Si le Mont Fuji (Japon) entrait en éruption… // If Mt Fuji (Japan) erupted…

Des articles récents parus dans la presse japonaise ont attiré l’attention sur la situation du Mont Fuji dont la dernière éruption remonte à 1707. Elle est connue sous le nom d’éruption Hoei, du nom de l’ère japonaise à cette époque. Le volcan a émis une énorme quantité de cendres volcaniques que le vent a transportées jusqu’à la ville de Tokyo aujourd’hui.

Dans un article publié en janvier 2020, les scientifiques nippons ont déclaré que la date précise de la prochaine éruption du Mont Fuji était imprévisible, mais beaucoup pensent que le prochain événement majeur aura lieu dans un proche avenir. En effet, plus de 300 ans se sont écoulés depuis la dernière éruption. C’est un laps de temps beaucoup plus long que l’intervalle précédent d’environ 200 ans.
Les volcanologues japonais rappellent que le Mont Fuji a été ébranlé par le puissant séisme qui a frappé la région de Tohoku en 2011 et qu’il est devenu plus instable qu’auparavant.
Si le volcan entrait à nouveau en éruption, il pourrait y avoir des retombées de cendres sur des villes voisines telles que Gotemba, avec de possibles victimes. Il est prévu une perte économique pouvant atteindre 2,5 milliards de yens. Poussée par les vents d’ouest, la cendre pourrait paralyser Tokyo et ses environs. Il y aurait très probablement des pannes d’électricité, des pénuries d’eau et des dysfonctionnements parmi les appareils électroniques ainsi que des perturbations dans les télécommunications. Les trains pourraient également être mis à l’arrêt. Les aéroports seraient obligés de fermer si les pistes étaient recouvertes de cendre. Des problèmes de santé pourraient également survenir avec l’inhalation de cendre par la population.

Dans un autre article de presse publié en mars 2020, les volcanologues japonais expliquent que les coulées pyroclastiques provoquées par l’éruption du Mont Fuji pourraient couper les routes utilisées pour l’évacuation de la population. Il est donc nécessaire de revoir les plans d’évacuation existants. Les nuées ardentes vomies par le volcan pourraient atteindre des distances supérieures de 4 kilomètres à ce qui est prévu dans la région de Fujiyoshida, et de 2 km de plus dans le secteur de Fujinomiya Cette réévaluation du risque signifie que des portions de la route à péage entre Fujiyoshida et Oyama et la Mount Fuji Skyline Road reliant Fujinomiya et Gotemba pourraient être détruites.
La carte à risques actuelle du Mont Fuji a été établie par le gouvernement central en 2004, et le Conseil de gestion des catastrophes doit la mettre à jour au cours de l’exercice 2020 qui commence en avril. La nouvelle carte devrait modifier la taille des coulées pyroclastiques dont le volume devrait passer de 1,4 million à 10 millions de mètres cubes. Cette nouvelle évaluation est faite en prenant en compte la plus grande coulée pyroclastique émise par le volcan au cours des 5 600 dernières années.
De la même façon, les simulations montrent que des coulées de lave provenant de 92 cratères potentiels pourraient atteindre Fujiyoshida et Fujinomiya dans les 24 heures suivant l’éruption, et même la ligne de train à grande vitesse Tokaido Shinkansen et l’autoroute Shin-Tomei qui relie les préfectures de Kanagawa et d’Aichi. .
Le Conseil de gestion des catastrophes a confirmé que quelque 180 éruptions ont été observées sur le Mont Fuji au cours des 5 600 dernières années. 96% étaient petites à moyennes. Environ 60% ont provoqué des coulées de lave, mais les coulées pyroclastiques ne se sont produites que dans 10% des cas.
Source : The Japan Times. .

Vous trouverez les cartes à risques du Mont Fuji à cette adresse. Ci-dessous la carte de la région nord.

https://www.city.fujiyoshida.yamanashi.jp/div/bosai/html/hazard_map/index.html

——————————————-

Recent articles in the Japanese press have drawn attention to the situation of Mount Fuji whose last eruption was in 1707. It is known as the Hoei Eruption, named after the Japanese era at the time. It spewed a massive amount of volcanic ash that were blown all the way to today’s Tokyo.

