L’OVPF célèbre ses 40 ans d’existence

En cette année 2020, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) célèbre son quarantième anniversaire, avec quarante années de bons et loyaux services.

Depuis sa création les scientifiques n’ont pas chômé ; ils ont enregistré 77 éruptions ! Comme l’indique le nom de l’Observatoire, la mission des scientifiques qui y travaillent est d’observer, étudier et essayer de comprendre le fonctionnement du volcan pour mieux le surveiller. Pour cela, toute une panoplie d’instruments a été mise à la disposition du personnel de l’Observatoire, avec une foule d’écrans permettant de suivre en direct les humeurs du volcan.

A noter que depuis le mois de mai 2018, l’activité de l’OVPF a été étendue à Mayotte où l’on a observé une forte hausse de la sismicité et la naissance d’un volcan sous marin à une cinquantaine de kilomètres à l’est de l’île. .

L’histoire de l’île de la Réunion est directement liée à celle de ses volcans. Il y a d’abord eu le Piton des Neiges qui s’est endormi il y a environ 12 000 ans.

Le Piton de La Fournaise a ensuite pris le relais avec une activité particulièrement soutenue.

Au fil des ans, les volcans réunionnais ont façonné le relief et les paysages de l’île. Les trois grands cirques (Mafate ci-dessous, Cilaos, Salazie) font partie des principaux pôles touristiques.

 Il ne faudrait, bien sûr, pas oublier le célèbre Enclos Fouqué, vaste dépression bordée en amont par la Plaine des Sables et en aval par le Tremblet (commune de Saint-Philippe) et par Bois-Blanc (commune de Sainte-Rose). L’Enclos couvre une superficie de 96 km2 inhabitée.

 Aucune habitation n’est donc sous la menace des coulées de lave. Le Piton de la Fournaise est donc un merveilleux laboratoire où les scientifiques peuvent travailler en toute tranquillité. .
La quasi-totalité des éruptions se déroulent dans cet amphithéâtre naturel où les coulées de basalte, grâce au climat humide et chaud, sont rapidement colonisées par des lichens, des mousses, des orchidées sauvages et des goyaviers.

(Photos: C. Grandpey)

Les visiteurs les plus chanceux pourront assister à une éruption qui fait partie des attraits touristiques de la Réunion.

Ainsi, en mars 1977, une éruption a démarré dans l’Enclos sous les regards des volcanologues Maurice et Katia Krafft. Les images ont montré des torrents de lave très fluide, typique des coulées de volcans de point chaud, que l’on trouve par exemple sur le Kilauea à Hawaii. De très hautes fontaines de lave rehaussent en général le spectacle. En mars1977, les coulées atteignirent la Plaine des Osmondes avant de s’engager dans les Grandes Pentes.

(Photo: Christian Holveck)

Les 5, 7 et 8 avril, de nouvelles fissures s’ouvrirent sur le flanc nord-est du Piton de la Fournaise, à l’extérieur de l’Enclos, juste, au-dessus du village de Bois-Blanc. On avait donc affaire à une éruption « hors Enclos », ce qui changeait la donne d’un point de vue humain car des habitations étaient menacées. En quelques heures un vent de panique se propagea au sein de la population, avec un ordre d’évacuation décrété par les autorités.
Dans la nuit du 9 au 10 avril 1977 la lave atteignit le littoral. Le village de Piton Ste-Rose fut coupé en deux. Plusieurs habitations furent détruites, mais l’église fut miraculeusement épargnée. Le 13 avril, en pleine semaine sainte, les coulées se sont arrêtées sur le parvis de l’église, rebaptisée depuis : Notre-Dame des Laves. A l’intérieur, on peut aujourd’hui admirer la célèbre Vierge au parasol.

 Cette éruption a montré aux autorités qu’une éruption pouvait déborder de l’Enclos Fouqué et qu’il serait souhaitable de mettre en place un observatoire en mesure de contrôler l’activité volcanique. Deux ans plus tard, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise voit le jour. Les scientifiques disposent enfin d’un outil pour tenter de décrypter le fonctionnement du volcan.

En 40 ans, ils ont étudié 77 éruptions réparties sur 1850 jours. Elles ont émis 743 millions de mètres cubes de lave. L’île s’est agrandie à plusieurs reprises. L’Océan Indien et ses vagues ont cependant retaillé le profil de la côte du sud sauvage.

