Islande, Askja et tourisme de masse

drapeau francaisLes scientifiques islandais déconseillent fortement aux visiteurs de s’approcher de l’Öskjuvatn où un spectaculaire éboulement a provoqué des raz de marée en début de semaine dernière. Ils souhaitent que l’accès au secteur du lac reste interdit pendant tout l’été.
La situation n’est pas jugée suffisamment sûre et les scientifiques rappellent aux touristes qu’il suffit d’une minute pour qu’une vague vienne frapper la berge. Si cela devait se produire, il serait trop tard pour que les gens au bord du lac puissent s’échapper. Il est heureux que le glissement de terrain se soit produit aux alentours de minuit et qu’il n’y ait eu personne au bord du lac à ce moment-là.
Lors d’une réunion mardi, les autorités ont décidé de poursuivre les travaux d’examen de la région : l’étude du fond du lac, la mesure de la température des matériaux produits par l’éboulement et l’examen de toutes les fissures dans la montagne pour s’assurer que rien n’a bougé et n’est susceptible de déclencher de nouvelles chutes de pierres.
Comme mentionné précédemment, un pan de terrain d’environ un kilomètre de large s’est détaché de la montagne la semaine dernière. Plusieurs raz de marée de 50 mètres de hauteur se sont écrasés sur les rochers autour du lac pendant la nuit. Selon les estimations, 50 à 60 millions de mètres cubes de terre sont arrivés au bas de la montagne.

Ces nouvelles viennent au moment où les autorités touristiques pensent que « le tourisme de l’Islande connaît une croissance trop rapide ». En effet, au cours des six premiers mois de 2014, 402 000 touristes ont atterri à Keflavík, soit 90 000 de plus qu’à la même période l’an dernier.
Le Directeur de l’Office du Tourisme Islandais pense que cet accroissement est trop rapide et que l’Islande n’est plus en mesure de répondre aux exigences que suppose cette augmentation.
Une solution pourrait être de limiter le nombre de touristes présents sur ​​un site touristique à un moment donné. Pour cela, il serait nécessaire de savoir à quel moment le site atteint sa pleine capacité.
Une autre solution pourrait être de mettre en place un système de réservations où les gens choisissent un horaire pour visiter un site naturel comme cela se fait dans le Grand Canyon. La mesure ne s’applique pas à l’ensemble du Grand Canyon, mais à des sites spécifiques que les gens réservent à l’avance.
L’année dernière, le tourisme a été l’un des secteurs les plus importants de l’économie islandaise, à la fois financièrement et du point de vue de l’emploi. Un gros travail devra être fait pour faire face à l’augmentation du nombre de visiteurs.

Quoi qu’il en soit, l’Islande n’est plus le have de paix et de Nature que je m’attendais à trouver quand je débarquais à l’aéroport de Keflavik. Comme beaucoup d’autres endroits du monde, l’Islande est victime du tourisme de masse. Savoir que je devrai payer pour admirer les geysers, sources chaudes et marmites de boue me dissuade de prendre l’avion à destination de Reykjavik!

Source : Iceland Review.

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drapeau anglaisIcelandic scientists advise people against walking down to Öskjuvatn where a massive rockfall caused high tidal waves early last week. They want the lake to remain off limits throughout the summer.

The situation is not considered safe enough and the scientists remind visitors that it only takes one minute for a tidal wave to hit and should one be set off, it would be too late for people at the lakeside to escape. It was fortunate the landslide occurred around midnight, meaning that there was no one down by the lake at the time.

During a meeting on Tuesday, authorities decided to continue research in the area, such as studying the lake floor, measuring the temperature of the rockfall material and registering all cracks in the mountain to make sure they haven’t moved and possibly set off further rockfalls.

As mentioned before, a roughly one-kilometre wide piece of land fell from a mountain near Askja last week. Several 50-metre tidal waves crashed on the rocks around the lake during the night. According to estimates, 50 to 60 million cubic metres of land fell down the mountain.

The news comes at the moment when tourist authorities think that “Iceland’s tourism is growing too quickly”. Indeed, in the first 6 months of 2014, 402.000 tourists came through Keflavík airport, 90.000 more than in the same period last year.

The Director General of the Icelandic Tourist Board thinks that there has been too rapid an increase in tourists and that Iceland is no longer able to meet the demands of this increase.

One measure to face this increase could be to impose limits on how many tourists should be present at a natural tourist site at any given time. For that, it would be necessary to know at what point a tourist site reaches full capacity.

Another solution might be a reservation system, where people schedule a time to see a natural site like they do in the Grand Canyon. It’s not applicable to the whole of the Grand Canyon but to select sites where people book ahead of time.

