zones du panache où les gaz sont plus denses, ainsi qu’à changer rapidement de direction si le panache modifie soudainement sa trajectoire. Grâce au drone, les chercheurs n’ont plus besoin de pénétrer dans la zone d’émission de gaz, une opération périlleuse nécessitant le port de masques et d’autres équipements de protection. Dans les prochains jours, les scientifiques allemands utiliseront le drone sur l’Etna, où une nouvelle éruption vient de se produire.

Source : Yahoo News.

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L’article consacré à la mission allemande sur le cratère de la Fossa de Vulcano, a attiré mon attention, car j’ai moi-même mené plusieurs campagnes d’observation sur ce volcan entre 1990 et 2000. J’ai notamment étudié l’influence de la température et de l’hygrométrie de l’air ambiant sur la densité des panaches de gaz et de vapeur.

J’ai également réalisé plusieurs campagnes de mesure de l’évolution des températures des fumerolles, tant à l’intérieur du cratère que sur sa lèvre.

Dans le cadre d’un projet d’action éducative (PAE) avec le lycée où j’enseignais, j’ai prélevé des échantillons de gaz dans des ampoules sous vide, qui ont ensuite été analysés dans un laboratoire d’Orléans.

Photos: C. Grandpey

Comme le mentionne l’article de presse, la dernière éruption du Vulcano remonte à la fin du 19ème siècle, en août 1888. J’ai consacré une note à cette éruption le 5 février 2020 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/02/05/vulcano-iles-eoliennes-sicile-leruption-de-1888/

Lors de cette éruption, de puissantes émissions de cendres, de scories et de bombes volcaniques ont été observées à quelques heures d’intervalle. Le phénomène était si caractéristique que le terme « éruption vulcanienne » a par la suite été appliqué à des activités éruptives similaires sur d’autres volcans à travers le monde. Deux phases ont été observées au cours de l’éruption, séparées par quelques semaines de calme absolu : une phase initiale, caractérisée par une activité plus intense, a duré environ trois jours, du 3 au 5 août 1888 ; la seconde phase a débuté le 18 du même mois et s’est achevée le 22 mars 1890.

 

Photo prise par Orazio Silvestri et montrant l’éruption le 20 août 1888 (Source :Libreria Trippini Sergio)

L’éruption de 1888 n’a pas constitué un événement majeur, mais l’île n’était pas encore une destination touristique à l’époque. Si un phénomène similaire devait se produire aujourd’hui en pleine saison touristique, la situation serait bien différente.

Ces dernières années, plusieurs alertes ont été lancées à Vulcano suite à une hausse des émissions de CO2 et une augmentation de la température des fumerolles. Au moment où j’écris ces lignes, la situation est revenue à la normale, mais les scientifiques italiens continuent de la surveiller étroitement. Comme me l’expliquait un jour Roberto Clocchiatti : « À Vulcano, les gaz rongent le volcan de l’intérieur. »

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A team of researchers from the Technical University of Munich (TUM) and the University of Mainz have been working on the Aeolian island of Vulcano with drones in order to collect and analyze gas samples from the volcano. The last eruption of Vulcano’sGrand Crater occurred in the late 19th century but the volcano continues to show intense degassing activity.

The scientists wanted to test whether the devices can measure gases to predict eruptions.

A gas sensor was mounted on a tripod, waiting for the drone to draw closer. Soon, the drone positioned itself along the axis of the sensor, which transmits an invisible laser beam that passes through the volcanic gas emissions before being reflected by the drone, and travelling back. The drone can move around and switch angles to take full measurements.

Using a laser allows the sensor to avoid the gas plume. Said one researcher : « Our drone flies behind the plume and also our ground unit is not in the plume. » With a more traditional method, the corrosive nature of the plume would require any sensor inside it to be constantly recalibrated.

Based on the signals sent back to the sensor, an algorithm calculates a map of gas concentration in the 10 or 15 minutes it takes for the drone to follow a predefined path at a distance of up to 60 metres.

