Quelques nouvelles du Vanuatu // Some news of Vanuatu

Des séances de sensibilisation ont eu lieu à Ambae à propos du déroulement de l’évacuation des 11 000 habitants de l’île, soit environ 4% de la population totale du Vanuatu. Il a été indiqué que 28 patients ont été transférés des hôpitaux de Lolowai et Nduindui à Ambae vers l’hôpital du district nord de Luganville, à Santo. Une attention particulière est également accordée aux lycéens d’Ambae qui vont passer leur examen de fin de scolarité.
Le comité de gestion des catastrophes à Ambae est mécontent de la politique suivie par le Bureau national (NDMO) qui, soi disant, ne prend pas au sérieux l’état d’urgence. Le comité accuse le NDMO de ne pas avoir fait grand-chose depuis que les mesures de transfert de population de l’ouest vers l’est d’Ambae ont été décrétées mardi dernier.
Des organisations appartenant à la société civile viennent en aide aux évacuations d’Ambanga vers Lolopuepue, et les autres îles du Vanuatu apportent leur aide elles aussi. Le gouvernement néo-zélandais a fourni des purificateurs d’eau à ceux qui en ont besoin, tandis que le gouvernement australien fournit de l’eau, des trousses d’hébergement et des équipements d’urgence. Ce dernier point est important car des épidémies de diarrhée et de vomissements ont été signalées chez certains enfants qui ont été déplacés vers les centres d’hébergement provisoire, probablement en raison de leur surpopulation. Le Conseil des ministres est convenu de la nécessité de déménager les gens d’Ambae alors que personne ne peut prévoir comment se comportera le volcan dans les prochains jours.
Source: Vanuatu Digest.

Voici quelques vues du volcan Manaro Voui proposées par la presse philippine:

—————————————-

Awareness sessions have been taking place across Ambae to discuss how the evacuation of Ambae’s 11,000 residents (about 4% of Vanuatu’s total population) will proceed. 28 patients are being transferred from Lolowai and Nduindui hospitals on Ambae to the Northern District Hospital at Luganville, Santo. Special attention is being given to Ambae’s senior examination year high school students as well.

The Ambae Disaster Committee is said to be unhappy with the efforts of the National Disaster Management Office (NDMO) which, they feel, is not taking the state of emergency seriously. They have not seen the NDMO achieving much since their announcement of relocations from west to east Ambae last Tuesday.

Civil society organisations are assisting with evacuations from Ambanga to Lolopuepue, and Vanuatu’s neighbours are also assisting: the New Zealand Government is providing water purifiers for those needing them, while the Australian Government is providing water, shelter kits and emergency rations. This is important, as outbreaks of diarrhoea and vomiting have been reported in some children who have been moved to evacuation centres, possibly due to the overcrowded conditions. The Council of Ministers has agreed on the need to move people out of Ambae, but nobody can predict what the volcano will do next.

Source : Vanuatu Digest.

Source: NASA

La Corée du Nord appelle l’Amérique au secours! // North Korea is calling America for help!

drapeau francaisDans une note rédigée le 22 Mars 2011, j’écrivais que la Corée du Nord avait proposé à la Corée du Sud de mener des recherches sur l’activité volcanique du Mont Paektu, considéré comme une montagne sacrée par le Nord. Le gouvernement sud-coréen avait alors répondu qu’il reconnaissait la nécessité d’une coopération entre les deux Corées en ce qui concerne les catastrophes naturelles telles que les activités volcaniques et les tremblements de terre et qu’il acceptait cette proposition de collaboration.
La dernière éruption du Mont Paektu, à la limite avec la frontière chinoise, a eu lieu en 1903. Elle a changé le paysage de façon spectaculaire, laissant derrière elle un cratère de 5 kilomètres de diamètre, aujourd’hui connu sous le nom de Lac du Paradis. Le volcan reste actif et la région enregistre régulièrement des séismes.
Le Mont Paektu  montre depuis quelque temps des signes d’acticité qui inquiètent les autorités nord-coréennes. Le problème est que les scientifiques coréens savent peu de choses sur le volcan. Chose exceptionnelle, des scientifiques occidentaux ont reçu l’autorisation d’accéder au site afin de déterminer si – ou quand – le volcan pourrait se réveiller. Dans un geste sans précédent, les Américains Hammond et Clive Oppenheimer ont été invités par le gouvernement de Pyongyang, à travers une série d’intermédiaires, à travailler avec les scientifiques locaux après que de petits séismes aient secoué le volcan, faisant renaître la crainte d’une éruption semblable à celle de 1903.
Affaire à suivre…!
Source: Presse américaine.

