Eruption du Pavlof (Alaska)

drapeau francais16 heures: L’Alaska Volcano Observatory (AVO) indique que le Pavlof est entré en éruption pendant l’après-midi du 27 mars, avec un panache de cendre qui, selon un pilote d’avion, a atteint une altitude de 6 km. La sismicité a commencé à augmenter à 15h53 (heure locale), avec une hausse du tremor qui se poursuit à l’heure actuelle à un niveau élevé.

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Source: AVO

La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge tandis que l’alerte volcanique a été élevée au niveau Vigilance.

Le volcan est caché par les nuages et est invisible sur les images de la webcam. Aucune image satellite n’est actuellement disponible.

Le Pavlof se trouve dans la première partie de l’arc des Aléoutiennes, à environ 353 km au SO d’Anchorage.

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Il présente un diamètre de 7 km à la base et des bouches actives sur les versants N et E, à proximité du sommet. On a recensé une quarantaine d’éruptions historiques, caractérisées par des épisodes stromboliens avec fontaines de lave qui peuvent se prolonger sur plusieurs mois. Les panaches de cendre peuvent atteindre une altitude de 14 km. Au cours de l’éruption de 2013, ils atteignaient 8 km et s’étiraient sur une distance d’environ 500 km. Ci-dessous, l’AVO montre l’étendue probable du panache de l’éruption en cours.

Ci-dessous une vue de l’éruption, avec activité strombolienne typique,  à 3 heures du matin le 28 mars 2016 depuis Cold Bay.

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20 heures : Dans son dernier bulletin émis ce matin (heure locale) l’AVO indique que l’éruption du Pavlof continue. Le remor se maintient à un niveau élevé. Le panache de gaz révélé par les images satellitaires s’étire vers le NE sur une distance de plus de 650 km. Les fontaines de lave qui continuent à jaillir du cratère sommital ont été observées pendant la nuit par des marins, des pilotes d’avion, ainsi que par les habitants de Cold Bay (voir photo ci-dessous). Avec la fonte de la neige et de la glace, des coulées de boues pourraient se déclencher et représenter une menace dans les vallées autour du volcan.

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drapeau anglais16:00: The Alaska Volcano Observatory indicates that Pavlof Volcano began erupting abruptly during the afternoon of March 27th, sending an ash cloud to 6 km a.s.l., as reported by a pilot. Seismicity began to increase from background levels at about 3:53 pm (local time) with quick onset of continuous tremor, which remains at high levels (see above). The Aviation Color Code has been raised to RED and the Volcano Alert Level to WARNING.
The view from the webcam is obscured by clouds and there are no current satellite images.

Pavlof volcano is located at the start of the Aleutian arc, about 953 km southwest of Anchorage. The volcano is about 7 km in diameter and has active vents on the north and east sides, close to the summit. About 40 historic eruptions have been recorded, generally characterized by sporadic Strombolian lava fountaining continuing for a several-month period. Ash plumes as high as 14 km a.s.l. have been generated by past eruptions. During the 2013 eruption, they reached 8 km a.s.l. extending as much as 500 km from the volcano. Here below, AVO shows the probable extent of the current ash plume.

Here below a view of the eruption, with typical Strombolian acivity,  at 03:00 a.m. from Cold Bay.

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20:00 : In its latest update released this morning (local time), AVO indicates that the eruption of Pavlof continues. Seismic tremor remains at very high levels. The ash plume observed in satellite images extends over a distance of more than 650 km to the NE. Lava fountaining from the summit crater was observed throughout the night by mariners, pilots, and by residents in Cold Bay (see photo below). Volcanic mudflows are likely on the flanks of the volcano and could present a hazard in the local river valleys.