Last year, tourism was one of the most important sectors in Iceland, both financially and from an employment perspective. A lot of work will need to be done to face the growing numbers of visitors. Anyway, Iceland is no longer the quiet natural refuge I expected to find when I landed at Keflavik airport. Like many other places of the world, Iceland has become a victim of mass tourism! Hearing that I would have to pay to look at the geysers, hot springs and mud pots dissuades me from flying to Reykjavik!

Source: Iceland Review.

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Oskjuvatn et Viti dans la caldeira de l’Askja  (Photo:  C. Grandpey)

 

Askja (Islande): Accès toujours fortement déconseillé // Askja (Iceland): Access is still too dangerous

drapeau francaisComme il y a toujours un risque de nouveaux éboulements susceptibles de déclencher des raz de marée dans l’Öskjuvatn, les sentiers de randonnée autour du lac restent fermés. Les autorités disent qu’il n’y a aucun signe d’un nouveau glissement de terrain de l’ampleur de celui qui a généré des vagues de 50 mètres de haut au début de cette semaine. Cependant, la zone est considérée comme instable et de petits éboulements sont possibles. La zone continuera d’être surveillée tous les jours et une évaluation de la situation sera effectuée dans une semaine. D’ici là, les randonneurs sont invités à se tenir à l’écart de la partie sud-est de Askja où s’est produit le glissement de terrain.

Source: Iceland Review.

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drapeau anglaisAs there is still a risk of further rockfalls causing tidal waves in Öskjuvatn, walking paths around the lake remain closed. Authorities say there are no indications of a new rockfall of a similar magnitude as the one that caused 50-metre high tidal waves earlier this week. However, the area is considered unstable and smaller rockfalls are possible. The area will continue to be monitored daily and the situation estimated after one week. Travelers are advised to keep away from the southeastern part of Askja where the rockfall occurred.

Source: Iceland Review.

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Lac Viti, tout près de l’Oskjuvatn  (Photo:  C.  Grandpey)

Le Parc National des Volcans d’Hawaii: Une belle source de revenus! // Hawaii Volcanoes National park = Big money!

drapeau francaisLe dernier rapport du National Park Service pour 2013 montre que 1 583 209 personnes ont visité le Parc National des Volcans d’Hawaii et ont dépensé 124 937 400 dollars dans les localités situées à proximité du Parc. Ces dépenses ont permis de financer 1 476 emplois dans la région.
Le rapport pour l’année 2013 reflète une augmentation régulière du nombre de visites au Hawaii Volcanoes National Park au cours des cinq dernières années, ainsi qu’une augmentation des dépenses effectuées par les visiteurs auprès des collectivités locales. En 2013, les visites ont augmenté de 6,7% par rapport à 2012 (1 483 928 visiteurs) et les dépenses des touristes ont augmenté de 10,2% (113 376 400 dollars). Le nombre de visites en 2012 avait augmenté de 9,7% par rapport à  2011 (1 352 123 visiteurs) tandis que les dépenses avaient augmenté de 17% par rapport à 2011.
A l’échelle nationale, le rapport fait état de 14,6 milliards de dollars dépensés par 273 600 000 visiteurs dans les localités situées à moins de 100 km d’un parc national aux Etats Unis. Ces dépenses ont permis de maintenir plus de 237 000 emplois à l’échelle nationale, avec plus de 197 000 emplois dans les localités situées à proximité des parcs. L’économie américaine a ainsi gagné 26,5 milliards de dollars.
Selon l’analyse économique pour 2013, la plupart des dépenses des visiteurs sont allées vers l’hébergement (30,3%), suivi par la nourriture et les boissons (27,3%), les carburants (12,1%), les droits d’entrée (10,3%), les souvenirs et autres dépenses (10%).
Source : West Hawaii Today

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drapeau anglaisA new National Park Service report for 2013 shows that the 1,583,209 visitors to Hawaii Volcanoes National Park spent $124,937,400 in communities near the park. This spending supported 1,476 jobs in the local area.

The 2013 report reflects a consistent trend of increasing visitation to Hawaii Volcanoes National Park over the last five years, as well as higher spending by visitors in local communities. In 2013, visitation increased 6.7 percent over 2012 (1,483,928 visitors), and spending increased by 10.2 percent ($113,376,400). The 2012 visitation to the park was 9.7 percent higher than 2011 (1,352,123 visitors), and 2012 spending was up 17 percent from 2011.

The report shows $14.6 billion of direct spending by 273.6 million park visitors in communities within 60 miles of a national park. This spending supported more than 237,000 jobs nationally, with more than 197,000 jobs found in these gateway communities, and had a cumulative benefit to the U.S. economy of $26.5 billion.