—————————————

drapeau anglaisIn a note written on March 22nd 2011, I wrote that North Korea had proposed conducting research with South Korea on volcanic activity at Mount Paektu, considered sacred by the North. The South Korean government answered it recognized the need for inter-Korea cooperation regarding natural disasters such as volcanic activities and earthquakes and that it accepted the proposal.
Mount Paektu, which borders China, last erupted in 1903. The eruption changed the landscape dramatically, leaving behind a three-mile crater, today known as Heaven Lake. The volcano remains active, with the region regularly registering regular quake activity.
Mount Paektu is currently showing signs of life that worry North Korean authorities. As Korean scientists know little about the volcano, western scientists have been given extraordinary access to determine if — or when — it could wake up.
In an unprecedented move, American scientists Hammond and Clive Oppenheimer were invited by the government in Pyongyang, through a series of intermediaries, to work with local scientists after small earthquakes beneath the volcano stirred fears it could erupt.
Source: American newspapers.

L’Indonésie est-elle prête à affronter une catastrophe volcanique? // Is Indonesia ready to face a volcanic disaster?

drapeau francaisAlors que l’Indonésie doit faire face aux conséquences des deux éruptions du Sinabung et du Kelud, les experts scientifiques se demandent si le pays est bien équipé pour affronter les menaces que représentent tous les volcans de l’archipel.
Au moins 24 personnes ont été tuées au cours des deux dernières éruptions. 17 personnes sont mortes lorsque le Sinabung s’est manifesté et l’éruption du Kelud a fait 7 victimes supplémentaires. Plus de 130 000 personnes ont été déplacées à la suite des deux catastrophes.
Chaque province indonésienne possède sa propre agence de gestion des catastrophes, mais les niveaux varient. Dans l’est de Java, où se dresse le Kelud, le niveau de gestion des risques est acceptable. Beaucoup de vies ont été sauvées au cours des dernières éruptions, en sachant que la zone située autour du volcan est habitée par des centaines de milliers de personnes.
Dans le cas du Sinabung, la plupart des gens ne connaissaient pas le comportement du volcan qui était resté en sommeil pendant des siècles.
L’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB) a travaillé avec les organismes locaux et les ONG sur des programmes visant à préparer les populations à de tels événements. Il s’agit notamment d’identifier les menaces, former des responsables locaux et effectuer des simulations et des exercices, tout en établissant une cartographie des risques et une quantification des populations susceptibles d’être touchées.
Cependant, les gouvernements locaux ne consacrent qu’une petite partie de leurs budgets à la gestion des catastrophes, bien que les choses aient tendance à s’améliorer.
Les récentes éruptions peuvent être considérés comme des événements mineurs. L’Agence nationale de gestion des catastrophes se demande comment le pays réagirait si une éruption majeure comme celle du Krakatau en 1883 avait eu lieu aujourd’hui. Comme l’a déclaré un responsable : « Le plus grand aéroport du pays serait paralysé. Si l’éruption devait durer des mois, l’économie serait réduite à néant. L’Indonésie doit encourager la modélisation scientifique, y compris les simulations, pour estimer les pertes et les coûts humains dans le cas d’une éruption majeure comme celle du Krakatau ».
Les systèmes de surveillance sont corrects, avec des capteurs installés sur la plupart des volcans du pays, mais les autorités doivent inclure ces données de surveillance dans leurs programmes d’évaluation des risques, y compris les scénarios d’éruptions, et mettre sur pied des plans de reconstruction.
Selon la BNPB, au moins 197 personnes ont été tuées pendant les dernières catastrophes qui ont pris la forme d’inondations, glissements de terrain, éruptions volcaniques à travers tout le pays depuis Janvier 2014.

Source : The Jakarta Globe.

La plupart de mes sources sur ce qui se passe en Indonésie proviennent de journaux locaux ou nationaux. Il faut être prudent avec le contenu de ces articles car ces médias cautionnent souvent la politique du gouvernement.
Voici un lien vers un article (en anglais) qui donne une vision différente de l’aide fournie aux populations après l’éruption du mont Kelud :
http://dissidentvoice.org/2014/02/kelud-volcano-tears-washing-ash-away/