In an article released in January 2020, experts said the precise timing of Mt Fuji’s next big eruption was unpredictable, but many thought the volcano was on standby for the next major event. More than 300 years have elapsed since the last eruption. It is a very long silence that surpasses the previous interval of around 200 years.

Japanese volcanologists remind the public that Mt Fuji was but shaken by the Great East Japan Earthquake that struck the Tohoku region in 2011, and it has been made more unstable than before.

Should the volcano erupt again, cinders could rain down on parts of nearby cities such as Gotemba in Shizuoka, with potentially life-threatening results. An economic loss of up to 2.5 trillion yen is expected. Pushed by westerly winds, volcanic ash could paralyze Tokyo and its surrounding metropolitan areas.That would wreak havoc on high-tech Tokyo, possibly causing blackouts, water shortages and malfunctions of electronic appliances as well as disrupting telecommunications. Trains might be suspended, too. Airport terminals would be forced to shut down if runways are covered with ash. Health problems might also arise, with the inhalation of ash.

In another press article released in March 2020, Japanese volcanologists explain that pyroclastic flows from Mount Fuji eruption could sever roads used for evacuation. So, there is rhe need to review existing evacuation plans that use the roads. The hot clouds spewed by the volcano could travel some 4 kilometres further than previously thought in Fujiyoshida, Yamanashi Prefecture, and 2 km more in Fujinomiya, Shizuoka Prefecture. The reassessment means that parts of the toll road connecting Fujiyoshida and Oyama, as well as the Mount Fuji Skyline Road connecting Fujinomiya and Gotemba could be destroyed.

The current Mount Fuji hazard map was compiled by the central government in 2004, and the Mount Fuji disaster management council is due to update it within fiscal 2020, which starts in April. The new map is expected to alter the size of pyroclastic flows to 10 million cubic metres from 2.4 million cubic metres after taking into consideration the largest pyroclastic flow that has occurred in the last 5,600 years.

In the same way, simulations show that lava flows from 92 potential crater locations could hit downtown areas of Fujiyoshida and Fujinomiya within 24 hours of the eruption and even reach the Tokaido Shinkansen bullet train line and Shin-Tomei Expressway, which connects Kanagawa and Aichi prefectures.

The council has confirmed some 180 eruptions have occurred at Mount Fuji over the past 5,600 years, with 96 percent considered small- to medium-size in scale. Some 60 percent of the eruptions caused lava flows, but pyroclastic flows only occurred in up to 10 percent of the total cases.

Source; The Japan Times.

Hazard maps of Mt Fuji can be seen at this address. Here below the map fot the northern region.

https://www.city.fujiyoshida.yamanashi.jp/div/bosai/html/hazard_map/index.html

Crédit photo: Wikipedia

Tweet imbécile sur les volcans et le changement climatique // Stupid tweet about volcanoes and climate change

