Épisode éruptif n°41 du Kilauea (Hawaï) : Une vidéo à voir absolument !

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous accéderez à une vidéo comme je les aime et que j’ai découverte en allant fureter sur YouTube. Bien filmée par Gerald Green, elle nous fait revivre en 17 minutes et 26 secondes le 41ème épisode éruptif du Kilauea.

https://www.youtube.com/watch?v=emcnvIVhWVQ

Nous suivons tout d’abord les touristes chanceux qui se rendent vers les plates-formes d’observation judicieusement aménagées par les autorités hawaïennes. Celle que l’on voit dans le document est le Keanakāko’i Crater Lookout.

Puis, avec l’heure affichée dans le coin inférieur de l’image, nous assistons à l’évolution de l’activité au niveau des deux bouches éruptives dans le Cratère de l’Halema’uma’u. Les fontaines de lave, en dôme au début, montrent ensuite toute leur puissance pour atteindre 480 mètres de hauteur, du jamais vu depuis le début des épisodes en décembre 2024.

On envie les touristes qui ont le privilège d’assister au spectacle. Mais la situation ne tarde pas à se corser. Les alizés sont en panne en ce 24 janvier 2026 et le vent n’emporte pas le panache de cendres vers l’ouest ou le sud-ouest comme il le fait habituellement. C’est alors une pluie de lapilli et de morceaux de lave – « juste cuite » dit une personne – qui s’abat sur toute la zone sommitale, obligeant les rangers à déclencher son évacuation. On assiste alors à l’exode vers les parkings où les capots des voitures portent les traces de cet événement…

À regarder en plein écran et avec le son !

https://www.youtube.com/watch?v=emcnvIVhWVQ

Image webcam de l’éruption

Épisode 41 du Kilauea : Pluies de cendres à Hawaï // Kilauea’s Episode 41 : Ashfall in Hawaii

Dans ma note sur le 41ème épisode éruptif du Kilauea, j’indiquais que d’importantes retombées de téphra avaient été signalées dans le Parc national et ses environs, jusqu’à Hilo et sur la côte de Puna. La Protection civile a conseillé aux habitants et aux visiteurs de la Grande Île de prendre des précautions dans les zones touchées par les retombées de cendres et de téphra du Kilauea.
Le Service météorologique d’Honolulu avait émis une alerte aux retombées de cendres valable jusqu’à 6 h le 25 janvier pour l’est, l’intérieur et le sud/sud-est de la Grande Île.
Des fragments de lave, dont certains atteignaient la taille d’un pamplemousse selon l’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO), sont tombés dans plusieurs zones proches du Parc national des volcans d’Hawaï qui a été fermé, ainsi que sur la Highway 11, entre les bornes kilométriques 25,5 et 32. Des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des voitures garées le long de la route car la circulation était devenue trop dangereuse. Seuls les véhicules d’urgence étaient autorisés à circuler sur cette portion de route.

Image webcam de l’éruption

Les autorités sanitaires ont rappelé au public que les retombées de cendres peuvent provoquer des irritations des yeux et des voies respiratoires supérieures et ont conseillé de prendre les précautions nécessaires pour limiter l’exposition. Les personnes souffrant de maladies ou de problèmes respiratoires doivent rester à l’intérieur pour éviter d’inhaler les particules volcaniques. Toute personne à l’extérieur doit se couvrir la bouche et le nez avec un masque ou un tissu.
Une mise à jour publiée à 21h59 le 24 janvier 2026 indiquait que le Service météorologique d’Honolulu avait abaissé le niveau d’alerte aux retombées de cendres. « L’éruption du Kilauea est terminée. Cependant, de petites quantités de téphra et de cendres provenant de cette importante éruption continueront de persister près du sol et seront dispersées par les vents à basse altitude jusqu’à dimanche. »
Source : Médias hawaïens.

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In my post about Kilauea’s 41st eruptive episode, I indicated that widespread tephra fall had been reported in the National Park and surrounding areas and as far away as Hilo and coast areas of Puna. Hawaiʻi County Civil Defense advised Big Island residents and visitors to take precautions in areas impacted by falling ash and tephra from Kīlauea volcano.

The National Weather Service in Honolulu had issued an ashfall warning through 6 a.m. on Janiary 25th for eastern, interior and south/southeast portions of the Big Island.

Volcanic clasts – some up to grapefruit size, according to the HVO – fell in several areas close to Hawai’i Volcanoes National Park which was closed, as well as Highway 11, between mile markers 25.5 and 32. Photos on the social networks showed cars parked along the road as driving had become too dangerous. Emergency vehicles were only allowed on that portion of the highway.