(Photos: C. Grandpey)

Source : Réunion La 1ère.

Iles Canaries: La tempête de sable a provoqué un désastre agricole // Canary Islands: Sandstorm caused agricultural disaster

Hier, j’ai consacré un chapitre de ma note «Volcans du monde» au calima, une impressionnante tempête de sable qui a affecté les îles Canaries entre le 22 et le 24 février 2020. Les calimas sont des tempêtes de sables accompagnées de vents chauds qui transportent le sable du Sahara vers les îles Canaries. Ces vents sont capables de propulser la poussière à des milliers de mètres au-dessus de l’Océan Atlantique.
La tempête de sable a été un désastre pour l’agriculture des îles Canaries. Les autorités s’attendent à des dégâts sur le long terme. En effet, non seulement la récolte actuelle est perdue, mais les prochaines sont également menacées.
Il se dit que la tempête de sable est la pire depuis 40 ans. Elle a entraîné l’annulation de centaines de vols, bloquant des milliers de touristes; elle a ravivé les feux de végétation, avec l’évacuation de milliers de personnes ; mais elle a surtout gravement affecté le secteur agricole. Parmi les cultures les plus touchées figurent la banane, la pomme de terre et l’avocat. Les fleurs ornementales sont également menacées.
Dans certaines régions, l’impact de la tempête sur les bananeraies est le même que celui de la tempête tropicale « Delta » en 2005. De nombreuses plantations devront être déracinées et semées à nouveau, avec l’investissement que cela implique. Il se peut qu’il y ait une année de perte car les futures récoltes sont également menacées.
S’agissant des cultures de pommes de terre, les zones touchées par la tempête de sable sont celles qui n’avaient pas encore été affectées par la sécheresse. On craint une baisse de production de près de 50 pour cent.
Les légumes à feuilles vertes comme la laitue et la scarole ont également été gravement endommagées. Les tomates ont aussi beaucoup souffert à La Aldea. Les avocats étaient en pleine floraison :la prochaine récolte sera donc compromise.
Une évaluation des dégâts est en cours et il faudra probablement plusieurs jours pour évaluer la totalité des pertes qui, selon les autorités locales, est susceptible d’être « substantielle ».
Source: The Watchers.

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Yesterday, I devoted a chapter of my post « Volcanoes of the world » to calima, an impressive sandstorm that affected the Canary Islands between February 22nd and 24th, 2020. Calimas are hot wind storms that carry sand towards the Canary Islands from the Sahara; they are capable of lifting dust thousands of metres above the Atlantic Ocean.

The sandstorm was a disaster to agriculture in the Canary Islands. Agrarian leaders are expecting the damage to be long-term. Indeed, not only the current harvest was lost, but the next ones are also at risk.

The sandstorm was described to be the worst in 40 years. It cancelled hundreds of flights, stranding thousands of tourists; it exacerbated bushfires, forcing thousands to evacuate; and above all, it badly affected the agricultural sector. Among the worst-hit crops are banana, potato, and avocado. Ornamental flowers are also threatened.

In some parts, the impact of the storm on banana plantations may be the same as that of Tropical Storm « Delta » in 2005. Many plantations will have to be uprooted and sown again, with the investment that this entails. There may be a year of loss ahead as future harvests are also at risk.

For potato crops, the areas hit by the sandstorm are those which had not yet been affected by the drought. It is feared that there will be a reduction in the production of potatoes at nearly 50 percent.

Green leafy vegetables such as lettuce and escarole were also severely hit. Tomato crops in the municipality of La Aldea were impacted. Avocados were ravaged in the middle of the flowering period, thus, the next harvest will be compromised.

The damage assessment is now underway and it may take days to finalize the full extent which is likely to be « substantial, » according to the local authorities..

Source : The Watchers.

La tempête de sable vue depuis l’espace (Source: NASA)

Un téléphérique sur le Kilimandjaro (Tanzanie) ? // A cable car on Kilimanjaro (Tanzania)?