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L’éruption du Pavlof vue depuis Cold Bay (Crédit photo: Royce Snapp / AVO)

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Le panache éruptif vu d’avion (Crédit photo: N. Robinson / AVO)

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Etendue probable du panache de cendre de l’éruption actuelle (Source: AVO)

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Vue de l’éruption aux premières heures du 28 mars 2016

( Crédit photo: R. Snapp / AVO)

Des promesses pour l’Arctique // Promises for the Arctic

drapeau francaisLa semaine dernière, lors d’une visite à la Maison Blanche du Premier Ministre canadien, Justin Trudeau et Barack Obama ont annoncé un plan commun visant à réduire les émissions de méthane de l’industrie pétrolière et gazière, ainsi qu’une série de mesures pour protéger l’environnement dans l’Arctique. Cependant, la délégation de l’Alaska au Congrès a critiqué la timidité des mesures et regretté le manque de concertation avec la partie arctique des États-Unis.
Les deux dirigeants ont dit qu’ils voulaient réduire 40 à 45 pour cent des émissions de méthane de l’industrie pétrolière et gazière d’ici 2025, que ce soit au niveau des puits existants et ceux qui seront forés. Aux États-Unis, l’Environmental Protection Agency (EPA) va dès à présent commencer à définir les nouveaux critères d’exploitation.
Trudeau et Obama ont rappelé que les émissions de méthane représentent environ 10 pour cent des émissions de gaz à effet de serre en Amérique du Nord, à côté d’autres émissions, comme le dioxyde de carbone, qui constituent la majeure partie de ces gaz. Toutefois, le méthane a un impact beaucoup plus important sur le climat, environ 25 fois supérieur à celui du CO2 sur une période de 100 ans.
Il faudra au moins deux ans à l’EPA pour définir les normes concernant le méthane, ce qui signifie que la gestion de la situation incombera probablement au prochain président. Il est fort probable que les candidats démocrates à l’élection présidentielle choisiront de continuer la politique d’Obama alors que les candidats républicains n’accepteront pas les nouvelles réglementations pétrolières et gazières qu’aura définies l’EPA.

Le Canada prendra des mesures similaires, en proposant de nouveaux critères d’exploitation au début de l’année prochaine, et les deux pays prévoient de collaborer. Ils ont promis d’accélérer leur politique en matière d’énergie éolienne solaire et hydroélectrique dans les réseaux électriques. Ils désirent également harmoniser les normes d’économie énergétique pour les produits de consommation et encourager l’innovation énergétique.
En ce qui concerne l’environnement, Obama et Trudeau ont réaffirmé leurs objectifs de protection de 17 pour cent des terres et 10 pour cent des zones marines dans l’Arctique d’ici 2020, avec des plans pour travailler avec les communautés autochtones de la région afin d’élaborer «une économie de l’Arctique durable ». Mais « durable », pour les deux hommes, sous-entend des activités commerciales, y compris la navigation, la pêche et l’exploitation pétrolière et gazière qui devront s’effectuer avec les plus hautes normes de sécurité et de protection de l’environnement. Obama et Trudeau veulent conserver des couloirs maritimes dans l’Arctique pour limiter l’utilisation excessive de carburant et réduire les émissions de carbone provoquées par la navigation dans la mer de Beaufort.
Les représentants de l’Alaska au Congrès ont regretté la timidité des plans concernant leur Etat et affirment qu’ils ne seront pas d’une grande utilité pour les populations arctiques. Ils sont persuadés que la plupart des mesures préconisées par les deux présidents ne protègeront guère les Alaskiens. Elles ne feront que saper encore davantage une économie déjà en difficulté et ne réduiront malheureusement pas les  pertes d’emplois.
Néanmoins, les groupes écologistes ont salué les annonces faites par Obama et Trudeau et pensent qu’elles ont ouvert « la voie à un avenir dans lequel les ressources de l’Arctique seront gérées en respectant une forte éthique environnementale. »
Source: Alaska Dispatch News.
Les annonces faites par Trudeau et Obama montrent bien les difficultés des deux présidents à trouver un équilibre entre les intérêts économiques et la protection de l’environnement. Je suis sûr que les deux hommes sont sincères dans leurs intentions de réduire le méthane et les autres gaz à effet de serre, mais ils doivent faire face à la pression des lobbies industriels qui sont très puissants aux États-Unis et au Canada.

