Coulées de lave sur la péninsule de Reykjanes : zone protégée // Lava flows on the Reykjanes Peninsula are a protected area

Les personnes qui se rendent sur le site de l’éruption sur la péninsule de Reykjanes sont priées de ne pas marcher sur la nouvelle lave et de ne pas y jeter des pierres. L’Agence Islandaise pour l’Environnement rappelle aux touristes que la nouvelle lave est une formation géologique qui est protégée en vertu de la loi sur la conservation de la nature. En conséquence, y jeter des pierres ou la vandaliser de toute autre manière est considéré comme une infraction.

Les visiteurs de l’éruption ont probablement remarqué que de la chaleur s’échappe de la coulée de lave, même de la bordure du champ de lave qui semble solide. L’Agence pour l’Environnement explique que « la lave est encore très chaude et peut mettre beaucoup de temps à se refroidir, d’autant plus que l’éruption peut continuer même si on ne voit pas d’activité dans le cratère proprement dit ; la lave peut encore s’écouler sous la croûte. Cette dernière peut facilement se briser et en dessous il peut y avoir de la lave jusqu’à 1200°C. Non seulement marcher sur la lave est dangereux, mais cela peut endommager les formations qui sont protégées.»

Le personnel de l’Agence pour l’Environnement est en poste au départ du sentier d’accès au site éruptif pour informer les visiteurs et leur expliquer comment profiter de l’éruption de manière sûre et respectueuse. Il y a quelques jours, deux touristes français (!!) ont été aperçus sur la coulée de lave encore chaude en train de faire griller des guimauves. Ce n’est qu’un cas parmi d’autres de personnes qui ne tiennent pas compte de la loi qui stipule qu’il est interdit de marcher sur le champ de lave.

Les piétons ne sont pas les seuls causes de dégâts sur le champ de lave actif. La police a récemment arrêté un homme qui traçait un sentier dans la lave sans autorisation. Il semblerait que l’homme ait été mandaté par des propriétaires terriens, mais il n’avait pas de licence pour opérer et les autorités n’avaient pas été informées. Elles ont installé un panneau indiquant aux visiteurs que le sentier A est fermé et s’inquiètent de voir certains touristes faire fi de l’interdiction. L’accès à ancien point de vue au sommet de la colline est également dangereux car de nouvelles crevasses se sont formées, probablement par des mouvements de terrain dus à la pression changeante du magma sous la surface.

Source : Médias d’information islandaise.

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Visitors to the ongoing eruption on the Reykjanes peninsula are urged not to walk on the new lava at the site or throw rocks onto it. The Environment Agency of Iceland reminds tourists that the new lava is a unique geological formation that is protected under the Nature Conservation Act. As a consequence, throwing rocks on it or vandalising it in any other way is considered a violation.

Visitors to the eruption may have noticed the heat that emanates from the site, even from the edge of lava fields that appear solid. The Environment Agency adds that « the lava is extremely hot and can take a long time to cool, especially as the eruption can continue even though we don’t see movement in the crater itself. The lava then flows under the black shell in lava caves or domes. The lava shell can easily break and underneath it there can be lava up to 1200°C. Not only is walking on the lava dangerous, it can damage the formations, which are protected. »

Environment Agency rangers are manning the start of the hiking trail to inform and educate visitors on how to enjoy the eruption in a safe and respectful way.

A pair of French tourists were spotted a few days ago on top of the still-warm lava, using the glowing hot rock to toast marshmallows. This is just one of many instances where visitors disregard official warnings to not walk on the lava field around the eruption site.

Rocks and pedestrians are not the only damage that the active lava field has faced since the eruption began last March. The police recently stopped a man that was ploughing a path through the lava without a permit. The man is believed to have been sent by landowners but there was no licence for the operation and authorities were not informed. Authorities have put up a sign to inform visitors that the path is closed, but expressed concern that some visitors might take it anyway.

The former look-out slope is also unsafe because new crevasses have formed on the slope. They were probably caused by tensile stress and may have been caused by small earthquakes or land movement due to changing pressure of magma below the surface.

