Santorin (Grèce) : pas de quoi s’inquiéter….un peu quand même ! // Santorini (Greece) : nothing to worry about…a little anyway !

Dans ma dernière note sur l’activité volcanique dans le monde, j’ai expliqué qu’une hausse de l’activité sismique à Santorin a suscité des inquiétudes quant à une possible éruption volcanique sur l’île grecque. La Protection civile a convoqué une réunion avec les autorités locales en charge de la gestion des catastrophes. Cette hausse de l’activité sismique concerne l’extrémité nord de la caldeira. Une station a détecté une quarantaine de petites secousses, de magnitude M3,5 ou moins pour la plupart, le 31 janvier 2025.
Tout le monde se souvient de l’éruption minoenne majeure de 1600 avant J.-C. qui a donné à l’île sa forme actuelle. Ce fut l’une des plus puissantes éruptions volcaniques de l’histoire de l’humanité. Elle a peut-être inspiré la légende de l’Atlantide.
Comme je l’ai écrit précédemment, le volcan de Santorin a déjà connu de semblables périodes d’activité sans pour autant entrer en éruption. Entre 2011 et 2012, il y a eu une période d’activité sismique liée au mouvement du magma sous la surface. Elle a été précédée par une phase d’affaissement de la petite île de Nea Kameni, au centre de la caldeira.
Le volcan est entré pour la dernière fois en éruption en 1950. Ce fut une éruption relativement mineure. Elle a donné naissance à un dôme de lave et des nuages ​​de cendres qui se sont élevés à plusieurs centaines de mètres dans le ciel. Une éruption en 726 après J.-C. aurait mis la mer en ébullition et envoyé des morceaux de pierre ponce à 400 kilomètres de distance. Une étude réalisée en 2024 a révélé que le volcan de Santorin est entré en éruption il y a plus de 500 0000 ans ; il a alors émis 90 kilomètres cubes de roche et de cendres. En 2025, les scientifiques ne s’attendent pas à ce que l’activité débouche sur une éruption aussi spectaculaire.
Certains scientifiques ont remarqué que le volcan de Santorin est secoué par de très fortes éruptions tous les 20 000 ans. 3 000 ans se sont écoulés depuis la dernière ; il faudra donc attendre encore longtemps avant la prochaine. J’aimerais ajouter que la notion de cycle éruptif n’a jamais été réellement prouvée.
Source : Médias d’information scientifique.

Image satellite de Santorin (Source: NASA)

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Dernière minute : Les écoles seront fermées le 3 février 2025 sur l’île de Santorin après la hausse de la sismicité observée ces derniers jours. Les autorités ont également conseillé aux habitants d’éviter les grands rassemblements en intérieur et de se tenir à l’écart de plusieurs ports, dont le vieux port de Fira, juste en dessous de la capitale de l’île. Les écoles seront également fermées dans les îles égéennes voisines d’Anafi, Ios et Amorgos. Les autorités ont également conseillé aux habitants et aux propriétaires d’hôtels de Santorin de vider leurs piscines, par crainte que de grands volumes d’eau puissent déstabiliser les bâtiments en cas de fort séisme. Entre le 31 janvier et le 2 février, plus de 200 séismes ont été détectés entre Santorin et Amorgos, dont un événement de magnitude M4,6, le plus puissant jusqu’à présent.
Un comité d’urgence s’est réuni le 2 février pour évaluer les risques posés par les dernières secousses, tandis qu’une autre réunion est prévue le 3 février. Les autorités ont déclaré que l’activité sismique actuelle est due à des mouvements tectoniques qui ne semblent pas être liés à l’activité volcanique. De même, la hausse de l’activité sismique en 2011 et 2012 n’a entraîné aucune éruption.
Le dernier grand séisme à Santorin a eu lieu le 9 juillet 1956. L’événement de magnitude M7,5 a été suivi d’un tsunami de 25 mètres de hauteur. Au moins 53 personnes ont été tuées et plus de 100 ont été blessées, tandis qu’au moins un tiers des maisons se sont effondrées.
Source : CNN.

 

Cette carte montre la répartition des séismes de magnitude supérieure à M4,0 au cours des derniers jours. Ils se situent pratiquement tous au nord-est de Santorin et du volcan sous-marin Kolumbo (triangle rouge), avec des hypocentres à des profondeurs comprises entre 10 et 41 km.

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In my latest post about volcanicactivity around the world, I explained that an increase in seismic activity at Santorini raised concerns about a possible volcanic eruption on the Greek island. The Civil Protection called a meeting with local and disaster response officials. The increase in seismic activity is concentrated on the caldera’s northern end. A seismic station detected at least 39 small earthquakes, mostly magnitude M3.5 or less, on January 31st, 2025

Everybody remembers the major Minoan eruption of 1600 B.C that gave the island its current shape. It was one of the largest volcanic eruptions in human history. It may have inspired tales of the lost city of Atlantis.

