Une prise de conscience de la situation dans l’Arctique ? // An awareness of the situation in the Arctic ?

drapeau-francaisComme je l’ai écrit précédemment (voir ma note du 13 mai), plusieurs grandes compagnies pétrolières et gazières ont renoncé à la plupart de leurs concessions dans l’Arctique américain. Au même moment, le président Obama et d’autres responsables politiques sont mis sous pression pour prendre des mesures afin de mettre fin au réchauffement de cette région du globe.

De nombreux législateurs démocrates et des militants écologistes font pression sur l’administration américaine pour qu’elle interdise carrément les forages dans l’Arctique dans le cadre du prochain plan quinquennal d’attribution des concessions qui court de 2017 à 2022.

Plusieurs membres démocrates et républicains de la Chambre des Représentants ont adressé une lettre au Secrétaire à l’Intérieur avec ces mots: «… l’Océan Arctique doit être mis à l’abri, de façon permanente, de tout forage pétrolier et ne doit pas être utilisé pour exploiter davantage des combustibles fossiles dont nous n’aurons pas besoin si nous voulons promouvoir un avenir basé sur des énergies propres « .
La nouvelle politique pour un Arctique propre se fait jour au moment où les chefs d’états du Danemark, de Finlande, d’Islande, de  Suède et de Norvège viennent de rencontrer le Président Obama à la Maison Blanche pour discuter de questions comme la sécurité mondiale, le commerce et le changement climatique, sans oublier la situation précaire de l’Arctique. Le communiqué final demande aux nations nordiques de poursuivre les efforts pour ralentir le changement climatique et protéger l’environnement, avec l’abandon progressif des combustibles fossiles, domaine dans lequel les pays scandinaves sont des leaders mondiaux. En revanche, aucune mention n’est faite dans le communiqué de l’utilisation du fioul lourd, le plus susceptible de polluer les eaux arctiques en cas de marée noire.
Comme cela a été dit et répété, il est urgent d’agir. La surface occupée par la glace de mer pendant l’hiver a établi un nouveau record au mois de mars 2016 avec une surface inférieure à celle du précédent record établi en  2014-2015. Ce même mois, certaines zones de l’Arctique présentaient une température supérieure de plus de 4 degrés Celsius à la moyenne historique. Le mois d’avril a enregistré la plus faible couverture neigeuse de l’hémisphère nord de tous les temps. Plus au sud, en Alberta, les feux de forêt ont décimé Fort Mac Murray, une importante zone de production de pétrole pour le Canada.
Les administrations des pays nordiques envisagent de commander une étude pour savoir quel impact aurait sur l’Arctique une augmentation de la température mondiale de 1,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels (donc inférieure aux 2 degrés prévus dans le cadre de la COP 21). Les scientifiques font remarquer que même une augmentation inférieure à 1,5°C aurait un énorme effet sur l’Arctique parce que la région se réchauffe beaucoup plus rapidement que d’autres parties du monde. Comme l’a indiqué un scientifique: « Une hausse de température de 1 ou 1,5 degré dans un endroit comme Washington est quelque chose que l’on ne remarque pratiquement pas, mais dans l’Arctique, ce peut être la différence entre le patinage sur la glace et la natation ! »
Dans une interview, l’ambassadeur de Suède aux États-Unis a déclaré que « tous les pays doivent d’abord s’efforcer de mettre en œuvre l’accord climatique réalisé en décembre à Paris avant de vouloir atteindre des objectifs climatiques plus ambitieux. » L’ambassadeur de Norvège aux Etats-Unis a déclaré de son côté que son pays était tout à fait conscient des impacts climatiques ; c’est la raison pour laquelle la Norvège s’est engagée à dépenser 366 millions de dollars par an pendant les dix prochaines années pour préserver les forêts dans les pays pauvres.
Source: The Washington Post.

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drapeau-anglaisAs I put it before (see my note of May 13th), several major oil and gas firms have abandoned most of their leases in the American Arctic, just as President Obama and others are coming under increased pressure to avert dangerous warming in the region. Many Democratic lawmakers and environmental activists are pushing for the administration to ban Arctic drilling altogether as part of the next five-year leasing plan, which runs from 2017 to 2022.

