Août 2020 encore trop chaud // August 2020 still too hot

A part le monde agricole, la vague de chaleur qui a envahi la France ne semble pas préoccuper grand monde. Les présentatrices et présentateurs de la météo nous expliquent que nous sommes plusieurs degrés au-dessus de la normale, mais l’affolement s’arrête là. La plupart des gens voit avant tout dans ce temps anormalement chaud la possibilité de pouvoir aller se baigner et bronzer sur les plages pendant le week-end. Pourtant, la situation est extrêmement préoccupante car le réchauffement climatique est en mode ‘accélération’.

Selon la NASA et la NOAA, la température de surface terrestre et océanique à l’échelle de la planète en août 2020 a été de 0,94°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle (15,6°C). Il s’agit de la deuxième température la plus élevée pour un mois d’août au cours des 141 années d’archives des deux agences. Seul août 2016 a connu une température plus élevée. Il est très surprenant de constater que les médias ont passé cette information sous silence!
Août 2020 a  été le 44ème mois d’août consécutif et le 428ème mois consécutif avec des températures supérieures à la moyenne du 20ème siècle. Les 10 mois d’août les plus chauds ont tous eu lieu depuis 1998. Les cinq mois d’août les plus chauds ont eu lieu depuis 2015.
L’hémisphère nord a connu le mois d’août le plus chaud jamais enregistré, avec un écart de 1,19°C par rapport à la moyenne. Cette valeur a dépassé de 0,03°C le record précédent établi en 2016.

L’Amérique du Nord a connu son mois d’août le plus chaud jamais enregistré, avec un écart de température de 1,52°C par rapport à la moyenne.  Le record précédent établi en 2011 est battu de 0,13°C. L’Europe et la région des Caraïbes ont connu leur troisième mois d’août le plus chaud, tandis que pour l’Amérique du Sud et l’Océanie c’est le quatrième plus chaud.

S’agissant de la glace de mer, l’étendue moyenne de la glace de mer dans l’Arctique en août 2020 a été la troisième plus faible jamais enregistrée, soit 29,4 pour cent de moins que la moyenne de 1981-2010. 2020 se situe derrière les deux plus faibles étendues observées en 2012 et 2019.
L’étendue de la glace de mer dans l’Antarctique en août 2020 a été proche de la normale. C’est l’étendue de glace de mer la plus élevée en août depuis 2016.

La température mondiale de surface terrestre et océanique pour la période juin-août 2020 arrive en troisième position dans les 141 années d’archives de la NASA et de la NOAA
L’hémisphère nord a connu sa période la plus chaude entre juin et août. Les cinq périodes juin-août les plus chaudes dans l’hémisphère nord ont été enregistrées depuis 2015.

Sur le plus long terme, la température de surface terrestre et océanique de l’hémisphère nord de janvier à août 2020 arrive à égalité avec 2016 comme étant la période la plus chaude depuis le début des relevés en 1880. L’hémisphère sud a connu sa troisième période la plus chaude (à égalité avec 2017), derrière 2016 et 2019.
L’Europe, l’Asie et la région des Caraïbes ont connu leur période la plus chaude de janvier à août. Pour cette même période, l’Amérique du Sud se classe au deuxième rang des températures record.

On ne prend guère de risque pour affirmer que l’année 2020 figurera très probablement parmi les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées.

Source: NASA, NOAA.

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Apart from the agricultural world, the heatwave that has invaded France does not seem to concern many people. The weather presenters tell us that we are several degrees above normal, but the panic stops there. Most people see in this unusually hot weather the opportunity to go swimming and sunbathing on the beaches during the weekends. However, the situation is extremely worrying because global warming is accelerating.

According to NASA and NOAA, the August 2020 global land and ocean surface temperature was 0.94°C above the 20th-century average of15.6°C. This is the second highest temperature for August in the 141-year record. Only August 2016 had a higher temperature. Surprisingly, the media did not mention this piece of news!

