Islande : vers la fin de l’éruption ? // Iceland : toward the end of the eruption ?

Selon les dernières observations, l’éruption de Litli-Hrútur sur la péninsule de Reykjanes marque le pas. Elle produit environ 30 à 50 % de lave de moins qu’à la mi-juillet. Si cette tendance se poursuit, la fin de l’éruption pourrait intervenir d’ici une à deux semaines.
Le débit de lave était récemment de cinq à six mètres cubes par seconde. Si ce débit devait encore baisser, la fin de l’éruption pourrait être proche. Cependant, les volcanologues islandais admettent qu’une telle prévision doit être considérée avec prudence car « nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve ». Une augmentation du débit ne peut pas être exclue si, par exemple, un puissant séisme avait un effet sur l’éruption.
L’éruption de Litli-Hrútur de 2023 a commencé avec plus de vigueur que les éruptions précédentes dans la Geldingadalir en 2021 et dans la Meradalir en 2022 avec un débit de lave d’environ 40 mètres cubes par seconde. Cependant, le volume a rapidement chuté, avec 16 mètres cubes le deuxième jour et 10 mètres cubes le troisième jour. Depuis lors, il a régulièrement diminué pour arriver à cinq à six mètres cubes par seconde aujourd’hui.
En supposant que l’éruption actuelle dure quatre à cinq semaines, elle dépasserait de deux semaines l’éruption de 2022, mais serait considérablement plus courte que l’éruption dans la Geldingadalir en 2021.
Source : Iceland Review.

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According to the latest observations, the Litli-Hrútur eruption on the Reykjanes Peninsula is declining. It is producing about 30-50% less lava than by mid-July. If this trend continues, the end of the eruption could be only one to two weeks away.

The lava flow has most recently been measured at five to six cubic metres per second, and if the rate should fall further, the end of the eruption may be in sight. However, Icelandic volcanologists admit that such predictions are to be taken with some reservation since “ we don’t know what the future holds.” An increase in the flow cannot be ruled out if for instance, a large earthquake should have an effect on the eruption.

The 2023 Litli-Hrútur eruption began with more power than the previous 2021 Geldingadalir and 2022 Meradalir eruptions with a lava flow at about 40 cubic metres per second. However, the volume quickly dropped off, measuring 16 cubic metres by the second day, and 10 cubic metres by the third day. Since then, it has steadily declined to the rate of five to six that we see today.

Supposing the current eruption lasts four to five weeks in total, it would be two weeks longer than the eruption last year but considerably shorter than the eruption in Geldingadalir 2021.

Source : Iceland Review.

La webcam confirme la baisse d’intensité de l’éruption

Surveillance du Kilauea (Hawaii) avec le bruit de l’océan // Monitoring of Kilauea (Hawaii) with ocean noise