Source : Icelandic news media.

 

Photos: C. Grandpey

 

 

Attaques d’ours en hausse en Amérique du Nord // More bear attacks in North America

Les grizzlis et les ours noirs ne sont pas les ours en peluche de notre enfance. Dans la nature, ce sont des animaux dangereux. Ils ont tué cinq personnes en Amérique du Nord au cours des cinq derniers mois.

– 15 avril 2021: un grizzly a mortellement blessé un guide à l’extérieur du Parc de Yellowstone. On pense que l’ours défendait une carcasse d’élan cachée à proximité. Les premières personnes arrivées sur le site du drame ont tué l’ours qui les avait chargées
– 30 avril 2021: un ours noir a tué une femme du Colorado alors qu’elle promenait ses chiens. C’est la première attaque mortelle dans cet État depuis plus de 10 ans.
– 4 mai 2021: Un grizzly a tué un professeur de Calgary alors qu’il randonnait dans la région.
– 25 mai 2021: Une femme de 68 ans est décédée des suites de ses blessures après avoir été attaquée par un grizzly près de sa propriété au nord-ouest de Calgary.
– 6 juillet 2021: un grizzly a tué une campeuse dans le Montana, près de la ville d’Ovando et l’a traînée hors de sa tente. Trois randonneurs qui campaient à Ovando (Montana) ont été réveillés par un grizzly qui rôdait et reniflait autour de leurs tentes, probablement attiré par la nourriture qui s’y trouvait. Après le départ de l’ours, les randonneurs ont déplacé leurs provisions et se sont rendormis. Un peu plus d’une heure plus tard, deux d’entre eux se sont réveillés en entendant l’ours en train d’attaquer leur compagne. Ils ont réussi à chasser l’animal que les rangers ont tué plus tard, mais la femme de 65 ans est décédée des suites de ses blessures.
[Note personnelle: Il ne faut jamais laisser de la nourriture dans une tente ou même dans une voiture lorsque l’on campe dans un territoire où vivent des ours. Il existe des boîtes de stockage spéciales pour la nourriture. Les ours n’ont pas une bonne vue, mais ils peuvent sentir la nourriture de très loin et feront tout pour l’obtenir. Cela peut sembler absurde, mais les femmes doivent éviter de camper dans un territoire d’ours lorsqu’elles ont leurs règles.]

Ce dernier incident est le cinquième décès cette année à la suite d’attaques d’ours noirs et de grizzlis en Amérique du Nord. On constate une augmentation par rapport aux dernières années. En 2020, les ours noirs et les grizzlis ont tué quatre personnes en Alaska et au Canada, et en 2019, seules 2 attaques mortelles d’ours ont été recensées. Entre 2000 et 2015, les grizzlis ont tué au total 24 personnes en Amérique du Nord. Au vu du bilan actuel au mois de juillet, 2021 sera probablement l’une des années les plus meurtrières jamais enregistrées pour les attaques d’ours.

Dans l’ensemble, les décès par attaque d’ours sont extrêmement rares, mais pas ils ne sont pas exceptionnels. La raison pour laquelle ils sont plus fréquents cette année pourrait être la pandémie de COVID-19. Les frontières étant fermées, il y a eu probablement plus de voyageurs américains en Amérique du Nord, de sorte qu’il y a eu plus de visiteurs sur les sentiers et dans les zones sauvages. Cette situation a conduit naturellement à plus de rencontres avec des ours, avec parfois des blessures ou même des morts.
Les conflits entre les hommes et les ours augmentent dans les zones où les plantigrades étendent leur aire de répartition. Par exemple, dans l’écosystème du Grand Yellowstone, les grizzlis ont triplé leur aire de répartition au cours des 40 dernières années, et le chevauchement entre les zones d’activité humaine et le territoire des grizzlis s’est élargi. Cela a conduit à une augmentation des interactions entre les humains et les ours, et dans certains cas, ces interactions conduisent à la violence.

