Le Columbia Plateau (Etat de Washington / Etats Unis)

drapeau francaisEn me dirigeant vers Yellowstone à partir de Seattle, j’ai traversé le Columbia Plateau qui doit son nom à la rivière Columbia qui le traverse. Il s’agit d’un trapp, autrement dit un immense plateau basaltique aux versants en gradins qui recouvre une grande partie de l’État de Washington, du nord de l’Oregon et de l’ouest de l’Idaho, entre la Chaîne des Cascades et les Montagnes Rocheuses.

Columbia plateau

Source:  USGS

Le Columbia Plateau s’est formé à la fin du Miocène et au début du Pléistocène, avec un des plus importants épanchements de lave que la Terre ait jamais connus. Pendant 10 à 15 millions d’année des flots de lave se déversèrent et recouvrirent quelque 160 000 km2 de la surface du nord-ouest Pacifique, en s’accumulant sur une épaisseur de plus de 1,8 km. Les lacs et forêts qui occupaient cette zone humide à l’origine disparurent sous les flots incandescents. Quelques forêts pétrifiées sont aujourd’hui les restes de cette destruction. Au fur et à mesure que la lave s’entassait à la surface, la croûte terrestre s’enfonçait dans l’espace ainsi libéré. Cette subsidence donna naissance au Columbia Basin.

Tout au long de la route qui traverse le Plateau, on peut observer une foule de colonnes et autres éventails basaltiques, derniers témoins de l’activité qui a secoué cette région il y a des millions d’années. La région de Wenatchee présente des formations particulièrement intéressantes que l’on peut voir dans les photos ci-dessous.

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drapeau anglaisWhile travelling from Seattle to Yellowstone, I drove across the Columbia Plateau which takes its name from the Columbia River that crosses it. The region is a trapp, a huge basaltic plateau that covers much of the U.S. states of Washington, Oregon, and Idaho. (see map above)

During late Miocene and early Pliocene times, one of the largest flood basalts ever to appear on the Earth’s surface engulfed about 160,000 km2 of the Pacific Northwest. Over a period of perhaps 10 to 15 million years, lava flow after lava flow poured out, accumulating to a thickness of more than 1.8 km. The forests and lakes that occupied this originally wet area disappeared under the flows of incandescent material. A few petrified forests are the only remnants of this destruction. As the molten rock came to the surface, the Earth’s crust gradually sank into the space left by the rising lava. The subsidence produced the Columbia Basin.

Along the road that crosses the Plateau, one can observe countless basalt columns and fans which are the last witnesses of the activity that shook the region millions of years ago. The Wenatchee area harbours very interesting geological formations that can be seen in these photos.