La houle océanique se produit constamment dans les océans sur Terre. Cette houle interagit avec la croûte océanique qui se trouve en dessous et cela crée un bruit océanique continu qui se déplace autour de notre planète, y compris à travers les volcans actifs de la Grande Ile d’Hawaii.
Étant donné que les signaux de bruit océanique sont générés en permanence, les scientifiques peuvent utiliser ces sources sismiques pour identifier les petits changements qui se produisent dans la croûte terrestre au fil du temps.
Dans les climats qui connaissent les quatre saisons, les scientifiques ont observé que le bruit de l’océan traverse ces régions plus rapidement lorsque la neige est présente et plus lentement lorsque la neige a fondu. Cette accélération hivernale est due au manteau neigeux sus-jacent qui comprime le sous-sol et ferme toutes les fractures qui se trouvent en dessous. Lorsque la neige fond, le sous-sol n’est plus comprimé, les fractures s’ouvrent à nouveau et l’eau de fonte de la neige s’infiltre dans ces systèmes de fractures. En conséquence, le bruit de l’océan traverse ces régions plus lentement au printemps et en été. De même, dans les climats qui connaissent des précipitations très abondantes, comme Hawaii, ces précipitations se diffusent dans le sol, ouvrent des fractures et des fissures et provoquent un ralentissement de la vitesse de propagation du bruit océanique.
En se déplaçant sous des volcans actifs, le magma peut provoquer semblable ouverture et fermeture des systèmes de fractures, ce qui entraîne des changements dans la vitesse à laquelle les signaux de bruit océanique traversent un volcan. Les scientifiques du HVO développent de nouvelles techniques utilisant ces changements de vitesse pour comprendre ce qui se passe sous la surface des volcans sur la Grande Ile d’Hawaii.
De septembre à mi-octobre 2020, la vitesse de propagation du bruit océanique dans la région sommitale du Kilauea est restée relativement constante. Cependant, à la mi-octobre 2020, cette vitesse a commencé à diminuer rapidement. Lorsque le magma migre sous la surface, il ouvre des fissures et des fractures dans la région immédiatement au-dessus. L’ouverture de ces systèmes de fractures et l’afflux du magma proprement dit provoquent un ralentissement de la vitesse de propagation des signaux de bruit océanique à travers cette région.
Les scientifiques du HVO ont conclu que le magma avait commencé son ascension sous le sommet du Kilauea à la mi-octobre 2020. Au début du mois de décembre de cette même année, la vitesse de propagation du bruit océanique a commencé à diminuer à un rythme plus rapide, en relation avec un afflux plus rapide de magma vers le sommet du Kīlauea. À ce stade, les schémas de sismicité et de déformation du sol sous le sommet ont indiqué qu’une petite intrusion magmatique s’était produite.
À la mi-décembre 2020, la vitesse du bruit océanique à travers le sommet du Kilauea a continué de diminuer, indiquant la poursuite de l’intrusion magmatique à l’intérieur du volcan.
Finalement, vers 21h30 le 20 décembre, l’éruption sommitale du Kilauea a commencé. Après le début de cette éruption, on a observé une augmentation spectaculaire de la vitesse de propagation des signaux de bruit océanique à travers la région sommitale. Au fur et à mesure que le magma quittait le réservoir peu profond, avec émission de lave en surface, la région située au-dessus se dégonflait. Cette déflation a provoqué la fermeture de fractures dans la partie sommitale peu profonde et une augmentation de la vitesse de propagation du bruit océanique à travers le sommet.
Cet exemple montre que l’observation des changements de vitesse du bruit océanique pourrait être utilisée pour prévoir l’activité volcanique. Les scientifiques du HVO essayent de mieux comprendre ce processus et de l’utiliser dans le cadre de la surveillance en temps réel du Kilauea et du Mauna Loa.
Source : USGS/HVO.

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Ocean swells are constantly occurring across the Earth’s oceans. These swells interact with the ocean crust below, creating continuous ocean noise that travels around the Earth, including through active volcanoes in Hawaii. Because ocean noise signals are always being generated, scientists can use these seismic sources to identify small changes occurring in the Earth’s crust through time.

In climates that experience all four seasons, scientists have shown that ocean noise travels through these regions faster when snowpack is present and slower when the snow has melted. This winter speedup is because of the overlying snowpack compressing the subsurface and closing any fractures below it. When the snow thaws, the subsurface is no longer compressed, the fractures open again and the snow melt percolates into these fracture systems. This causes ocean noise to travel through these regions more slowly in the spring and summer months. Similarly, in climates that experience excessive rainfall, such as Hawaii, such precipitation diffuses into the ground, opening fractures and cracks and causing slowdowns in ocean noise propagation speeds.

Magma moving under active volcanoes can cause similar opening and closing of fracture systems resulting in changes in the velocity at which ocean noise signals travel through a volcano. HVO scientists are developing new techniques that use such velocity changes to understand what is happening beneath the surface of volcanoes on Hawaii Island.

From September to mid-October 2020, the velocity of ocean noise in the Kilauea summit region remained fairly constant. However, by mid-October 2020, velocities in the summit region began to decrease rapidly. When magma migrates beneath the surface, it opens cracks and fractures in the region immediately above it. The opening of these fracture systems and the influx of the magma itself cause a slowdown in the propagation speed of ocean noise signals through that region.

HVO scientists have concluded that magma began to move from deeper depths beneath the Kilauea summit by mid-October 2020. By early December that year, velocities began to decrease at a more dramatic rate, suggesting a more rapid inflow of magma into the Kīiauea summit. At that point, earthquake and ground deformation patterns beneath the summit indicated a small intrusion of magma had occurred.