Lorsqu’ils savent qu’ils vont pénétrer dans des territoires occupés par les ours, les visiteurs doivent prendre les précautions nécessaires. Entre autres conseils, ils doivent éviter à tout prix de surprendre un ours. Cela peut malheureusement arriver dans la toundra en automne lorsque les ours se goinfrent de baies et sont invisibles dans la végétation. Un conseil essentiel est de ne jamais fuir en présence d’un ours car vous risquez d’être considéré comme une proie. Il faut également éviter de rencontrer une mère avec ses oursons, ou se trouver entre un ours et sa nourriture (un animal qu’il a tué). Lorsque l’on randonne dans un territoire d’ours, je conseille 1) d’avoir un grelot attaché à son sac à dos pour annoncer sa présence, 2) d’avoir un spray anti-ours à portée de la main (pas dans le sac à dos!); cela peut être très utile en cas d’attaque.

Voici une très bonne vidéo qui explique ce qu’il faut faire et ne pas faire en cas de rencontre avec un ours :
https://youtu.be/s-zkGuh42l4

Source : Backpacker.

Pour tout savoir sur l’ours sans se faire dévorer, un seul livre :

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Grizzly and black bears are not the teddy bears of our childhood. In nature, they are dangerous animals. They have killed five people in North America over the last five months.

April 15th, 2021: A grizzly fatally mauled a guide just outside of Yellowstone. The bear was assumed to be defending a moose carcass cached nearby. First responders shot and killed the bear when it charged them
April 30th, 2021: a black bear killed a Colorado woman while she was walking her dogs. It was the state’s first fatal attack in over a decade.
May 4th, 2021: A grizzly killed a Calgary Professor while he was out for a trail run.
May25th, 2021: A 68-year-old woman died as a result of a grizzly mauling near her property northwest of Calgary.
July 6th, 2021: A grizzly bear fatally killed a camper in Montana near the town of Ovando, dragging her from her tent early in the morning. A trio of bikepackers in Ovando, Montana, woke to the sound of a grizzly sniffing around their tents, likely drawn by the food they were storing there. After the bear left, the travellers moved their provisions and went back to sleep. A little over an hour later, two of them awoke to the sound of the bear attacking their companion. They managed to drive off the animal, which wildlife officials later killed, but the victim, a 65-year-old woman, died from her wounds.
[Personal note: you should never store food in a tent or even a car when you are camping. There are special storage boxes for the food. Bears don’t have a good eyesight but they can smell the food from very far away and can do anything to get it. It may look nonsense, but women should avoid camping in a bear country when they have their periods.]
This last incident was the fifth death this year from black and grizzly bear attacks in North America, a rise compared to recent years. Last year, black and grizzly bears combined killed four people in Alaska and Canada, and in 2019, only 2 fatal bear attacks occured. Between 2000 and 2015, grizzly bears killed a total of two dozen people in North America. So with five months left of the year, 2021 is likely to be one of the deadliest years on record for bear attacks.

On the whole, bear attack fatalities are exceedingly rare, but not exceptional. The reason why they are more frequent this year might be the COVID-19 pandemic with more people travelling within the North American continent, so that there are more visitors on trails and in wilderness areas, which naturally leads to more bear encounters, which sometimes result in human injury or even death.

Human-bear conflicts increase in areas where bears are expanding their range. For instance, in the Greater Yellowstone Ecosystem, grizzlies have tripled their range over the past 40 years, and the overlap between human use areas and grizzly territory has grown wider. This has led to increased interactions between humans and bears, and in some cases, these interactions lead to violence.

When they know they will be visiting bear countries, visitors should take the necessary precautions. Among other pieces of advice, travellers should avoid at all cost to surprise a bear. This may unfortunately happen in the tundra in autumn when bears are feeding on berries and are invisible in the vegetation. An essential piece of advice is never to run from the bear as you are likely to be considered as a prey. You should also avoid encountering a sow with her cubs, or walking between a bear and his food (an anima it has killed). When walking in a bear country, I would advise 1) to have a bell attached to your rucksack so that the bears might know you are on their territory, 2) to have bear spray with you, It might be very useful in casae of an attack.