Que ne ferait-on pas pour attirer les touristes ?  Le Ministère du Tourisme de Tanzanie a dévoilé un nouveau projet sur les pentes du Kilimandjaro qui domine l’Afrique de l’Est de  ses  5891 mètres. Le « Kili » est un volcan endormi depuis environ 5000 ans mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’est pas éteint. En effet, l’édifice est parfois secoué par des petits ou moyens séismes. De plus, il émet parfois des fumerolles. En 2003 des volcanologues ont estimé que du magma se trouvait encore à 400 mètres de profondeur sous le sommet.

Le Kilimandjaro attire chaque année quelque 50 000 randonneurs. Beaucoup sont attirés par la calotte glaciaire sommitale  – Les neiges du Kilimandjaro, de la chanson de Pascal Danel en France –  qui est en train de se réduire comme peau de chagrin. Entre 1912 et 2013, elle a perdu 85 % de son volume. Selon les scientifiques, elle devrait disparaître totalement d’ici 2030 à 2050 (voir ma note du 22 décembre 2013). Ce phénomène est  attribué au réchauffement climatique, mais aussi à la déforestation dans cette partie de l’Afrique.

Aujourd’hui, les autorités tanzaniennes veulent accroître massivement le nombre de touristes sur le Kilimandjaro. Une étude a été lancée en vue d’installer un téléphérique sur le volcan!! Les porteurs – les Chagga – qui par milliers gagnent leur vie sur les expéditions d’alpinistes voient forcément ce projet d’un mauvais œil. Ils craignent que la mise en service d’un téléphérique sonne le glas de leur activité. Les membres de la Mount Kilimanjaro Porters Society (MKPS) s’opposent fermement à une telle initiative. « La majorité des touristes grimperont le Kilimandjaro à la journée, en utilisant ce nouveau produit pour économiser sur leurs dépenses et la durée de leur séjour » explique son représentant.

Chaque groupe de randonneurs est actuellement accompagné d’au moins un guide et trois à quatre porteurs par marcheur. La Banque Mondiale estime, dans un rapport de 2013, que 10 000 porteurs, 500 cuisiniers et 400 guides vivent de cette activité (20 000 sur le «Kili» et le Mont Méru, selon l’organisation des porteurs de Tanzanie). Le salaire de ces hommes, pourboire compris oscille entre 54 et 210 euros par mois, ce qui n’est pas si mal pour la Tanzanie où le salaire national moyen est d’environ 45 euros. On imagine facilement la perte sèche qu’occasionnerait l’installation d’un téléphérique !

Avec un sommet culminant à près de 6.000 mètres d’altitude, il est techniquement impossible d’équiper la montagne jusqu’à son point le plus haut. De plus, une telle initiative présenterait de gros risques pour la santé des randonneurs. Un visiteur qui monterait dans une cabine de téléphérique à 1500 mètres d’altitude et sortirait quelques minutes plus tard à près de 6000 mètres subirait les sévères effets de la variation d’altitude. Le mal des montagnes (Acute Mountain Sickness) peut être fatal. Pour y remédier, des paliers d’acclimatation sont obligatoires.

Le projet semble plutôt se diriger vers une remontée mécanique qui s’arrêterait sur le plateau de Shira, pas loin de la barre des 3800 mètres d’altitude. Il partirait vraisemblablement là où s’arrête la route, aux alentours de 1800 mètres d’altitude. De fait, pour les randonneurs désireux de raccourcir leur parcours, l’équivalent de 3 journées de trek pourrait être réalisé en quelques minutes. Pour autant, ces trois jours permettent aujourd’hui une acclimatation plus douce à l’altitude, optimisant les chances de réussite sur la partie à plus de 5000 mètres. Si cette partie de l’ascension disparaît, le taux de réussite au sommet va de facto se réduire significativement et le nombre d’accidents liés à la haute altitude va augmenter de façon sensible.

Les détracteurs du projet redoutent par ailleurs son impact écologique. Les câbles du téléphérique couperaient un couloir de migration des oiseaux. Les arguments environnementaux risquent de peser dans l’étude d’impact, car le parc se veut un modèle de protection de la nature. Par exemple, le moindre abandon de détritus est sanctionné.

