Le risque volcanique en Califormie // Volcanic Hazards in California

Selon une un nouveau rapport de l’US Geological Survey (USGS), une éruption volcanique est possible en Californie dans un proche avenir et des centaines de milliers de personnes seraient alors en danger.
Le rapport de 50 pages, intitulé L’exposition de la Californie aux risques volcaniques, attribue un niveau de risque à huit volcans californiens: modéré, élevé et très élevé. La plupart de ces volcans sont situés dans la partie nord et centrale de l’Etat.
Selon le rapport, près de 200 000 personnes vivent, travaillent ou fréquentent quotidiennement les zones de risque volcanique en Californie, et il y a 16% de probabilité qu’une éruption se produise dans les 30 prochaines années. Les scientifiques basent leurs prévisions sur l’activité volcanique au cours des 3 000 dernières années.
On peut lire dans le rapport que parmi les huit zones volcaniques en Californie, il y a du magma sous au moins sept d’entre elles: Medicine Lake, le Mont Shasta, Lassen Peak, Clear Lake, Long Valley, Coso et Salton Buttes. Ces zones sont considérées comme des volcans actifs avec risque de séismes d’origine volcanique, d’émissions de gaz toxiques, des sources chaudes, des systèmes géothermaux et (ou) des mouvements du sol.
C’est autour du Mont Shasta, que le risque volcanique est le plus important pour la population car quelque 100 000 personnes fréquentent le secteur quotidiennement. Le niveau de menace est donc très élevé. Le rapport indique qu' »en moyenne 199 235 personnes vivent, travaillent ou traversent quotidiennement une zone de risque volcanique en Californie ».
La plupart des volcans actifs se trouvent dans le nord de la Californie. Le rapport avertit qu’une éruption dans un proche avenir aurait des effets négatifs considérables sur les ressources naturelles et les infrastructures vitales comme l’alimentation en eau, l’électricité, le gaz naturel, le transport terrestre et aérien et les réseaux de télécommunications. L’impact ne se limiterait pas à la population ; les cultures, le bétail et les animaux seraient également affectés. Les dégâts causés aux cultures telles que le foin et la luzerne auraient des conséquences sur l’industrie laitière. De plus, les retombées de cendre sur le fourrage entraînent souvent des problèmes du tube digestif chez le bétail. Une éruption en Nouvelle-Zélande a tué plus de 2 000 animaux qui paissaient dans des pâturages recouverts de cendre.

Voici une liste des zones volcaniques mentionnées dans le rapport, ainsi que les dernières éruptions, les villes à proximité et le niveau de risque :

Medicine Lake: L’éruption la plus récente a eu lieu il y a 950 ans. Villes à proximité: Malin, Merrill, Tulelake, Klamath Falls (Oregon). Niveau de risque: Elevé.

Mont Shasta: La plus récente éruption remonte à 200-300 ans. Villes à proximité: Weed, Mount Shasta, Edgewood, Dunsmuir. Niveau de risque: Très élevé.

Lassen Peak: La dernière éruption a eu lieu entre 1914 et 1917. Villes à proximité: Mineral, Viola. Niveau de risque: Très élevé.

Clear Lake: La plus récente éruption a eu lieu il y a environ 10 000 ans. Villes à proximité : Clearlake, Kelseyville, Lakeport, Lucerne. Niveau de risque: Elevé.

Coso: La plus récente éruption a eu lieu il y a 40 000 ans. Villes à proximité: Olancha, Pearsonville. Niveau de risque: Modéré.

Long Valley: La plus récente éruption remonte à 16 000-17 000 ans. Villes à proximité: Mammoth Lakes. Niveau de risque: Très élevé.

Salton Buttes: Dernière éruption: il y a environ 1 800 ans. Villes à proximité: Westmorland, Calipatrica, Niland, Brawley. Niveau de risque: Elevé.
 
L’USGS conclut le rapport avec un avertissement à la population la plus exposée. Les habitants doivent se tenir informés des itinéraires d’évacuation, disposer de provisions suffisantes pour deux semaines et mettre au point un plan permettant aux familles de se réunir en cas de séparation.
Source: Presse californienne.