As I put it before, the Santorini volcano has experienced similar periods of unrest before without erupting. Between 2011 and 2012, there was a period of seismic activity related to magma movement below the surface. This was preceded by a period of subsidence at the small island of Nea Kameni in the center of the sunken caldera.

The last time the volcano erupted was in 1950. It was a relatively small eruption, producing a lava dome and ash clouds that rose several hundred meters into the sky. An eruption in A.D. 726 reportedly caused the sea to boil and sent pumice chunks flying 400 kilometers away. A 2024 study found that the volcano erupted more than half a million years ago, ejecting 90 cubic kilometers of rock and ash. This time, scientists don’t expect the current unrest to lead to such a dramatic outburst.

Some scientists have noticed that the Santorini volcano produces very large explosions every 20,000 years. It’s been 3,000 years since the last explosion, so there should a very long time ahead of us before the next big explosionexplosion. I would like to add that the notion of eruptive cycles has never been really proved.

Source : Scientific news media.

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Last minute : Schools will be closed on February 3rd, 2025 on the island of Santorini after an increase in seismicity in recent days. Authorities have also advised residents to avoid large indoor gatherings and steer clear of multiple ports, including the old port of Fira, just below the island’s capital. Schools will also be shut in the nearby Aegean islands of Anafi, Ios and Amorgos. Authorities have also advised residents and hotel owners in Santorini to drain their swimming pools over concerns that large volumes of water could destabilize buildings in case of a strong quake. Between January 31st and February 2nd, more than 200 earthquakes were detected between Santorini and Amorgos, including an M4.6 event, the most powerful so far.

An emergency committee met on February 2nd to assess the risks posed by the latest tremors, while another meeting is scheduled for February 3rd. Authorities said current seismic activity is due to tectonic movements that do not appear related to volcanic activity. Similarly, increased seismic activity in 2011 and 2012 did not result in any eruptions.

The most recent large quake in Santorini struck on July 9th, 1956. The M7.5 event was followed by a 25-meter-high tsunami. At least 53 people were killed and more than 100 injured, while at least one-third of the houses collapsed.

Source : CNN.

Persistance de la sismicité sur la Péninsule de Snaefellsnes (Islande) // Persistence of seismicity on the Snaefellsnes Peninsula (Iceland)

L’activité sismique est toujours en hausse près du Grjótárvatn, au sein du système volcanique de Ljósufjöll dans la zone volcanique de Snæfellsnes. Le système volcanique de Ljósufjöll a connu sa dernière éruption au 10ème siècle et a donné naissance au champ de lave de Rauðhálsahraun, d’une superficie de 13 km2. Au cours des 10 000 dernières années, des éruptions à l’intérieur de ce système se sont produites environ tous les 400 ans sous forme de petits événements effusifs ou légèrement explosifs. Les risques potentiels en cas d’éruption comprennent des coulées de lave mineures, des émissions de gaz et des retombées de téphra.
Jusqu’à présent, en janvier 2025, on a enregistré près de 100 séismes d’une magnitude supérieure à M1,0. Ce nombre est identique à celui de décembre 2024, qui était déjà le nombre le plus élevé jamais enregistré pendant un mois dans la région.
Le 16 janvier 2025, on a détecté un séisme de M3,2. Il s’agit de l’événement le plus significatif enregistré dans la région depuis le début de l’activité en août 2024. Auparavant, un séisme de magnitude M3,1 avait été enregistré le 18 décembre 2024.
Le 2 janvier, on a enregistré un épisode de tremor d’une durée d’environ une heure. Un autre épisode de tremor s’est produit le 10 janvier, d’une durée également d’un peu plus d’une heure.
L’explication la plus probable de cette activité sismique est une intrusion magmatique en profondeur, plutôt que des mouvements tectoniques. Cependant, les instruments ne donnent aucune indication que le magma se déplace vers la surface. Les séismes profonds sont rares en Islande, bien qu’une telle activité ait été observée dans des systèmes volcaniques tels que l’Eyjafjallajökull en 1996 et à l’est de la caldeira de Bárðarbunga.
Le Met Office islandais a mis en place un nouveau plan de surveillance pour la région avec une augmentation du nombre d’instruments pour mieux comprendre le développement et les causes de l’activité. Aucune déformation du sol n’a été détectée par les systèmes GNSS et les données InSAR. Cependant, l’accumulation de magma à des profondeurs supérieures à 16 km peut ne pas produire immédiatement de déformation de surface détectable par les instruments
Source : IMO, GVN.

