Les cratères cachés de la Lune // The Moon’s hidden craters

Un article récemment publié dans The New Scientist nous apprend que la Lune dissimule des cratères sous sa surface. Les cartes de sa gravité confirment l’existence d’anciens cratères qui, depuis leur naissance, ont été recouverts par des coulées de lave et par le manteau lunaire au cours de son soulèvement.
En combinant les données de cartographie gravimétrique avec leurs propres modèles mathématiques, un chercheur à l’Université Purdue de West Lafayette (Indiana) et ses collègues ont confirmé l’existence de deux cratères sous la surface de la Lune. L’un d’eux  est totalement enfoui sous la Mer de la Tranquillité.
Les astronomes connaissent l’existence de ces cratères enfouis depuis très longtemps, quasiment depuis le début de l’étude de la Lune. En 2016, un chercheur de l’Université de l’Arizona et ses collègues ont utilisé des données fournies par la mission GRAIL (Gravity Recovery and Interior Laboratory) de la NASA pour trouver des preuves de l’existence de plus de 100 cratères enfouis sous des étendues de basalte émises par d’anciennes éruptions volcaniques.
La mission GRAIL se composait de deux satellites, baptisés Ebb et Flow – Le Flux et le Reflux – qui sont restés pendant neuf mois en orbite autour de la Lune en 2012. La mesure de petits changements dans leur accélération a permis aux scientifiques de cartographier la gravité de la Lune. Cela donne un aperçu des variations de la densité de sa surface et de sa partie interne. Les mesures effectuées pendant la mission GRAIL ont également révélé des vallées de rift enterrées, des structures sous les anciens volcans et d’autres formations façonnées par l’activité volcanique.
L’un des cratères, que l’équipe scientifique a baptisé Earhart, présente un diamètre d’environ 200 kilomètres. Situé dans la partie nord-est du côté proche de la lune, il est presque complètement masqué par un impact ultérieur et des coulées de lave émises par la suite. Il a probablement été créé par un impact d’astéroïde il y a environ trois milliards d’années, après qu’une croûte se soit formée à la surface de la Lune, mais avant qu’elle ait refroidi de manière significative. On estime que l’astéroïde a creusé un cratère de 40 ou 50 kilomètres de profondeur, qui a ensuite été rempli à la fois par les coulées de lave des volcans et le manteau de la Lune qui poussait la croûte.
L’équipe de chercheurs a découvert un autre cratère enfoui, légèrement plus petit, de 160 kilomètres de diamètre, qu’ils ont appelé Anomalie d’Ashoka.
Une analyse plus approfondie de ces cratères enfouis donnera probablement davantage d’informations sur la surface lunaire qui se cache sous les vastes plaines de dépôts volcaniques.

Source: The New Scientist.

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An article recently published in The New Scientist infirms us that the Moon conceals craters beneath its surface. Maps of its gravity have confirmed the existence of hidden, ancient craters, long since filled in by lava flows and rising lunar mantle.

By combining gravity-mapping data with their own mathematical models, a researcher at Purdue University in West Lafayette, Indiana, and his colleagues have confirmed the existence of two underground craters, one completely buried beneath the Sea of Tranquility.

Astronomers have known about these buried craters since the early days of lunar science

Last year, a researcher at the University of Arizona and his colleagues used data from NASA’s Gravity Recovery and Interior Laboratory (GRAIL) mission to find evidence of more than 100 craters buried beneath seas of basalt formed by ancient volcanic eruptions.

GRAIL consisted of twin spacecraft, called Ebb and Flow, that orbited the moon for nine months in 2012. Measuring small changes in their acceleration allowed scientists to map the moon’s gravity. That in turn gives insights into variations in the density of the lunar surface and interior. Measurements from GRAIL also revealed buried rift valleys, structures underneath ancient volcanoes and other formations caused by volcanic activity.

One crater, which the team call Earhart, measures around 200 kilometres in diameter. Located in the north-eastern part of the moon’s near side, it is almost completely masked by a later impact and subsequent lava flooding. It was probably created by an asteroid impact around three billion years ago, after the moon formed a crust but before it significantly cooled. It is estimated that the asteroid made a crater 40 or 50 kilometres deep, which was then filled in by a combination of lava flow from volcanoes and the moon’s mantle pushing up the thin crust.

The team also discovered a slightly smaller buried crater, 160 kilometres in diameter, which they called the Ashoka Anomaly.

Further analysis of these buried craters could reveal more about the lunar surface beneath the vast plains of volcanic deposits.

Source: The New Scientist.

Vues de la Mer de la Tranquillité (Source: NASA)

 

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Bilan de l’éruption // An assessment of the eruption

drapeau-francaisL’éruption du Piton de la Fournaise a duré 28 jours, entre le 31 janvier et le 27 février 2017. Le volcan a émis moins de 10 millions de mètres cubes de lave en surface (entre 3 et 8 millios de m3 selon les méthodes d’estimation utilisées). Du fait du faible débit, les coulées ont peu évolué au cours des deux dernières semaines d’éruption. Leur écoulement s’est fait essentiellement en tunnels.

Les déformations associées à la migration du magma vers le site éruptif se sont concentrées sur les parties sud et est du volcan et n’ont pas excédé 30 centimètres. Il est intéressant de noter que depuis l’arrêt de l’éruption le 27 février, l’inflation du cône terminal se poursuit de manière continue. On a enregistré environ 1 cm d’élongation de la partie sommitale en un mois.