Health authorities reminded the public that ahfall can create eye and upper airway irritation and advised the public to take necessary precautions to limit exposure.People with respiratory illnesses or problems should remain inside to avoid inhaling the volcanic particles. All people outside should cover their mouth and nose with a mask or cloth.

An update published at 9:59 p.m. On January 24th, 2026 indicated that the National Weather Service in Honolulu had downgraded the ashfall warning. “Kīlauea eruption has ended. However, small amounts of tephra and ash from this large eruption will continue to persist near the ground level and be blown around by the low level winds through Sunday.”

Source : Hawaiian news media.

Puracé (Colombie) : Volcan et Traditions // Puracé (Colombia) : Volcano and Traditions

Dans ma dernière note (12 décembre 2025) concernant l’activité volcanique dans le monde, j’explique que l’activité éruptive se poursuit sur le Puracé (Colombie). La sismicité est marquée par des épisodes de tremor et des signaux longue période indiquant des mouvements de fluides. On enregistre aussi des séismes témoignant de la fracturation de la roche à des profondeurs de 1 à 3 km. Chaque jour, les émissions de gaz et de cendres s’élèvent de 100 à 900 m au-dessus du sommet. Le 3 décembre 2025, une hausse de la température à l’intérieur du cratère a été observée grâce aux données satellitaires. De faibles retombées de cendres sont signalées dans plusieurs localités. Le niveau d’alerte reste Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs) et le public est prié de rester à l’écart du cratère. Le Puracé (4 640 mètres) est l’un des volcans actifs de Colombie, avec au moins 51 éruptions recensées depuis l’année 1400. Sa dernière éruption significative remonte à 1977.
La situation à Puracé illustre le lien qui unit le volcan aux communautés locales – le peuple Coconuco – et à leurs traditions. Malgré une alerte récente signalant une éruption probable dans les jours ou les semaines à venir en raison d’une hausse de l’activité sismique et de l’émission de colonnes de cendres atteignant jusqu’à 900 mètres de hauteur, les villageois ne sont pas inquiets. Ils affirment avoir toujours vécu sur le volcan, avoir grandi sur ses flancs, et n’avoir donc aucune raison de le craindre. Ils continueront à le fréquenter, alerte ou non. Ils expliquent qu’ils doivent s’occuper de leurs animaux. C’est une raison fréquemment invoquée par les villageois vivant sur les pentes d’un volcan, comme on a pu le constater lors de l’éruption du Merapi (Indonésie) en 2010. Depuis l’alerte émise pour le Puracé le 29 novembre 2025, les autorités montrent des signes d’inquiétude. Elles se préparent à une évacuation préventive d’au moins 800 personnes vivant autour du volcan, dans des maisons dispersées à flanc de montagne.
Pour le peuple Coconuco, le volcan est sacré et protège leur territoire. Le gouverneur de la réserve indigène de Purace a déclaré : « Le volcan est notre maître ; nous n’avons aucune raison de le craindre. C’est pourquoi nous le respectons et accomplissons des rituels en son nom.» Ces rituels consistent notamment à offrir au cratère du maïs, des plantes aromatiques et une boisson alcoolisée traditionnelle à base de fruits, le guarapo. Pour la communauté indigène, les émissions de cendres du volcan sont un message : elles appellent à une plus grande protection de la nature.
Selon les villageois, une éruption signifie que le volcan leur reproche d’avoir été surexploité. Pendant près de 60 ans, ils ont puisé leur richesse dans ses profondeurs en extrayant du soufre. Aujourd’hui, ils la récoltent abusivement avec le tourisme. Les anciens, témoins des éruptions du passé, s’efforcent de rassurer les plus jeunes, qui découvrent l’activité volcanique pour la première fois. Ceux dont les maisons se situent en zone à risque affirment qu’ils ne partiront que si le volcan émettait des gaz toxiques.
Le Puracé manque d’infrastructures et de moyens logistiques pour une évacuation complète. Les autorités s’emploient donc à mettre en place des abris temporaires, mais elles ont également besoin de réservoirs d’eau, de nourriture et d’une solution pour protéger le bétail, essentiel à l’agriculture et à l’élevage de la communauté.
Un villageois Coconuco a déclaré : « S’il faut mourir ici, nous mourrons ici. Mais nous n’irons pas mourir de faim ailleurs.»
Source : ABC News via Yahoo News.