Dans le monde d’aujourd’hui, les fausses informations (les fameuses «fake news») sont légion sur les réseaux sociaux. Le changement climatique est souvent au cœur du problème, encore plus aux États-Unis où le président Donald Trump donne l’exemple.
Cette semaine, une fausse information sur les volcans publiée sur Twitter a fait le tour des réseaux sociaux. Le tweet affirmait que l’éruption du Merapi (Indonésie) le 3 mars 2020 (voir ma dernière note « Volcans du monde ») « a émis plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. Le changement climatique est naturel. » Le tweet a été écrit par un homme qui envisage de se présenter au poste de gouverneur de Californie en 2022. Il a déclenché une foule de réactions, avec plus de 100 000 ‘like’ et la vidéo qui accompagnait le tweet a été visionnée des millions de fois. Les scientifiques ont réagi rapidement et affirmé que le tweet était archi faux. Cette réaction est parfaitement justifiée.
Un professeur de Sciences de la Terre à l’Université de Stanford a expliqué qu ‘ »il y a un milliard de voitures sur la planète aujourd’hui, et les émissions de ce volcan sont infimes par rapport à la pollution qu’elles génèrent ».
En effet, l’éruption du 3 mars 2020 était relativement mineure par rapport à d’autres sur le Merapi et sur d’autres volcans de la planète. Le nuage de cendre et de gaz généré par l’éruption a atteint une hauteur de 6 000 mètres, ce qui n’est pas exceptionnel et relativement habituel pour ce volcan. À titre de comparaison, l’éruption du Pinatubo en 1991 a émis un panache de cendre et de gaz qui a atteint 35 km de hauteur.
Selon l’USGS, au cours d’une année, l’activité volcanique mondiale dans son ensemble génère entre 0,13 et 0,44 gigatonnes de CO2. Dans les seuls États-Unis en 2017, les émissions en provenance du transport routier (tous véhicules confondus) ont atteint 1,56 gigatonnes d’équivalent CO2. Ainsi, aux États-Unis en une seule année, les émissions des véhicules sont cinq fois plus importantes que tous les volcans de la planète.
L’ensemble des émissions de gaz à effet de serre par les véhicules routiers dans le monde est supérieur à 3,0 gigatonnes par an, ce qui représente plus de 10 fois la production annuelle du volcan. Par rapport aux 42 gigatonnes d’émissions générées par les activités humaines (production d’énergie, agriculture, industrie, etc.) en un an, la contribution des volcans semble relativement minime, environ 150 fois moins.
Le tweet californien ne faisait pas référence à un an seulement, mais à « plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. ». Donc, l’affirmation est définitivement fausse.
De telles allégations erronées concernant les volcans, les émissions de dioxyde de carbone et le climat ne sont pas nouvelles; elles existent depuis des décennies. Ce sont des affirmations toutes faites, qui ne s’appuient sur aucune donnée fiable, mais qui engendrent de regrettables confusions.
Source: CBS News.

————————————————-

In today’s world, misinformation (the famous ‘fake news’) runs rampant on social media. Climate change is often at the core of the problem, even more in the U.S. where President Donald Trump sets the example.

This week, a false claim about volcanoes posted on Twitter went viral. The tweet claimed that the eruption of Mt. Merapi (Indonesia) on March 3rd, 2020 (see my note in the last “Volcanoes of the World”) « spewed more CO2 than every car driven in history. Climate change is natural. » The tweet was written by a man who says he is running for governor of California in 2022. It generated tremendous interest and engagement, with over 100,000 likes and millions of video views. But scientists say the claim is blatantly false, and they are right to do so.

A professor of Earth System Science at Stanford University explained that « there are a billion cars on the planet today, and this volcano’s emissions are tiny compared to their pollution. »

Indeed, the eruption referred to is fairly small compared to others at that volcano and around the world. The ash and gas cloud generated by Mt Merapi’s eruption rose to 6,000 metres high, which is fairly small, and usual for this volcano. As a comparison, the Mt. Pinatubo eruption of 1991 emitted an ash and gas cloud that rose 35 km high.

According to USGS, in an average year all global volcanic activity releases a total of 0.13 to 0.44 gigatons of CO2 emissions. In the U.S. alone, in 2017, emissions from transportation from all on-road vehicles reached 1.56 gigatons of CO2 equivalent. So, just in the U.S. in a single year, emissions from vehicles are five times greater than all global volcanoes.
The total greenhouse gas emissions from on-road vehicles worldwide are greater than 3.0 gigatons per year, which is more than 10 times the yearly volcano output. When compared to the 42 gigatons of emissions produced by all human contributions per year (from energy production, agriculture, industry, etc.), the contribution from volcanoes appears relatively tiny, about 150 times less.

The tweet’s claim was not referring to just one year, but « more CO2 than every car driven in history. » So the claim is not just wrong, it’s wrong my multiple orders of magnitude.

Erroneous claims regarding volcanoes and carbon dioxide emissions are nothing new; they have existed for decades. They are ready-made statements, not based on data, and they breed misunderstanding.

Source : CBS News.