Les concentrations en CO2 dans le sol au niveau du Gîte du volcan restent élevées et la sismicité profonde (à environ 20 km sous le niveau de la mer) sous le flanc ouest du volcan a est en hausse depuis le 17 février.

Ces paramètres révèlent une pressurisation en profondeur et une remontée de fluides des zones profondes vers les zones de stockage plus superficielles (environ 2 km de profondeur) sous les cratères sommitaux.

Source : OVPF.

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drapeau-anglaisThe eruption of Piton de la Fournaise lasted 28 days between 31 January and 27 February 2017. The volcano emitted less than 10 million cubic meters of surface lava (between 3 and 8 million cubic meters according to the methods). Due to the low effusion rate, the flows have little changed during the last two weeks of the eruption. Lava travelled mainly in tunnels.
The deformations associated with magma migration toward the eruptive site were concentrated on the southern and eastern parts of the volcano and did not exceed 30 centimeters. It is interesting to note that since the end of the eruption on 27 February, the inflation of the summit cone has been continuing, with approximately 1 cm of elongation recorded in one month.
CO2 concentrations in the soil at the Gîte remain high and deep seismicity (about 20 km below sea level) under the western flank of the volcano has been on the rise since 17 February.
These parameters reveal in-depth pressurization and an upward movement of fluids from deeper to shallow storage areas (about 2 km deep) below the summit craters.
Source: OVPF.

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Emplacement des coulées (Source: OVPF)

Fuego (Guatemala): L’éruption continue // The eruption continues

drapeau-francaisL’éruption du Fuego continue. Dans un nouveau bulletin spécial, l’INSIVUMEH indique que des explosions modérées à fortes génèrent des panaches de cendre qui montent à 4500-5000 mètres d’altitude avant d’être poussés par le vent sur une vingtaine de kilomètres, vers l’ENE le plus souvent. Des retombées de cendre sont observées dans les localités sous le vent et il se pourrait que Guatemala City soit affectée par le phénomène.

Trois coulées de lave dévalent les flancs du volcan dans les ravines Santa Teresa (sur une longueur de 1200 mètres), Ceniza (sur 1600 mètres) et Las Lajas (sur 1300 mètres). La source des coulées se trouve à environ 300 mètres sous le cratère.

Comme je l’indiquais précédemment, l’INSIVUMEH met en garde contre le risque de coulées pyroclastiques.

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drapeau-anglaisThe eruption of Fuego volcano continues. In a new special bulletin, INSIVUMEH indicates that moderate to strong explosions generate ash plumes that rise to 4500-5000 metres above sea level before being blown by the wind over 20 kilometers, mostly towards ENE. Ashfall is observed in downwind municipalities and Guatemala City might be affected by the phenomenon.
Three lava flows travel down the slopes of the volcano in the Santa Teresa (1200 meters long), Ceniza (1600 meters) and Las Lajas (1300 meters) drainages. The source of the flows is about 300 meters beneath the crater.
As I put it before, INSIVUMEH warns against the risk of pyroclastic flows.

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Image de la webcam INSIVUMEH montrant les coulées de lave.

 

Fuego (Guatemala): Intensification de l’activité // Increase in activity

drapeau-francaisDans un bulletin spécial émis le 25 février 2017, l’INSIVUMEH indique que l’activité du Fuego se poursuit de manière intense avec des explosions modérées mais constantes qui génèrent des panaches de cendre jusqu’à 5 km d’altitude. Des retombées de cendre sont signalées dans les zones sous le vent près d’Alotenango et de San Vicente Pacaya.
Les explosions éjectent des matériaux incandescents jusqu’à 300 mètres de hauteur et jusqu’à 500 mètres du cratère.
L’activité actuelle alimente deux coulées de lave. L’une se dirige vers la ravine Santa Teresa et l’autre vers la ravine Las Lajas.
Comme il existe un risque de coulées pyroclastiques, l’INSIVUMEH déconseille fortement de rester dans ou près des principales vallées
À 09h45 (TU) le 25 février, le VAAC de Washington indiquait que les images satellites montraient un nuage de cendre de 5.8 km d’altitude s’étirant sur 130 km au NE du sommet, et un autre de 1,5 km de hauteur s’étirant sur 139 km vers le SSO.

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drapeau-anglaisIn a special bulletin released on February 25th 2017, INSIVUMEH indicates that activity at Fuego volcano continues with constant moderate explosions ejecting ash plumes up to 5 km a.s.l. Ashfall has been reported in downwind areas near Alotenango and San Vicente Pacaya.

Explosions eject incandescent material as high as 300 metres and as far as 500 metres from the crater.

The current activity is feeding two lava flows. One is travelling towards the Santa Teresa drainage and the second towards Las Lajas drainage.

As there is a risk of pyroclastic flows, INSIVUMEH indicates it is not advised to stay in or near the main canyons

At 09:45 UTC on February 25th, the Washington VAAC reported satellite imagery showed one volcanic ash cloud up to 5.8 km a.s.l., extending 130 km NE of the summit, and another 1.5 km high extending 139 km to the SSW.

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Evolution de l’activité sismique (Source: INSIVUMEH)