 Cratère du Puracé (Source : Wikipedia)

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In my latest update (December 12, 2025) about volcanic activity in the world, I explained that eruptive activity continued at Puracé (Colombia). Seismicity is characterized by tremor and long-period signals indicating fluid movement, and earthquakes indicating rock fracturing located at depths of 1-3 km. Daily gas-and-ash emissions rose 100-900 m above the summit. On 3 December 2025, a temperature increase within the crater was identified in satellite data. Minor ashfall has been reported in several communities. The Alert Level remains at Orange (level 2 on a four-color scale) and the public is asked to stay away from the crater. The Purace volcano (4,640 meters), is one of Colombia’s active volcanoes, with at least 51 eruptive events since the year 1400. Its most recent significant eruption was recorded in 1977.

The situation at Puracé shows the link that connects the volcano with local communities – the Coconuco people – and their traditions. Despite a recent alert indicating that an eruption was likely in the coming days or weeks due to increased seismic activity at the volcano and the emission of ash columns reaching up to 900 meters, the villagers are not afraid. They say that they have lived on the volcano, grown up on its slopes, so they have no reason to fear it. They will keep going there, alert or not. They explain that they have to look after their animals. This is a reason very often cited by the villagers living on the slopes of the volcano, as could be heard during Mount Merapi’s 2010 eruption.

Still, since the alert issued on November 29, 2025, the surrounding community has been on edge. Authorities have sought to prepare for a preventive evacuation of at least 800 people who live on the volcano’s periphery, in scattered homes among the mountains.

For the Coconuco people, the volcano is sacred and a protective spirit of their territory. Said the governor of the Purace Indigenous Reserve : “The volcano is our master; we have no reason to fear it. That’s why we respect it and perform rituals in its name.” Rituals include offering the crater corn, sweet plants and a traditional alcoholic drink made from fruit known as guarapo. For the Indigenous community, the volcano sends them a message when it emits ash, asking for greater care of nature.

In their opinion, when there is an eruption, it means that the volcano is saying that they have exploited it too much for about 60 years and that they took money from beneath it by extracting sulfur, and now with tourism they are taking money from above it.

Elders who have witnessed eruptions of the volcano have sought to reassure the younger members of the community who are seeing the volcano active for the first time. The elders whose homes are located in a risk zone say they would only evacuate if the volcano were to emit poisonous gases.

Purace lacks the infrastructure and logistics needed for a full evacuation, so authorities are working to set up temporary shelters, but they also need water storage tanks, food and a solution to protect their livestock and domestic animals, which are vital to the agricultural and ranching community.

Said one villager of the Coconuco community : ‘If we have to die here, we’ll die here. But we’re not going somewhere else just to die of hunger.”

Source : ABC News via Yahoo News.

Au cas où le mont Fuji entrerait en éruption… // In case Mount Fuji erupts…

Au Japon, il n’y a actuellement aucun signe d’une éruption imminente du mont Fuji. L’événement redouté après le séisme de Tohoku en 2011 n’a jamais eu lieu. Cependant, les Japonais craignent toujours que leur montagne sacrée ne se réveille soudainement.
Dans le cadre d’une campagne de prévention, les autorités japonaises ont diffusé une vidéo de l’éruption du mont Fuji générée par l’Intelligence Artificielle (AI) afin d’encourager les Tokyoïtes à se préparer. Officiellement, « le gouvernement japonais souhaite avertir les 20 millions d’habitants de Tokyo de ce qui les attend si le mont Fuji, ce volcan d’une beauté à couper le souffle qui domine leur ville, entre en éruption.» Cette campagne de prévention s’inscrit dans le cadre des mesures prises dans ce pays pour anticiper les catastrophes naturelles. Ainsi, à Kagoshima, des exercices d’évacuation sont régulièrement organisés pour anticiper une éruption majeure du volcan Sakurajima.
Bien qu’aucune éruption ne soit imminente, le mont Fuji est un volcan actif. Sa dernière éruption remonte à 1707, lors de l’éruption dite de Hoei. La vidéo, réalisée par IA, montre une femme dans une rue animée. Elle reçoit soudainement un message d’alerte sur son téléphone l’informant de l’éruption du volcan. « Un tel événement peut arriver sans prévenir », indique la narration, avant que la vidéo ne laisse place à des images saisissantes montrant d’importants nuages ​​de fumée s’échappant du mont Fuji.

https://youtu.be/o_ditkWMElM

La vidéo prévient que les cendres volcaniques pourraient atteindre Tokyo en moins de deux heures, entraînant des problèmes sanitaires ainsi que des perturbations dans l’approvisionnement en électricité, la circulation et la distribution alimentaire.
Le gouvernement a publié une autre vidéo de simulation le 26 août, Journée de prévention des catastrophes volcaniques au Japon. Elle demande avec insistance à la population de « visualiser des scénarios spécifiques » afin de mieux se préparer.
Les autorités japonaises ont intensifié la diffusion des messages d’alerte en 2024 dans l’espoir d’accroître la vigilance des citoyens. Les craintes d’un puissant séisme se sont accrues depuis que le gouvernement japonais a averti en janvier qu’il y avait 80 % de risque qu’un violent tremblement de terre soit déclenché par la Fosse de Nankai, au sud du pays, d’ici 30 ans.

