Colima (Mexique): Encore ! // Colima (Mexico): Again !

drapeau-francaisNouveau panache émis jusqu’à 2500 mètres de hauteur  le samedi 16 janvier 2016:

http://www.reuters.com/video/2016/01/17/mexicos-colima-or-fire-volcano-erupts?videoId=367065309&feedType=VideoRSS&feedName=LatestVideosUS&videoChannel=1&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+reuters%2FUSVideoLatest+%28Video+%2F+US+%2F+Latest+Video%29

Activité visible grâce à la webcam: http://www.webcamsdemexico.com/webcam-volcan-de-colima.html

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drapeau-anglaisThe volcano spewed an ash plume up to 2,500 metres on Saturday January 16th 2016.

http://www.reuters.com/video/2016/01/17/mexicos-colima-or-fire-volcano-erupts?videoId=367065309&feedType=VideoRSS&feedName=LatestVideosUS&videoChannel=1&utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+reuters%2FUSVideoLatest+%28Video+%2F+US+%2F+Latest+Video%29

Activity can be observed through the webcam: http://www.webcamsdemexico.com/webcam-volcan-de-colima.html

Sources hydrothermales et phytoplancton dans l’Océan Austral // Hydrothermal systems and phytoplankton blooms in the Southern Ocean

drapeau-francaisLe navire de recherche scientifique Investigator, propriété de la Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO), vient de quitter Fremantle en Australie pour une mission de 58 jours dans l’Océan Austral, jusqu’aux îles subantarctiques Heard et McDonald. Le but est d’étudier le lien entre les volcans actifs sur les fonds marins et la production hydrothermale de fer qui permet la vie dans l’Océan Austral. Les îles sont situées à 4000 km au sud-ouest de Perth et à 2000 kilomètres au nord de la base australienne de Davis Station en Antarctique.
Les scientifiques sont persuadés que le fer produit par l’activité hydrothermale est essentiel à la croissance des efflorescences de phytoplancton qui constituent la base de la vie dans l’écosystème de l’Océan Austral. En outre, le phytoplancton contribue au moins pour moitié à l’oxygène présent dans l’atmosphère terrestre.
La mission permettra de cartographier en détail et pour la première fois les fonds marins sur le Plateau de Kerguelen, ce qui permettra d’identifier les volcans sous-marins actifs et les sources d’eau riche en fer. Tout en permettant la vie dans les océans et en fournissant de l’oxygène à l’atmosphère terrestre, la prolifération du phytoplancton a un impact sur le carbone, l’azote, le silicium et le soufre qui ont une influence sur le climat de notre planète. Si les chercheurs ont la confirmation que le fer produit par l’activité hydrothermale exerce une influence sur la dynamique des efflorescences de phytoplancton et la fertilisation de l’Océan Austral, ce sera le premier lien prouvé à l’échelle mondiale entre les processus observés sur la Terre ferme d’une part et le volcanisme de point chaud et les processus biologiques dans l’océan d’autre part.
Grâce aux systèmes de cartographie du plancher océanique et aux systèmes acoustiques sous-marins à bord de l’Investigator, les scientifiques pourront étudier les sources hydrothermales actives (les fameux «fumeurs noirs») et les volcans sous-marins qui, selon eux, sont répartis sur plusieurs centaines de kilomètres sur les fonds océaniques autour des îles Heard et McDonald. Les capacités offertes par le navire permettront aux scientifiques d’obtenir des images en 3D des fonds marins, de faire progresser une caméra dans les profondeurs de l’océan, de déployer des capteurs, de recueillir des roches, des sédiments et des échantillons d’eau de mer pour permettre le suivi des fluides hydrothermaux depuis le fond de l’océan jusqu’à sa surface, et d’identifier les efflorescences de phytoplancton.
26 scientifiques et étudiants de plusieurs universités et laboratoires internationaux participent au projet qui est soutenu par un financement de l’Australian Research Council et de l’ Australian Antarctic Science Grant Program, programme australien qui accorde des subventions aux missions scientifiques en Antarctique.
Source: Organes de presse australiens.

