Petite éruption de l’Agung (Ile de Bali / Indonésie) // Small eruption of Mt Agung (Bali / Indonesia)

Une éruption de faible ampleur a débuté sur le Mont Agung (Ile de Bali) le mardi 21 novembre 2017 à 17h05 (heure locale). Le volcan, qui montrait un regain d’activité ces derniers temps, a émis un panache de cendre qui atteignait une hauteur de 700 à 800 mètres au-dessus du cratère.
Les habitants sont priés de rester calmes et de rester à l’écart d’un rayon de 6-7 kilomètres autour du volcan.
La  couleur de l’alerte aérienne est passé du jaune à l’Orange.
Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3 (SIAGA). Il a été abaissé à la fin du mois dernier, mais les autorités avaient déclaré qu’une éruption était toujours possible.

Source: The Jakarta Post.

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A small-scale eruption started on Mount Agung (Bali) on Tuesday afternoon at17:05 (local time). The volcano, which had been rumbling during the past months, emitted an ash plume that reached a height of 700 – 800 metres above the crater.

Residents are advised to remain calm and stay away from areas within a 6-7 kilometre radius from the volcano.

The Aviation Colour Code has been raised from Yellow to Orange.

The volcanic alert level is kept at 3 (SIAGA). It was lowered late last month, though authorities said there was still a chance it could erupt.

Source: The Jakarta Post.

L’éruption du 21 novembre 2017 vue par le sismographe (Source: VSI)

Dernières nouvelles de l’Etna (Sicile) // Latest news of Mt Etna (Sicily)

Voici le dernier rapport publié par l’INGV sur l’activité de l’Etna. Il couvre la période du 15 juin au 20 novembre 2017
« Au cours des cinq derniers mois, l’activité à l’Etna s’est limitée au dégazage habituel des cratères sommitaux et à des émissions faibles et sporadiques de cendre en provenance du » cône située dans la dépression entre l’ancien et le Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE). .
Le dégazage s’est produit principalement à partir de la bouche apparue le 7 août 2016 sur la lèvre orientale de la Voragine (VOR), et dans la bouche ouest de la Bocca Nuova (BN) où l’on peut observer un nouvel affaissement du plancher. Au cours du mois d’octobre 2017, on pouvait entendre périodiquement un bruit du dégazage sous pression à l’intérieur de cette bouche, avec parfois de faibles émissions de cendre. Dans le Cratère Nord-Est (NEC), comme au cours des mois précédents, l’activité fumerollienne se situe dans plusieurs zones sur les parois internes du cratère, tandis que le cratère proprement dit reste complètement obstrué.
Depuis le 20 septembre 2017, les émissions sporadiques de cendre ont dans la dépression du Cratère SE mentionnée ci-dessus, avec des intervalles variant de quelques heures à plus d’une semaine. Ces explosions se sont parfois accompagnées de projections pyroclastiques incandescentes, ce qui a généré des anomalies dans les images des caméras de surveillance thermique à Nicolosi (ENT) et sur la Montagnola (EMOT). En outre, pendant la plupart des nuits, pendant quelques semaines, des lueurs faibles et fluctuantes ont été observées dans la bouche la plus à l’est du NSEC, qui était apparue le 25 novembre 2015. « 

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Here is the last report released by INGV about Mt Etna. It covers the period 15 June – 20 November 2017

“During the past five months, the activity at Etna has been characterized by the usual degassing from the summit craters, and weak, sporadic emissions of ash from the « saddle cone » of the New Southeast Crater (NSEC).

Degassing occurred mainly from the 7 August 2016 vent on the east rim of the Voragine crater (VOR), and the western inner pit of the Bocca Nuova (BN), the latter of which has also been affected by further subsidence. During the month of October 2017, the sound of high-pressure degassing could periodically be heard from the interior of that vent, which at times was accompanied by weak ash emissions. At the Northeast Crater (NEC), as in previous months, fumarolic activity occurred from various areas on the inner crater walls, and the crater itself remains completely obstructed.