Ce projet de téléphérique sur le Kili n’est pas nouveau. Il a émergé dans les années 1960, à une époque où la Tanzanie n’avait pas les moyens d’investir dans une telle installation. Avec le boom du tourisme de ces dernières années, le pays se porte mieux. Les randonnées sur le Kilimandjaro rapportent officiellement à la Tanzanie 45,3 millions d’euros par an, dont 12,6 millions vont aux habitants. Les plages du pays ainsi que ses parcs à safari attirent également un nombre croissant de visiteurs et les devises entrent en abondance. Le Ministère du Tourisme réfléchit donc à toute une série de projets susceptibles d’accroître encore cette manne providentielle. Aujourd’hui, des études préliminaires sont en cours. Plusieurs fabricants de téléphériques se sont dits intéressés.

Source : Presse internationale.

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What could not be done to attract tourists? The Tanzania Ministry of Tourism has unveiled a new project on the slopes of Kilimanjaro (5,891 m.) which dominates East Africa. The « Kili » has been a dormant volcano for around 5000 years, but, contrary to what one might think, it is not extinct. Indeed, the volcanic edifice is sometimes shaken by small or medium earthquakes. In addition, it sometimes emits fumaroles. In 2003, volcanologists estimated that magma was about 400 metres beneath the summit.
Kilimanjaro annually attracts some 50,000 hikers. Many are drawn to the summit ice cap – Les neiges du Kilimanjaro, the song by French singer Pascal Danel – which is shrinking like a daze. Between 1912 and 2013, it lost 85% of its volume. According to scientists, it should disappear completely by 2030 to 2050 (see my note of December 22nd, 2013). This phenomenon is attributed to global warming, but also to deforestation in this part of Africa.
Today, the Tanzanian authorities want to massively increase the number of tourists on Kilimanjaro. A study has been launched to install a cable car on the volcano !! Of course, the porters – the Chagga – who by the thousands earn their living on mountaineering expeditions see this project with a bad eye. They fear that a cable car might mean the end of their business. Members of the Mount Kilimanjaro Porters Society (MKPS) strongly oppose such an initiative. « The majority of tourists will climb Kilimanjaro by the day, using this new product to save on expenses and the length of their stay, » said its representative.
Each group of hikers is currently accompanied by at least one guide and three to four porters per walker. The World Bank estimated, in a 2013 report, that 10,000 porters, 500 cooks and 400 guides lived from this activity (20,000 on « Kili » and Mount Meru, according to the Tanzania porters’ organization). The wages of these men, tips included, fluctuates between 54 and 210 euros per month, which is not bad for Tanzania where the national average salary is around 45 euros. One can easily imagine the dead loss that would be caused by installing a cable car!
With a peak reaching almost 6,000 meters above sea level, it is technically impossible to outfit the mountain to its highest point. In addition, such an initiative would pose serious risks to the health of hikers. A visitor who starts travelling in a cable car cabin at 1,500 meters above sea level and leaves a few minutes later at nearly 6,000 metres will experience the severe effects of the altitude. Acute Mountain Sickness can be fatal. To remedy this, acclimatization stages are compulsory.
Rather, the project seems to be heading towards a cable car that would stop on the Shira plateau, not far from the 3800-metre bar. It would probably start where the road ends, around 1800 metres above sea level. In fact, for hikers wishing to shorten their route, the equivalent of 3 days of trekking could be achieved in a few minutes. However, these three days allow today a gentler acclimatization to the altitude, optimizing the chances of success above 5000 metres. If this part of the ascent disappears, the success rate at the summit will de facto significantly decrease and the number of accidents related to high altitude will increase significantly.
Critics of the project also fear its ecological impact. The cable car would cut a bird migration corridor. Environmental arguments are likely to weigh in on the impact study, as the park aims to be a model of nature protection. For example, the slightest abandonment of litter is penalized.

This cable car project on Kilimandjaro is not new. It emerged in the 1960s, at a time when Tanzania could not afford to invest in such a facility. With the tourism boom of recent years, the country is doing better. Hikes on Kilimanjaro officially bring Tanzania 45.3 million euros a year, of which 12.6 million go to residents. The country’s beaches as well as its safari parks are also attracting an increasing number of visitors and currencies are in abundance. The Ministry of Tourism is therefore considering a whole series of projects likely to further increase this providential windfall. Today, preliminary studies are underway. Several cable car manufacturers have expressed interest.
Source: International press.