Voici quelques extraits :
L’une des victimes de l’éruption du Kelud raconte : « Je suis tombée malade avant l’éruption du Kelud. L’éruption était énorme et spectaculaire. Ensuite, rien ne s’est passé pendant deux nuits, rien en termes d’opérations de sauvetage ou d’aide substantielle du gouvernement ou de l’armée. La cendre était partout ; le toit et même les murs de ma maison ont été endommagés. Et toujours rien, presque rien du gouvernement ! Il n’y avait pas d’ambulances et de camions militaires. Regardez autour de ce village – il n’y a rien ici « .
Voici une autre partie du texte :
« Plusieurs antennes médicales mises en place par l’armée indonésienne juste en face du complexe de gouvernement à Wates (une ville près de Kediri et à une vingtaine de kilomètres de Sugihwaras) sont propres et, selon les normes locales, bien équipées. Le seul problème semble être qu’elles sont vides. Pas totalement vides, bien sûr. Sur les lits, il y a plusieurs médecins civils et militaires en train de dormir. D’autres sont inoccupés et discutent. En voyant mes deux appareils photo professionnels, certains font tout juste l’effort de se lever, mais cela semble être trop pénible ; ils se remettent vite sur le dos et couvrent leurs visages avec leurs bérets.
Les bottes des médecins militaires sont impeccables. Il est évident qu’ils n’ont pas marché dans la cendre, le sable ou la poussière au cours de la journée.
Derrière les tentes, on peut voir des dizaines de gros camions militaires sans personne à bord. Des centaines de véhicules – camions, motos et 4 × 4 d’intervention – sont dispersés autour de la zone.
Non loin de ces tentes médicales, un groupe de sauveteurs erre sans but précis. Ces gens portent des blousons jaunes. Des masques à gaz sont placés soigneusement sur leurs visages. Il va sans dire que les masques ne sont guère utiles ici car les fortes pluies ont emporté cendre et sable dans cette partie de la régence de Kediri il y a plusieurs heures « .
Plus loin dans l’article, on peut lire à propos de la visite du président indonésien dans les camps :
« Presque tous les réfugiés sont rentrés chez eux … pour réparer les toits et pour nourrir les animaux. Mais quand SBY (le Président) a annoncé son arrivée, les militaires ont commencé le ramassage et à les ramener vers les camps à l’aide de camions. Le gouvernement local a également insisté pour que les réfugiés retournent dans ces abris, afin de créer une atmosphère montrant qu’il y a des gens, beaucoup de gens, auxquels ont est venu en aide … Les élections sont proches et le gouvernement est loin d’être populaire. C’est une publicité gratuite pour ceux qui sont au pouvoir ici, et à Jakarta « .

 —————————————————

drapeau anglaisAs Indonesia deals with the aftermath of the two eruptions of Mt Sinabung and Mt Kelud , experts question whether the country is well-equipped to face the threats from all the volcanoes that dot the archipelago.

At least 24 people have been killed in the two eruptions. 17 people died when Mount Sinabung erupted and Mount Kelud killed 7 more. More than 130,000 people were displaced as a result of the two disasters.

Each Indonesian province has its own disaster management agency and but levels of preparedness vary. In East Java, where Mount Kelud is, the level of preparedness is good. Many lives were saved in the latest eruptions even though the area around the volcano is inhabited by hundreds of thousands of people.

In the case of Sinabung, most people were unfamiliar with the habits of the volcano which had been dormant for hundreds of years.

The National Disaster Mitigation Agency (BNPB) has worked with local agencies and NGOs on preparedness programs at community level. These include identifying threats, providing training to local officials and conducting simulations and drills, risk mapping and quantifying populations likely to be affected.

However, local governments only spend tiny portions of their budgets on disaster management, but things are improving.

The recent eruptions can be considered as small-scale events. The National Disaster Mitigation Agency wonders how the country would react if a major eruption like that of Krakatau in 1883 occurred today. Said one official: “The country’s biggest airport would be paralyzed. If the eruption were to last for months, the economy would shut down. Indonesia needs to boost scientific modelling, including simulations, to estimate casualties and human costs in the event of a major eruption such as Krakatau”.

Monitoring systems are adequate, with sensor equipment installed at volcanoes nationwide, but authorities needed to actually use this monitoring data in their risk and hazard assessment programs, including eruption scenarios, and in formulating reconstruction plans.

According to the BNPB, at least 197 people have been killed in disasters, including flooding, landslides, and volcanic eruptions nationwide since January 2014.

Source: The Jakarta Globe.

Most of my sources about what happens in Indonesia are the local or national newspapers. One needs to be careful when dealing with these articles as these media are often approving the government’s policy.

Here is a link to an article (in English) that gives a different view of the help provided to the populations after the eruption of Mt Kelud:

http://dissidentvoice.org/2014/02/kelud-volcano-tears-washing-ash-away/

Here are some excerpts, with the testimonies of some victims of the eruption :

“I got sick before Mount Kelud exploded. The eruption was enormous, and it was spectacular. Then, nothing happened for two nights; nothing in terms of rescue operations or some substantial help from the government or the military (TNI). Ash was everywhere, the roof and even the walls of my house got damaged. And still nothing, almost nothing from the government! There were no ambulances and no military trucks. Look around this village – there is nothing here.”

