Eruption du Cleveland (Alaska)

drapeau-francaisL’Alaska Volcano Observatory (AVO) vient de m’envoyer un message indiquant qu’une explosion a été détectée sur le volcan Cleveland le 24 octobre à 13h10 (heure locale par l’intermédiaire des données infrasoniques et sismiques. Les habitants de Nikolski, à 75 km du volcan, ont déclaré avoir entendu l’explosion. La couverture nuageuse n’a pas permis de détecter l’événement sur les images satellitaires et aucun signe d’un nuage éruptif n’est visible au-dessus du plafond, à 8400 m de hauteur. Le sommet du Cleveland est actuellement dans les nuages et invisible sur les images de la webcam. Les explosions précédentes se sont généralement limitées à des émissions de cendre.
La couleur de l’alerte aérienne est passée du Jaune à l’Orange.

——————————–

drapeau-anglaisThe Alaska Volcano Observatory (AVO) has just sent me a message indicating that an explosion was detected at Cleveland Volcano in both infrasound and seismic data on October 24th at 13:10 (local time). Residents in Nikolski, 75 km from the volcano, reported hearing the explosion. Cloudy weather obscures the volcano in satellite images; however no evidence of an eruption cloud is detected above the weather cloud deck height 8,400 m. The summit is currently obscured by cloudy weather in web camera images. Previous Cleveland explosions have typically produced ash emissions.
The aviation colour code has been raised from Yellow to Orange.
A map showing Alaska's Aleutian Islands, and highlighting the Mount Cleveland volcano.

Source: AVO.

Séisme sur la dorsale de Gakkel (Océan Arctique) ! // An earthquake on the Gakkel Ridge (Arctic Ocean) !

drapeau-francaisC’est un événement très rare. Un séisme de M 4,7 a été enregistré sous les volcans qui occupent la partie orientale de la Dorsale de Gakkel, près du Pôle Nord géographique, dans l’Océan Arctique, à 18h47 (TU) le 22 octobre 2016. L’hypocentre a été localisé par l’USGS à une profondeur de 10 km. L’épicentre se situe à environ 500 km au sud du Pôle Nord géographique. La dernière éruption volcanique dans cette région a eu lieu en 1999.
La Dorsale de Gakkel est la zone d’accrétion la plus lente jamais observée sur Terre, avec un écartement d’environ 6 millimètres par an. La dorsale se trouve à la frontière entre la plaque nord-américaine et la plaque eurasienne. Les scientifiques ont identifié la Dorsale de Gakkel en 1950 et on pensait qu’elle n’était pas volcanique jusqu’en 1999, année où on a enregistré le plus important essaim sismique jamais observé sur une dorsale médio-océanique. L’essaim comportait 252 événements, dont 11 avec une magnitude supérieure à M 5. Une cartographie réalisée par sonar en mai 1999 a identifié un cône à l’extrémité ouest d’une ligne de volcans qui correspondait à la localisation moyenne des épicentres de l’essaim sismique.
De nouvelles observations à l’aide d’un sonar en 2001 ont révélé deux volcans jamais observés précédemment dans le secteur, ainsi que des cheminées hydrothermales.
Une mission d’observation en juillet 2007, a fourni une bathymétrie détaillée de la région et baptisé les volcans dont le Oden (foyer sismique de 1999), le Thor, et le Loke. Le Oden et le Loke étaient recouverts d’une fine couche de matériaux pyroclastiques, également observés dans l’ensemble de la zone d’étude. On pense que ces matériaux ont été produits par une éruption au cours de l’essaim sismique de1999. Il s’agit des premiers dépôts pyroclastiques jamais découverts à une telle profondeur océanique (environ 5 km), avec des pressions très fortes qui inhibent la formation de vapeur. L’expédition a également découvert des «tapis» étranges de communautés microbiennes incorporant au moins une demi-douzaine de nouvelles espèces.
Source: The Watchers..

 ——————————

drapeau-anglaisIt is a rare event. An M 4.7 earthquake was registered under East Gakkel Ridge undersea volcanoes, near the Geographic North Pole, in the Arctic Ocean, at 18:47 UTC on October 22nd, 2016. The hypocenter was reported by USGS at a depth of 10 km. The epicenter was located about 500 km south of the Geographic North Pole The last known volcanic eruption in this area took place in 1999.

The Gakkel Ridge is the slowest known spreading ridge on Earth, with a rate of less than 1 cm per year. It is a divergent tectonic plate boundary between the North American Plate and the Eurasian Plate. Scientists identified it in 1950 and believed it was non-volcanic until 1999 when it experienced the largest ever earthquake swarm at a mid-oceanic ridge. The swarm included 252 events, among which 11 had a magnitude above M 5. Sonar mapping conducted in May 1999 identified a cone at the western end of a line of volcanoes that corresponded to the average location of the epicentres

A sonar survey in 2001 revealed two previously undiscovered volcanoes at this location.

A survey in July 2007 provided detailed bathymetry and named selected features, including the Oden (location of the 1999 seismicity), Thor, and Loke cones. Both Oden and Loke were covered with a light dusting of pyroclastic material, which was also found throughout the survey area, thought to be products of an eruption during the 1999 swarm. These were the first pyroclastic deposits ever found in such deep water, at oppressive pressures that inhibit the formation of steam. The expedition also discovered what they called bizarre ‘mats’ of microbial communities containing a half dozen or more new species.