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According to a new study from the The U.S. Geological Survey (USGS), a volcanic eruption might occur in California in the near future and hundreds of thousands of people are in harm’s way.

The 50-page report, entitled California’s Exposure to Volcanic Hazards, assigns threat levels to eight volcanoes in California — moderate, high, and very high. Most of them are located in the northern and central part of the state.

According to the report, nearly 200,000 people live, work or pass through California’s volcanic hazard zones on a daily basis, and there is a 16 percent probability of an eruption in the next 30 years. The scientists base the prediction on the amount of volcanism over the last 3,000 years.

One can read in the report that “of the eight volcanic areas that exist in California, molten rock resides beneath at least seven of these: Medicine Lake volcano, Mount Shasta, Lassen Volcanic Center, Clear Lake volcanic field, the Long Valley volcanic region, Coso volcanic field, and Salton Buttes.” These areas are therefore considered active volcanoes producing volcanic earthquakes, toxic gas emissions, hot springs, geothermal systems, and (or) ground movement.

Mount Shasta has the largest population in harm’s way, with a daily population of more than 100,000. The threat level there is very high. The report indicates that “an average of 199,235 people live, work, or pass through a California volcanic hazard zone on a daily basis.”  .

Most of the active volcanoes lie in Northern California. The report warns a future eruption would have far-reaching adverse impacts on natural resources and infrastructure vital to the state’s water, power, natural gas, ground and air transportation and telecommunication systems. The impact would be not only on humans, but crops, livestock and animals, as well. Damage to crops such as hay and alfalfa would impact the state’s dairy industry. Ash fall on forage most commonly results in digestive tract problems in livestock. An eruption in New Zealand killed more than 2,000 animals that grazed on pastures covered by ash.

Here is a list of the areas in the report, along with the most recent eruption, nearby towns and threat potential, according to the USGS.

Medicine Lake Volcano: The most recent eruption was 950 years ago. Nearby towns: Malin, Merrill, Tulelake, Klamath Falls (OR).Threat Potential: High

Mount Shasta: Its most recent eruption was 200-300 years ago. Nearby towns: Weed, Mount Shasta, Edgewood, Dunsmuir. Threat Potential: Very High

Lassen Volcanic Center: The most recent eruption occurred between 1914 and 1917. Nearby towns: Mineral, Viola. Threat Potential: Very High

Clear Lake volcanic field:  The most recent eruption took place about 10,000 years ago. Nearby towns: Clearlake, Kelseyville, Lakeport, Lucerne. Threat Potential: High

Coso volcanic field: The most recent eruption occurred 40,000 years ago. Nearby towns: Olancha, Pearsonville. Threat Potential: Moderate

Long Valley Caldera volcanic region: The most recent eruption was 16,000-17,000 years ago. Nearby towns: Mammoth Lakes. Threat Potential: Very High

Salton Buttes: Most recent eruption: about 1,800 years ago. Nearby towns: Westmorland, Calipatrica, Niland, Brawley. Threat Potential: High

USGS concludes the report with a warning to residents who are exposed to the greatest risk. They should be aware of evacuation routes, have emergency provisions on hand sufficient for 2 weeks, and devise a plan for families to reunite in the event they are separated.

Source: Californian newspapers.

Dernière éruption de Lassen Peak (Source: USGS)

Lassen Peak aujourd’hui (Photo: C. Grandpey)

Mont Shasta (Photo: C. Grandpey)

 

Réchauffement climatique et incendies en Californie // Climate change and wildfires in California

Des incendies ravagent la Californie en ce moment, avec des dégâts considérables et de nombreuses victimes. Le président Trump a déclaré qu’ils étaient dus à une mauvaise gestion des forêts, oubliant que la plupart d’entre elles sont gérées par l’État fédéral ! Les pompiers ont vivement protesté contre de telles déclarations et les climatologues s’accordent à dire que l’augmentation des incendies en Californie est due en grande partie au changement climatique. Les feux de Camp et de Woolsey viennent allonger la liste des incendies d’une violence sans précédent en Californie, une tendance qui semble ne pas devoir s’arrêter.