Eruption du Merapi le 3 mars 2020 (source : CVGHM)

Taal (Philippines): Visite à Volcano Island // Visit to Volcano Island

Dans ses dernières mises à jour, le PHIVOLCS indique que l’activité dans le Main Crater du Taal (Philippines) se caractérise par de faibles émissions de vapeur qui s’élèvent à une cinquantaine de mètres de hauteur. Le réseau sismique enregistre toujours des séismes d’origine volcanique liés à des processus de fracturation de roches sous et autour de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte est maintenu à 2.

La BBC a publié une vidéo intéressante qui montre des habitants en train de se rendre sur Volcano Island. Les images confirment les très importants dégâts causés par la cendre qui recouvre tout. De nombreux toits se sont effondrés sous le poids de la cendre. Officiellement, personne n’a été directement tué par l’éruption, mais les personnes dans la vidéo recherchent des parents ou des proches disparus.
Le 2 février 2020, les autorités philippines ont expliqué que 39 personnes sont mortes pendant l’évacuation. Cependant, personne n’a été tué ou blessé par l’éruption phréatique du 12 janvier. Les décès enregistrés sont principalement dus à des crises d’angoisse et à la négligence des victimes. Un certain nombre de personnes évacuées sont décédées d’une crise cardiaque au cours de l’évacuation et pendant leur séjour dans les centres d’hébergement provisoires.

La plupart des habitants de Volcano Island étaient des pêcheurs qui ont tout perdu. L’île a été déclarée zone de danger permanent. Toute activité y est interdite.

Attention: certaines images de la vidéo peuvent choquer.

https://www.bbc.com/news/av/world-asia-51660902/philippines-volcano-residents-return-to-visit-island

———————————————-

In its latest updates, PHIVOLCS indicates that activity in Taal’s Main Crater (Philippines) is characterized by weak steam emissions rising 50 metres high. The Taal Volcano Network is still recording volcanic earthquakes that are associated with rock fracturing processes beneath and around the edifice. The alert level is kept at 2.

The BBC has released an interesting video that shows residents returning to visit Volcano Island. The images confirm the devastation caused by the ash that covers everything. Many roofs collapsed under the weight of the ash. Officially, no one was directly killed by the eruption, but the people in the video are looking for missing parents or relatives.

On February 2nd, 2020, Philippine authorities explained that 39 people died during the span of the evacuation. However, no one died nor was hospitalized during the phreatic eruption of January 12th. The recorded deaths were mostly due to anxiety and negligence of the casualties. A number of evacuees were reported to have died of heart attack during the evacuation and while staying at the evacuation centres.

Most of the residents on the island were fishermen who have lost their businesses for ever as Volcano Island has been declared a Permanent Danger Zone. All commercial activity is forbidden.

Warning: you may find some of the images in this report distressing.

https://www.bbc.com/news/av/world-asia-51660902/philippines-volcano-residents-return-to-visit-island

Image extraite de la vidéo de la BBC.

Un cerveau vitrifié découvert à Herculanum // Discovery of a vitrified brain at Herculanum

