Température globale sur Terre : Janvier 2019 encore au-dessus de la normale // Global Earth temperature : January 2019 still above normal

Selon les premières estimations d’institutions américaines comme le National Center for Environmental Prediction (NCEP) et le National Center for Atmospheric Research (NCAR)  (celles de la NASA arriveront vers la mi février), le mois de janvier 2019 a été le 4ème plus chaud des archives de ces deux organismes. La température globale de la planète se situe à +0,34°C au-dessus de la moyenne 1981-2010 L’anomalie thermique se situe donc dans la lignée des derniers mois de l’année 2018. Elle est en très légère baisse par rapport à décembre 2018 et au même niveau que novembre dernier.

Comme je l’ai indiqué dans une note précédente, l’événement de ce début 2019 est le réchauffement stratosphérique soudain qui a provoqué l’éclatement du vortex polaire. L’un des lobes est descendu jusqu’aux Etats-Unis (Midwest et Nord-est), avec comme conséquence une vague de froid intense. Le réchauffement stratosphérique soudain peut perturber les températures des moyennes latitudes sur près de deux mois. Dans le même temps, les régions arctiques comme l’Alaska ont connu des températures au-dessus de la normale, à tel point que la fonte de la neige et de la glace a perturbé les courses de chiens de traîneau.

Dans l’hémisphère sud, l’Australie a connu une vague de chaleur exceptionnelle. Le mois de janvier 2019 a été dans ce pays le plus chaud jamais enregistré, tous mois confondus, avec une température moyenne de 30,8°C. La barre des 30°C a été dépassée pour la première fois depuis le début de l’ère instrumentale. Le précédent record datait de janvier 2013 avec 29,8°C. A Borrona Downs, dans l’Etat de New South Wales, une température de 36,6°C a été relevée au plus « froid » lors d’une nuit de ce mois de janvier 2019. C’est la température minimale la plus élevée jamais observée en Australie. Port Augusta, dans le sud, a connu une pointe à 49,5°C.

Les observations récentes et les modèles climatiques suggèrent que le risque immédiat d’El Niño est moins grand que ne le prévoyaient les modèles il y a quelques semaines. Les conditions sont considérées comme neutres actuellement. Les températures à la surface et sous la surface de la mer du Pacifique tropical restent plus chaudes que la moyenne, mais depuis fin 2018, elles sont passées à des valeurs neutres.

En retenant comme base la période 1880-1899 (représentative de la période préindustrielle), l’anomalie thermique est de +1,12°C en janvier 2019, donc sous l’objectif le plus ambitieux de la COP 21 (+1,5°C).

Source : global-climat.

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According to early estimates from US institutions such as the National Center for Environmental Prediction (NCEP) and the National Center for Atmospheric Research (NCAR) (NASA’s will arrive in mid-February), January 2019 was the 4th warmest month in the archives of these two institutions. The global temperature of the planet is + 0.34°C above the 1981-2010 average. The thermal anomaly is therefore in the line of the last months of the year 2018. It is very slightly down compared to December 2018 and at the same level as last November.
As I put it in a previous post, the main event of early 2019 is the sudden stratospheric warming that caused the split of the polar vortex. One of the lobes descended toward the United States (Midwest and Northeast), resulting in an intense cold wave. The sudden stratospheric warming can disrupt mid-latitude temperatures for almost two months. At the same time, Arctic regions such as Alaska experienced temperatures above normal, so much so that melting snow and ice disrupted sled dog racing.
In the southern hemisphere, Australia has experienced an exceptional heat wave. January 2019 was the hottest ever recorded in the country, all months combined, with an average temperature of 30.8°C. The 30°C bar was exceeded for the first time since the beginning of the instrumental era. The previous record was January 2013 with 29.8°C. At Borrona Downs, in New South Wales, a temperature of 36.6°C was recorded during the coldest night of January 2019. This is the highest minimum temperature ever seen in Australia. Port Augusta, in the south, peaked at 49.5°C.
Recent observations and climate models suggest that the immediate risk of El Niño is less than predicted by models a few weeks ago. Conditions are considered neutral at this time. The surface and subsurface temperatures of the tropical Pacific Ocean remain warmer than average, but since the end of 2018 they have moved to neutral values.
Based on 1880-1899 (representative of the pre-industrial period), the thermal anomaly is + 1.12°C in January 2019, which is below the most ambitious objective of COP 21 (+1.5°C).
Source: global-climat.
Anomalies thermiques à la surface de la Terre pour le mois de janvier 2019. (Source : NCEP-NCAR)