La Californie a deux saisons propices au développement des incendies de forêt: la saison estivale, lorsque les fortes températures assèchent la végétation et alimentent les feux de forêt; et la saison automnale lorsque le Santa Ana, un vent chaud et sec du désert du Grand Bassin franchit les montagnes et balaye le sud de la Californie. Les études scientifiques prouvent que le réchauffement climatique intensifie ces deux phénomènes.
Au cours de l’été, la végétation se dessèche lentement à cause du manque de précipitations et des températures plus chaudes. C’est cette végétation très sèche qui va s’embraser par la suite. Il faut se rendre à l’évidence : même si le climat californien a toujours été favorable au développement d’incendies, le lien entre le changement climatique et les incendies de plus en plus violents ne fait aucun doute. Les températures actuelles sont environ deux degrés Celsius supérieures à ce qu’elles auraient été sans le réchauffement de la planète. Cela assèche encore plus la végétation et la rend plus susceptible de s’enflammer.
Les incendies en Californie remontent à 1932. Sur les 10 plus grands incendies observés depuis cette date, neuf l’ont été depuis 2000, cinq depuis 2010 et deux en 2018, dont le Mendocino, le plus important de l’histoire de l’État.
Outre le changement climatique, les habitants portent également une part de responsabilité dans ces incendies. Parfois, la Nature est le déclencheur par l’intermédiaire de la foudre, mais le plus souvent, ce sont les humains qui sont responsables. Des incendies meurtriers dans et autour du comté de Sonoma en 2017 ont été provoqués par des lignes électriques tombées à terre. En 2018, le Carr Fire, le sixième plus important jamais enregistré, a débuté lorsqu’un camion a eu une crevaison ; la jante de la roue a frotté le bitume en projetant des étincelles qui ont mis le feu.
Les autorités locales expliquent que les personnes contribuent aussi au déclenchement des incendies par le choix du lieu de résidence. Les gens vont habiter de plus en plus dans des zones proches des forêts qui deviennent des interfaces entre les villes et les espaces sauvages qui ont tendance à prendre feu de plus en plus souvent.

Source: Médias américains.

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Wildfires are ravaging California these days, with heavy damage and many deaths.. President Trump said they were caused by poor management of the forests, forgetting that most of them are managed by the federal state. Firefighters have strongly protested against such declarations and climatologist all agree to say that the increase in wildfires in California is largely due to climate change. The Woolsey and Camp Fires mark a continuation of unprecedented burning in California, a trend that seems unlikely to end:

California has two distinct fire seasons: the summer season, when hot temperatures dry out vegetation providing fuel for wildfires; and the fall fire season, when hot, dry Santa Ana winds from the Great Basin desert blow over the mountains into Southern California. Research shows that global warming is making both of them worse.

Vegetation spends much of the summer slowly drying out because of a lack of rainfall and warmer temperatures. That vegetation then serves as kindling for fires. But while California’s climate has always been fire prone, the link between climate change and bigger fires is inextricable. Today’s temperatures are about two degrees Celsius warmer than they would have been without global warming. That dries out vegetation even more, making it more likely to burn.

California’s fire record dates back to 1932. Of the 10 largest fires since then, nine have occurred since 2000, five since 2010 and two in 2018 alone, including the Mendocino Complex Fire, the largest in state history.

Beside climate change, people also bear a part of the responsibility for the wildfires. Sometimes the trigger is nature, like a lightning strike, but more often than not humans are responsible. Deadly fires in and around Sonoma County in 2017 were started by downed power lines. In 2018, the Carr Fire, the state’s sixth-largest on record, started when a truck blew out its tire and its rim scraped the pavement, sending out sparks.

Local authorities explain that there is another way people have contributed to wildfires: in their choices of where to live. People are increasingly moving into areas near forests, known as the urban-wildland interface, that are inclined to burn.

Source : U.S. News media..