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drapeau anglaisLast week, during a visit to the White House, Canadian Prime Minister Justin Trudeau and President Barack Obama announced a joint plan to cut methane emissions from the oil and gas industry and a suite of plans to protect the environment in the Arctic. However, Alaska’s congressional delegation criticized the statement as myopic and lacking in input from anyone from the United States Arctic.

Both leaders said they will aim to cut 40 to 45 percent of the oil and gas industry’s methane emissions by 2025, from both existing and new wells. In the U.S., the Environmental Protection Agency (EPA) will begin drafting regulations immediately.

Trudeau and Obama reminded that methane emissions account for only about 10 percent of U.S. greenhouse gas emissions, with other emissions like carbon dioxide making up the bulk of greenhouse gases. But methane has a far greater impact on climate, about 25 times that of carbon dioxide over a 100-year period.

Getting final methane regulations would take the EPA at least two years, which means the outcome is most certainly up to the next president. It’s very likely that current Democratic presidential candidates would choose to continue Obama’s methane charge whereas Republican candidates are likely to put a stop to new oil and gas regulations.

Canada will take similar action, proposing new regulations by early next year, and the two countries plan to collaborate on policies and strategies. The two also promised to work on integrating more wind, solar and hydro power into electrical grids, align energy-efficiency standards for consumer products and other efforts to support energy innovation.

As far as the environment is concerned, Obama and Trudeau reaffirmed existing goals of protecting 17 percent of land and 10 percent of marine areas in the Arctic by 2020, and plans to work with Native communities in the region to craft “a sustainable Arctic economy.” But “sustainable”, for Trudeau and Obama, means commercial activities, including shipping, fishing, and oil and gas exploration and development” that can only happen under the highest safety and environmental standards. The pair wants to keep Arctic shipping corridors to limit risks posed by heavy fuel oil use and black carbon emissions from shipping in the Beaufort Sea.

The representatives of Alaska said the plan was short on Alaskan input and charged that it wouldn’t do much for the state’s Arctic people. They believe that a lot of the policies that both presidents are laying out aren’t going to do anything to protect Alaskans. They’re going to further undermine a struggling economy and the further loss of jobs.

Nevertheless, environmental groups quickly lauded the announcements and said they set “the stage for a future in which our nation’s shared Arctic resources are managed under the strongest environmental ethic.”

Source: Alaska Dispatch News.

The announcements made by Trudeau and Obama show the difficulties of both presidents to strike a balance between economic interests and the protection of the environment. I’m sure both of them are sincere in their intentions to reduce methane and other greenhouse gases, but they have to face the pressure of industrial lobbies which are very powerful in the US and Canada.

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Vue de l’Arctique (Source: NASA)

Obama mécontente l’Alaska // Obama annoys Alaska

drapeau francaisComme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, les Américains ont été conditionnés par leurs gouvernements – surtout quand les Républicains étaient au pouvoir – à l’idée que le changement et le réchauffement climatiques sont le résultat d’un cycle naturel et que leurs industries, en particulier l’industrie pétrolière, ne sont pas responsables du phénomène.
Ces derniers mois, après les promesses de la COP 21, l’administration Obama a pris plusieurs décisions pour réduire l’impact de l’exploration pétrolière dans l’Arctique. L’administration envisage maintenant d’interdiction des forages en mer dans plusieurs zones de l’Océan Arctique au large de l’Alaska. Ce projet se situe dans le cadre d’un plan de gestion de l’industrie pétrolière jusqu’en 2022. Il a déclenché des vagues de colère dans l’État où le pétrole est depuis plusieurs décennies un pilier de l’économie alaskienne. Les habitants craignent que les récentes mesures visant à réduire l’exploration et l’exploitation pétrolière dans l’Arctique conduisent à un effondrement de l’économie de l’Alaska, avec une forte augmentation du chômage. Tant pis pour la fonte des glaciers !
La dernière proposition de l’administration Obama comprend plusieurs options relatives au forage en mer en Alaska: La proposition qui a le plus de chances d’aboutir prévoit une vente de bail unique dans chacune des zones suivantes : la mer des Tchouktches, la mer de Beaufort et Cook Inlet. Une autre option « ne comporte aucun renouvellement de bail et prévoit d’autres mesures visant à protéger les ressources naturelles et réduire les conflits avec d’autres utilisations de l’océan, comme les activités de subsistance. »
La décision de l’administration fait suite aux plans annoncés récemment par le Président Obama  et le Premier Ministre canadien Justin Trudeau dont le but est de donner la priorité à la protection de l’environnement en Arctique. Les deux hommes ont expliqué qu’ils n’autoriseraient les forages commerciaux dans l’Arctique que s’ils répondaient aux meilleures normes de sécurité et aux exigences environnementales, y compris les questions liées au changement climatique.
En janvier 2015, Obama avait déjà ordonné l’interdiction des forages dans certaines parties des mers de Beaufort et des Tchouktches. En décembre 2014, il avait mis un frein aux forages dans les eaux de la Baie de Bristol pour protéger les eaux de pêche.