Here is another part of the text:

“Several mobile medical tents set up by the Indonesian military (TNI) right in front of the government complex in Wates (a town near the city of Kediri and some 20 kilometers from Sugihwaras), are clean and by local standards, well equipped. The only problem appears to be that they are empty. Not totally empty, of course. On the cots, there are several TNI medics and doctors, sleeping. Others are aimlessly chatting. Seeing my two professional cameras, some make a feeble attempt to get up, but that appears to be too taxing, and they soon fall back onto their backs, and cover their faces with berets.

The boots of the military medics are shining. It is obvious that they had not encountered any ash, sand, or dust, in the course of the day.

Behind the tents, dozens of heavy military trucks stand in absolute idleness. Hundreds of vehicles: trucks, motorbikes and rescue 4×4’s are scattered around the area.

Not far from those medical tents, a group of rescue workers hang around aimlessly. People are wearing yellow windbreakers. Gasmasks are firmly placed over their faces. It goes without saying that there is not much need for gasmasks here, as heavy rain washed away most of the ash and sand from this part of Kediri Regency, several hours ago.”

Further down in the article, about the Indonesian President’s visit to the camps:

“Almost all the refugees went home… to fix their roofs, and to feed their animals. But when SBY announced his arrival, the military began collecting them, bringing them back, using trucks. The local government also put pressure on the refugees to return back to these shelters, to create an atmosphere that people, many people, are being helped here…Elections are nearing and the government is far from popular. This is all free advertisement for those in power here, and in Jakarta.”

Sinabung (Ile de Sumatra / Indonésie): Les promesses du Président // The President’s promises

drapeau francaisSuite à sa visite dans les camps de réfugiés, le Président indonésien a dévoilé plusieurs mesures qui vont être prises en faveur des victimes de l’éruption du Sinabung.

Les mesures à court terme comprennent la poursuite de l’aide humanitaire et sanitaire. S’agissant de l’éducation, des bourses seront accordées aux élèves des écoles primaires, collèges, lycées et universités. De l’argent sera attribué à chaque chef de famille comme incitation à retrouver du travail. Une assistance sera apportée aux villageois dont les fermes et cultures ont été affectées par l’éruption. Il a été demandé aux institutions financières de redéfinir les prêts qui ont été accordés jusqu’à présent et d’annuler leurs intérêts. De nouveaux prêts seront accordés avec plus de facilité.

Au cours des deux prochaines années, le gouvernement prévoit de reloger les personnes qui vivaient entre 5 et 7 km du volcan. Des habitations définitives seront construites pour celles qui se trouvaient à moins de 3 km de la montagne.

Dans le même temps, le Président a demandé à l’Agence en charge de la Gestion des Catastrophes (BNPB) de poursuivre ses efforts d’aide aux victimes tant que l’éruption ne sera pas terminée. Dans ce but, l’Agence recevra une aide des autorités gouvernementales compétentes.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le nombre de personnes évacuées atteint actuellement 28 745. 9245 familles ont été mises en sécurité dans 42 structures provisoires d’hébergement. L’éruption a fait 32 victimes et détruit des milliers d’hectares de terres agricoles dans la province de Karo. Elle a aussi durement affecté le tourisme. Les arrivées de touristes indonésiens et étrangers ont fortement chuté depuis le début de l’éruption il y a cinq mois.

Source : The Jakarta Post.

drapeau anglaisAfter his visit to the camps, the Indonesian President has unveiled some of the measures that will be taken fotr the victims of the Sinabung eruption.
The short-term measures include the current disaster relief aid; continuation of health care and education for evacuees, such as scholarships for elementary, high school and university students; cash-for-work incentives for every household head; assistance for eruption victims whose farms and crops were damaged; cooperation with financial institutions to reschedule old credit loans; the provision of fresh credit loans; and phasing out interest on existing loans.
Over the next two years the government plans to relocate residents living within a 3-kilometer radius of Mt. Sinabung. The government will provide new settlements for residents affected by the eruption located between 5 and 7 km from the volcano. Permanent homes will be built
for 900 families living within a 3-km radius of the mountain.

At the same time, the President told the National Disaster Mitigation Agency (BNPB) to hold off on disaster mitigation efforts until Mt. Sinabung stopped erupting and that the Agency would receive assistance from relevant central government ministries to implement mitigation efforts.
As I put it before, the number of evacuees has reached 28,745, constituting 9,245 families, who are being sheltered at 42 locations. The disaster has claimed 31 lives and destroyed thousands of hectares of agricultural land in the Karo regency.
The eruption has also threatened tourism, as the number of foreign and domestic tourist arrivals has fallen drastically since Mt. Sinabung began erupting five months ago.

Source: The Jakarta Post.