Carte montrant le Hill Fire qui a détruit en grande partie la ville de Paradise et le Woolsey Fire qui menace Malibu (Source: Google Maps)

Incendies et changement climatique en Californie // Wildfires and climate change in California

En Californie, en 2018, 5 090 incendies ont brûlé une superficie estimée à 2 978 kilomètres carrés. Ces chiffres ont été communiqués le 9 août 2018 par le Service des Eaux et Forêts et de la Protection contre les Incendies. Le Mendocino Complex Fire qui a brûlé plus de 1,200 km2 est devenu le plus grand feu de forêt de l’histoire de l’État.

Au-delà des dégâts et des tragédie personnelles qu’ont provoqués ces incendies, une autre catastrophe se profile à l’horizon: la libération brutale du dioxyde de carbone, l’une des principales causes du réchauffement climatique.
Alors que des millions de kilomètres carrés brûlent sur des périodes plus longues et avec plus d’intensité, les efforts considérables déployés par la Californie pour protéger l’environnement peuvent être partiellement réduits à néant par un seul incendie de forêt. Les lois environnementales en Californie sont strictes, mais elles ont des limites car elles s’appliquent uniquement aux émissions de gaz anthropiques. La pollution par le carbone et autres gaz générés par les incendies de forêt n’est pas prise en compte.
Les incendies de forêts causent des dégâts immédiats ; ils rejettent du dioxyde de carbone et d’autres gaz qui réchauffent la planète. Le problème, c’est qu’ils continuent d’infliger des dégâts longtemps après que les incendies ont été éteints. Entre 2001 et 2010, ils ont généré environ 120 millions de tonnes de carbone.
Comme c’est souvent le cas dans les catastrophes environnementales, une chose en entraîne une autre, créant une double punition. En brûlant, les arbres dégagent du carbone noir, mais une fois que la forêt a été détruite, sa capacité à absorber et à stocker le carbone de l’atmosphère a disparu. .
Les scientifiques estiment que dans les zones gravement brûlées, seule une petite fraction (estimée à 15%) des émissions d’un arbre brûlé est libérée pendant l’incendie. La majeure partie des gaz à effet de serre est libérée ultérieurement, pendant les mois et les années pendant lesquelles la plante meurt et se décompose. De plus, si une forêt incendiée est remplacée par du maquis ou des broussailles, cette végétation perd plus de 90% de sa capacité à absorber et à stocker le carbone.
Les incendies à grande échelle peuvent provoquer de graves dégâts en peu de temps. Le Service des Eaux et Forêts estime que le Rim Fire de 2013 dans le centre de la Californie a produit l’équivalent des émissions de dioxyde de carbone de 3 millions de voitures. Cela va à l’encontre des efforts de l’État pour réduire le nombre de voitures sur les routes.
Le rôle des incendies de forêt comme source majeure de pollution a été identifié il y a dix ans, lorsqu’une étude menée par le Centre National de Recherche Atmosphérique (NCAR) a conclu qu ‘« une saison ponctuée de violents incendies peut, en un ou deux mois, libérer autant de carbone que l’ensemble du secteur des transports ou de l’énergie d’un seul État. » La situation a été aggravée par une épidémie qui a entraîné la mort des arbres ; elle a été provoquée par la sécheresse, les maladies et les insectes. On estime à 129 millions le nombre d’arbres morts en Californie. Cette perte à elle seule pourrait porter un coup à la volonté de l’État d’avoir un avenir dépourvu de carbone.
Source: Médias d’information californiens.

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In California in 2018, a total of 5,090 fires burned an area estimated at 2,978 square kilometres, according to the California Department of Forestry and Fire Protection The active Mendocino Complex Fire has burned more than 1,200 km2, becoming the largest wildfire in the state’s history.

Beyond the devastation and personal tragedy of the fires, another disaster looms: the sudden release of the carbon dioxide that drives climate change.

As millions of square kilometres burn in a cycle of longer and more intense fire seasons, the extensive efforts of the State to protect the environment can be partly undone in one firestorm. California’s environmental regulations are known to be stringent, but they have limits: They apply only to human-caused emissions. Carbon and other pollution generated by wildfires is outside the grasp of state law.

The greenhouse gases released when forests burn not only do immediate harm, discharging carbon dioxide and other planet-warming gases, but also continue to inflict damage long after the fires are put out. The air board estimates that between 2001 and 2010, wildfires generated approximately 120 million tons of carbon.