Source: Alaska Dispatch News.

D’un point de vue politique, Obama ne risque pas grand chose. L’Alaska, Etat riche grâce à ses ressources pétrolières, a une tradition de vote républicain. Les récentes décisions de l’administration Obama ne risquent donc pas de faire trop d’ombre à la candidature démocrate d’Hillary Clinton. Mes contacts en Alaska m’ont indiqué qu’ils « s’attendaient au pire  » si Hillary Clinton devenait présidente des Etats Unis.
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisAs I put it several times before, American people have been conditioned by their governments, above all when the Republicans were in office, to the idea that climate change and global warming are the result of a natural cycle and that their industries, especially the oil industry are not responsible for the phenomenon.

In recent months, following the promises of the Paris climate conference, the Obama administration has taken several decisions to reduce the impact of oil exploration in the Arctic. The administration is now considering barring offshore drilling in more areas of the Arctic Ocean off Alaska as part of a years-long effort to establish a plan for the oil industry through 2022. The prospect of this decision has triggered waves of anger in the State where oil has been a backbone of the economy for several decades. There are fears that the recent measures to reduce oil exploration and exploitation in the Arctic might lead to a fall of the Alaskan economy together with a strong increase in unemployment. Let’s forget the melting of the glaciers!

The latest proposal includes several options for Alaska offshore drilling: The lead proposal would consider a single lease sale each in the Chukchi Sea, Beaufort Sea and Cook Inlet planning areas. An alternative option “includes no new leasing, as well as other measures to protect natural resources and reduce conflicts with other ocean uses, such as subsistence activities.”

The move follows President Barack Obama’s recently announced plans to focus on protecting the Arctic environment, along with Canadian Prime Minister Justin Trudeau. Obama and Trudeau said they would allow commercial drilling in the Arctic only if it meets the highest possible safety and environmental standards — including issues related to climate change.

In January 2015, Obama ordered prohibitions on drilling in portions of the Beaufort and Chukchi seas. The previous month, the president restricted drilling in waters of Bristol Bay to protect fishing waters.

Source: Alaska Dispatch News.

From a political standpoint, Obama does not risk much. Alaska, a State rich with oil resources, regularly votes Republican. Recent decisions of the Obama administration are therefore unlikely to make too much shade for the Democratic nomination of Hillary Clinton. My contacts in Alaska told me that they « expected the worst » if Hillary Clinton became President of the United States.

Oleoduc

L’oléoduc trans-alaskien, colonne vertébrale de l’économie de cet Etat.

(Photo: C. Grandpey)

Prévention sismique en Alaska: il reste beaucoup à faire // Insufficient seismic prevention in Alaska