Although drones have been used in monitoring volcanoes for about 15 years, scientists are now looking to develop gas measurement tools that are increasingly accurate and risk-free.

Further around the crater, another team of scientists was using sensors carried on a drone to measure concentrations of chemical substances in the air. The drone is equipped with a series of sensors measuring gases, particles and halogens, elements like chlorine, bromine and others. The researchers say that measuring gases and particles will allow to better understand the impact of volcanic eruptions and volcanic emissions on the atmosphere. « Another reason is to anticipate volcanic eruptions, because the gas composition can change before an eruption occurs. »

The greater the pressure exerted by lava rising from inside the Earth towards the surface, the larger the amount of gas released.

It is the first time the team from TUM has tested its drone system — which can work at altitudes up to 3,000 metres — on a volcano. One of the biggest advantages of the drone is its great flexibility and ability to move around more diluted parts of the plume and quickly switch direction if the plume suddenly changes angles.

With the drone, researchers no longer need to carefully enter the area of the gas emissions, a dangerous activity which requires the use of masks and other protection.

In the coming days, the German scientists will use the drone on Mount Etna where a new eruption has just occurred.

Source : Yahoo News.

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The article about the German mission on Vulcano’s Fossa Crater drew my attention as I performed several observation campaigns on this volcano in 1990-2000. I particularly studied the influence of temperature and hygrometry on the density of the gas and steam plumes.

I also made several campaigns to measure the evoluation of temperatures in the fumaroles, both inside the crater and on its rim. During an Educative Acrtion Project with the high school where I taught, I took gas samples in vacuum-sealed ampoules that were later analysed in a laboratory of Orleans.

As mentioned in the press article, the last eruption at Vulcano occurred in the late 19th century, in August 1888. I dedicated a post to this eruption on 5 February 2020 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/02/05/vulcano-iles-eoliennes-sicile-leruption-de-1888/

During this eruption, powerful emissions of ash, scoria, and volcanic bombs were observed at intervals of a few hours. It was so distinctive that the term « Vulcanian eruption » was subsequently applied to similar eruptive activity at other volcanoes around the world.
Two phases were observed during the eruption, separated by a few weeks of absolute calm: an initial phase, characterized by more intense activity, lasted approximately three days, from August 3 to 5, 1888; the second phase began on the 18th of that same month and ended on March 22, 1890.

The 1888 eruption was not a major event but the island was not a tourist destination by that time. Should a similar event occur during the tourist season nowadays, the problem would be much different. Several alerts were observed at Vulcano in recent years with increases in CO2 emissions and higher temperatures at the fumaroles. At the time I’m writing this post, the situation has gone back to normal but Italian scientists are closely monitoring the situation. As Roberto Clocchiatti told me one day : «  At Vulcano, the gases are eating the volcano from the inside ».

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’effusion de lave, les coulées pyroclastiques, les épisodes de trémor et les émissions élevées de dioxyde de soufre (SO2) se poursuivent sur le Mayon (Philippines). Au cours de la semaine écoulée, le PHIVOLCS a enregistré 187 séismes volcaniques, 398 éboulements, 10 signaux associés à des coulées pyroclastiques tandis que les émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 9 028 tonnes par jour. Les panaches de cendres s’élèvent souvent jusqu’à 1 200 m au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte 3 est maintenu pour le volcan.