As is so often the case in environmental catastrophes, one thing leads to another, creating a double whammy: Burning trees not only release black carbon, but once a forest is gone, its prodigious ability to absorb carbon from the atmosphere and store it is lost, too.

Scientists estimate that in severely burned areas, only a fraction of a scorched tree’s emissions are released during the fire, perhaps as little as 15 percent. The bulk of greenhouse gases are released over months and years as the plant dies and decomposes.

And if a burned-out forest is replaced by chaparral or brush, that landscape loses more than 90 percent of its capacity to take in and retain carbon.

Severe fires have the capacity to inflict profound damage in a short span. The U.S. Forest Service estimates that the 2013 Rim Fire in central California spewed out the equivalent of the carbon dioxide emissions from 3 million cars. That is a setback to the state’s effort to get cars off the road.

The role of wildfire as a major source of pollution was identified a decade ago, when a study conducted by the National Center for Atmospheric Research concluded that “a severe fire season lasting only one or two months can release as much carbon as the annual emissions from the entire transportation or energy sector of an individual state.” The situation has been made worse by the state’s epidemic of tree death, caused by drought, disease and insect infestation. The number of dead trees across California is estimated to 129 million. That loss alone could be a blow to the state’s vision of a low-carbon future.

Source : Californias news media.

Carte des incendies en Californie le 9 août 2018 (Source : Cal Fire)

 

Réchauffement climatique et incendies de forêts // Climate Change and Wildfires

Le lien entre changement climatique et incendies de forêt devenus plus fréquents et destructeurs est établi depuis longtemps. Les négationnistes sont maintenant de moins en moins nombreux. Deux nouvelles études publiées dans Geophysical Research Letters en mai 2018 permettent de mieux comprendre comment le réchauffement des températures augmente le risque d’incendie de forêt dans le monde.
En Californie, l’urbanisation et le réchauffement global de la planète augmentent la température du sol le long de la côte sud, réduisant par là même la couverture nuageuse et augmentant le risque d’incendies de forêt.
Dans le même temps, dans les régions méditerranéennes et tempérées de l’hémisphère sud, ce sont les éclairs qui causent les problèmes durant les orages: les incendies allumés par la foudre sont en hausse et risquent de continuer à augmenter en parallèle avec les températures à l’échelle mondiale.
Selon l’étude, la couverture nuageuse est en chute libre dans le sud de la Californie. À mesure que les nuages ​​se font moins nombreux, le risque d’incendies plus intenses devient plus important. Les chercheurs ont découvert que les nuages ​​d’été à basse altitude dans la région de Los Angeles avaient diminué de 25 à 50% depuis les années 1970. La diminution de la couverture nuageuse a été principalement causée par l’urbanisation, avec pour conséquence la hausse de la température du sol. Les chercheurs font remarquer que le réchauffement global de la planète a également contribué à cette évolution de la situation. Un sol plus chaud chasse les nuages ; la lumière directe du soleil chauffe davantage le sol, assèche la végétation et augmente le risque d’incendie.
L’étude a révélé que la superficie totale brûlée par les incendies dans le sud de la Californie n’avait pas vraiment augmenté, principalement parce que l’urbanisation a réduit la quantité de terre brûlable et parce que les techniques de lutte contre les incendies se sont améliorées.
L’étude a examiné la relation entre la fréquence des incendies déclenchés par la foudre, la hausse générale des températures et l’impact de trois phénomènes climatiques réguliers: El Niño-La Niña, le Dipôle Océan Indien (IOD) et l’Oscillation Antarctique (AAO), aussi connue sous l’appellation Oscillation Australe ou Mode Annulaire Sud (MAS).
L’étude a révélé que la hausse des températures augmentait la fréquence des incendies et intensifiait également l’influence de ces trois phénomènes climatiques sur les incendies au début du 21ème siècle, encore plus chaud que la fin du 20ème siècle.
Avec des océans plus chauds et des températures globalement plus chaudes, il y aura une évaporation et un transfert de chaleur plus élevés, et donc une fréquence plus élevée de cellules convectives génératrices de violents orages qui, à leur tour, seront la cause de plus en plus d’incendies allumés par la foudre.
Les incendies ont particulièrement augmenté en raison de l’activité de l’Oscillation Australe, du mouvement nord-sud des vents d’ouest qui entourent l’Antarctique et apportent de l’humidité à l’extrémité sud-ouest des continents de l’hémisphère sud. En effet, pendant la «phase positive» de l’Oscillation Australe, lorsque les vents d’ouest se retirent en Antarctique, le réchauffement climatique et le trou dans la couche d’ozone se combinent avec le climat pour augmenter la chaleur et diminuer les précipitations en Australie, en Afrique du Sud et en Amérique du Sud. .
À l’échelle mondiale, à moins que la répartition des précipitations se modifie, le réchauffement de la planète risque d’augmenter le nombre d’incendies dans les régions humides qui étaient auparavant trop humides pour s’enflammer, mais réduira le risque d’incendie dans les régions historiquement sèches.
Source: EcoWatch.