Source: The Watchers.

gakkel-copie

Vue des principales caractéristiques bathymétriques et topographiques de l’Océan Arctique avec la Dorsale de Gakkel à droite de la carte. (Source: Wikipedia)

Des éruptions récentes sur Vénus // Recent eruptions on Venus

drapeau-francaisSelon une nouvelle étude, l’activité volcanique sur Vénus a eu lieu dans le passé géologique récent, et il se pourrait même qu’elle continue encore de nos jours.
Le volcan Idunn Mons, dans l’hémisphère sud-ouest de la planète, culmine à 2500 mètres au-dessus des plaines environnantes. En 2010, les observations effectuées par la sonde Venus Express de l’Agence Spatiale Européenne avaient révélé que Idunn Mons était un « point chaud », ce qui laissait penser que la lave avait coulé récemment, et que la zone était encore chaude.
Aujourd’hui, les dernières recherches révèlent que les observations du point chaud sur Idunn Mons vont de pair avec plusieurs coulées de lave le long du flanc E du volcan. Les chercheurs pensent que les volcans de Vénus étaient actifs dans un passé relativement récent, et le sont peut-être encore aujourd’hui.
En 2010, Venus Express avait identifié le point chaud sur Idunn Mons en utilisant le spectro-imageur VIRTIS. La majeure partie de la surface de Vénus semblait froide dans son rendu par VIRTIS, ce qui prouvait qu’elle n’avait pas changé depuis des millions d’années. En revanche, les chercheurs qui avaient étudié le point chaud pour la première fois estimaient que la région pouvait être âgée de moins de 2,5 millions d’années. Malheureusement, l’épaisse couche nuageuse qui recouvre Vénus n’avait pas permis à la sonde Venus Express d’obtenir davantage de détails du volcan et des coulées de lave.
La dernière analyse des coulées de lave sur Idunn Mons utilise des données radar collectées au début des années 1990 par la sonde Magellan de la NASA. Les scientifiques ont construit un nouveau modèle numérique afin de simuler des coulées de lave sur le sommet de la montagne et sur le flanc E, et ils ont comparé ce modèle avec les données de la sonde Magellan. Selon le nouveau modèle, ces coulées de lave sont à elles seules responsables du point chaud. C’est la première fois que sont cartographiées des coulées de lave émises par une structure volcanique censée avoir été active récemment, ou être encore active, sur un corps terrestre autre que la Terre.
Source: Space.com.
http://www.space.com/

————————————

drapeau-anglaisAccording to a new study, volcanic activity on Venus took place in the recent geological past, and may still be happening on the planet today.

The Idunn Mons volcano in the southwestern hemisphere of Venus rises 2.5 kilometres above the surrounding plains. In 2010, observations by the European Space Agency’s Venus Express probe revealed that Idunn Mons is a « hotspot », which could mean that lava flowed at the spot recently, and that the area is still warm.

Now, the new research suggests that the hotspot observations at Idunn Mons are consistent with multiple cooled lava flows along the volcano’s eastern flank. The researchers think that Venus’ volcanoes were active in the relatively recent past, and may still be active today.

Venus Express initially identified the hotspot on Idunn Mons in 2010 using the Visible and Infrared Thermal Imaging Spectrometer (VIRTIS) instrument. Most of Venus’ surface appears cool when viewed with VIRTIS, and this is a sign that those regions haven’t changed in millions of years. By contrast, the researchers who initially studied the hotspot estimated that the region could be less than 2.5 million years old. Unfortunately, the thick clouds that cover Venus prevented the Venus Express probe from getting a more detailed look at the volcano and the lava flows.

The new analysis of lava flows on Idunn Mons uses radar data collected in the early 1990s by NASA’s Magellan probe. The scientists built a new numerical model to simulate lava flows on the top of the mountain and the eastern flanks, and compared that model with the Magellan data. According to the new model, the flank lava flows are the ones responsible for this hotspot. This is the first time lava flows from a volcanic structure which is believed to be recently or still active on a terrestrial body other than Earth have been mapped.

Source: Space.com.

 http://www.space.com/

venus

Carte géologique du flanc E de Idunn Mons, avec un ensemble de cinq coulées de lave identifiées à l’aide des simulations numériques et des données radar de la sonde Magellan (Source: NASA)

 

Petite éruption phréatique du Bulusan (Philippines) // Minor phreatic eruption at Bulusan volcano (Philippines)

drapeau-francaisLe PHILVOCS indique que le Bulusan a connu un bref épisode éruptif le lundi 17 octobre. Il s’agit d’une éruption phréatique qui a eu lieu à 7h36 au niveau de la bouche SE qui a émis un panache de cendre d’un kilomètre de hauteur.

Le PHILVOCS avait détecté 24 séismes d’origine volcanique pendant les 24 heures qui ont précédé l’éruption. Les émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 79 tonnes par jour le 12 octobre.

Le niveau d’alerte est maintenu à 1.

Comme toutes les éruptions phréatiques, celle du Bulusan n’a pas pu être anticipée par l’observatoire.

———————————–

drapeau-anglaisPHILVOCS indicates that Bulusan Volcano erupted on Monday morning  It was a phreatic eruption that happened at 7:36 a.m. at the SE vent of the volcano which  spewed a one-kilometer high ash column.

PHIVOLCS said it detected a total of 24 volcanic earthquakes at the volcano for the past 24 hours. SO2 emissions were measured at an average of 79 tonnes per day on October 12th .

The alert level remains at 1.

Like all phreatic eruptions, this one could not be anticipated by the observatory.

bulusan-blog

Crédit photo: Wikipedia.