Image composite montrant l’activité près du Grjótárvatn de juillet 2021 à janvier 2025. La carte en haut à gauche montre les emplacements des séismes. Le graphique en haut à droite affiche les magnitudes des événements Le graphique en bas à gauche montre le nombre cumulé de séismes, tandis que le graphique en bas à droite illustre le nombre d’événements dans le mois. (Source : Met Office)

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Seismic activity continues to increase near Grjótárvatn, within the Ljósufjöll volcanic system in the Snæfellsnes Volcanic Zone. The Ljósufjöll volcanic system last erupted in the 10th century and produced the 13 km2 Rauðhálsahraun lava field. Over the past 10 000 years, eruptions in this system have occurred approximately every 400 years as small effusive, or mildly explosive events. Potential hazards in the event of an eruption include localized lava flows, gas emissions, and tephra fallout.

So far in January 2025, nearly 100 earthquakes above M1.0 have been recorded. This is identical to number of earthquakes in December 2024, which was the highest monthly count ever recorded in the area.

On January 16th, 2025, an M3.2 earthquake was detected. This was the largest earthquake recorded in the area since activity began increasing in August 2024; previously, an M3.1 earthquake was recorded on December 18th, 2024.

On January 2nd, a tremor episode lasting about an hour was recorded. Since then, one additional tremor episode occurred on January 10th, also lasting just over an hour.

The most likely explanation for this seismic activity is believed to be magma intrusion at depth rather than tectonic movements. However, current monitoring data show no indications that magma is moving towards the surface. Deep earthquakes are uncommon in Iceland though similar activity has been observed in volcanic systems such as Eyjafjallajökull in 1996 and east of the Bárðarbunga caldera.

The Icelandic Meteorological Office is working on a new monitoring plan to increase the number of instruments to improve surveillance and gain a clearer understanding of the development and causes of the activity. No measurable ground deformation has been detected from GNSS observations or InSAR data. However, magma accumulation at depths greater than 16 km may not immediately produce detectable surface deformation by the instruments.

Source : IMO, GVN.

Nouvel essaim sismique sur le Bárðarbunga (Islande) // New seismic swarm at Bárðarbunga (Iceland)

Un important essaim sismique a commencé dans la partie nord-ouest de la caldeira du Bárðarbunga à 06h08 (UTC) le 14 janvier 2025. Parmi les événements les plus importants figure une secousse de magnitude M4,4 dont l’épicentre était situé à environ 3,6 km au nord-est du Bárðarbunga à une profondeur de 4,9 km. Le séisme le plus intense jusqu’à présent avait une magnitude M4,9 à une profondeur très faible de seulement 0,1 km ; il était situé à environ 3,9 km au nord-est du Bárðarbunga. Le Met Office précise qu’une telle sismicité peu profonde peut révéler une intrusion magmatique ou une redistribution soudaine des contraintes près de la surface. Les événements se sont produits en succession rapide, ce qui pourrait correspondre à une activité volcanique ou tectonique en profondeur sous la glace. L’activité actuelle est assez semblable au début de l’essaim sismique qui s’est produit avant l’éruption dans l’Holuhraun en 2014. Le Met Office ajoute toutefois qu’il est difficile de dire à ce stade si l’essaim annonce le début d’une nouvelle éruption. Cela montre une fois de plus que notre capacité à prévoir les éruptions reste très faible.

Source: Icelandic Met Office

Il convient de noter qu’une crue glaciaire – jökulhlaup en islandais – s’est produite au niveau du Grímsvötn le 13 janvier 2025. Les crues du Grímsvatn se produisent presque chaque année depuis novembre 2021. Le volcan est situé au sud du Bárðarbunga  où le dernier essaim sismique a été observé. Le Met Office précise que ces crues glaciaires se sont souvent produites sans éruption volcanique. L’activité sismique sur le Grímsvötn avait augmenté régulièrement ces derniers jours, signe du mouvement de l’eau sous le glacier. Les scientifiques estiment que la crue ne constituera pas une menace pour les infrastructures telles que les routes et les ponts de la région malgré le débit important.

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A significant seismicswarm started in the NW part of Bárðarbunga caldera at 06:08 (UTC) on January 14th, 2025. Among the most significant quakes was an M4.4 event with the epicenter located about 3.6 km northeast of Bárðarbunga at a depth of 4.9 km. The largest earthquake so far was M4.9 at a very shallow depth of just 0.1 km, and was located about 3.9 km northeast of Bárðarbunga. The Met Office specifies that such shallow seismicity may suggest localized magma intrusion or sudden stress redistribution close to the surface.The events occurred in rapid succession, suggesting possible volcanic or tectonic unrest deep beneath the ice. The current activity may be similar to the beginning of the swarm that occurred before the 2014 Holuhraun eruption. However, the Met Office says that it is difficult to say at this point whether the swarm resembles the beginning of a new eruption. This again shows that our ability to predict eruptions is very low.