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Toujours aux Philippines, une éruption modérément explosive s’est produite sur le Kanlaon le 9 juillet 2026 et a duré trois minutes. Le panache de cendres s’est élevé à une hauteur estimée entre 2 et 3 km au-dessus du sommet. Des coulées pyroclastiques ont dévalé les pentes supérieures du flanc sud-est sur une distance d’au moins 1 km. Des signalements sur les réseaux sociaux ont indiqué que des blocs atteignant 30 cm de diamètre avaient été éjectés dans un rayon de 5 km, touchant certains secteurs de la ville de Kanlaon (située à 10 km à l’est-sud-est) et de la province du Negros Oriental. Ces projections ont atteint une distance record depuis l’éruption du 3 juin 2024. Une onde de choc a également généré une détonation audible jusqu’à 35 km de distance. Des retombées de téphras ont été observées sur une bande longue et étroite s’étendant vers l’est, et concernant au moins 31 barangays répartis sur 12 municipalités et sept villes de trois provinces.
Le niveau d’alerte pour le Kanlaon reste fixé à 2 (sur une échelle de 0 à 5) ; il est demandé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 4 km autour du volcan, et les pilotes sont invités à éviter de survoler les abords du sommet.
Source : PHIVOLCS.

Exemple de séquence éruptive sur le Kanlaon

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Le 11 juillet 2026, le Kīlauea (Hawaï) a commencé à montrer les signes précurseurs de l’Épisode 51n avec de faibles projections de lave au niveau de la bouche nord.

Le 14 juillet, le HVO a signalé la reprise d’une activité préliminaire de faible intensité, avec un débordement de lave depuis la bouche nord, puis de la bouche sud le 15 juillet. En conséquence, le HVO a fait passer le niveau d’alerte du Kilauea de « Advisory » (surveillance conseillée) à « Watch » (Vigilance), et a relevé la couleur de l’alerte aérienne du Jaune à l’Orange.

L’activité a commencé à s’intensifier fortement vers 6 heures (heure locale) le 15 juillet à la bouche nord et a évolué en fontaines en dôme, comme lors des épisodes précédents.

Vers 8h30, les fontaines en dôme ont évolué en fontaines de lave plus classiques et beaucoup plus hautes, comme lors des épisodes précédents. La bouche sud est restée inactive.

Selon le HVO, les fontaines de lave ont atteint 290 mètres de hauteur et les débits d’effusion ont culminé à environ 300 mètres cubes par seconde. Le panache de cette éruption s’est élevé jusqu’à 5 400 mètres au-dessus du niveau de la mer.

L’Épisode 51 a pris fin le 15 juillet 2026 à 16 h 46 (heure locale), après plus de huit heures ininterrompues de fontaines de lave. Les retombées de téphras se sont limitées à la zone du Parc national des volcans d’Hawaï. Aucune retombée n’a été signalée dans les zones habitées. Le volume de lave émis est estimé à 5,1 millions de mètres cubes. La lave a couvert environ 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
La fin de l’Épisode 51 a vu le passage d’une phase de déflation sommitale à une phase de gonflement. Un Épisode 52 est fort probable dans les prochains jours.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 51

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Les signes d’un regain d’activité ont été observés sur le volcan sous-marin Ahyi (îles Mariannes du Nord) grâce à des images satellites au cours des dernières semaines. De petites zones d’eau décolorée ont été observées à moins de 500 mètres du volcan, les 1er, 7 et 11 juillet 2026. De tels phénomènes ont également été observés par intermittence sur des images satellites au cours des derniers mois. Ces zone de décoloration de l’eau de mers résultent probablement d’un dégagement de gaz dans la colonne d’eau ; ils pourraient aussi provenir d’un dégazage hydrothermal intense ou être associés à une éruption effusive.
L’activité éruptive du volcan sous-marin Ahyi peut présenter un danger pour les navigateurs se trouvant à proximité du volcan. La profondeur du sommet a diminué lors d’éruptions récentes pour atteindre 55 mètres sous le niveau de la mer. Toutefois, l’absence de données locales en temps réel rend impossible la prévision ou l’émission d’alertes concernant des éruptions imminentes.
Une éruption sous-marine explosive a été détectée par les sismomètres entre le 24 et le 25 avril 2001, grâce à une station située sur l’atoll de Rangiroa (archipel des Tuamotu). Une autre éruption a été détectée entre le 24 avril et le 17 mai 2014, à l’aide de données provenant de sismomètres installés sur des volcans des îles Mariannes du Nord et de réseaux d’hydrophones situés sur l’île de Wake. L’éruption de 2014 a formé un nouveau cratère près du sommet du volcan. L’activité éruptive la plus récente a débuté en 2022.
La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été relevés respectivement au Jaune et à Advisory (surveillance conseillée).
Source : USGS.