Le sommet du Kilimandjaro vu depuis l’espace (Source: NASA)

Réouverture du Thurston Lava Tube (Hawaii) // Reopening of the Thurston Lava Tube (Hawaii)

Confirmant ce que j’écrivais sur ce blog le 2 février 2020, le Thurston Lava Tube a officiellement rouvert au public dans le Parc National des Volcans d’Hawaii, après l’éruption du Kilauea qui a obligé à sa fermeture pendant plus d’un an.
Ce tunnel de lave très touristique, également connu sous le nom de Nāhuku, était fermé depuis le 4 mai 2018, suite à un séisme de M 6,9 et quatre mois d’activité éruptive et sismique du Kilauea.
Le tunnel de lave sera ouvert 24h / 24 et sera éclairé de 8h à 20h. Les touristes doivent apporter une lampe de poche et prévoir des piles supplémentaires s’ils visitent le site avant 8 h ou après 20 h.
Pendant l’éruption, plusieurs gros blocs se sont détachés du plafond du tunnel et de nouvelles fissures sont apparues. Deux détecteurs de fissures ont été installés et un bloc qui dépasse de la voûte a été marqué à la peinture pour éviter que les gens se cognent et se blessent. Le système d’évacuation de l’eau stagnante sur le sol a été amélioré et la ligne électrique qui alimente les toilettes a été remplacée.
Le parking de Nāhuku a également été endommagé lors de l’éruption et a dû être modifié. Le stationnement est désormais limité à 30 minutes. Les visiteurs peuvent également se garer sur d’autres sites, notamment les parkings de la Devastation Trail et du belvédère du Kilauea Iki.
Pendant la fermeture, de longues racines d’ohi’a (arbustes actuellement menacés par une maladie) ont traversé la plafond du tunnel et touchent le sol dans certaines zones. Il y a également des colonies de matière microbienne qui laissent des taches blanches sur les parois du tunnel. Il est demandé aux touristes de ne pas toucher les parois du tunnel ou les racines. Ces caractéristiques naturelles uniques ont probablement réapparu en raison de l’absence de visiteurs depuis plus d’un an.
Le tunnel de lave a été découvert en 1913 par Lorrin Thurston, un éditeur de journaux locaux et un ardent défenseur de la création du parc national. Son nom hawaïen, Nāhuku, signifie «les protubérances» ; il fait peut-être référence aux stalactites de lave qui ornaient autrefois la voûte du tunnel mais qui ont malheureusement disparu à cause des collectionneurs de souvenirs. Gare à la malédiction de Pele !
Source: Journaux hawaïens.

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Confirming what I wrote in a post released on February 2nd, 2020, Thurston Lava Tube in Hawaii Volcanoes National Park has officially reopened to the public after the eruption of Kilauea shut it down for over a year.

The popular lava tube, also known as Nāhuku, had been closed since May 4th, 2018, following an M 6.9 earthquake and four months of eruptive and seismic activity at Kilauea Volcano.

The lava tube will be open 24 hours a day, and will be lit from 8 a.m. to 8 p.m. Visitors must bring a flashlight and extra batteries if visiting before 8 a.m. or after 8 p.m.

During the eruption, several large rocks were dislodged from the lava tube’s ceiling, and new cracks appeared. Two crack monitors were installed, and a low-hanging rock is visibly marked off to prevent head injuries. Drainage was improved to reduce standing water on the cave’s floor, and the electrical line to the bathroom was replaced.

The parking lot at Nāhuku was also damaged during the eruption and had to be modified. Parking is now limited to 30 minutes. Visitors can also park at alternate sites, including Devastation Trail and Kilauea Iki Overlook.

During the closure, long, delicate roots from ohi’a trees (currently threatened with a disease) that grow on top of the lava tube grew down through the ceiling to touch the floor in some areas. There are also large colonies of white microbial matter on the lava tube walls. Visitors are urged not to touch the lava tube walls or the roots. These unique natural features have likely reappeared due to the absence of people for more than a year.

The lava tube was discovered in 1913 by Lorrin Thurston, a local newspaper publisher and advocate for the establishment of the national park. Its Hawaiian name, Nāhuku, means “the protuberances,” which possibly refers to the lava stalactites that once covered its ceiling. Unfortunately, those have disappeared due to souvenir collectors. Beware of Pele’s curse !

Source : Hawaiian newspapers.

Vue du Thurston Lava Tube (Crédit photo: Wikipedia)