Réchauffement climatique et cycle de l’eau // Climate change and water cycle

Les climatologues ont prévenu que l’un des principaux effets du changement climatique serait la perturbation du cycle de l’eau. La vie quotidienne et les activités humaines étant déterminées par les systèmes hydrologiques, il est important de comprendre l’impact du changement climatique sur l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement, la production alimentaire et énergétique.
La relation entre eau, énergie, agriculture et climat est aussi importante que complexe. Le changement climatique risque de déséquilibrer l’équilibre relativement stable dans lequel notre civilisation s’est construite et de compromettre la sécurité des systèmes d’approvisionnement en eau, d’alimentation et d’énergie. Au fil du temps, les effets du réchauffement planétaire provoqué par les gaz à effet de serre générés par l’homme sont devenus se plus en plus évidents. En 2017, les gaz tels que le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O) ont atteint des niveaux record. La concentration de dioxyde de carbone a atteint aujourd’hui une moyenne de plus de 410 parties par million à l’échelle de la planète, ce qui est le plus haut niveau jamais enregistré.
Alors que la température moyenne de la Terre continue d’augmenter, nous pouvons nous attendre à un impact significatif du changement climatique sur les ressources en eau et à des effets dévastateurs. Le réchauffement climatique perturbe le cycle de l’eau et les précipitations. Selon des scientifiques du GIEC, les risques de sécheresse et de précipitations extrêmes sont de plus en plus importants. Avec des températures moyennes plus élevées et un air plus chaud pouvant contenir plus d’eau, il est possible que de longues périodes sèches se mêlent à des épisodes de précipitations brèves mais importantes, avec risque d’inondations, et le changement climatique est susceptible d’exacerber ces événements.

Des recherches récentes ont lié certains événements de précipitations extrêmes au changement climatique. C’est ainsi que plusieurs études ont conclu que le changement climatique créait des conditions favorables à des excès de précipitations qui ont entraîné plusieurs inondations dévastatrices. Ce fut le cas lors de l’ouragan Florence en Caroline du Nord en 2018 et l’ouragan Harvey dans le sud-est du Texas en 2017.
Les montagnes sont le point de départ de nombreuses rivières et autres sources d’eau douce. Au total, les eaux de fonte et les eaux de ruissellement en provenance des montagnes fournissent plus de 50% des ressources en eau douce de la planète. Cependant, à mesure que la température augmente, les glaciers et le manteau neigeux fondent à une vitesse sans précédent. De nombreux glaciers reculent et certains risquent de disparaître au 21ème siècle. En conséquence, les zones qui dépendaient des glaciers pour leur approvisionnement en eau douce devront chercher d’autres sources.
La capacité de stockage de l’eau en montagne sera rendue encore plus compliquée si la hausse des températures remplace les précipitations sous forme de neige par celles sous forme de pluie. Bien que plus de pluie que de neige puisse sembler un avantage, cela risque de signifier une disponibilité réduite de l’eau. Comme l’eau de pluie s’écoule plus vite que la neige en train de fondre, il est possible que les niveaux d’humidité du sol et de recharge des nappes souterraines soient affectés et réduits. Les régions dont l’eau de fonte est la principale source d’alimentation en eau douce pourraient être confrontées à des pénuries, en particulier vers la fin de l’été.
Il existe de nombreuses autres relations entre le changement climatique et l’eau. Par exemple, le changement climatique a réchauffé la surface des océans et entraîné une prolifération d’algues indésirables. C’est ce qui s’est passé récemment avec les sargasses dans les Caraïbes (voir mes notes à ce sujet). Ces événements peuvent nuire à l’économie et à la santé humaine, mais aussi entraver le tourisme et la pêche.

En Inde, où vivent 1,3 milliard d’habitants, près de la moitié de la population fait face à une crise de l’eau. Plus de 20 villes du pays, comme New Delhi ou Bangalore, auront épuisé leurs nappes phréatiques d’ici deux ans. Cela signifie qu’une centaine de millions de personnes devront vivre sans eau issue de puits. Dans le Pendjab, l’un des principaux greniers agricoles de l’Inde, les paysans se plaignent du niveau des nappes phréatiques, qui a baissé de 12, 18 ou 30 mètres en une seule génération. L’eau accumulée sur des milliers d’années depuis la dernière ère glaciaire est pompée pour les besoins de l’agriculture industrielle, pour la révolution verte. Le gouvernement envisage de construire de nouveaux et importants barrages (l’Inde en compte déjà 5 000) et dévier des cours d’eau vers les régions asséchées. En attendant, le changement climatique donne lieu à des précipitations de plus en plus irrégulières durant la mousson, vitale pour les populations, alors que la demande en eau douce ne cesse d’augmenter avec les 16 millions de citoyens indiens supplémentaires chaque année.

