Ouragans: Attention aux ondes de tempête négatives! // Hurricanes : Beware of negative storm surges!

Des vidéos et des photos spectaculaires prises le long de la côte ouest de la Floride ont montré un phénomène qui accompagne souvent les violentes tempêtes et les ouragans : la mer s’est retirée complètement, comme aspirée, avant l’arrivée de l’ouragan Ian. Les vents puissants générés par l’ouragan ont repoussé l’eau loin du rivage et dans le golfe du Mexique, comme cela s’était passé juste avant l’arrivée de l’ouragan Irma en 2017.
Les scientifiques expliquent que ce recul de la mer, appelé onde de tempête négative, n’est que temporaire et que l’eau reviendra, probablement à des niveaux beaucoup plus élevés qu’auparavant. Ils insistent sur le fait qu’il est très dangereux d’aller se promener dans les zones où l’eau a disparu. Ce n’est pas le moment d’aller observer le phénomène et ramasser des coquillages.
L’eau revient plus tard et l’onde de tempête – positive cette fois – peut être extrêmement dangereuse. La région de Tampa Bay qui se situe à très basse altitude a été confrontée à une onde de tempête de 1,20 à 1,80 mètres, avec une très forte érosion des plages et une pénétration de l’eau sur plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres. De plus, un ouragan peut déverser jusqu’à 12 centimètres de pluie par heure tout en perdant de sa vitesse.
En fait, c’est l’eau apportée par l’onde de tempête, et non son vent, qui crée le risque le plus élevé pour la population. En Floride, les autorités ont expliqué que les risques d’inondation ne s’arrêtent pas avec le passage de la tempête. Par l’énergie qu’ils déploient, quelques dizaines de centimètres d’eau au moment de l’onde de tempête peuvent emporter un véhicule. En Floride, il a été fortement conseillé aux habitants de se déplacer vers des zones plus élevées en cas de montée des eaux autour d’eux. On remarquera que ces recommandations sont les mêmes que lors d’un tsunami. Les gens ont également été mis en garde contre l’utilisation d’un groupe électrogène à l’intérieur des maisons en raison des émissions de monoxyde de carbone.
Source : presse américaine.

Voici une courte vidéo qui montre une plage lors d’une onde de tempête négative :
https://twitter.com/i/status/1575117551343919107

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Stunning videos and photos taken along Florida’s western coast have shown a phenomenon that often accomparines powerful storms and hurricanes : the sea receded completely ahead of Hurricane Ian’s arrival. The hurricane’s powerful winds pushed water away from the shore and into the Gulf of Mexico, similar to what happened just before Hurricane Irma’s arrival in 2017.

Experts warn that the receding tide, called a negative storm surge, is only temporary and that water will return, likely at much higher levels. They insist that it is very dangerous to walk into the areas where the water has disappeared. It is not the time to go out there, observe the phenomenon and collect shells.

The water later comes back in and the storm surge can be incredibly dangerous.The low-lying Tampa Bay area was confronted with a storm surge of 1,20-1,80 meters, with extreme beach erosion and water that extended several kilometers inland. In addition, a hurricane usually dumps up to 12 centimeters of rainfall per hour while losing speed.

Water from the storm, not its wind, creates the highest risk to human life. Authorities caution that flood dangers don’t end with the storm’s passing. Only a few tens of centimeters of rushing water can carry away a moving vehicle, In Florida, people were urged to move to higher ground if water is rising around them. The recommendations are the same as during a tsunami.People were also cautioned against using a generator indoors due to possible carbon monoxide poisoning.

Source: presse américaine.

Here is a short video that shows a beach during a negative storm surge:

https://twitter.com/i/status/1575117551343919107

Image extraite de la vidéo et montrant l’onde de tempête négative

(Mauvaise) humeur climatique

Dans son dernier rapport du mois d’avril 2022, le GIEC vient à nouveau de tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences du réchauffement climatique. Le Secrétaire Général de l’ONU a eu des mots très durs à propos de l’inaction des gouvernements.

Aux Etats Unis, la rédaction du Los Angeles Times a publié certaines des lettres adressées par ses lecteurs suite à la diffusion des principaux aspects du rapport dans le journal.