Here is a very good video that explains what to do and not to do in case of a bear encounter :

Source: Backpacker.

COVID-19 en Islande : ça se complique // COVID-19 in Iceland : the situation is getting more tricky

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) devrait placer l’Islande sur la liste rouge de la COVID-19 à partir du 29 juillet 2021 en raison de l’augmentation actuelle des cas dans le pays. En effet, le taux d’incidence a récemment dépassé 200 cas pour 100 000 habitants.
L’ECDC met à jour son rapport sur le taux d’incidence en fonction des données communiquées sur les deux dernières semaines écoulées. Cela signifie que même si les nouvelles mesures récemment mises en place ont ralenti la vague d’infections, l’Islande restera probablement sur la liste rouge pendant au moins deux semaines.
Le taux d’incidence de la Covid-19 en Islande est passé du « rouge » au « jaune » en novembre 2020 et est passé au « vert » en janvier dernier.
Une fois sur la liste rouge, les Islandais vont inévitablement rencontrer des difficultés pour se rendre dans d’autres pays, tout comme les visiteurs étrangers qui ont séjourné sur l’île. Par exemple, les autorités britanniques autorisent uniquement les ressortissants britanniques ou irlandais ou ceux qui ont des droits de séjour au Royaume-Uni à voyager depuis un pays de la liste rouge. De plus, le Royaume-Uni exige que les personnes venant d’un pays figurant sur la liste rouge se mettent en quarantaine pendant 10 jours dans un hôtel à cet effet.

Dernière minute : Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a finalement attribué à l’Islande la couleur « Orange » dans son dernier rapport sur la situation épidémiologique mondiale de Covid-19. La couleur Oange signifie que les Islandais voyageant à l’étranger et les personnes revenant dans leur pays d’origine après un voyage en Islande seront confrontés à moins de restrictions que si l’Islande avait été inscrite sur la liste rouge. Par exemple, la France exige que les personnes qui entrent dans le pays depuis une destination Orange doivent présenter la preuve qu’elles sont entièrement vaccinés, ou  prouvent qu’elles voyagent  pour des raisons impérieuses; elles doivent se mettre en quarantaine pendant 7 jours à l’arrivée.
Source : Iceland Monitor.

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The European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) is expected to put Iceland on the COVID-19 red list on July 29th, 2021 due to the current surge in cases in the country, as the case notification rate recently exceeded 200 per 100.000 inhabitants.

The ECDC updates its report on the incidence rate in the two weeks prior. This means that even if the new measures recently introduced to slow the current wave of infections turn out to be successful, Iceland is likely to remain red-listed for at least two weeks.

Iceland‘s Covid-19 notification rate went from « red » to « yellow » in November of 2020 and was moved to « green » last January.

Once on the red list Icelanders can expect to have a harder time visiting other countries as can foreign visitors who have spent any time on the island. For instance authorities in the UK allow only British or Irish nationals or those who have residence rights in the UK to travel from a red list country. In addition the UK requires those coming from a red list country to quarantine for 10 full days in a managed quarantine hotel.

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Last minute: The European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC) has finally labelled Iceland as “Orange” in its latest report of the global Covid-19 epidemiological situation. The orange classification means that Icelanders travelling abroad and visitors returning to their home countries from a trip to Iceland will face fewer restrictions than they would have had if Iceland had been put on the red list.

For instance, France requires that those entering the country from an Orange destination either show proof of being fully vaccinated, or otherwise travel only for essential reasons and quarantine for 7 days on arrival.

Source : Iceland Monitor.

Les belles couleurs du Lagon Bleu (Islande) // The nice colours of the Blue Lagoon (Iceland)

Le Lagon Bleu – Blue Lagoon en anglais, Bláa Lónið en islandais – est l’un des sites touristiques les plus populaires d’Islande. C’est un spa géothermique situé pas très loin de Grindavik, sur la péninsule de Reykjanes. Il est alimenté par l’eau utilisée dans la centrale voisine de Svartsengi dont les panaches de vapeur blanche sont visibles de loin.