Source: USGS

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L’Alaska Volcano Observatory (AVO) m’a informé qu’une petite explosion du Korovin (complexe volcanique d’Atka / Alaska) a été détectée grâce aux données sismiques et infrasonores dans la matinée du 16 juillet 2026. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été relevés respectivement à la couleur Jaune et à Advisory (surveillance conseillée). Aucune émission n’a été observée sur les images satellites. D’éventuelles retombées de cendres ne devraient guère s’étendre au-delà des flancs supérieurs du volcan.
Le complexe volcanique d’Atka constitue la partie nord de l’île d’Atka, située à environ 1 761 km au sud-ouest d’Anchorage. Ce complexe comprend plusieurs édifices récents, notamment le Korovin, le mont Kliuchef et le Sarichef. Le Korovin (1 553 m) est un stratovolcan qui a été le siège de la majeure partie de l’activité volcanique historique. Il est entré en éruption à plusieurs reprises au cours des 200 dernières années (notamment en 1973, 1987 et 1998) et a probablement connu de faibles émissions de cendres en 2005.
Source : AVO.

Vue du Korovin ‘Crédit photo: AVO)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Krakatau (Indonésie). Des panaches de gaz et de cendres s’élèvent généralement jusqu’à 400 m au-dessus du sommet. Une incandescence est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de se tenir à au moins 3 km du cratère actif.

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Toujours en Indonésie, une éruption s’est produite le 12 juillet 2026 au niveau du Kawah Dua (cratère nord) du Karangetang. Une faible activité strombolienne a projeté des matériaux incandescents à environ 100 m au-dessus du sommet, suivie d’une forte détonation qui a propulsé des matériaux incandescents à environ 300 m vers le sud-sud-ouest. Des coulées de lave et des matériaux incandescents ont dévalé les pentes sur 700 à 1 000 m vers le sud et le nord-nord-ouest, et sur 400 m vers l’ouest-sud-ouest. Les matériaux incandescents éjectés ont provoqué des incendies de végétation sur les flancs supérieurs du volcan. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de se tenir à au moins 1,5 km des deux cratères.
Source : PVMBG.

Zone à risque autour du Karangetang (Source: VSI)

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Le KVERT signale une effusion de lave continue ainsi qu’une activité explosive au niveau des dômes de lave du Jeune Sheveluch (Kamtchatka). Une anomalie thermique est détectée sur les images satellitaires la plupart su temps. Des explosions survenues le 9 juillet 2026 ont généré des panaches de cendres s’élevant à 10 km au-dessus du niveau de la mer, incitant le KVERT à relever la couleur de l’alerte aérienne au Rouge. Une explosion similaire s’est produite le 14 juillet, avec des panaches de cendres atteignant 10,5 km d’altitude ; la couleur de l’alerte aérienne a de nouveau été portée au Rouge. Aucune autre explosion n’a été enregistrée au cours de la journée et l’alerte aérienne a été ramenée à l’Orange.

Crédit photo: KVERT

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Lava effusion, pyroclastic density currents (PDCs), volcanic tremors, and elevated sulfur dioxide (SO2) emissions continue at Mayon (Philippines). PHIVOLCS recorded 187 volcanic earthquakes, 398 rockfalls, 10 pyroclastic density current signals, and SO2 emissions averaging 9 028 tonnes/day. Ash plumes often rise 1 200 m above the summit.

Alert Level 3 is kept over the volcano.