L’un de ces lecteurs demande pourquoi l’article sur le climat n’a pas fait la Une des journaux dans le pays. Selon cette personne, le fait que le GIEC ait averti que la Terre était sur le point d’être « invivable » aurait dû être en première page du journal. Elle ajoute : « Plus nous traiterons le changement climatique comme un problème non urgent, moins nous aurons de temps pour y remédier. ».

Un autre lecteur estime que nous n’avançons pas assez vite à propos du changement climatique. Il pose des questions : Où est l’urgence ? Pourquoi les politiciens ne font-ils pas davantage pression pour développer les énergies renouvelables, avec moins de charbon, de pétrole et de gaz ? Ils ont été prévenus à maintes reprises, mais leurs actions sont insuffisantes.

Les réactions des autres lecteurs du Los Angeles Times sont de la même veine. Et en France? En ce moment, la guerre en Ukraine et l’élection présidentielle occultent les autres informations et la presse parlée (je ne regarde pas les informations à la télévision) n’a consacré que quelques minutes au rapport du GIEC. Les programmes des candidats à l’élection présidentielle n’accordent qu’une importance très relative au réchauffement climatique. Les Verts n’ont toujours pas compris que le problème devait se traiter à une échelle globale et non locale.

J’aimerais qu’un jour les Conferences of Parties – les COP – cessent de se donner bonne conscience et prennent enfin des mesures dignes de ce nom. La dernière COP de Glasgow a été un échec cuisant. J’ai encore en tête la COP 24 de 2018 en Pologne, au coeur du bassin houiller de Silésie. Un comble! A l’issue de la conférence, le premier ministre polonais a déclaré froidement qu’il n’était pas question que son pays réduise sa production de charbon, au risque de mettre les ouvriers au chômage. Le premier ministre indien tenait un langage semblable. Dire que l’on va droit dans le mur est un euphémisme.

Quand Nicolas Hulot déclarait à l’Assemblée nationale avant de démissionner « Tout le monde s’en fiche! », il avait tout compris. Nos enfants et petits-enfants ont bien du souci à se faire. Ce sont eux qui vont en prendre plein la figure!

Ce n’est pas demain que la Mer de Glace retrouvera sa splendeur d’antan… (Photo: C. Grandpey)

Inconscience: un mal à la mode // Recklessness : a fashionable evil

J’aimerais vous faire partager un article qu’un visiteur de mon blog a eu la bonne idée d’insérer sur ma page Facebook. Il se rapporte à la sécurité sur les sites naturels et en particulier les glaciers.

L’article rapporte les propos d’un guide islandais qui fait part de son expérience sur le Sólheimajökull, l’une des ramifications du Myrdalsjökukk dans le sud de l’Islande. Ce glacier souffre du même mal que ses congénères ailleurs dans le monde: il recule à une vitesse très inquiétante. Quand je l’ai visité au mois de juillet 2021, je n’ai pas reconnu le site où je m’étais rendu quelque dix ans auparavant.

Aujourd’hui, les abords du Sólheimajökull ont été aménagés, avec un parking et un large sentier qui permet d’accéder en une quinzaine de minutes à proximité du front du glacier. « A proximité » est important, car aller plus loin peut devenir dangereux. Il ne faut pas oublier qu’un glacier est une rivière de glace en mouvement et que son front se modifie en permanence, avec des effondrements parfois spectaculaires.

L’auteur de l’article regrette le comportement de certains touristes – pas tous heureusement – qui n’ont aucune conscience du danger. Il a vu certaines personnes s’aventurer à la surface du Sólheimajökull sans équipement adéquat. Les images qui illustrent l’article sont très révélatrices. Elles montrent parfaitement qu’un moment agréable peut virer au drame. C’est ce que j’ai expliqué à propos de la plage de Reynisfjara, elle aussi dans le sud de l’Islande, où des lames de fond emportent régulièrement les touristes qui ne peuvent survivre dans l’eau très froide.