Tous ces facteurs et exemples montrent que l’eau deviendra un élément clé dans le monde au cours des années à venir. Le manque d’eau dans certains pays entraînera inévitablement des migrations de population et même des conflits. Si nos gouvernements ne font aucun effort pour prendre des mesures visant à réduire les gaz à effet de serre et le réchauffement de la planète, ils seront confrontés à de très graves problèmes.

Source : Presse et organismes internationaux.

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Climate scientists have warned that one of the primary effects of climate change would be the disruption of the water cycle. Since everyday life and human activities aredetermined by hydrological systems, it is important to understand the impact that climate change will have on drinking water supplies, sanitation, food and energy production.

The relationship between water, energy, agriculture and climate is as important as it is complex. Climate change has the potential to tip out of balance the relatively stable climate in which civilization has been built and jeopardize the security of water, food and energy systems. Over time, the effects of global warming due to human-generated greenhouse gases in the atmosphere have become more evident. In 2017, major gases, like carbon dioxide (CO2), methane (CH4) and nitrous oxide (N2O) hit record levels. The year’s carbon dioxide concentration reached a global average of 410 parts per million, which was the highest ever recorded.

As the earth’s average temperature continues to rise, we can expect a significant impact on water resources with the potential for devastating effects on these resources. Climate change disrupts the water cycle and precipitation. According to scientists from the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), there is increasing probability for more intense droughts and precipitation events. With higher average temperatures and warmer air that can hold more water, a pattern might emerge of lengthy dry spells interspersed with brief but heavy precipitation and possible flooding. Climate change can exacerbate these events.

Recent research has tied certain extreme precipitation events to climate change. Several studies concluded that climate change created conditions that made torrential rainfall more likely, leading to several recent devastating flooding events, for example, Hurricane Florence in North Carolina in 2018 and Hurricane Harvey in southeastern Texas in 2017.

Mountains are critical headwaters to numerous rivers and other freshwater sources. In all, mountain meltwater and runoff provide more than 50 percent of the world’s freshwater. Yet as global temperatures elevate, mountain glaciers and snowpack are melting at an unprecedented rate. Many mountain glaciers are in retreat, and some are in danger of disappearing within the 21st century. Thus, areas that previously depended on glaciers for freshwater will then have to seek other sources.

Further complicating mountain water storage capability is the greater likelihood that warmer temperatures make precipitation fall as rain rather than snow. Although more rain than snow may seem like a plus, it could mean reduced water availability. Because rain flows faster than melting snow, levels of soil moisture and groundwater recharge may be reduced. Areas that rely on meltwater as their primary freshwater source could increasingly experience water shortages, especially towards the end of summer, and will have to seek other sources.

Numerous other relationships between climate change and water exist. For instance, climate change has warmed up water bodies and caused harmful algal blooms to become greater problem in rivers, lakes and oceans around the world. This is what recently happened with sargassum in the Caribbean.  These events can hurt the economy and human health, hampering tourism and shutting down fisheries and shellfish harvesting.

In a recent article, the National Geographic gave the example of the water crisis in India, home to 1.3 billion people. Nearly half of the population is facing a water crisis. More than 20 cities in the country, such as New Delhi or Bangalore, will have depleted their water tables within two years. This means that a hundred million people will have to live without water from wells. In Punjab, one of India’s largest agricultural granaries, peasants complain about groundwater levels, which have dropped 12, 18 or 30 metres in a single generation. Water accumulated over thousands of years since the last ice age is pumped for the needs of industrial agriculture, for the green revolution. The government plans to build new and large dams (India already has 5,000) and divert rivers to dry areas. In the meantime, climate change is giving rise to increasingly erratic rainfall during the monsoon season, which is vital for the population, while demand for freshwater continues to grow with an additional 16 million Indian citizens each year.

All these factors and examples show that water will become a key element in the world in future years. The lack of water in some countries will inevitably trigger population migrations and even wars. If our governments make no efforts to take measures to reduce greenhouse gases and global warming, they will be confronted with very serious problems.

Source: International press and institutions.