Several Democrat and Republican members of the House of Representatives have sent a letter to the Interior Secretary with these words: « … the Arctic Ocean should be permanently protected from oil drilling, not used to drill for more fossil fuels that we will not need if we are serious about powering our future with clean energy. »

The new push for a clean Arctic comes as the leaders of Denmark, Finland, Iceland, Sweden and Norway have just met with Obama at the White House to discuss issues including global security, trade and climate change, together with the precarious state of the Arctic. The final joint statement calls for the nations to forge ahead with efforts to slow climate change and protect the environment, including a shift away from fossil fuels, an area where Scandinavian countries are world leaders. However, no specific mention is made of the use of heavy fuel oil, the most likely to pollute Arctic waters in case of an oil spill.

As I put it previously, in March, the maximum winter sea ice extent hit an all-time recorded low, as it shrunk below the 2014-15 record low. That same month, parts of the Arctic were more than 4 degrees Celsius higher than the historic average. April marked the lowest Northern Hemisphere snow cover on record. Farther south, in Alberta, raging wildfires have decimated Fort Mc Murray, a major oil-producing area for Canada.

Officials from the Nordic nations are debating whether to call for a study of how a global temperature rise of 1.5°C from pre-industrial levels (which is below the 2-degree increase the world’s nations pledged to meet as part of the recent Paris conference) would impact the Arctic. Scientists have indicated that even the lower temperature increase would have an enormous affect on the Arctic, because the region warms much faster than other parts of the world. As one scientist put it: « A 1 or 1.5 degree temperature rise in a place like Washington is something you may not notice that much, but up in the Arctic it can be the difference between skating on the ice, and swimming. »

In an interview, Sweden’s ambassador to the United States said that “the world’s nations must focus on implementing the global climate accord reached in December in Paris before committing to more ambitious climate targets.” Norway’s ambassador to the United States said that his nation was keenly aware of climate impacts, which is why it had pledged to spend $366 million a year for the next decade to preserve forests in poorer countries.

Source : The Washington Post.

Shell

Plateforme pétrolière Shell ancrée dans le port de Seattle

(Crédit photo: Wikipedia)

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Fonte de la glace de mer au large du Groenland

(Photo: C. Grandpey)

 

Bonnes nouvelles pour l’environnement dans l’Arctique // Good news for the Arctic environment

drapeau-francaisLa compagnie pétrolière BP, gestionnaire du plus grand gisement de pétrole de la région de North Slope en Alaska, le long de la côte de l’océan Arctique, prévoit une forte réduction de l’activité de forage cette année en raison de la baisse du prix du pétrole. Cette décision va entraîner une diminution de la production d’or noir dans la majeure partie du site de Prudhoe Bay, point de départ de l’oléoduc trans-alaskien.
La décision de faire fonctionner les plates-formes au ralenti a été annoncée en mars, peu de temps après que le prix du brut produit à North Slope ait chuté à 27 dollars le baril. Les cours ont certes remonté depuis pour atteindre 45 dollars, mais c’est encore moins de la moitié du cours du brut il y a deux ans.
Le plan annuel prévoit l’utilisation de 32 puits de forage, contre 60 l’an dernier. Il faudrait que le prix du brut à North Slope atteigne un niveau acceptable, au-dessus de 50 dollars le baril, avant que d’autres plates-formes de forage puissent reprendre du service à Prudhoe Bay. Leur nombre ne devrait pas recommencer à augmenter avant 2018, à condition que les cours soient favorables.

De son côté, la compagnie pétrolière Shell a décidé de renoncer à toutes ses concessions sauf une en Mer des Tchouktches, ce qui semble mettre un terme définitif à un investissement de plusieurs milliards de dollars destiné à transformer les eaux arctiques au large du nord-ouest de l’Alaska en une nouvelle frontière pour la production de pétrole. Cette stratégie est toutefois conforme à une décision antérieure de ne pas explorer au large des côtes de l’Alaska dans les années à venir. Les concessions en Mer des Tchouktches devaient arriver à leur terme en 2020. Malgré tout, Shell détient toujours des concessions dans la mer de Beaufort au large du nord de l’Alaska, ainsi que d’autres en Alaska territoriale.
Certains sont déçus par la décision de Shell de renoncer à ses concessions en Mer des Tchouktches. Avec un oléoduc qui est aux trois quarts vide et un déficit budgétaire de 4 milliards de dollars, il est absolument essentiel que la compagnie pétrolière trouve de nouvelles opportunités de forage à la fois sur terre et en mer en Alaska
D’autres disent que la décision d’abandonner les concessions est une bonne nouvelle. Dans la perspective d’un avenir durable pour l’Océan Arctique, la compagnie Shell a été forcée de reconnaître que l’exploration pétrolière offshore dans l’Arctique ne mérite pas de prendre des risques environnementaux ou économiques.