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Photos:  C.  Grandpey

Le Kilauea sous haute surveillance // Kilauea volcano is fully monitored

drapeau francaisLes volcans ne connaissent pas la même gestion du temps que les humains. Ils ne prennent pas en compte la notion d’heures de travail et le besoin de sommeil. C’est la raison pour laquelle ils doivent être surveillés en permanence. Les techniques de surveillance ont beaucoup évolué au cours des dernières décennies et les méthodes du passé ont été remplacées par des ordinateurs.
Les alarmes sont utilisées depuis longtemps à l’Hawaiian Volcano Observatory (HVO). Au cours des premières phases de l’éruption du Kilauea le long de l’East Rift Zone en 1983, les scientifiques du HVO voulaient savoir exactement à quel moment la lave allait commencer à déborder du cratère du Pu’uO’o, un événement qui indique généralement l’apparition de fontaines de lave. A cette époque, le personnel du HVO devait dérouler une lourde et encombrante bobine de câble en cuivre à travers l’ouverture où la lave était censée s’échapper du cratère du Pu’uO’o. Grâce à ce câble, une tension constante était communiquée par radio au HVO, et quand les données fournies par ce câble étaient soudain interrompues, les scientifiques savaient que lave avait coupé le circuit.
Aujourd’hui, des moyens beaucoup plus élaborés sont utilisés pour déclencher les alarmes lorsque le comportement des volcans hawaïens se modifie. Les appels et autres sonneries téléphoniques automatisés ont été remplacés par des sms et des courriels.
Par exemple, le système Swarm Alarm du HVO enregistre chaque heure les séismes qui se produisent dans un certain secteur de la zone sommitale du Kilauea. Le système avertit automatiquement l’Observatoire si le nombre dépasse le seuil fixé par le sismologue de service. En effet, un essaim sismique inhabituel peut signaler un changement dans le système volcanique susceptible de déboucher sur une nouvelle émission de lave.
Un autre système d’alarme s’appuie sur des inclinomètres électroniques. Les variations  d’inclinaison de la pente de l’édifice volcanique ne sont pas inhabituelles car le volcan répond aux mouvements du magma dans les réservoirs superficiels. Toutefois, si des variations d’inclinaison significatives sont détectées, un programme informatique envoie un message d’alerte invitant les scientifiques à contrôler attentivement la situation.
Le HVO utilise des caméras thermiques qui surveillent le cratère Pu’uO’o. Ces caméras prennent des photos toutes les deux minutes et, si un point chaud remplit plus de cinq pour cent des images, un message texte est envoyé, accompagné d’une image. Lors de la réception d’un tel message, les scientifiques du HVO vérifient d’autres données (y compris des images plus récentes fournies par les webcams) pour voir si la lave remplit ou déborde du cratère.
Le HVO utilise également l’imagerie thermique fournit par le satellite GOES (Geostationary Operational Environmental Satellite) pour détecter les températures du sol anormalement élevées dans des secteurs autres que le sommet du Kilauea et le champ de lave du Pu’uO’o. Si de telles températures anormales sont repérées, un programme informatique envoie un message texte avec une image intégrée aux géologues du HVO afin que la situation puisse être étudiée.
Source: HVO.

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drapeau anglaisVolcanoes don’t keep time as humans do. They do not take into account the notion of regular working hours and the need for sleep. This is the reason why they need to be monitored permanently. Surveillance techniques have much changed over the past decades and the methods of the past have been replaced by computers.

For instance, alarms have long been used at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO). During the early episodes of Kilauea’s ongoing East Rift Zone eruption, HVO scientists wanted to know exactly when lava began spilling out of the Pu‘u O’o crater, which usually indicated the onset of lava fountains. This was in 1983, years before the advent of webcams!  So, HVO staff had to use a heavy spool of copper cable over rugged lava flows and across the spillway where lava would first flow down the side of Pu’uO’o. Using this cable, a steady voltage was radioed back to HVO, and when readings from this electronic tripwire were suddenly interrupted, scientists knew lava had broken the circuit.

Today, far more sophisticated ways are used to trigger alarms when the status of Hawaiian active volcanoes changes. Automated phone calls, pages, and ringing bells have been replaced by texts and emails.

For example, HVO’s Swarm Alarm counts earthquakes occurring in a certain region of Kilauea’s summit area within the past hour. The system automatically notifies the Observatory’s monitoring group if the number surpasses the threshold set by HVO’s seismologist. Indeed, an unusual cluster of earthquakes could signal a change in the volcanic system that may lead to a new outbreak of lava.

Another alarm system monitors the slope of the ground using electronic tiltmeters. Slow changes in tilt are not unusual as the volcano adjusts in response to magma shifts within shallow reservoirs. However, if more rapid changes are detected, a computer program sends texts to notify us that it’s time to take a closer look at what else is happening.

HVO deploys thermal cameras that look into the Pu’uO’o crater. These cameras take fresh pictures every two minutes, and, if a hot spot fills more than five percent of the images, send a text message with an embedded image. Upon receiving such a message, HVO scientists check other data (including more recent webcam images) to see if lava is filling or overflowing the crater.

HVO also uses Geostationary Operational Environmental Satellite (GOES) thermal imagery to look for elevated ground temperatures in areas other than at Kilauea’s summit and on the Pu’uO’o lava flow field. If elevated temperatures are found, a computer program sends a text message with an embedded image to HVO geologists so that the situation can be further investigated.