By mid-December 2020, the velocity of ocean noise traveling through Kilauea’s summit decreased even more, indicating the continued invasion of magma into the volcano

Finally, at about 9:30 p.m. on December 20th, the eruption at Kilauea’s summit began. Following the onset of this eruption, a dramatic increase in the propagation speed of ocean noise signals through the summit region was observed. As magma was removed from the shallow storage reservoir by the outpouring of lava, the region above it deflated. This deflation caused the closure of fractures within the shallow summit, and a resulting increase in the velocity of ocean noise through the summit.

This example demonstrates how monitoring for changes in ocean noise velocity could potentially be used to aid in forecasting volcanic activity. HVO scientists are working to better understand this process and apply it as a real-time monitoring tool at Kilauea and Mauna Loa volcanoes.

Source : USGS / HVO.

Ce schéma montre les changements dans la vitesse de propagation des signaux de bruit océanique (cercles remplis de rouge) à travers le Kilauea de septembre 2020 à février 2021, plusieurs mois avant et dans le mois après le début de l’éruption sommitale en décembre 2020. Des valeurs positives indiquent une accélération dans la vitesse de propagation du bruit océanique tandis que des valeurs négatives indiquent un ralentissement de cette vitesse. La barre noire autour de chaque cercle rouge indique l’incertitude dans le changement de vitesse relative. (Source : HVO)

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The figure shows changes in the propagation speed of ocean noise signals (red filled circles) through Kīlauea volcano from September 2020 to February 2021, several months before and in the month after the start of the summit eruption in December 2020. Positive values indicate a speedup in the propagation speed of ocean noise while negative values indicate a velocity slowdown. The black bar around each red circle indicates the uncertainty in the relative velocity change measurement. (Graph courtesy of the Hawaiian Volcano Observatory)

Islande : une éruption pas pour tout le monde // Iceland : the eruption is not for everyone

La police islandaise ne cesse de répéter que le trajet pour atteindre le site éruptif est long (environ 20 km aller-retour) et difficile. La randonnée peut prendre jusqu’à 7 heures ; elle n’est donc pas pour tout le monde. Chaque jour, certains touristes se rendent compte qu’ils ne sont pas suffisamment préparés pour effectuer une si longue marche. Des touristes étrangers ont dû être aidés le 20 juillet sur le site de l’éruption car ils n’avaient pas l’énergie suffisante pour revenir vers la route de Meradalir. A une heure du matin le 21 juillet, la police a dû secourir une famille d’étrangers dont les deux jeunes enfants étaient épuisés. Les autorités islandaises déconseillent pourtant de conduire des enfants sur le site !
L’éruption affecte la qualité de l’air dans la région de Reykjavik. Le 21 juillet, les services sanitaires de la capitale ont fait une annonce à propos d’une brume volcanique qui planait au-dessus de la ville, mélangée à l’air brumeux. Les autorités sanitaires conseillent aux personnes souffrant de problèmes respiratoires et aux enfants d’éviter de sortir pendant de longues périodes et de limiter leurs efforts.
En attendant, l’éruption se poursuit de manière stable, comme le montre le tremor éruptif.
Source : médias d’information islandais.

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The Icelandic police warns again and again visitors to the eruptive site that the hike is long (about 20 km return) and difficult. It can take up to 7 hours, so it’s not for everyone. Everyday, some tourists realise that they are ill-prepared to perform such a long walk. Foreign tourists had to be helped on July 20that the eruption site because they didnðt have the energy to walk back the Meradalir route. At one o’clock in the morning on July 21st, the police had to assist a foreign family whose two small children were exhausted from fatigue.

The eruption is affecting air quality in the Reykjavik area. On July 21st, the Reykjavík Health Department made an announcement about a volcanic mist hovering over the capital, mixed with foggy air. Health authorities advise people with respiratory problems and children to avoid the outdoors for extended periods of time and limit exertion.

In the meantime, the eruption continues in a stable way, as shown by the eruptive tremor.

Source : Icelandic news media.