Grâce à un forage à plus de 2 000 mètres de profondeur, la centrale puise une eau sous pression (12 bars) qui sort à une température de 240 °C. La force de la vapeur est utilisée pour actionner des turbines qui produisent de l’électricité. Cette eau chaude permet aussi de chauffer les villes de Grindavik et Reykjavik. Après avoir fait tourner les turbines, la vapeur et l’eau chaude passent à travers un échangeur de chaleur. L’eau ressort de la centrale entre 30 et 39 °C pour alimenter directement la station thermale et le lac artificiel.

La teinte bleu laiteux de l’eau est due à sa forte teneur en silice. En raison de cette concentration minérale, l’eau ne peut pas être recyclée et doit être évacuée dans le paysage voisin, un champ de lave perméable dont l’épaisseur varie de 50 cm à 1 m. L’eau s’infiltre peu à peu dans le sol, mais les dépôts rendent le sol imperméable au fil du temps, de sorte qu’il est nécessaire de creuser de nouveaux bassins dans le champ de lave voisin, avec un impact environnemental qui n’est donc pas négligeable. L’eau présente un pH moyen de 7,5 et une teneur en sel est de 2,5 %.

Très peu d’organismes vivent dans l’eau à part quelques algues bleu-vert. Sa qualité pour soigner les maladies de la peau comme le psoriasis attire de nombreux visiteurs au spa. Les installations ont ouvert en 1987 et en 1992 la société Blue Lagoon a été créée. Une structure spécialisée dans le psoriasis a été ouverte en 1994 et en 1995 la société Blue Lagoon a commencé à commercialiser des produits pour la peau.

La baignade dans l’eau laiteuse était bon marché la première fois que j’ai visité le Blue Lagoon dans les années 1990, mais c’est maintenant beaucoup plus cher. Le Big Business est passé par là et vous devrez débourser entre 45 et 75 euros pour profiter des bienfaits de l’eau.

Un sentier (accès gratuit) a été aménagé autour des bassins. On avance dans un autre monde, très photogénique…

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One of Iceland’s most popular tourist sites, the Blue Lagoon is a geothermal spa, not very far from Grindavik, on the Reykjanes Peninsula. It is supplied by water used in the nearby Svartsengi geothermal power station whose white steam plumes can be seen from afar. The power of the steam is used to run turbines that generate electricity. After going through the turbines, the steam and hot water passes through a heat exchanger to provide heat for a municipal water heating system. Then the water is fed into the lagoon.
The water’s milky blue shade is due to its high silica content. It is also rich in salts and algae. The water temperature in the bathing area of the lagoon averages 37–39 °C.
The water’s rich mineral content is provided by the underground geological layers and pushed up to the surface by the hot water at about 12 bar pressure and 240 °C temperature. Because of its mineral concentration, the water cannot be recycled and must be disposed of in the nearby landscape, a permeable lava field that varies in thickness from 50 cm to 1 m. After the minerals have formed a deposit, the water reinfiltrates the ground, but the deposits render the ground impermeable over time, so the plant needs to continuously dig new ponds in the nearby lava field, with a non negligible environmental impact. The average pH is 7.5 and the salt content is 2.5%.
Very few organisms live in the water apart from some blue-green algae. Its quality to cure skin diseases like psoriasis attracts many visitors to the spa. Bathing facilities opened in 1987 and in 1992 the Blue Lagoon company was established. A psoriasis clinic was opened in 1994 and in 1995, the Blue Lagoon company began marketing skin products.
Bathing in the milky water was quite cheap the first time I visited the Blue Lagoon in the 1990s but it is now far more expensive. It means big business and you will have to pay an entry fee between 45 and 75 euros to enjoy the water.
There is a free footpath around the site. It takes you into an unreal but photogenic world.

Photos : C. Grandpey