drapeau-francaisLorsque la Maison Blanche a tenu un sommet sur la préparation aux séismes la semaine dernière, l’Alaska était aux abonnés absents. Le 49ème Etat n’a pas été convié, même si les 10 séismes les plus puissants aux États-Unis ont été enregistrés en Alaska, et même si les habitants d’Anchorage venaient de subir une secousse de M 7.1 la semaine précédente.
Cependant, il convient de noter que, même si l’Alaska n’a pas été invité à participer au sommet, le bureau du gouverneur a contacté la Maison Blanche et demandé à participer aux futures réunions traitant de la préparation aux séismes.
La raison la plus importante de cette absence à la Maison Blanche est que l’Etat d’Alaska n’est pas prêt. Son réseau sismique aurait besoin d’être modernisé pour pouvoir prétendre à un système d’alerte précoce.
Le Japon est la référence dans ce domaine. Dans le pays, les portes des casernes de pompiers sont connectées à des capteurs et s’ouvrent automatiquement. Les trains ralentissent automatiquement pour éviter les déraillements. Les usines peuvent arrêter de fonctionner ou désactiver les conduites de gaz. Pendant le séisme de M 9 qui a secoué le Japon en 2011, une alerte a été émise et les trains à grande vitesse qui roulent à plus de 320 km/heure ont ralenti, évitant tout déraillement.
L’Alaska ne possède pas le type d’infrastructure nécessaire qui permettrait de mettre en place un système d’alerte précoce efficace. Contrairement à la Californie et à l’Etat de Washington, les équipements de détection alaskiens ne répondent pas aux normes nationales.
Anchorage est certainement l’une des villes qui devraient déployer en priorité un système d’alerte. En outre, il devrait y avoir suffisamment de stations de détection à travers l’Alaska, ainsi que des sismomètres et des systèmes informatiques performants capables de diffuser un message dès que la terre commence à trembler.
Aucune estimation du coût de l’extension de la surveillance sismique n’a été formulée pour Anchorage, Las Vegas ou d’autres villes sujettes aux séismes, mais qui ne font pas partie des projets de systèmes d’alerte précoce à l’échelle nationale. Le respect des normes officielles coûterait probablement à l’Alaska quelque 7 millions de dollars par an. Il faudrait déjà que l’Etat réponde aux normes du système sismique national, ce qu’il ne fait pas. En ce moment, la National Science Foundation conduit un programme de 40 millions de dollars, avec l’installation de 260 capteurs à travers l’Alaska, à des fins de recherche. Le problème est que ces capteurs seront retirés dans cinq ans, sauf si l’Etat peut trouver de l’argent pour les acheter et les entretenir, au moins dans certaines régions.
Adapté d’un article du journal Alaska Dispatch News.

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drapeau anglaisWhen the White House held a summit on earthquake preparedness last week, Alaska was conspicuously absent. Nobody invited Alaska, even though the 10 largest earthquakes in the United States have been in Alaska and even though the residents of Anchorage had just felt an M 7.1 event the week before.
However, it should be noted that, even if the state of Alaska was not invited to participate in the White House meeting, the governor’s office has been in touch with the White House to express interest in participating in any future earthquake preparedness efforts.
The most important reason for this absence is that Alaska is simply not ready. Its seismic network would need considerable upgrading to be at a position where it could contemplate an early warning system.
Japan is the reference as far as warning systems are concerned: Firehouse doors connected to sensors open automatically. Trains automatically slow down to prevent derailments. Factories can halt operations or turn off gas lines. During Japan’s M 9 earthquake in 2011, the alert went out and bullet trains travelling more than 320 km per hour slowed, avoiding derailment.
Alaska doesn’t have the kind of infrastructure onto which it could build an efficient early warning system. Unlike California and Washington, the state’s detection equipment is not up to national standards.
Anchorage is certainly one of the cities that would need future deployment of an alert system. Besides, there should be enough sensor stations across the state, as well as seismometers and computer systems that operate without any delay, to get the message out when the earth starts moving.
No cost estimate is available yet for expanding earthquake monitoring to Anchorage, Las Vegas or other earthquake-prone cities that are not part of the current plans for early warning systems. Meeting national standards would probably cost Alaska about 7 million dollars annually. But that’s if the state already met the standards of the Advanced National Seismic System, which it doesn’t. Currently, the National Science Foundation is carrying out a $40 million program installing 260 sensors across Alaska for research purposes. The problem is that these sensors will be removed in five years unless the state can find the money to buy and maintain them, at least in part of the state.
Adapted from an article in Alaska Dispatch News.

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Sismogramme du séisme de mars 1964 à Anchorage (Source: IRIS)