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drapeau-anglaisThe research vessel Investigator, owned by the Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation (CSIRO), has just left Fremantle in Australia on a 58-day Southern Ocean voyage to the subantarctic Heard and McDonald Islands. The aim is to research the link between active volcanoes on the seafloor and the mobilisation of iron which enriches and supports life in the Southern Ocean. The islands are situated 4,000 km south-west of Perth and 2,000 kilometres north of Australia’s base at Davis Station in Antarctica.
Scientists suspect that hydrothermally mobilised iron is critical to the growth of phytoplankton blooms, the foundation of life in the Southern Ocean ecosystem. Moreover, phytoplankton contributes at least half of the oxygen in the Earth’s atmosphere.
The voyage will allow to map the seafloor on the Kerguelen Plateau systematically for the first time so that active submarine volcanoes and the source of iron-enriched waters can be identified. As well as supporting ocean life and supplying the Earth’s atmosphere with oxygen, phytoplankton blooms impact carbon, nitrogen, silicon and sulphur, which influence the Earth’s entire climate system. If the researchers find that iron supplied through hydrothermal activity exerts control on the dynamics of phytoplankton blooms and fertilising the Southern Ocean, it will be the first proven link globally between solid Earth processes associated with hotspot volcanism and biological processes in the ocean.
Using Investigator’s sea floor mapping and sub-sea floor acoustic systems, scientists will survey active hydrothermal systems (‘black smokers’) and submarine volcanoes, which they think could be distributed for several hundred kilometres over the seafloor surrounding Heard and McDonald islands. The vessel’s capabilities will allow scientists to capture 3D images of the seafloor; tow a deep sea camera; deploy sensors; collect rock, sediment, and sea water samples to allow tracking of hydrothermal fluids from the seafloor to the ocean’s surface; and identify phytoplankton blooms.
26 scientists and students from several international universities and laboratories will participate in the project which is supported through funding from the Australian Research Council and Australian Antarctic Science Grant Program.
Source : Australian news media.

Kerguelen-Plateau-Topography

Plateau de Kerguelen-Heard. La zone rouge au sud du Plateau est l’Antarctique

(Source NOAA)

Nishino-shima (Japon): L’éruption est terminée // Nishino-shima (Japan): The eruption is over

drapeau-francaisNous n’entendons plus parler de Nishino-shima pour une raison simple: l’éruption est terminée. Lors d’un survol le 22 décembre 2015, la Garde côtière japonaise n’a détecté aucune activité éruptive sur l’île. Deux autres visites le 27 décembre 2015 et le 3 janvier 2016 ont confirmé les observations précédentes.
Cela signifie que l’éruption a duré environ 2 ans depuis son commencement fin novembre 2013. L’accumulation de lave a sans cesse accru la superficie de l’île qui est maintenant d’environ 2,63 km2. A moins qu’une nouvelle éruption se produise, l’avenir de Nishino-shima est incertain car elle devra maintenant faire face aux assauts des vagues et n’aura plus de nouvelle lave pour se défendre!

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drapeau-anglaisWe no longer hear about Nishino-shima for one simple reason: the eruption is over. During an overflight on December 22nd, the Japanese Coast Guard did not detect any eruptive activity on the island. Two more visits on December 27th 2015 and January 3rd 2016 confirmed the previous observations.
This means the eruption lasted about 2 years since it began in late November 2013. The accumulation of lava steadily increased the size of the island which is now approximately 2.63 square kilometres. Unless a new eruption occurs, the future of Nishino-shima is uncertain as it will now have to face the assaults of the waves with no more new lava to defend itself!

