Une vidéo glaciaire spectaculaire // A dramatic video of a glacier

drapeau francaisQuand les glaciers finissent leur course dans la mer, il arrive que de gros blocs se détachent de leur front, généralement sous l’effet de la poussée de la rivière de glace en amont, et pas forcément à cause du réchauffement climatique, même si les deux phénomènes sont parfois liés, comme en Alaska. Le phénomène vient de se produire sur le glacier Svínafellsjökull dans le sud de l’Islande. Voici un lien vers une vidéo spectaculaire.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=IRlNHg64EW8

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drapeau-anglaisWhen glaciers travel as far as the sea, chunks of ice may break off into the water. Usually, the phenomenon is caused by the push of the ice and is not the result of global warming, although the two factors may often be associated. This is what happened a few days ago at Svínafellsjökull glacier in South Iceland. Here is the link to a dramatic video.
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=IRlNHg64EW8

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Effondrement sur le front du Columbia Glacier en Alaska (Photo: C. Grandpey)

Difficulté de surveillance des volcans d’Alaska // Monitoring Alaska’s volcanoes is not easy

drapeau francaisAu cours de l’été 2015, les scientifiques de l’Alaska Volcano Observatory (AVO) ont commencé à réparer les stations sismiques sur les volcans actifs du sud-ouest de l’Alaska. Actuellement, 176 stations sont opérationnelles, sur les 216 qui sont gérées dans cette région par l’Observatoire. Au cours des dernières années, le manque d’argent et les conditions naturelles particulièrement difficiles avaient empêché le bon fonctionnement d’un (trop) grand nombre de stations.
Pendant l’été dernier, des équipes scientifiques ont réussi à rendre opérationnels un certain nombre d’appareils, comme sur le volcan Aniakchak. D’autres réparations ont été effectuées sur les sismos des volcans Gareloi, Tanaga et Westdahl dans les Aléoutiennes. L’équipement fonctionne également de nouveau sur le Shishaldin qui a connu un récent regain d’activité.
Le financement a été assuré par l’USGS. L’avenir à ce niveau reste toutefois incertain mais le but de l’AVO a toujours été d’assurer le fonctionnement d’un maximum de stations sismiques. Le Wrangell fait partie des priorités. Il a été actif récemment et l’accès aux appareils de mesures est compliqué étant donné la situation du volcan.
Avec un nombre suffisant de stations sismiques en bon état de marche, les scientifiques de l’AVO seront en mesure d’avertir les populations et les compagnies aériennes en cas de réveil de l’un de ces volcans.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisDuring the summer 2015, Alaska Volcano Observatory scientists started repairing seismic monitoring equipment at active volcanoes around Southwest Alaska. Now 176 of the Observatory’s 216 seismic stations are in working order. Up to now, the lack of funding, coupled with the extreme nature of the environment, prevented some of the seismic monitoring stations from working properly over the past several years.
This summer, crews were able to repair stations at a handful of sites in Southwest Alaska. In particular, they were able to visit Aniakchak Volcano and restored some ground-based monitoring at the volcano. They also did seismic repairs at Gareloi, Tanaga and Westdahl volcanoes in the Aleutian Islands. AVO was also able to fix stations at the recently-active Shishaldin.
Funding came from the US Geological Survey. Future funding is uncertain but the goal has always been to get more stations up and running. Wrangell Volcano is an example. It has been active recently and the monitoring stations are difficult to get to.
As more stations are brought back on line, AVO can more reliably monitor volcanoes and issue more accurate warnings to local communities and passing air traffic.
Source: Alaska Dispatch News.

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Le Wrangell: Un volcan très difficile d’accès  (Photo: C.  Grandpey)

Trois photos pour le dire…

En remettant de l’ordre dans mes archives photographiques, j’ai mis la main sur plusieurs photos alpines qui permettent de se rendre compte de l’évolution du Glacier des Bossons et de la Mer de Glace au cours des dernières décennies. J’ai choisi pour chaque site trois clichés réalisés en 1956, 1982 et 2015. Ceux de 1956 ont été réalisés par mon père car j’étais encore un peu jeune pour tenir un appareil photo !
Comme je l’ai fait remarqué à plusieurs reprises, on se rend compte que l’impact du réchauffement climatique s’est accéléré dans les années 1980. Entre 1950 et 1980, les modifications sont moins significatives. Depuis les années 80, la perte de volume glaciaire est spectaculaire. Cette impression est confirmée par les panneaux qui indiquent les niveaux atteints par la Mer de Glace au fil des ans. Autres faits marquants : La jonction entre les glaciers des Bossons et du Taconnaz est une chose du passé et la langue terminale du Glacier des Bossons s’est effondrée au printemps 2014.
Aussi alarmantes que puissent être ces photos – auxquelles je pourrais ajouter celles du recul des glaciers en Alaska et la réduction de la banquise en Arctique – je ne suis pas certain que les chefs d’états présents à la prochaine conférence de Paris sur les changements climatiques comprendront l’urgence de la situation. Une réaction rapide de leur part se heurterait immédiatement à des enjeux économiques.