Ce sont là de bonnes nouvelles, à condition que les décisions prises par les deux sociétés soient valables sur le long terme. Il est à craindre que si le prix du pétrole augmente à nouveau, les grandes compagnies pétrolières seront tentées d’entreprendre de nouveaux forages dans l’Arctique, quelles que soient les conséquences environnementales.

Source : Alaska Dispatch News.

D’autres compagnies pétrolières comme Total, Eni, Encana, Armstrong et Iona ont déjà abandonné leurs concessions trop coûteuses dans les mers arctiques.

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drapeau-anglaisBP, the operator of the largest oil field on the North Slope, along the Arctic Ocean in Alaska, is planning a big reduction in drilling activity this year because of low oil prices, a step that will lead to less oil production from the largest part of Prudhoe Bay, starting point of the trans-Alaska pipeline. .

The decision to idle the rigs was announced in March, not long after Alaska North Slope crude was selling for $27 a barrel. The price of that oil has since risen, to $45, still less than half what it was two years ago.

The annual plan calls for 32 wells to be drilled, compared to 60 the year before. North Slope crude prices will need to rise to a sustainable level above $50 before more drilling rigs can be returned to work at Prudhoe Bay. The Prudhoe Bay rig count is not expected to begin increasing until 2018, provided prices are favourable.

Shell has decided to give up all but one of its federal offshore leases in the Chukchi Sea, bringing what appears to be an anticlimactic end to its multibillion-dollar effort to turn those icy Arctic waters off northwestern Alaska into a new oil-producing frontier. This action is consistent with an earlier decision not to explore offshore Alaska for the foreseeable future

The Chukchi Sea leases were scheduled to expire in 2020. Shell still holds leases in the Beaufort Sea off northern Alaska,as well as leases in Alaska state territory

Some think the news that Shell will be relinquishing all but one of its offshore leases in the Chukchi Sea is disappointing. With a pipeline that is three-quarters empty and a $4 billion budget deficit, it is absolutely critical that the company finds safe and responsible opportunities to drill for more oil both on-shore and off-shore in Alaska

Others say the company’s decision to give back the leases is good news. In the effort to have a sustainable future for the Arctic Ocean, Shell has had to recognize that offshore oil exploration in the Arctic is not worth the environmental or economic risks.

This is good news, provided the decisions taken by both companies are kept for the long term. We may fear that if oil prices rise again, the big oil companies will be tempted to start new drilling in the Arctic, whatever the environmental consequences.

Source: Alaska Dispatch News.

It should be noted that other companies have already dropped their too costly offshore Arctic leases, including Total, Eni, Encana, Armstrong and Iona.

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Vue de l’Alaska, avec la Mer des Tchouktches, la Mer de Beaufort, la région de North Slope avec Prudhoe Bay, et en rouge l’oléoduc trans-alaskien.

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Portion de l’oléoduc trans-alaskien (longueur: 1300 km) entre Prudhoe Bay au nord et Valdez au sud.

(Photo: C. Grandpey)

Les effets négatifs du tourisme de masse en Islande (suite)