Nishino

Nishino-shima le 22 décembre 2015 (Crédit photo: Japan Coast Guard)

L’Etna : un volcan à péage ? // Mt Etna : a toll volcano ?

drapeau-francaisLes autorités siciliennes en charge des Territoires et de l’Environnement ont décrété qu’il faudrait désormais payer, dès 2016, un droit d’entrée de 4 euros pour entrer dans les zones naturelles protégées de Sicile, parmi lesquelles figure évidemment le Parc de l’Etna. Le décret du 20 octobre 2015 a été publié dans le Journal Officiel de la Sicile le 31 décembre de l’année écoulée. La mesure vise à créer de nouveaux emplois qui permettront de mieux gérer et entretenir les zones naturelles protégées où, il est vrai, la propreté laisse souvent fortement à désirer. Il semblerait que la région Sicile n’ait pas les moyens financiers d’assurer une telle tâche.
Les tarifs seraient les suivants: (il faut utiliser le conditionnel car la mesure doit encore être validée) :
Plein tarif € 4,00
Billet à tarif réduit € 2,00
Carte hebdomadaire € 20,00
Billet hebdomadaire réduit € 10,00
Le problème, c’est que les règles du jeu ne semblent pas très claires et certains aspects sont assez discutables. Le billet à tarif réduit est réservé, entre autres, aux « personnes résidant dans les localités se trouvant dans la zone protégée ». En bref, un habitant à Catane devra payer le plein tarif alors qu’un habitant de Nicolosi s’acquittera du demi-tarif !
Si l’idée de récolter l’argent des visiteurs pour entretenir des zones protégées n’est pas mauvaise en soi, son application semble beaucoup plus difficile. Le civisme n’est pas le point fort de notre société et il y a fort à parier que beaucoup de randonneurs trouveront des chemins détournés (il y en a un grand nombre sur l’Etna !) pour ne pas payer les 4 euros. La mise en place de ce péage demandera du personnel qu’il faudra payer et je ne suis pas certain que les sommes récoltées suffiront à éponger l’addition !
De plus, ces 4 euros s’ajouteront au 30€ qu’il faut débourser pour atteindre l’altitude 2500 mètres avec la funivia, ou la soixantaine d’euros demandés pour profiter de l’excursion en bus 4X4 pour s’approcher de la zone sommitale!
Comme me l’écrivait un ami sicilien : « Credo che nascerà un grande bordello…Tra il dire ed il fare…la Sicilia è un posto meraviglioso… » [Je pense que ça va faire naître un beau bordel…Entre les paroles et les actes…la Sicile est un endroit merveilleux…]

Ce ne serait pas la première fois qu’un péage serait mis en place sur un volcan. Il faut maintenant mettre la main au porte-monnaie avant de grimper sur la Fossa de Vulcano, mais l’accès est beaucoup plus facile à contrôler que sur l’Etna!

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drapeau-anglaisSicilian authorities in charge of Territories and Environment have decreed that visitors should now pay in 2016 a fee of 4 euros to enter the protected natural areas of Sicily, with Etna Natural Park among them. The decree of October 20th, 2015 was published in the Official Journal of Sicily on December 31st 2015. The measure aims to create new jobs to better manage and maintain the protected natural areas whose cleanliness is not the main quality. It seems that the Sicily Region does not have the financial means to ensure such a task.
The rates would be as follows (in the conditional as the measure needs to be confirmed) :
Full price € 4.00
Discounted ticket € 2.00
Weekly ticket € 20.00
Reduced weekly ticket € 10.00
The problem is that the rules do not seem very clear and certain aspects seem quite questionable. The reduced fare ticket is reserved, among others, to « persons residing in localities situated in the protected area. » In short, a resident in Catania will pay the full price while an inhabitant of Nicolosi will pay half price!
If the idea to collect money from visitors to maintain protected areas is not bad in itself, its application seems much more difficult. Citizenship is not the main quality of our society and it is likely that many hikers will find ways (there are many of them on Mt Etna Etna!) for not paying the 4 euros. The implementation of the toll it will require more staff to pay and I am not sure that the money raised will be sufficient to pay off the bill!
Moreover, these 4 euros will have to be added to the 30 tourists have to pay to reach 2500 meters with the funivia or the sixty euros or so to enjoy the 4X4 bus tour to approach the summit area!

It would not be the first time a toll would be set up on a volcano. You now need to pay before climbing the Fossa di Vulcano, but its access is easier to control than on Mt Etna!

Etna-blog

Photo: C. Grandpey