It should be noted that a glacial outburst flood – jökulhlaup in Icelandic – occurred at Grímsvötn volcano on January 13th, 2025. Grímsvatn floods have occurred almost annually since November 2021. The volcano is located south of Bárðarbunga where the latest seismic swarm was observed. The Met Office specifies that these glacial outburst floods have often occurred without volcanic eruptions. Seismic activity on Grímsvötn has been rising steadily in recent days which signaled the movement of water beneath the glacier. Experts believe it will not pose a threat to infrastructure such as roads and bridges in the region despite the substantial flow.

Une nouvelle vie pour Grindavik (Islande) ? // A new life for Grindavik (Iceland) ?

Le port de pêche de Grindavik, dans le sud-ouest de l’Islande, a été évacué lorsqu’une intense sismicité a ouvert d’impressionnantes fissures au cœur même de la ville le 10 novembre 2023.

Le 14 janvier 2024, une nouvelle fissure éruptive a contourné les digues de terre érigées pour protéger la ville et une coulée de lave a atteint et brûlé plusieurs maisons.

Après les évacuations, les habitants de Grindavik sont partis vivre dans d’autres endroits et le gouvernement islandais leur a accordé de l’argent en guise de compensation. On pensait que la ville allait être abandonnée à jamais. Pourtant, il existe aujourd’hui un plan-cadre pour donner une nouvelle vie à Grindavik.

Photos: Iceland Monitor, Iceland Review

Le conseil municipal souhaite préserver les traces de la catastrophe et ainsi unir le passé et l’avenir de la ville. Le nouveau plan-cadre vient d’être présenté et comprend, entre autres, la préservation et l’utilisation des fissures, de la lave et de certaines traces de bâtiments de manière innovante.

Le projet s’appuie sur les idées et suggestions des habitants de Grindvík, mais un appel à idées a également été lancé en octobre 2024. Parmi les bâtiments destinés à être préservés figurent Hópið, Salthúsið et la maison de l’Union sur le Víkurbraut. Le projet prévoit aussi des expositions, des sentiers de randonnée et des panneaux pour mettre en valeur les forces de la nature et leurs effets, ainsi que la préservation d’une fissure au bord du graben qui s’est formé lorsque la sismicité était la plus intense.
Le site Web de Grindavik indique que l’objectif n’est pas seulement de reconstruire la ville, mais aussi de faire de cette ville « un lieu unique dont les habitants et les visiteurs pourront profiter et tirer des leçons pendant les années à venir. »
La ville de Grindavík appelle désormais les habitants de Grindvík à faire des suggestions sur le projet de plan-cadre.
Source : Iceland Monitor.

NDLR : On peut se demander s’il n’est pas trop tôt pour lancer un tel projet de reconstruction à Grindavik. Les éruptions ne semblent pas avoir l’intention de s’arrêter sur la péninsule de Reykjanes. La dixième de la série vient de se terminer et le soulèvement du sol à Svarstengy laisse présager qu’une autre éruption se produira en 2025. Personne ne sait où l’éruption commencera, ni où et comment la lave se déplacera. Il reste aux autorités islandaises à espérer que de nouvelles fissures ne s’ouvrent pas à proximité ou dans la ville.

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The fishing port of Grindavik in southwest Iceland was evacuated when intense seismicity opened impressive fissures within the town on November 10th, 2023.

On January 14th, 2024, a new eruptive fissure bypassed the earth barriers erected to protect the town and a lava flow reached and burnt several houses.

After the evacuations, the residents of Grindavik went to live in other places and the Icelandic government granted them money as a compensation. It looked as if the town would be abandoned for ever. However, today there is a framework plan to give Grindavik a new life.

The town council wants to preserve the traces of the disaster and thereby unite the town’s past and future. A draft of a new framework plan has just been presented and includes, among other things, the preservation and use of cracks, lava, and some traces of buildings in an innovative way.

The draft is based on ideas and suggestions from Grindvík residents, but a call for ideas was made in October. Among the buildings proposed for preservation are Hópið, Salthúsið, and the Union house  at Víkurbraut Road. It is also proposed that exhibitions, walking trails, and signs be installed to make the forces of nature and their effects visible.

The preliminary draft includes ideas for hiking trails around Víkurbraut Road, around the lava that emerged through a crack within the defense walls, and preserving a crack at the edge of the graben that formed.

The town’s website says that the goal is not only to rebuild the town but also to make Grindavík « a unique place that residents and visitors can enjoy and learn from for years to come. »

Grindavík Town is now calling for suggestions from Grindvík residents about the draft framework plan.

Source : Iceland Monitor.

One can wonder whether it is not too early to launch such a reconstruction plan for Grindavik. It seems eruptions are not to stop on the Reykjanes Peninsula. The tenth of the series has just stopped and ground uplift at Svarstengy shows another one is likely in 2025. Nobody knows where the eruption will start and nobody knows where lava will travel. Icelandic authoritis will just need to hope that new fissures do not open close to the town.