L’eau, d’origine glaciaire ou autre, représentera un atout majeur dans les prochaines décennies (Photo: C. Grandpey)

Chaud-froid sur la planète // Cold-heat on the planet

Des conditions météorologiques extrêmes ont affecté l’ensemble de la planète au mois de janvier: au moment où le vortex polaire faisait frissonner le Midwest des Etats Unis, des conditions météorologiques extrêmes étaient également signalées dans d’autres régions du monde.
En Australie, une chaleur accablante a assommé le pays, avec des incendies de forêt catastrophiques et des records de température. L’ensemble de l’Australie a connu l’un de ses étés les plus chauds jamais enregistrés. Des dizaines de feux de forêt ont sévi en Tasmanie et il faisait si chaud que les serpents cherchaient refuge dans les toilettes publiques.
En revanche, en Alaska, il fait trop chaud pour que des courses de chiens de traîneau puissent avoir lieu. La pluie et les mauvaises conditions de piste ont conduit à l’annulation de la Willow 300 de cette année. Les températures positives ont fait fondre la neige si bien que l’eau a envahi certaines parties du parcours.
AZu cours de la semaine écoulée, les températures ont été nettement plus chaudes dans certaines parties de l’Alaska que dans les Etats-Unis contigus. À McGrath, dans le centre de l’Alaska, on a enregistré une température record de +5,5 ° C, soit une trentaine de degrés plus chaude que dans le Minnesota.
Il faut s’attendre à de tels extrêmes de plus en plus fréquents pour les années à venir. Selon les scientifiques, un monde plus chaud sera probablement un monde plus extrême. La NOAA explique que, bien que le réchauffement climatique causé par l’homme ne soit pas la cause unique des événements extrêmes, leur changement d’intensité ou de fréquence peut être influencé par le changement climatique. En juin dernier, un rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) avait averti que les inondations, les vagues de chaleur et d’autres conditions météorologiques extrêmes dans de nombreuses régions du monde « continueraient probablement à la suite de l’accélération du changement climatique ».
D’autres études ont établi un lien entre les conditions météorologiques extrêmes et le réchauffement de la planète. Ainsi, une étude réalisée en 2014 et parue dans la revue Nature indiquait que les épisodes de conditions météorologiques extrêmes étaient liés à de grandes fluctuations des régimes de vents au-dessus de la surface de la Terre, phénomène qui pourrait avoir pour cause le changement climatique. »
Source: Presse nord-américaine.

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Extreme weather has been affecting the whole planet this month: As the upper Midwest shivered with record-breaking cold temperatures because of the polar vortex, wild extremes in weather were reported in other parts of the world.

In Australia, blistering heat this month has scorched the country, causing disastrous wildfires and setting temperature records. All of Australia is in the midst of one of its hottest summers on record. Dozens of wildfires raged on Tasmania and it is so hot there that snakes are seeking refuge in people’s toilets.

Meantime in Alaska, it is too warm for sled dog races to take place. Rain and poor trail conditions have led to the cancellation of this year’s Willow 300. A stretch of above-freezing temperatures has led to open water on sections of the trail.

In fact, temperatures this week were significantly warmer in parts of Alaska than in the north-central part of the continental U.S. In McGrath, central Alaska, a record-breaking temperature of 5.5°C was reported this week, which was about 30 degrees Celsius warmer than portions of Minnesota.

Weird extremes like this may become more commonplace in the future. According to scientists, a warming world will likely be a more extreme world. NOAA explains that although human-caused global warming is not the sole cause of any single extreme event, changes in the intensity or frequency of extremes may be influenced by climate change. Last June, a report from the World Meteorological Organization (WMO) warned that the floods, heatwaves and other extreme weather conditions gripping many parts of the world « are likely to continue as a consequence of accelerating climate change. »

Other research has backed up a connection between extreme weather and global warming: A 2014 study in Nature found that bouts of extreme weather are linked to large fluctuations of wind patterns high above the Earth’s surface, which could be related to climate change. »

Source : U.S. news media .

Les caprices du vortex polaire (Source: NOAA / AFP)