August 2020 marked the 44th consecutive August and the 428th consecutive month with temperatures above the 20th-century average. The 10 warmest  Augusts have all occurred since 1998. The five warmest Augusts have occurred since 2015.

The Northern Hemisphere had its warmest August on record with a combined land and ocean surface temperature departure from average of 1.19°C. This value surpassed the previous record set in 2016 by 0.03°C.

North America had its warmest August on record, with a temperature departure from average of 1.52°C. This exceeds the previous record set in 2011 by 0.13°C. Europe and the Caribbean region had their third-warmest August, while South America and Oceania had their fourth warmest on record.

As far as sea ice is concerned, the August average Arctic sea ice extent was the third smallest on record at 29.4 percent below the 1981–2010 average. This was behind the two smallest extents which occurred in 2012 and 2019.

Antarctic sea ice extent during August 2020 was close to normal. It was the highest August Antarctic sea ice extent since 2016.

The global land and ocean surface temperature for the period June-August 2020 was the third highest in the 141-year record,

The Northern Hemisphere had its warmest June-August period on record. The five warmest June-August periods for the Northern Hemisphere have occurred since 2015.

On the longer tem, the Northern Hemisphere January-August 2020 land and ocean surface temperature tied with 2016 as the warmest such period since global records began in 1880. The Southern Hemisphere had its third-warmest such period (tied with 2017) on record, behind 2016 and 2019.

Europe, Asia, and the Caribbean region had their warmest January-August period on record. South America had a January-August temperature that ranked as the second highest on record.

On the whole, the year 2020 is very likely to rank among the five warmest years on record.

Source: NASA, NOAA.

Répartition des températures terrestres et océaniques pour août 2020 ‘Source : NOAA)

Etendue de glace de mer en Arctique et en Antarctique (Source : NSIDC)

Accélération de la fonte du Groenland // Greenland’s melting is accelerating

Selon une nouvelle étude parue dans la revue Nature Climate Change, la contribution des calottes glaciaires à l’élévation du niveau de la mer suit le pire scénario Le niveau de la mer a augmenté de 3,6 millimètres par an entre 2006 et 2015. C’est 2,5 fois le taux moyen de 1,4 millimètre par an observé pendant la majeure partie du 20ème siècle. Il s’agit d’une élévation due à un ensemble de facteurs, principalement l’expansion thermique des océans, la fonte des glaciers et la perte de masse de l’Antarctique et du Groenland.

Depuis que les calottes glaciaires sont surveillées par satellite (dans les années 1990), la fonte de l’Antarctique a fait monter le niveau de la mer de 7,2 mm, tandis que le Groenland a contribué à hauteur de 10,6 mm.

La nouvelle étude compare les observations de fonte des deux inlandsis aux modèles climatiques. Il ressort que la tendance récente à la fonte du Groenland et de l’Antarctique suit les pires scénarios modélisés dans le dernier rapport du GIEC.

Au Groenland, plus de la moitié des pertes de glace est due à la fonte de surface provoquée par la hausse de la température de l’air. Le reste est dû à l’augmentation du débit des glaciers, déclenchée par la hausse des températures océaniques.

Entre 2002 et 2019, le Groenland a perdu 4550 milliards de tonnes de glace, avec une moyenne de 268 milliards de tonnes par an. En 2019, les pertes ont atteint 600 milliards de tonnes sur une seule saison.