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Still in the Philippines, a moderately explosive eruption at Kanlaon occurred on 9 July 2026 and lasted three minutes. The ash plume was estimated to have risen 2-3 km above the summit. Pyroclastic flows descended the upper SE flanks at least 1 km. Reports on social media indicated that rock fragments up to 30 cm in diameter were ejected within 5 km, impacting parts of Canlaon City (10 km ESE), Negros Oriental. The ejected ballistics represented the farthest reach of ballistic fragments since the 3 June 2024 eruption. A shockwave produced a booming sound heard up to 35 km away. Tephra fell within a long, narrow swath to the E in at least 31 barangays in 12 municipalities and seven cities of three provinces.
The Alert Level for Kanlaon remains at 2 (on a scale of 0-5); the public is asked to stay out of the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ) and pilots are advised to avoid flying close to the summit.

Source : PHIVOLCS.

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On July 11, 2026, Kīlauea (Hawaii) began showing precursor signs of Episode 51n with weak lava spattering at the north vent.
On July 14, the HVO reported a resumption of low-level preliminary activity, with lava overflowing from the north vent, followed by the south vent on July 15. Consequently, the HVO raised Kīlauea’s alert level from « Advisory » to « Watch » and raised the aviation color code from Yellow to Orange.
Activity intensified sharply around 6:00 a.m. (local time) on July 15 at the north vent, evolving into dome fountains, similar to previous episodes.
Around 8:30 a.m., the dome fountains transitioned into more conventional, much higher lava fountains, as seen in earlier episodes. The south vent remained inactive.
According to the HVO, the lava fountains reached heights of 290 meters, and effusion rates peaked at approximately 300 cubic meters per second. The eruption plume rose to an altitude of 5,400 meters above sea level.
Episode 51 ended on July 15, 2026, at 4:46 p.m. (local time), following more than eight hours of continuous lava fountaining. Tephra fallout was confined to the area of ​​Hawaiʻi Volcanoes National Park; no fallout was reported in populated areas. The volume of erupted lava is estimated at 5.1 million cubic meters. The lava covered approximately 50% of the Halemaʻumaʻu crater floor. The end of Episode 51 marked the transition from a phase of summit deflation to a phase of inflation. An Episode 52 is highly likely in the coming days.
Source: HVO.

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Signs of unrest at Ahyi Seamount (Northern Mariana Islands) have been observed in recent satellite images over the past few weeks. Small plumes of discolored water were observed drifting less than 0.5 km away from the volcano on July 1, 7, and 11, 2026. Small plumes have also been observed intermittently in clear satellite images over the last few months. The plumes are likely the result of gas release into the water column, these could reflect vigorous hydrothermal degassing or be associated with an ongoing effusive eruption.

Eruptive activity at Ahyi Seamount may present a hazard to mariners in the water close to the volcano. The summit has shallowed over the course of previous eruptions to 55 m below sea level, but the lack of local real-time data means that it is impossible to forecast or warn of impending eruptions.

From April 24 to 25, 2001, an explosive submarine eruption was detected seismically from a seismic station on Rangiroa Atoll, Tuamotu Archipelago. Another eruption was detected from April 24 to May 17, 2014, using data from seismometers located on subaerial volcanoes in the Northern Mariana Islands and hydrophone arrays at Wake Island. The 2014 eruption formed a new crater near the summit of the volcano. The most recent eruptive activity began in 2022.

The Aviation Color Code and Volcano Alert Level are being raised to YELLOW and ADVISORY.
Source : USGS.

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) has sent me a message saying that a small explosion from Korovin (Atka volcanixc complex / Alaska) was detected in seismic and infrasound data on the morning of July 16, 2026. The Aviation Color Code and Alert Level were raised to YELLOW/ADVISORY. No emissions were observed in satellite images. Fallout of ash, if any, is unlikely to extend much beyond the upper flanks of the volcano.

The Atka volcanic complex forms the northern part of Atka Island, located about 1,761 km southwest of Anchorage. The Atka volcanic complex includes several young vents, including Korovin Volcano, Mount Kliuchef, and Sarichef Volcano. Korovin (1553 m) is a stratovolcano that has been the site of most historical volcanic activity,. It erupted several times in the past 200 years, including 1973, 1987, and 1998, and has likely had small ash emissions as recently as 2005.