Islande : informations pratiques et conseils sur l’éruption de Litli Hrútur // Iceland : practical information and advice about the Litli Hrútur eruption

L’éruption sur la péninsule de Reykjanes se déroule actuellement dans un endroit appelé Litli Hrútur, au nord du Fagradalsfjall. Il est conseillé aux visiteurs de vérifier les informations fournies par la police et les autorités locales avant de commencer le trajet vers le site de l’éruption. En effet, il peut être fermé si les conditions sont jugées trop dangereuses. C’est ce qui s’est passé le 19 juillet 2023 lorsque l’accès a été fermé à 17h00. Les prévisions météorologiques pour le début de la soirée et pour la nuit indiquaient un épais brouillard avec très peu de visibilité. Dans de telles conditions, il est facile de se perdre. Les visiteurs sont priés de respecter ces fermetures.
Les touristes doivent garder à l’esprit que le site de l’éruption n’est pas une zone sûre. De nouvelles fractures éruptives peuvent s’ouvrir n’importe où sans prévenir. Les visiteurs doivent rester en dehors de la zone de danger qui est bien délimitée
Lorsque la zone est ouverte, le sentier bleu sur la carte ci-dessous est celui qu’il faut suivre. Il s’agit du sentier E, avec un aller-retour de 18 km. Le trajet global dure 6 à 8 heures, plus le temps passé sur le site. Les visiteurs doivent donc s’assurer qu’ils sont aptes à entreprendre cette randonnée avant de partir. Il faut garer le véhicule au début du sentier sur le parking P2, pas au bord de la route. Le hors-piste est interdit. L’éruption actuelle ne peut pas être vue à partir d’autres sentiers sur cette carte. Le trajet commence à partir de la route 427 à l’est de Grindavík. Il n’y a pas d’accès au site depuis d’autres directions.
Il est fortement conseillé aux visiteurs de rester en dehors de la zone de danger indiquée. Ils ne doivent pas marcher sur la lave. La croûte est très fine et en dessous la température est de 1200°C. Si quelqu’un passe à travers, il ou elle périra en quelques secondes. Personne ne risquera sa vie pour aller porter secours à cette personne.
De bonnes chaussures de randonnée, des vêtements chauds et des vêtements coupe-vent et imperméables sont indispensables. Les conditions météorologiques en Islande peuvent changer très soudainement, même en été.
Les visiteurs sont invités à apporter suffisamment de nourriture et beaucoup d’eau. Ils doivent rester à l’écart des vallées et des zones basses en raison de l’accumulation possible de gaz. Si une personne ressent une gêne, elle doit quitter la zone immédiatement. Les enfants en bas âge et les chiens sont fortement exposés à la pollution par les gaz et la fumée et ne doivent pas venir sur le site de l’éruption.
Il est conseillé de s’assurer que la batterie du téléphone portable est complètement chargée avant de partir, et de faire savoir à quelqu’un où vous allez.
Source : Safe Traval in Iceland.

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The current eruption on the Reykjanes Peninsula is occurring in a place called Litli Hrútur, north of Fagradalsfjall. Visitors should check the information provided by the police and local authorities before starting the trip to the eruption site which can be closed if conditions are estimated too dangerous. This is what happened on July 19th, 2023 when access to the area was closed at 17:00. The weather forecast for the early evening and throughout the night indicated heavy fog with very little visibility. In such weather it’s easy to lose directions and get lost. Visitors are asked to restect such closures.
Tourists should keep in mind that the eruption site is not a safe area. New eruptive fissures can open up anywhere without warning. Visitors should stay out of the marked hazard zone.
When the area is open, the blue trail on the map below is the one to hike. It is trail E, an 18 km return trip. People should park at the trail head on P2, not by the roadside. All off-road driving is forbidden..The hike takes 6-8 hours in total plus the time you spend at the site, so visitors should make sure that they are fit for it before they head off. The current eruption cannot be seen eruption from other trails on this map. The hike starts from road 427 east of Grindavík. There is no access to the site from other directions.

Visitors are strongly advised to stay out of the hazard zone. They should not walk on the lava. The black crust is very thin and underneath the temperature is 1200°C. If someone falls through, he or she will be dead in a second. No one iwill risk his/her life to save that person.

Good hiking shoes, warm clothing and wind and waterproof outerwear is essential. Weather conditions in Iceland can change very suddenly, even in summer.

Visitors are advused to bring enough food and plenty of water to drink. They should keep away from valleys and low laying areas because of gas pollution. If a person feels any discomfort, she should leave the area immediately. Small children and dogs are highly exposed to gas and smoke pollution and should not be brought to the eruption site.
It is advisable to make sure the cell phone battery is fully charged before heading off and to let someone know where you are going.

Source : Safe Traval in Iceland.

Source: Safe Travel