Un article paru en septembre 2020 sur le site web de la BBC nous apprend qu’une grosse masse de glace vient de se séparer de la plus grande plate-forme glaciaire encore présente dans l’Arctique – la 79N, ou Nioghalvfjerdsfjorden – dans le nord-est du Groenland. La section de la plateforme qui vient de partir dans l’océan couvre environ 110 kilomètres carrés; les images satellites montrent qu’elle s’est brisée en plusieurs morceaux. Selon les scientifiques, cet événement est une preuve supplémentaire des effets rapides du changement climatique au Groenland.
La plateforme Nioghalvfjerdsfjorden mesure environ 80 km de long sur 20 km de large ; elle constitue la partie frontale du Northeast Greenland Ice Stream. Dans sa partie terminale, la plateforme 79N se divise en deux branches, dont la plus petite est orientée vers le nord. C’est cette dernière, baptisée Spalte Glacier, qui s’est désintégrée. La plateforme était déjà fortement fracturée en 2019; la chaleur de l’été 2020 lui a porté le coup de grâce. Le Spalte Glacier est devenu une flottille d’icebergs.
Comme je l’ai déjà expliqué, la fonte des plateformes est accélérée par la présence de lacs de fonte. Cela signifie que l’eau sous forme liquide s’infiltre dans les crevasses et facilite leur ouverture. L’eau continue son chemin jusqu’à la base de la plateforme, processus connu sous le nom d’hydrofracturation. De plus, la glace de la plateforme a tendance à fondre par en dessous, suite à la hausse de la température de l’océan..
Dans une note précédente, j’ai indiqué qu’en juillet 2020, une vaste section de la plateforme glaciaire Milne sur l’île d’Ellesmere au Canada avait pris le large. Une surface de 80 kilomètres carrés s’est détachée de la plateforme principale qui couvrait 8600 km2 au début du 20ème siècle.
La fonte rapide du Groenland a été confirmée par une étude parue en août 2020 et qui analyse les données fournies par les satellites de la mission Grace-FO. Ces données ont montré que 2019 avait été une année record ; la calotte glaciaire a perdu quelque 530 milliards de tonnes. Il s’agit d’une masse d’eau suffisante pour faire s’élever de 1,5 mm le niveau de la mer dans le monde.
Source: BBC.

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According to a new study in the journal Nature Climate Change, the contribution of ice sheets to sea level rise follows the worst case scenario Sea level increased by 3.6 millimeters per year between 2006 and 2015. C This is 2.5 times the average rate of 1.4 millimeters per year observed during most of the 20th century. This is a rise due to a combination of factors, primarily thermal expansion of the oceans, melting glaciers and the loss of mass from Antarctica and Greenland.
Since the ice sheets were monitored by satellite (in the 1990s), the melting of Antarctica has raised the sea level by 7.2 mm, while Greenland has contributed 10.6 mm.
The new study compares the melting observations of the two ice sheets with climate models. It appears that the recent melting trend in Greenland and Antarctica follows the worst-case scenarios modeled in the latest IPCC report.
In Greenland, more than half of the ice loss is due to surface melting caused by rising air temperature. The remainder is due to increased flow from glaciers, triggered by rising ocean temperatures.
Between 2002 and 2019, Greenland lost 4,550 billion tonnes of ice, with an average of 268 billion tonnes per year. In 2019, losses reached 600 billion tonnes in a single season.
A September 2020 article on the BBC website informs us that a big chunk of ice has just broken away from the Arctic’s largest remaining ice shelf – 79N, or Nioghalvfjerdsfjorden – in north-east Greenland. The ejected section covers about 110 square kilemetres; satellite imagery shows it to have shattered into many small pieces. Scientisis say the loss is further evidence of the rapid climate changes taking place in Greenland.

Nioghalvfjerdsfjorden is roughly 80km long by 20km wide and is the floating front end of the Northeast Greenland Ice Stream. At its leading edge, the 79N glacier splits in two, with a minor offshoot turning directly north. It’s this offshoot, or tributary, called Spalte Glacier, that has now disintegrated. The ice feature was already heavily fractured in 2019; this summer’s warmth has been its final undoing. Spalte Glacier has become a flotilla of icebergs.

As I put it before, the melting of the platforms is accelerated by the presence of melt ponds. This means liquid water fills crevasses and can help to open them up. The water then pushes down on the fissures, driving them through to the base of the shelf. This process is known as hydrofracturing and it weakens an ice shelf. Oceanographers have also documented warmer sea temperatures which mean the shelf ice is almost certainly being melted from beneath as well.