Certains sismologues ont critiqué ces alertes, s’interrogeant sur leur exactitude. Certains habitants jugent l’approche des autorités japonaises trop alarmiste et les messages pourraient dissuader les touristes de se rendre au Japon.
Ce n’est pas la première fois que les autorités rappellent aux habitants des villes autour du mont Fuji de se préparer. En mars, le gouvernement a publié des directives recommandant aux habitants de conserver un stock de produits de première nécessité pour deux semaines en cas d’éruption majeure.
Selon le gouvernement, une éruption de grande ampleur produirait environ 1,7 milliard de mètres cubes de cendres, dont environ 490 millions de mètres cubes pourraient s’accumuler sur les routes, les bâtiments et d’autres surfaces. L’accumulation de cendres pourrait provoquer l’effondrement de maisons en bois plus fragiles. Les zones urbaines seraient plongées dans l’obscurité, même en plein jour. Les pertes économiques liées à une éruption du mont Fuji sont estimées à 2 500 milliards de yens (16,6 milliards de dollars). Même une petite quantité de cendres volcaniques pourrait empêcher la circulation des trains, et en cas de pluie, une accumulation de cendres de plus de 3 centimètres pourrait rendre les routes impraticables. La logistique serait perturbée, rendant difficile l’approvisionnement en biens essentiels, et les lignes électriques pourraient se rompre sous le poids des cendres, entraînant des pannes de courant.
Source : CNN via Yahoo News.

L’une des Trente-Six Vues du Mont Fuji de Katsushika Hokusai.

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In Japan, there are currently no signs of an impenfing eruption of Mount Fuji. The eruption that was feared following the 2011 Tohoku earthquake never happened. However, the Japanese still fear their sacred mountain may wake up suddenly.

In a preventive campaign, Japanese authorities have relrased an AI-generated Mount Fuji eruption video to encourage Tokyo residents to be prepared. Officially, « Japan’s government wants to warn Tokyo’s 20 million residents what to expect if Mount Fuji, the breathtakingly beautiful volcano that looms over their city, ever erupts. » This prevention campaign is part of the ountry’s measures to anticipate natural disasters. For instance, in Kagoshima, evacuation drills are regularly organised to anticipate a major eruption of Sakurajima volcano.

While there is no suggestion that an eruption is imminent, Fuji is an active volcano. It last erupted 318 years ago, in what is known as the Hoei eruption. The AI-video shows a woman in a bustling street suddenly receiving a warning on her phone informing her the volcano has erupted. “The moment may arrive without any warning,” says the narration, before the video cuts to dramatic visuals of large clouds of smoke emitting from Fuji.

The video warns that volcanic ash could reach Tokyo within two hours, causing health hazards as well as disruptions on to power supplies, traffic and food distribution.

The government’s cabinet office released a separate simulation video on August 26th – Japan’s Volcano Disaster Prevention Day – urging people to “visualize specific scenarios” so that they could be better prepared.

Japanese authorities have stepped up their cautionary tone in the past year in the hope of raising citizens’ alertness levels. Fears of a “big one” have been mounting since the Japanese government warned in January that there was an 80% chance of a severe earthquake hitting the country’s southern Nankai Trough within 30 years. Some seismologists have been critical of these warnings, questioning whether they can ever be accurate. Some residents viewed the Japanese authorities’ approach as alarmist, with well-intended warnings turning into deterrents for some tourists in the past few months.

This is not the first time authorities have reminded residents in cities around Fuji to be prepared. In March, the government issued guidelines recommending residents maintain a two-week supply of essentials in the event of a large eruption.

According to the government, a large-scale eruption would produce an estimated 1.7 billion cubic meters of volcanic ash, of which around 490 million cubic meters is expected to accumulate on roads, buildings, and other land areas. Piled-up ash could cause wooden houses to collapse. Urban areas would be plunged into darkness, even during the day. The economic loss from a Mount Fuji eruption is estimated to be up to 2.5 trillion yen (16.6 billion dollars). Even a small amount of accumulated volcanic ash could stop trains from running, and if it rains, ash that accumulates to a depth of more than 3 centimeters could make roads impassable for vehicles. Logistics would be disrupted, making it difficult to obtain essential goods, and power lines could be cut by the weight of the ash, leading to power outages.

Sourse : CNN via Yahoo News.