Mer de Glace blog 01

Mer de Glace en 1956

Mer de Glace blog 02

Mer de Glace en 1982

Mer de Glace 2015 blog 03

Mer de Glace en 2015

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Glacier des Bossons en 1956

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Le Glacier des Bossons en 1982

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Le Glacier des Bossons en 2015

(Photos: G & C. Grandpey)

Volcan sous-marin actif dans l’Alaska du Sud-Est // Active submarine volcano in South-East Alaska

drapeau-francaisDes scientifiques états-uniens et canadiens ont découvert un nouveau volcan sous-marin actif dans eaux de l’Alaska du Sud-Est.
Il y a deux ans, des géologues qui étudiaient un chenal océanique près de Ketchikan avaient déjà repéré un volcan immergé, à environ 45 mètres sous la surface. Il était en sommeil et les scientifiques ont alors estimé qu’il n’avait pas eu d’éruption depuis environ 10 000 ans.
Des scientifiques américains et canadiens ont découvert le nouveau volcan sous-marin le 23 septembre 2015, près de la Dixon Entrance, juste au nord de la frontière maritime entre l’Alaska et la Colombie-Britannique, lors d’une mission d’étude sur le système de failles Queen Charlotte-Fairweather qui a été l’épicentre de certains séismes récents. Le nouveau volcan a été découvert alors que scientifiques étudiaient des failles locales dans un secteur où elles sont susceptibles de déclencher d’importants glissements de terrain qui peuvent à leur tour provoquer des tsunamis à grande échelle.
Lors d’un déplacement vers un lieu d’exploration différent, les chercheurs ont détecté un important panache de méthane en provenance d’une bouche volcanique à environ 900 mètres sous le niveau de la mer. Cependant, ils n’ont pas observé de lave émise récemment.
La découverte met en lumière le fonctionnement de la faille Queen Charlotte-Fairweather qui se trouve au large de la Colombie-Britannique et de l’Alaska du Sud-Est. C’est une région où la plaque Pacifique se frotte contre la plaque nord-américaine. Cela signifie que cette faille aboutit dans les profondeurs de la Terre à des zones où le magma et les fluides sont chauffés par géothermie et peuvent ensuite migrer vers la surface.
Selon un chercheur, les recherches fournissent « de nouvelles informations sur les risques très importants de séismes dans la région. Elles permettront aussi à l’avenir de mieux comprendre les caractéristiques de fluidité de cette faille. » En effet, la lave et d’autres fluides volcaniques jouent un rôle de lubrifiant dans les failles, ce qui réduit le risque de ruptures brutales. En revanche, cela peut augmenter la pression sur d’autres zones le long de la faille, avec des déplacements susceptibles de provoquer de puissants séismes.
Source: CoastAlaska News.

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drapeau-anglaisUS and Canadian scientists have found a new active underwater volcano in Southeast Alaska waters.
About two years ago, geologists studying an ocean channel near Ketchikan had already spotted a submerged volcano, about 45 metres below the surface. It was dormant and scientists estimated it hadn’t erupted for about 10,000 years.
American and Canadian scientists discovered the new underwater volcano on September 23rd, near Dixon Entrance, just north of Alaska’s maritime border with British Columbia, during a study of the Queen Charlotte-Fairweather Fault System which has been the epicentre of some recent earthquakes. The new volcano was found as scientists investigated local failures in the area that are likely to trigger large landslides that may in turn general tsunamis.
While travelling to a different place of exploration, the researchers came across a big plume made up of methane gas that was being released by a volcanic vent about 900 metres below sea level. However, they did not detect any fresh lava.
The discovery sheds light on the workings of the Queen Charlotte-Fairweather Fault System, which is offshore British Columbia and Southeast Alaska. It’s where the Pacific Plate, rubs up against the North American Plate. It means that this fault acts as a conduit to deeper in the Earth to places where either magma or fluids that are heated by magma or geothermally heated at depth can migrate up through the fault to the surface.
According to one researcher, the research is providing “really important new information about earthquake hazards in our area. It’s also helping direct future research that will help define the significance of understanding the fluidity of that fault.” Indeed, lava and other volcanic fluids lubricate faults, lessening the chance of sudden movement. But that can increase pressure on other areas along the fault, forcing them to jerk forward, causing earthquakes.
Source : CoastAlaska News.

Fault

Vue de la faille Queen Charlotte-Fairweather  (Source: USGS)