In a previous post, I indicated that July 2020 witnessed another large ice shelf structure in the Arctic lose significant area. Eighty square kilometres broke free from Milne Ice Shelf on Canada’s Ellesmere Island. Milne was the largest intact remnant from a wider shelf feature that covered 8,600 sq km at the start of the 20th century.

The fast pace of melting in Greenland was underlined in a study last month that analysed data from the US-German Grace-FO satellites. The Grace mission found 2019 to have been a record-breaking year, with the ice sheet shedding some 530 billion tonnes. That’s enough meltwater running off the land into the ocean to raise global sea-levels by 1.5mm.

Source : The BBC.

  Source : Copernicus Data / ESA / Sentinel 2B

Stromboli : excursions guidées autorisées jusqu’à 400 mètres d’altitude // Stromboli: guided excursions allowed up to 400 metres a.s.l.

Dans une note rédigée le 19 juillet 2020, j’indiquais que « l’accès au Stromboli est actuellement restreint et les touristes ne peuvent grimper qu’à 400 m d’altitude avec les guides locaux. » Je tenais cette information d’un ami italien, mais il semblerait que j’aie fait preuve d’un trop grand optimisme. En effet, un article paru dans la Gazzetta del Sud précise que jusqu’à ces derniers jours, l’accès au volcan n’était possible que jusqu’à 290 mètres d’altitude. Cette limite d’accès était motivée par l’activité imprévisible du Stromboli qui est capable de produire de fortes explosions, comme au cours de l’été 2019.

Le journal italien nous apprend que le maire de Lipari a signé le 14 septembre 2020, en concertation avec la Protection Civile et les volcanologues italiens, un décret permettant l’accès jusqu’à une altitude de 400 mètres, avec accompagnement de guides volcanologiques autorisés.
Cette décision est, évidemment, bien accueillie sur l’île de Stromboli et plus généralement dans tout l’archipel éolien car les excursions sur le volcan attirent chaque année des milliers de touristes, dont beaucoup d’étrangers. La crise sanitaire n’a rien arrangé en 2020. Les autorités compétentes font toutefois remarquer que la nouvelle altitude d’accès peut être modulée en fonction de l’activité volcanique. .

Source: Gazzeta del Sud. Tous mes remerciements à mon ami sicilien Santo Scalia de m’avoir transmis l’information.

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In a post written on July 19th, 2020, I indicated that “access to Stromboli is currently restricted and tourists can only climb to an altitude of 400m with the local guides.” I got this information from an Italian friend, but it seems I was overly optimistic. Indeed, an article in the Gazzetta del Sud explains that until recent days, access to the volcano was only possible up to an altitude of 290 metres. This access limit was motivated by the unpredictable activity of Stromboli which is capable of producing strong explosions, as in the summer of 2019.
The Italian newspaper tells us that the mayor of Lipari signed on September 14th, 2020, in consultation with Civil Protection and Italian volcanologists, an ordnance allowing access up to an altitude of 400 metres, with the accompaniement of authorized volcanological guides.
This decision was, of course, wolcomed on the island of Stromboli and more generally in the whole Aeolian archipelago because the excursions on the volcano attract each year thousands of tourists, many of them foreigners. The health crisis did not help in 2020. The competent authorities note, however, that the new access altitude can be modulated according to volcanic activity.

Source: Gazzeta del Sud. Many thanks to my Sicilian friend Santo Scalia for passing the information on to me.