Ma note à propos des effets négatifs du tourisme de masse en Islande a déclenché bon nombre de réactions dans le même sens que mes propos. J’ai choisi de vous faire partager le point de vue de Patrick Marcel – responsable du secteur pédagogique de de L.A.V.E. – paru dans le bulletin de la Société de Volcanologie Genève (SVG) au retour de l’été 2013 passé en Islande.
L’Islande se mérite, disait-on. On l’imaginait réservée à quelques courageux baroudeurs prêts à sacrifier des journées de soleil et beaucoup de confort dans leurs vacances estivales pour accéder à des paysages extrêmes uniques au monde. On avait tort… C’était compter sans l’avidité d’une civilisation prête à sacrifier son âme pour faire de l’argent. Et c’est ainsi que le tourisme devint une industrie, et les beautés islandaises des marchandises. Certes la crise est passée par là, mais est-ce une excuse ? Les islandais eux-mêmes sont partagés sur ce qui arrive à leur pays, et les affrontements idéologiques au sein de cette communauté de 300 000 âmes répercutent des préoccupations qui nous concernent tous, entre préservation de l’environnement et exploitation des ressources. Constat amer de celui qui a connu l’Islande autrement ? Sans aucun doute. C’est vrai «qu’avant», on n’était pas obligé de faire la queue pour essayer d’apercevoir le Strokkur ni d’attendre une heure pour pouvoir photographier les glaçons du Jokulsarlon sans la pollution visuelle des grosses embarcations amphibies jaunes… Alors quitter la N1 pour s’enfoncer dans les montagnes du centre peut sembler une bonne chose pour retrouver un peu de calme… sauf que beaucoup ont la même idée ! Et quand on est très nombreux au même endroit à chercher la solitude… Le trek Landmannalaugar – Thorsmork – Skogar est devenu une véritable autoroute. Et quand on s’écarte un peu des sentiers battus, c’est pour être survolé pendant plusieurs minutes par un hélicoptère vrombissant et sa cargaison de touristes volants. Alors, pourquoi retourner en Islande, me demanderez-vous avez raison ? Parce que la première goulée d’air islandais a un goût de paradis. Parce que la lumière y est plus belle qu’ailleurs. Parce que quand j’y pose les pieds, j’ai comme l’impression d’être en symbiose avec cette terre. Parce que j’ai autant d’attirance pour ses paysages que les nuées de mouches du lac Myvatn en ont pour mes trous de nez…

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L’Islande possède de superbes paysages, comme dans le Landmannalaugar.

(Photo: C. Grandpey)

Les effets négatifs du tourisme de masse en Islande // The negative effects of mass tourism in Iceland

drapeau-francaisCeux qui ont visité l’Islande récemment savent que le tourisme a connu un plein essor en 2015. Quelque 1,3 millions de touristes sont arrivés dans le pays l’année dernière, soit près de 30% de plus qu’en 2014, et ce chiffre ne comprend pas les 100 000 passagers descendus brièvement de 108 navires de croisière qui ont fait étape en Islande. Les Britanniques et les Américains ont été les touristes les plus nombreux. Ils sont suivis par les Allemands (8,2%), les Français (5,2%) et les Norvégiens (4,1%). Les plus fortes augmentations par rapport à 2014 concernent les visiteurs en provenance des États-Unis, du Royaume-Uni, de Chine et d’Allemagne.

Cependant, on peut se demander si ce tourisme de masse est une aubaine pour l’Islande, pays où la Nature est très fragile. Certains conducteurs étrangers ont été surpris en train de faire du hors-piste au volant de leurs 4 X 4, au milieu d’un environnement qui demande à être protégé.

Avec autant de visiteurs, la sécurité est de plus en plus difficile à assurer. Le nombre de touristes imprudents est en hausse lui aussi. Ces derniers jours, les équipes de secours ont été appelées quand un groupe de onze étrangers a ignoré les panneaux de fermeture d’une route et leur minibus s’est retrouvé prisonnier des congères. Les autorités avaient fermé cette route de la Langadalur à cause du mauvais temps, et les secouristes furent surpris de recevoir un appel de détresse en provenance de cette région.

Un autre exemple de désobéissance est apparu à la chute d’eau de Gullfoss où le sentier inférieur est fermé pendant l’hiver. En effet, les embruns en provenance de la chute se transforment en une glace dangereusement glissante qui pourrait provoquer des accidents graves. Malgré cette précaution des autorités, les traces sur la neige révèlent que de nombreux touristes ignorent l’interdiction et veulent s’approcher de la chute d’eau pour faire de meilleures photos. L’un d’eux a déclaré froidement qu’il avait voyagé depuis l’autre côté de la planète pour voir la chute d’eau. Selon lui, « vous voulez aller au plus près, c’est normal, c’est humain ».

Il y a quelques jours, j’ai écrit une note à propos d’un groupe de 40-50 touristes qui est resté coincé sur un iceberg qui s’était éloigné de la rive à Jokulsarlon. Quelques jours avant cette mésaventure, on avait vu d’autres touristes sauter d’un iceberg à l’autre, avec le risque évident de tomber dans l’eau glacée!