Source : AVO.

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Eruptive activity continues at Krakatau (Indonesia). Gas and ash plumes usually rise as high as 400 m above the summit. Incandescence is visible at night. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is askedto stay at least 3 km away from the active crater.

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Still in Indonesia, an eruption occurred at Karangetang’s Kawah Dua (North Crater) on 12 July 2026. Weak Strombolian activity ejected incandescent material around 100 m above the summit, followed by a booming sound that ejected incandescent material about 300 m to the SSW. Lava flows and incandescent material descended 700-1,000 m to the S and NNW, and 400 m to the WSW. The hot ejected material caused vegetation fires on the upper flanks

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the publicis asked to stay at least 1.5 km away from both craters.

Source : PVMBG.

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The KVERT is reporting continuous lava effusion and explosive activity at the lava domes of Young Sheveluch (Kamchatka). A thermal anomaly was identified in satellite images on most days. Explosions on 9 July 2026 generated ash plumes that rose 10 km a.s.l, prompting KVERT to raise the Aviation Color Code to Red. A similar explosion occurred on 14 July with ash plumes that rose 10.5 km a.s.l. The aviation color code was again raised to Red. No additional explosions were recorded throughout the day; the ACC was lowered to Orange.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Kilauea (Hawaï) : Épisode 51 !

15 juillet 2026 : Dans ma note du 10 juillet 2026, j’indiquais que, selon le HVO, l’Épisode 51 de l’éruption du Kīlauea devait se produire entre le 11 et le 15 juillet. Dans son bulletin du 11 juillet, l’Observatoire précisait que « l’épisode de fontaines de lave était susceptible de débuter d’ici le 13 juillet, mais très probablement le 11 ou le 12 juillet. Toutefois, si la déflation actuelle se maintenait, la date du 13 juillet devenait plus probable. » Le 11 juillet, le Kīlauea produisait de faibles projections de lave au niveau de la bouche nord. Durant la nuit, les images des webcams montraient une forte lueur et des projections au niveau de la bouche nord, ainsi qu’une lueur variable dans la bouche sud.

La déflation sommitale s’étant poursuivie pendant quelques jours, l’activité au niveau des bouches éruptives a ralenti. Ce n’est que le 14 juillet que le HVO a signalé la reprise d’une activité préliminaire de faible intensité à 14 h 51 (heure locale), avec un débordement de lave depuis la bouche nord, puis de la bouche sud le 15 juillet. En conséquence, le HVO a fait passer le niveau d’alerte du Kilauea de « Advisory » (surveillance conseillée) à « Watch » (Vigilance), et a relevé la couleur de l’alerte aérienne du Jaune à l’Orange.

L’activité a commencé à s’intensifier fortement vers 6 heures (heure locale) à la bouche nord et a évolué en fontaines en dôme, comme lors des épisodes précédents.

Vers 8h30, les fontaines en dôme ont évolué en fontaines de lave plus classiques et beaucoup plus hautes, comme lors des épisodes précédents. La bouche sud est restée inactive.

Selon le HVO, les fontaines de lave atteignent 290 mètres de hauteur et les débits d’effusion culminent à environ 300 mètres cubes par seconde. Le panache de cette éruption s’élève jusqu’à 5 400 mètres au-dessus du niveau de la mer.

 L’éruption continue à 23 heures (heure française). Il est l’heure d’aller au lit. Plus d’information demain matin.