According to the 2013 economic analysis, most visitor spending was for lodging (30.3 percent) followed by food and beverages (27.3 percent), gas and oil (12.1 percent), admissions and fees (10.3 percent) and souvenirs and other expenses (10 percent).

Source : West Hawaii Today.

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(Photo:  C.  Grandpey)

Le système AVOID refait surface! // The AVOID system is back!

drapeau francaisLe Daily Mail, toujours bien informé quand il s’agit d’écrire des articles à sensations, nous informe que la technologie destinée à aider les pilotes d’avions à détecter la cendre volcanique est en passe de passer en production commerciale et EasyJet sera la première compagnie aérienne à l’utiliser.
Théoriquement, le système AVOID (mentionné dans plusieurs de mes notes) cautionné par EasyJet est censé réduire le risque de voir se répéter la crise provoquée par le volcan islandais Eyjafjallajökull au printemps 2010.
Comme je l’ai déjà écrit, le système AVOID utilise la technologie infrarouge qui, une fois installée à bord d’un avion, fournit des images qui permettront aux pilotes de voir un nuage de cendre jusqu’à 95 kilomètres de distance et à une altitude comprise entre 1500 et 15 000 mètres. Cela leur permettra donc de faire de petites corrections de trajectoire pour éviter les nuages de cendre. Le concept est très similaire aux radars météorologiques dont sont équipés les avions de ligne aujourd’hui.
Au sol, les informations obtenues à bord de l’avion avec le système AVOID seront utilisées pour obtenir une image précise du nuage de cendre volcanique en utilisant des données en temps réel. Cela permettra d’ouvrir de vastes zones d’espace aérien qui seraient autrement fermées lors d’une éruption volcanique.
La technologie a été testée par l’avionneur européen Airbus en novembre dernier au cours d’une expérience unique qui a impliqué la création d’un nuage de cendre artificiel.
Ian Davies, responsable du secteur industriel de EasyJet a déclaré: «EasyJet a cautionné le développement de cette technologie innovante depuis l’éruption volcanique de 2010 qui a paralysé le trafic aérien en Europe. Nous nous réjouissons de pouvoir être la première compagnie à adapter cette technologie sur nos appareils. »

Reste à voir à quel point cette technologie pourra venir en aide aux pilotes et si elle permettra d’éviter une paralysie du trafic aérien comme en 2010. Il y a un fossé énorme entre un test artificiel avec le déversement de quelques sacs de cendre volcanique dans l’atmosphère et une éruption d’envergure comme celle de l’Eyjafjallajökull. Le système n’a encore jamais été testé dans de véritables conditions éruptives pourtant fournies ces derniers mois par des volcans comme l’Etna, le Sinabung, l’Ubinas ou encore le Sangeang Api. Pas sûr que les compagnies aériennes fassent totalement confiance à ce système et osent mettre en danger la vie de milliers de passagers. On peut facilement imaginer ce qui se passera si une catastrophe se produit !

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drapeau anglaisThe Daily Mail, always well informed when it plans to write sensational articles, informs us that the technology to help aircraft detect volcanic ash is set to go into commercial production, with EasyJet planning to be the first airline to use it.

Theoretically, the AVOID system (mentioned in several of my past notes) has been supported by EasyJet and is supposed to reduce the chances of a repeat of the Icelandic volcanic ash-cloud crisis of spring 2010.

As I put it before, the system utilises infra-red technology fitted to aircraft to supply images that will enable pilots to see an ash cloud up to 95 kilometres ahead of the aircraft and at altitudes between 1,500 and 15,000 metres, thus allowing them to make small adjustments to the plane’s flight path to avoid any ash cloud. The concept is very similar to weather radars which are standard on commercial airliners today.

On the ground, information from aircraft with AVOID technology would be used to build an accurate image of the volcanic ash cloud using real-time data. This could open up large areas of airspace that would otherwise be closed during a volcanic eruption.

The technology was tested by European planemaker Airbus last November through a unique experiment which involved the creation of an artificial ash cloud.

EasyJet’s engineering director Ian Davies said : « EasyJet has supported the development of this innovative technology since the 2010 volcanic eruption which brought aviation to a halt in Europe. We look forward to being the first airline to fit this technology on our aircraft. »

Let’s see how far this technology can help air pilots and if it will avoid a paralysis of air traffic as in 2010. There is a huge gap between an artificial test performed with the release of a few bags of volcanic ash the atmosphere and a major eruption like that of Eyjafjallajökull. The system has never been tested in real eruptive conditions even though the opportunity was given by such volcanoes as Mount Etna, Sinabung, Ubinas or else Sangeang Api. I’m not  sure that airlines will fully trust the system and dare put at risk the lives of thousands of passengers. One can easily imagine what would happen if a disaster occurred!