Les caprices du vortex polaire // The whims of the polar vortex

Les services météorologiques annoncent l’arrivée d’une nouvelle vague de froid très intense aux États-Unis dans les prochains jours. Les scientifiques expliquent que le vortex polaire va apporter de l’air très froid dans certaines parties du pays suite à l’apparition d’un courant d’air chaud dans l’Arctique.
Les climatologues ont remarqué que le vortex polaire s’est déplacé à plusieurs reprises ces dernières années. Par exemple, en décembre 2018, la température de l’air, habituellement très froide, à 30 km au-dessus du pôle nord, s’est élevée rapidement d’environ 70 degrés Celsius grâce à l’air chaud en provenance du sud. Ce phénomène a été baptisé « réchauffement stratosphérique soudain ». La stratosphère est la couche de l’atmosphère située juste au-dessus de la troposphère, la zone de l’atmosphère terrestre située entre 0 et 10 kilomètres d’altitude dans les zones tempérées.(voir l’image ci-dessous).
Le réchauffement stratosphérique entraîne généralement un éclatement du vortex polaire dont les différentes parties se déplacent. Ainsi, au cours des prochains jours aux États-Unis, l’une de ces parties affectera pour la première fois depuis des années les Etats-Unis contigus. On prévoit des températures de -29°C à Chicago et, selon le National Weather Service, la température ressentie approchera -54°C dans certaines régions du Minnesota. Cette vague de froid inhabituelle pourrait durer encore huit semaines.
Les Américains ont entendu parler du vortex polaire il y a cinq ans, au début du mois de janvier 2014, lorsque la température a chuté à -27°C à Chicago.
Les scientifiques expliquent que lorsque l’air chaud envahit les régions polaires, il fait se diviser ou se déplacer le vortex polaire, généralement vers la Sibérie. Toutefois, le vortex s’est récemment divisé à plusieurs reprises, ce qui a entraîné des vagues de froid sur d’autres régions du globe. Des éléments du vortex polaire ont apporté de l’air froid sur l’Europe, la Sibérie et l’Amérique du Nord. Lorsque les forces qui orientent le vortex polaire dans l’Arctique sont faibles, il affecte plus souvent la Sibérie que le Michigan. Cette situation a été observée fréquemment au cours des deux dernières décennies. Une étude réalisée il y a un an pour le compte du Bulletin de la Société météorologique américaine a examiné plusieurs décennies du système arctique et a conclu que le vortex polaire avait connu « des conditions faibles plus fréquentes. »
Lorsque les différentes parties du vortex polaire se déplacent et quittent les régions polaires, des températures plus chaudes envahissent l’Arctique, l’Alaska, le Groenland et le Canada. Ces derniers jours, il faisait plus chaud à Anchorage, avec des températures au-dessus de zéro, qu’à Chicago. Tandis que les Etats du Midwest des États-Unis grelottent, l’Australie connaît des records de chaleur. Selon l’analyseur climatique de l’Université du Maine, le 28 janvier 2019, la température globale de la planète se situait à +0,4 degrés Celsius au-dessus de la moyenne de 1979 à 2000.
De plus en plus de scientifiques pensent que l’Homme est responsable de ces changements climatiques et des variations de pression atmosphérique qui entraînent un ralentissement de déplacement des masses d’air.
Source: Médias d’information américains.

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Another very cold spell is expected by the National Weather Service in the U.S. in the coming days. Scientists explain that the polar vortex is bringing very cold air to parts of the country thanks to a sudden blast of warm air in the Arctic.

Climatologists notice that the polar vortex has been wandering more often in recent years. For instance, in December 2018, the normally super chilly air temperatures 30 kilometres above the North Pole rapidly rose by about 70 degrees Celsius thanks to air flowing in from the south. This phenomenon is called « sudden stratospheric warming. » The stratosphere is the layer of the atmosphere just above our main weather atmosphere, the troposphere (see image below).

The stratospheric warming usually splits the polar vortex, leaving the pieces to wander. In the next few days in the U.S., one of those pieces will be over the Lower 48 states for the first time in years. Temperatures of minus 29 Celsius are predicted in Chicago and wind chills will be flirting with minus 54 Celsius in parts of Minnesota, according to the National Weather Service which says the unusual cold spell could stick around another eight weeks.

Americans were introduced to the polar vortex five years ago. It was in early January 2014 when temperatures dropped to minus 27 Celsius in Chicago.

Scientists explain that when warm air invades the polar region, it can split the vortex or displace it, usually toward Siberia. Recently, there have been more splits, which increase the odds of other places getting ultra-col. Pieces of the polar vortex have chilled Europe, Siberia and North America this time. When the forces directing the polar vortex in the Arctic are weak, it wanders, more often to Siberia than Michigan, which has been happening more frequently in the last couple decades. A study a year ago in the Bulletin of the American Meteorological Society looked at decades of the Arctic system and found the polar vortex has shifted « toward more frequent weak states. »

When the polar vortex pieces wander, warmth invades the Arctic, Alaska, Greenland and Canada. During the past days, it was warmrer in Anchorage, with above zero temperatures, than in Chicago. While the Midwest of the U.S. chills, Australia is reaching record-breaking heat. The world as a whole on January 28th, 2019 was 0.4 degrees Celsius warmer than the 1979-2000 average, according to the University of Maine’s Climate Analyzer.

More and more scientists see a connection between human-caused climate change and difference in atmospheric pressure that causes slower moving waves in the air.

Source : U.S. news media.

Les différentes couches de l’atmosphère (Source: NOAA)