Source : HVO.

GOES-program_large

Un scientifique de l’USGS programme un émetteur satelliatire GOES sur un site de contrôle des émissions de CO2.

(Photo: USGS)

Le volcan Mirage de Las Vegas (Nevada / Etats Unis)

drapeau francaisLe volcan de l’hôtel-casino The Mirage sur le Strip de Las Vegas entre en éruption moins fréquemment ces jours-ci, mais pas pour une raison géologique. Le volcan créé de la main de l’homme qui crache feu et eau depuis l’ouverture de l’hôtel en 1989 n’offrira désormais que deux à trois spectacles nocturnes.
Jusqu’à présent, le volcan entrait en éruption toutes les demi-heures, depuis le crépuscule jusqu’à minuit, en fonction des conditions de vent. Officiellement, c’est le plus grand nombre d’attractions le long du Strip qui provoque le changement, mais il semble bien que l’argent y soit aussi pour quelque chose !

MGM Resorts Inc., la société qui détient l’hôtel-casino The Mirage, va calculer les économies réalisées par ce changement d’horaires, la réduction de consommation d’énergie et observer la réaction des visiteurs. A côté du volcan de The Mirage, il n’y aura pas de changements dans la fréquence des spectacles de fontaines et jeux d’eau du Bellagio, gérés par la même société.
Désormais, le volcan de The Mirage entrera en éruption à 20 heures et 21 heures du dimanche au jeudi. Un spectacle supplémentaire sera proposé le vendredi et le samedi à 22 heures.
Le Strip de Las Vegas a commencé à ressembler à un parc d’attractions quand le volcan de The Mirage a été créé. Il a été suivi de la bataille navale en face de Treasure Island, l’Ile au Trésor, et du spectacle désormais emblématique des fontaines du Bellagio. Treasure Island a été vendu en 2009, et la bataille navale a disparu il y a près de deux ans.
Après être devenu le propriétaire de l’hôtel The Mirage, MGM a dépensé 25 millions de dollars en 2008 pour une amélioration du volcan avec une nouvelle chorégraphie et une nouvelle bande son faite de roulements de tambour. À l’époque déjà, le but du spectacle était d’attirer un maximum de visiteurs et de les inciter à pénétrer dans le casino pour y dépenser de l’argent.
Source: journaux américains.

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drapeau anglaisThe Mirage volcano on the Las Vegas Strip is erupting less frequently, but not for any geological reason. The man-made volcano that has been spewing fire and water since the hotel’s 1989 opening will now offer two to three nightly shows.

Up to now, the volcano erupted every half-hour beginning at about dusk until midnight, wind permitting. Officially it is the larger number of attractions along the Strip that causes the change, but it seems money has to do with it too.

MGM Resorts Inc., the company which owns the Mirage casino-hotel, will monitor how much money the change saves, how much it will cut energy consumption and the reaction of visitors. Apart from the Mirage volcano, there will be no changes in the frequency of the company’s Bellagio fountain show.

The volcano is scheduled to erupt at 8 p.m. and 9 p.m. Sunday through Thursday. An additional 10 p.m. show will be offered Friday and Saturday.

The Strip evolved into something more akin to a theme park when the volcano at The Mirage was created, which was followed by a fiery pirate ship battle in front of the Treasure Island and the now-iconic fountain show in front of the Bellagio. Treasure Island was sold in 2009, and the pirate battle disappeared nearly two years ago.

After becoming the owner of The Mirage, MGM spent $25 million in 2008 upgrading the volcano with more fire choreographed to a pounding drum-beat soundtrack. At the time, executives said the challenge continued to be getting the show’s numerous watchers to walk inside the casino to spend money.

Source : American newspapers.

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Fontaines de feu de l’hôtel The Mirage.

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Fontaines d’eau de l’hôtel Bellagio.