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16 juillet 2026 : L’Épisode 51 de l’éruption du Kilauea a pris fin le 15 juillet 2026 à 16 h 46 (heure locale), après plus de huit heures ininterrompues de fontaines de lave. Comme indiqué précédemment, la hauteur maximale des fontaines a atteint environ 290 mètres au niveau de la bouche nord. La bouche éruptive sud n’a produit aucune fontaine de lave durant cet épisode, mais a émis des flammes et des jets de gaz. La hauteur maximale du panache de téphras a atteint environ 5 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les retombées de téphras se sont limitées à la zone du Parc national des volcans d’Hawaï. Aucune retombée de téphras n’a été signalée dans les zones habitées. Le volume de lave émis est estimé à 5,1 millions de mètres cubes. La lave a couvert environ 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
La fin de l’Épisode 51 a vu le passage soudain d’une phase de déflation sommitale à une phase de gonflement. Un Épisode 52 est fort probable dans les prochains jours.
Source : HVO.

 Images : captures d’écrans des webcams du HVO

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July 15th, 2026 : In my post of July 10, 2026, I indicated that, according to the HVO, Episode 51 of the Kilauea eruption would occur between July 11 and 15. In its update of July 11, the Observatory wrote that « lava fountaining Episode 51 was likely to start between now and July 13, but most likely July 11 or 12. However, if the current deflation is sustained, then July 13 is more likely. » On July 11, Kīlauea was erupting small precursory spatter bursts. During the night, webcam views showed strong glow and spatter from the north vent, and variable glow from the south vent.

Because summit deflation continued for some days, activity slowed down at the eruptive vents. It was only on July 14 that HVO indicated that precursory low-level activity for Episode 51 began around 2:51 p.m. (local time) with a lava overflow from the north vent and deim the south vent on July 15. Accordingly, HVO rose the Alert Level for Kīlauea from ADVISORY to WATCH and the Aviation Color Code from YELLOW to ORANGE.

Activity began to intensify sharply around 6:00 a.m. (local time) at the north vent and evolved into dome-shaped fountains, as seen in previous episodes.

Around 8:30 a.m., the dome-shaped fountains transitioned into more conventional—and much taller—lava fountains, similar to previous episodes. The south vent remained inactive.

According to HVO, fountain heights are reaching 290 meters and effusion rates a peak of about 300 cubic meters per second. The plume from this eruption are rising up to 5,400 m above sea level.

The eruption is continuing at 11 p.m. (French time). It’s time to go to bed. More information tomorrow morning.

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July 16th, 2026 : Episode 51 of the Kilauea eruption ended at 4:46 p.m. (local time) on July 15, 2026 after more than 8 hours of continuous lava fountaining. As I put it previously, the maximum lava fountain height was approximately 290 meters from the north vent. The south vent never showed lava fountains during this episode but emitted flames and gas jets. The maximum plume height was approximately 5,500 meters above mean sea level. Tephra fall was restricted mostly to the closed area of Hawaiʻi Volcanoes National Park. No tephra was reported from any populated areas.An estimated 5.1 million cubic meters of lava erupted and covered about 50% of the Halemaʻumaʻu crater floor.

The abrupt switch from summit deflation to inflation at the end of Episode 51 indicate that another lava fountaining episode is likely.

Source : HVO.

La Soufrière de la Guadeloupe depuis 1976 : les progrès de la volcanologie

Alors que vient de se terminer à la Guadeloupe le colloque SOUFRIÈRE_50 organisé par l’IPGP et l’Observatoire volcanologique et sismologique (OVSG), un article publié sur le site Guadeloupe la 1ère montre l’évolution de la volcanologie au cours des 50 années qui se sont écoulées depuis l’éruption de La Soufrière en juillet 1976. On se souvient que cette éruption avait été marquée pat la relation conflictuelle entre Haroun Tazieff et Claude Allègre, ce dernier ayant décrété une évacuation qui n’était pas justifiée au vu des observations scientifiques effectuées par l’équipe Tazieff.

Source : Radio France, INA

Aujourd’hui, à la Guadeloupe comme ailleurs dans le monde, les moyens de surveillance volcanique n’ont plus grand-chose à voir avec ceux de 1976, mais force est tout de même de reconnaître que la prévision éruptive est toujours loin d’être parfaite. On l’a constaté lors d’éruptions récentes comme celle du Fuego (Guatemala) en 2018 qui a été particulièrement meurtrière.