La police a arrêté la surveillance de la plage de Reynisfjara et neuf panneaux de mise en garde en plusieurs langues ont été installés sur le site. Malgré cela, la semaine dernière,  six personnes d’origine asiatique se sont retrouvées en grave danger lorsqu’une vague les a jetées au sol. Le groupe avait décidé de faire des photos de mode sur la plage avec le modèle debout à côté des orgues de basalte de la falaise, tandis que les autres se tenaient plus loin sur la plage. Une vague a happé six personnes qui furent en danger de mort avec une eau à zéro degré. Elles ont eu la chance d’être secourues par un guide local qui les a tirées de l’eau glacée.
Il convient de noter que ces gens étaient encore plus près du bord de l’eau qu’un touriste chinois qui s’est noyé il y a deux semaines.

La zone des geysers et sources chaudes de Geysir est actuellement recouverte d’une couche de glace très glissante qui a causé plusieurs chutes. Les guides locaux ont peur que leurs clients se blessent grièvement. Ils ont proposé à l’Agence Islandaise de l’Environnement de sabler la zone pour la sécuriser, mais cette idée a été rejetée car le secteur est protégé et le sable est interdit.

J’aime la Nature, mais pas avec des foules de gens bruyants, indisciplinés, voire stupides, autour de moi. J’adorais l’Islande, mais ce n’est plus un endroit pour moi. Un de mes amis qui a visité le pays cet hiver a confirmé tout ce qui est écrit ci-dessus. Cet été, je vais faire escale à l’aéroport de Keflavik pendant mon voyage vers l’Alaska, mais je n’en profiterai pas pour passer quelques jours en Islande comme je l’ai fait il y a une vingtaine d’années en allant à New York!
Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisThose who visited Iceland recently know it : Tourism has been booming in 2015. Some 1.3 million tourists arrived in the country last year, almost 30% more than in 2014. This figure does not include the 100,000 passengers stepping briefly ashore from the 108 cruise ships that also visited the country. Brits and Americans were the most numerous visitors. They are followed by visitors from Germany (8.2%), France (5.2%) and Norway (4.1%). The biggest year-on-year increases from 2014 were in tourists from the USA, the UK, China and Germany.

However, we may wonder whether this mass tourism is a godsend for Iceland, a Country where Nature is very fragile. Some foreign drivers have been caught driving off-track with their 4-wheel vehicles in the middle of an environment that needs to be protected.

With so many visitors, safety is more and more difficult to ensure. The number of reckless tourists is growing too. In recent days, rescue teams were called when a group of eleven foreign visitors ignored road closure signs and got mired in deep snow. Authorities had closed off the road in Langadalur because of poor weather, and were therefore rather surprised to receive a distress call from the area.

Another example of people disobedience is obvious at Gullfoss waterfall where the lower footpath is closed during the wintertime. Indeed, the spray of water from the falls causes dangerously slippery ice which could lead to serious accidents. However, the footsteps on the snow reveal that many tourists ignore the interdiction and want to get closer for better shots.
One of them said he had travelled from the other side of the planet to see the waterfall: « You want to get closer, it’s normal, it’s human ».

A few days ago, I wrote about a group of 40-50 tourists who got stuck on an iceberg which has drifted away from the shore at Jokulsarlon. A few days before the mishap, other tourists had been seen hopping between icebergs!
Police have stopped surveillance of Reynisfjara beach and instead brand new warning signs in several languages have been put up on the site. However, six foreign individuals of Asian origin were in grave danger as a wave knocked them down. The group had decided to do a fashion shoot on the beach with a model standing next to the basalt pillars in the cliffs with others standing further down the beach. A wave hit six people who were in extreme danger with zero degree water and were lucky to get the help of a local guide who helped to drag them from the ice-cold water.
It should be noted that these people were considerably closer to the water’s edge than a Chinese tourist who drowned two weeks ago.

The Geysir hot spring area is now covered with a coat of very slippery ice that has caused several visitors to fall down. Local guides are afraid their clients might get seriously injured. They have complained to The Environment Agency of Iceland and proposed to sand the area, which was denied as the area is under environmental protection and sand is not allowed.

I love Nature but not with crowds of noisy or stupid folks around me. I used to love Iceland, but this is no longer a place for me. A friend of mine who visited the country this winter confirmed all that is written above. This summer, I will make a stop in Keflavik airport on my way to Alaska but I will not spend some days in Iceland like I did some twenty years ago!
Source: Iceland Review.

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Photo: C. Grandpey