(Photos:  C.  Grandpey)

Kick’em Jenny (Caraïbes)

drapeau francaisKick’em Jenny est un vaste complexe volcanique sous-marin au large de l’île de la Grenade, à l’extrémité sud des Petites Antilles. Le Centre de Recherche Sismique (SRC) de l’Université des West Indies a décrété l’alerte Orange pour le volcan, après une forte hausse de la sismicité en début de journée le 23 juillet, ce qui pourrait indiquer qu’une éruption va se produire à très court terme. La Barbade, la Grenade, Saint-Vincent-et-les Grenadines et Trinité-et-Tobago ont été placées en vigilance Orange Les instruments de surveillance du volcan, situé à 8 km au nord de la Grenade, ont enregistré une forte activité sismique continue entre 1h25 et 3 heures du matin le 23 juillet. Le SRC a indiqué que cette acticité sismique avait commencé le 11 juillet, et n’avait pas cessé depuis cette date. Au total, plus de 200 secousses d’intensité variable ont été enregistrées. Avec le niveau d’alerte Orange, le SRC recommande aux gouvernements de la Grenade, Saint-Vincent, la Barbade et Trinidad & Tobago d’informer les habitants sur les voies d’évacuation dans l’éventualité d’un tsunami. Les stations de radio sont également invitées à transmettre les messages d’urgence du SRC. Les habitants des îles concernées par la hausse du niveau d’alerte sont invités à suivre les mises à jour sur le site Internet du SRC. Les navires doivent rester à au moins 1,5 km du sommet de Kick’em Jenny et les bateaux de plaisance, ne doivent pas entrer à moins de 5 km du sommet du volcan. La dernière éruption de Kick’em Jenny remonte au 4 décembre 2001 et le volcan est entré en éruption douze fois depuis 1939.

Source: Antillean Media Group.

« Kick’em Jenny », quel nom bizarre ! Littéralement, cette appellation signifierait « Botte leur les fesses, Jenny ». Or, il n’y a pas de trace d’une Jenny qui aurait éconduit des hommes un peu trop entreprenants en leur assénant des coups de pieds dans l’arrière train. On pense que l’origine de « Kick’em Jenny » pourrait se trouver dans le créole « Quai que gêne », autrement dit « quai difficile » qui ferait référence aux problèmes rencontrés par les bateaux pour accoster avec la mer souvent houleuse dans le secteur.

Cela me rappelle l’une des origines possibles de « Elephant and Castle », un quartier du sud de Londres. Il n’y a ni éléphant ni château dans ce quartier. Le nom aurait été donné en référence à « La Infanta de Castilla » qui, prononcé à l’espagnole, a une sonorité très proche de Elephant and Castle !

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drapeau anglaisKick’em jenny is a vast underwater volcano off the island of Grenada, at the southern end of the Lower Antilles. The Seismic Research Centre (SRC) of the University of the West Indies has issued an Orange alert for the volcano, after a significant increase in seismicity in the early hours of July 23rd, suggesting than an eruption could occur in the very short term. Barbados, Grenada, St. Vincent & the Grenadines and Trinidad & Tobago have been put on orange alert

Instruments monitoring the volcano, located 8km north of Grenada, recorded strong, continuous activity between 1:25 a.m. and 3.a.m. The SRC said that signs of elevated seismic activity began on July 11th, and have continued since then. A total of more than 200 earthquakes, of varying magnitudes, have been recorded.

At the Orange alert level, the SRC recommends that the governments of Grenada, St. Vincent, Barbados and Trinidad & Tobago should advise residents of evacuation routes in the event of a tsunami. Radio stations are also being advised to convey emergency messages that may emanate from the SRC, and residents of the islands within the warning zone are asked to monitor updates on the SRC website. Shipping vessels should stay 1.5 km from the summit of Kick’em Jenny, and non-essential shipping, such as pleasure craft, should not enter within 5 km of the volcano’s summit.

Kick’em Jenny last erupted on December 4, 2001 and it has erupted twelve times since 1939.

Source : Antillean Media Group.

Kick

Kick’em Jenny se trouve dans la partie méridionale de l’arc antillais  (Source:  SRC)