Photo : C. Grandpey

Bezymianny (Kamchatka): Effondrement et renaissance d’un volcan // Bezymianny (Kamchatka): The collapse and rebirth of a volcano

L’activité volcanique faisant suite à l’effondrement d’un volcan peut contribuer à la naissance d’un nouvel édifice. Le processus accompagnant une telle renaissance n’avait pas été étudié jusqu’à présent. Pour la première fois, des chercheurs du Centre National de Recherche pour les Sciences de la Terre de Potsdam et des volcanologues russes ont pu analyser le cycle de vie d’un volcan, depuis son effondrement jusqu’à sa renaissance. Ils ont présenté l’analyse de données photogrammétriques sur un laps de temps de 70 ans à propos du volcan Bezymianny dans la péninsule du Kamtchatka. Les images montrent la renaissance du volcan après son effondrement.
Le versant oriental du Bezymianny s’est effondré en 1956. Grâce à des techniques modernes, les chercheurs du GFZ Potsdam ont examiné des photographies de survols d’hélicoptères datant de l’époque soviétique, et les ont comparées avec des données satellitaires plus récentes.
Les images montrent le volcan après son effondrement en 1956. Sa première phase de reconstruction a commencé à partir de plusieurs bouches distantes d’environ 400 m les unes des autres.
L’activité volcanique s’est intensifiées au bout d’une vingtaine d’années. Elle est devenue plus effusive avec une migration des bouches qui se sont rapprochées à moins de 200 m les unes des autres.
50 années plus tard, l’activité s’est concentrée sur une bouche unique, ce qui a permis l’édification d’un stratovolcan couronné par un cratère sommital
Les chercheurs ont estimé le rythme de croissance moyen à  26 400 mètres cubes par jour. Cela a leur a permis d’estimer le regain de taille précédent le prochain effondrement.
Les résultats ont également permis aux scientifiques de prévoir à quel moment l’édifice volcanique pourrait atteindre à nouveau la hauteur fatidique précédant un nouvel effondrement sous son propre poids.
Les résultats montrent que la désintégration et la reconstruction d’un volcan ont un impact majeur sur les conduits magmatiques en profondeur.
En conclusion, les volcans qui se sont effondrés puis se sont reconstitués montrent une sorte de mémoire de leur niveau de contraintes. En conséquence, il faudrait intégrer l’histoire de la naissance et de l’effondrement d’un volcan dans les prévisions à venir car ces informations fourniront des indications sur les éruptions probables ou les effondrements imminents.

Référence : « The rebirth and evolution of Bezymianny volcano, Kamchatka after the 1956 sector collapse » – Shevchenko, A. V. et al. – Nature Communications Earth and Environment.
Source: The Watchers.

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Continued post-collapse volcanic activity can cause the rise of a new edifice. However, details of such edifice rebirth had not been documented up to now. For the first time, researchers from the GFZ German Research Center for Geosciences and volcanologists from Russia were able to analyse a volcano’s life cycle, from its 1956 collapse to its rebirth. They presented the results of 70-year-long photogrammetric data for Bezymianny volcano in the Kamchatka Peninsula. The images show the volcano’s rebirth after it collapsed.

The eastern sector of Bezymianny volcano collapsed in 1956. Using modern methods, researchers at the GFZ Potsdam studied photographs of helicopter overflights from Soviet times, combined with more recent satellite drone data.

The images show the volcano after its collapse. Its initial regrowth started at different vents around 400 m apart.

Volcanic activity increased after about 20 years. It became more effusive with vents migrating within ~200 m distance.

After 50 more years, activity focused on a single vent, allowing the growth of stratocone with a summit crater

The researchers identified an average growth rate of 26 400 cubic metres per day, allowing the researchers to estimate the regain of the pre-collapse size within the next 15 years.

The findings also allowed the scientists to predict when the volcanic building may reach a crucial height once again, so that it may collapse once more under its own weight.

The results show that the decay and re-growth of a volcano has a major impact on the pathways of the magma in the depth.

Thus, disintegrated and newly grown volcanoes show a kind of memory of their altered field of stress. The results indicate that the history of birth and collapse of a volcano must be included in future forecasts as the information will be able to provide estimates about probable eruptions or imminent collapses.

Reference: « The rebirth and evolution of Bezymianny volcano, Kamchatka after the 1956 sector collapse » – Shevchenko, A. V. et al. – Nature Communications Earth and Environment.

Source: The Watchers.

Vue du Bezymianny (Crédit photo : KVERT)