L’OVSG installé à Gourbeyre, dans le sud de l’île, est depuis quelques années en état de « vigilance renforcée » face au volcan, qui domine l’archipel du haut de ses 1 467 mètres.

Crédit photo : Wikiprdia

La Soufrière est sous étroite surveillance car le volcan montre des signes de réveil. Le bulletin publié par l’Observatoire rappelle que depuis mai 2021, la zone active du sommet est devenue « plus dangereuse qu’auparavant », en raison des gaz toxiques, des projections de vapeur et de matière à haute température et des effondrements de sol. La directrice de l’Observatoire a toutefois fait remarquer en novembre 2025 que « la micro-sismicité est moins forte en ce moment. » Selon elle, le canal par lequel remonte la vapeur d’eau serait aujourd’hui bien ouvert. Cette vapeur ne fracture donc plus les entrailles du volcan, un phénomène qui provoque des séismes. Le risque d’une éruption phréatique semble donc écarté pour le moment.

Crédit photo : CNRS

En cas d’éruption, la première question qui se poserait serait celle des évacuations. En novembre, un exercice grandeur nature a simulé l’évacuation d’une partie de Saint-Claude, commune installée sur les flancs du volcan, vers des centres d’accueil du nord de l’île.

En 1976, Claude Allègre, alors directeur de l’IPGP, avait décrété une évacuation d’ampleur, faisant fi des résultats des observations de l’équipe Tazieff qui n’avait détecté aucun magma juvénile dans les matériaux éjectés par le volcan. Quelque 73 000 personnes avaient finalement été évacuées de l’île de Basse-Terre à la mi-août et la commune, chef-lieu de la Guadeloupe, ne s’en est jamais vraiment remise. L’éruption a précipité son déclin au profit de Pointe-à-Pitre, la capitale économique.

D’un point de vue scientifique, les chercheurs considèrent désormais la Soufrière comme un volcan similaire à la Montagne Pelée en Martinique, et à La Soufriere de Montserrat, capable de produire des éruptions phréatiques, mais aussi magmatiques. [NDLR : Il ne faudrait pas oublier que chacun de ces volcans a son propre dynamisme éruptif. La lecture du livre d’Alfred Lacroix sur les éruptions de la Montagne Pelée, comme l’a fait le professeur Brousse en 1976 au moment de la crise de la Soufrière n’était pas forcément le meilleur moyen de comprendre l’éruption à la Guadeloupe].

L’article paru sur le site Guadeloupe le 1ère explique qu’en un demi-siècle, la connaissance du passé éruptif de La Soufrière et la densification d’instruments toujours plus précis ont changé la façon de voir le volcan. Depuis fin 2024, les scientifiques disposent en outre de l’imagerie matricielle qui permet d’obtenir une sorte d’échographie du volcan. Cette nouvelle méthode repose sur la disposition d’un réseau de géophones qui captent non seulement les fortes secousses sismiques, mais aussi le bruit sismique induit par le vent, l’océan et l’activité humaine.  Les ondes émises par le volcan ont permis de représenter son sous-sol en image, jusqu’à 10 km de profondeur et environ 6 km de large. C’est ainsi qu’est apparu un conduit hélicoïdal sur les cinq premiers kilomètres de profondeur, qui se connecte à des réservoirs de magma plus en profondeur, un peu comme une éponge alvéolée. [NDLR : Une image semblable de l’intérieur de La Soufriàre avait été obtenue grâce à la tomographie muonique dans le cadre du projet Diaphane. Voir ma note du 9 mai 2016]

Selon un scientifique de l’arc antillais, cette technique permet de mieux comprendre le fonctionnement du volcan et pourrait aider à mieux anticiper les éruptions, en révélant à l’image d’éventuels changements du régime magmatique ou gazeux du volcan.

Source » : Guadeloupe la 1ère.