Source : Clément Coudeyre / Iceland Geology | Seismic & Volcanic Activity in Iceland

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I would like to share an article that a visitor to my blog had the good idea to post on my Facebook page. It deals with safety on natural sites and in particular on glaciers.
The article reports the words of an Icelandic guide who shared his experience on Sólheimajökull, one of the branches of Myrdalsjökukk in southern Iceland. This glacier suffers from the same disease as its congeners elsewhere in the world: it is retreating at a very worrying speed. When I visited it in July 2021, I did not recognize the site I had visited some ten years before.
Today, the surroundings of Sólheimajökull have been developed, with a parking lot and a wide path which allows access in about fifteen minutes near the front of the glacier. « Near the front » is important, because going further can be dangerous. One should not forget that a glacier is a moving river of ice and that its front is constantly changing, with sometimes dramatic collapses.
The author of the article regrets the behaviour of some tourists – not all fortunately – who are unaware of the danger. He saw some people venture to the surface of Sólheimajökull without proper equipment. The images that illustrate the article are very revealing. They perfectly show that a good time can turn into a drama. This is what I explained about Reynisfjara beach, also in the south of Iceland, where rip currents regularly wash away tourists who cannot survive in very cold water..

Source: Clément Coudeyre / Iceland Geology | Seismic & Volcanic Activity in Iceland

Source: Clément Coudeyre

Front du Sólheimajökull en juillet 2021 (Photo: C. Grandpey)

Yellowstone: Gare à la prison! // Yellowstone may send you to jail!

Sortir d’un sentier à Yellowstone peut vous conduire en prison; c’est ce que vient d’apprendre à ses dépens une femme de 26 ans du Connecticut. Elle a été condamnée à une semaine de prison après avoir quitté le sentier de caillebotis qui permet de traverser le Norris Geyser Basin, l’un des endroits les plus chauds et les plus dangereux du Parc national de Yellowstone. Elle a également été condamnée à payer une amende de 1 000 dollars et 40 dollars de frais de dossier. De plus, cette femme devra effectuer des travaux d’intérêt général à hauteur de 1 000 dollars pour le compte du Yellowstone Forever Geological Resource Fund, le partenaire à but non lucratif du parc national.
La femme et deux autres personnes ont quitté le sentier de caillebotis pour s’approcher d’un geyser dans le Norris Geyser Basin. Plusieurs autres visiteurs les ont vues, se sont inquiétés et ont fait des photos et vidéos des trois personnes avant de les signaler aux autorités du parc.
Le Norris Geyser Basin est un des hauts lieux du Parc de Yellowstone. De nombreux panneaux rappellent – à juste titre – aux visiteurs qu’ils ne doivent pas quitter les sentiers. En 2016, un homme de l’Oregon s’est probablement dissous dans l’eau acide après être tombé accidentellement dans une source chaude de Norris. Son corps n’a jamais été retrouvé.
Les autorités du parc rappellent au public que le sol est fragile et mince et que l’eau à très haute température qui se trouve juste sous la surface peut provoquer des brûlures graves, même mortelles. Plus de 20 personnes sont décédées des suites de brûlures après être tombées dans les sources chaudes de Yellowstone.
Source : Médias d’information américains.

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Stepping off a trail in Yellowstone could land you in jail, and a tourist is learning that lesson the hard way. A 26-year-old woman from Connecticut was sentenced a week in jail after walking on thermal ground in Norris Geyser Basin, the hooest and one of the most dangerous places in Yellowstone National Park. She was also ordered to pay a $1,000 fine and $40 in fees. Additionally, the woman will have to pay $1,000 in community service to the Yellowstone Forever Geological Resource Fund, the nonprofit partner of the national park.

The woman and two other people walked onto a thermal pool and geyser in Norris Geyser Basin. They got off the boardwalk and walked on thermal ground. Multiple other people were concerned and took photos and videos of the three persons and reported them to the Park authorities. .

Norris Geyser Basin is a popular area that has many signs warning people to stay on the boardwalk. In 2016, an Oregonman probably dissolved in the acid waterafter trying to soak in a thermal area in Norris. Workers couldn’t find any remains.

Park authorities aptly remind the public that he ground is fragile and thin and scalding water just below the surface can cause severe or fatal burns. More than 20 people have died from burns suffered after they entered or fell into Yellowstone’s hot springs.

Source: U.S. news media.

Photos: C. Grandpey