Mois après mois, les anciennes cités d’Herculanum, Stabies et Pompéi, détruites par une éruption majeure du Vésuve en 79 après JC, continuent de révéler leurs secrets. Une étude publiée en 2018 explique que lorsque le Vésuve est entré en éruption, l’événement a généré une chaleur si extrême que les crânes des victimes ont explosé, leur sang a bouilli et leurs muscles, leur chair et leur cerveau ont été remplacés par de la cendre.
La dernière découverte est donc exceptionnelle car elle concerne la transformation de tissus cérébraux en verre sous l’effet de la chaleur produite par l’éruption. L’étude, publiée dans le New England Journal of Medicine, nous explique qu’une victime de l’éruption du Vésuve avait été découverte dans les années 1960 au Collegium Augustalium d’Herculanum. Le corps était « allongé sur un lit en bois, enfoui dans la cendre volcanique ». Ce n’est que des années plus tard, lorsque le crâne de la victime a été examiné, que les chercheurs ont découvert que les restes du cerveau étaient vitrifiés plutôt que saponifiés.
Les chercheurs expliquent que la préservation d’anciens tissus cérébraux est une découverte extrêmement rare. Dans le cas d’Herculanum, il s’agit de la toute première découverte d’anciens restes cérébraux humains, vitrifiés par la chaleur à environ 510°C lors d’une éruption volcanique. Selon l’article du New England Journal of Medicine, la vitrification est le processus par lequel « les tissus … ont été brûlés à haute température et transformés en verre ou bien ont été vitrifiés ». Bien que rares, les tissus cérébraux trouvés à l’occasion de fouilles archéologiques se sont saponifiés, un processus par lequel les triglycérides se transforment en glycérol et en sels d’acides gras ou en savon.
La température au Collegium Augustalium d’Herculanum a probablement atteint 520°C, si l’on se réfère au bois carbonisé trouvé sur le site. En plus du cerveau vitrifié, une masse spongieuse solidifiée emprisonnant les os de la poitrine de la victime a également été découverte. Cela signifie que les nuages de cendre vomis par le Vésuve étaient suffisamment chauds pour « brûler la graisse corporelle et vaporiser les tissus mous ».
Depuis leur découverte au 16ème siècle, les ruines de Pompéi, Herculanum et Stabies donnent aux chercheurs un excellent aperçu de la vie romaine avant l’éruption du Vésuve et l’anéantissement de la région en 79 après JC. Une controverse est récemment apparue à propos de la date de l’éruption du volcan qui avait été à l’origine fixées au mois d’août 79. Cependant, il est maintenant admis – au vu des dernières découvertes – que l’éruption s’est en réalité produite en octobre 79.
Les chercheurs ont également récemment mis au jour une fresque représentant une scène sensuelle impliquant le dieu romain Jupiter et Leda, ainsi que les restes d’un cheval pétrifié.
Source: Fox News.

—————————————–

Month after month, the ancient cities of Herculanum, Stabies and Pompeii, destroyed by a major eruption of Mt Vesuvius in 79 A.D., keep revealing their secrets. A study published in 2018 explains that when Mount Vesuvius erupted, the explosion caused such extreme heat that victims’ skulls exploded, their blood boiled and their muscles, flesh and brains were replaced with ash.

The latest discovery concerns ancient brain matter that was turned into glass as a result of the eruption. The research, published in the New England Journal of Medicine, notes that a victim from the Vesuvius explosion was discovered in the 1960s at the Collegium Augustalium in Herculaneum. The body was found « lying on a wooden bed, buried by volcanic ash. » It was years later, when the victim’s skull was examined, that researchers discovered the brain remains were vitrified, rather than saponified.

Researchers explain that the preservation of ancient brain remains is an extremely rare find, but this is the first-ever discovery of ancient human brain remains, vitrified by heat at about 510°C produced by a volcanic eruption. According to the New England Journal of Medicine article, vitrification is the process by which « tissue … has been burned at high heat and turned into glass or a glaze. » Although rare to find, cerebral tissues found in archaeological discoveries have saponified, the process by which triglycerides turn into glycerol and fatty acid salts, or soap.

The temperature at the Collegium Augustalium of Herculaneum may have reached a maximum of 520°C, based on charred wood that was found at the site. In addition to the vitrified brain, a solidified spongy mass that entrapped the chest bones of the victim was also discovered. This means that the volcanic clouds from Vesuvius were hot enough to « to burn body fat and vaporize soft tissues. »

Since their discovery in the 16th century, the Pompeii ruins have given researchers great insight into what life was like before Mount Vesuvius erupted and wiped out the entire city in 79 A.D. Recently, there has been some dispute about whether the volcano erupted in August or October of that year. However, it is now admitted that the eruption did occur in October 79.

Researchers have also recently found a fresco depicting a sensual scene involving the Roman god Jupiter and Leda and the remains of a petrified horse.

Source : Fox News.

Moulage sur le site de Pompéi (Photo: C. Grandpey)

Aujourd’hui, le Vésuve reste une menace pour la ville de Naples et ses environs (Photo: C. Grandpey)