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The link between climate change and more frequent, severe wildfires has long been established. Those who deny this link are now fewer and fewer. Two new studies published in Geophysical Research Letters in May 2018 provided more insight into exactly how warming temperatures are increasing fire risk around the world.

In California, urbanization and global warming are increasing ground temperature along the southern coast, decreasing cloud cover and increasing the risk of wildfires.

Meanwhile, in the Mediterranean and temperate parts of the Southern Hemisphere, it is the lightning that occurs during the storms that causes the problems: Lightning-ignited fires are on the rise and likely to keep rising with global temperatures.

According to the study, cloud cover is plummeting in southern coastal California. As clouds decrease, that increases the chance of bigger and more intense fires. The researchers found low-lying summer clouds in the Los Angeles area had decreased by 25 to 50 percent since the 1970s. The decrease in cloud cover was mostly driven by urbanization, which increases the temperature of the ground, but overall global warming also contributed. Warmer ground drives away clouds, which leads the direct sunlight to heat the ground further, drying out vegetation and increasing the chance that it catches fire.

The study found that the total area burned by fires in Southern California had not increased, mostly because urbanization had also decreased the amount of burnable land and because firefighting techniques had improved.

The study looked at the relationship between the frequency of lightning-started fires, warming temperatures overall and the impact of three regular climate-altering phenomenons: El Niño-La Niña, the Indian Ocean Dipole and the Antarctic oscillation (also known as the Southern Annular Mode).

The study found that warming temperatures increased the frequency of fires, and also increased the influence of all three climate phenomena on fires in the warmer early 21st century compared to the end of the 20th.

With warmer oceans and warmer temperatures in general, there will be higher evaporation and heat transfer, and thus higher frequency of convective storms that in turn results in more lightning-ignited fires.

Fires especially increased due to the activity of the Southern Annular Mode (SAM), the north-south movement of westerly winds that circle Antarctica and bring moisture to the southwest tip of continents in the Southern Hemisphere. This is because during the « positive phase » of SAM, when the westerly winds retreat to Antarctica, global warming and the hole in the ozone layer have combined with the climate driver to increase heat and decrease precipitation in Australia, South Africa and southern South America.

Worldwide, unless global rainfall patterns change, global warming is likely to increase fires in wet regions that had previously been too humid for fires, but will decrease fires in historically dry regions.

Source: EcoWatch.

Source: ca.gov / Cal Fire

On peut voir sur ce tableau le classement des 20 incendies de forêtes les plus destructeurs en Californie. Le Carr Wildfire se positionnerait en 8ème position. On remarquera que 19 des 20 incendies ont eu lieu au 20ème et 21ème siècle.

Vue d’un pyrocumulus au-dessus d’un incendie en Californie. Ce nuage très spectaculaire se forme en général au cours de feux de forêts ou d’éruptions volcaniques mais il peut aussi se développer au-dessus de sources industrielles comme les cheminées d’usines ou d’autres sources de chaleur et de particules fines. La dynamique de formation n’est pas différente des autres nuages convectifs, la source de chaleur servant à déstabiliser l’atmosphère. (Source: Wikipedia)