Since 20 September 2017, sporadic emissions of ash have resumed at the « saddle cone » of the NSEC, at intervals that varied from a few hours to more than a week. These explosions were in a few cases accompanied by the ejection of incandescent pyroclastics, which generated anomalies in the images of the thermal surveillance cameras at Nicolosi (ENT) and on the Montagnola (EMOT). Furthermore, during most nights for a few weeks, weak, fluctuating glows have been observed within the easternmost vent of the NSEC, which had opened on 25 November 2015.”

Et si un nouveau Tambora entrait en éruption ? // What if another Tambora erupted ?

Le Mt Agung n’est toujours pas entré en éruption et ne se manifestera peut-être jamais, mais des chercheurs ont imaginé les conséquences d’une éruption majeure de ce type de volcan.
Dans une étude publiée dans Nature Communications, des scientifiques du Centre National de Recherche Atmosphérique aux Etats-Unis nous expliquent que des éruptions volcaniques majeures pourraient avoir un impact plus important sur le climat de la planète que par le passé. En examinant les conditions climatiques qui ont suivi l’éruption du Tambora (Indonésie) en 1815, les chercheurs de Boulder (Colorado) envisagent ce qui se passerait si ce type d’éruption majeure se produisait en 2085.
Les scientifiques font remarquer que le refroidissement qui suivra une éruption de cette ampleur sera encore plus sensible, mais il ne compensera pas les effets du réchauffement climatique. En outre, ils prédisent que l’éruption perturbera le cycle de l’eau, car les précipitations seront en déclin sur la planète.
Lorsque le Tambora est entré en éruption en 1815, des milliers de personnes ont perdu la vie et l’éruption est considérée comme la plus destructrice des 10 000 dernières années. La cendre et les gaz envoyés dans l’atmosphère ont modifié le climat global pendant un an et 1816 a été baptisée «l’année sans été».
En utilisant des modèles climatiques informatisés, les auteurs de la nouvelle étude ont conclu que si une éruption comme celle du Mont Tambora survient en 2085, la Terre connaîtra un refroidissement de 40% supérieur à celui qui a suivi l’éruption de 1815, en supposant que le réchauffement climatique actuel se poursuive. Ils prévoient également que ce refroidissement s’étalera sur plusieurs années.
Selon les chercheurs, la raison pour laquelle le refroidissement sera si important est que la température de l’océan deviendra de plus en plus stratifiée, c’est-à-dire séparée en plusieurs couches en fonction de la température. Lorsque un tel phénomène se produit, les eaux de surface de l’océan sont de moins en moins capables de compenser l’effet de refroidissement produit par une éruption, ce qui entraîne un refroidissement plus long et plus intense. Comme le refroidissement de 1815-1816 s’est produit à une époque où la température de l’océan n’était pas aussi stratifiée, il a pu être absorbé en partie par l’eau de l’océan.
A cause de la plus grande stratification actuelle des eaux océaniques, les anomalies thermiques dans les couches supérieures de l’océan ne pénètrent pas aussi profondément qu’en 1815. L’eau plus froide est piégée à la surface de l’océan au lieu de circuler vers les profondeurs. Cela revient à dire que les masses continentales subissent davantage les effets du refroidissement. Malheureusement, les scientifiques pensent que ce refroidissement ne sera pas suffisant pour compenser sur le long terme le réchauffement provoqué par les activités humaines.

En outre, les scientifiques prédisent que le régime de précipitations sera sérieusement affecté par un événement volcanique majeur. Les températures plus froides de la surface de l’océan provoquées pat un hiver volcanique empêcheront l’évaporation nécessaire au déclenchement des précipitations. Cela signifie qu’en plus de la baisse spectaculaire de la température, les populations devront probablement faire face à une grave sécheresse dans les années qui suivront une éruption volcanique majeure.

Source: Presse scientifique américaine.

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Mt Agung has not erupted yet, and may never erupt, but researchers have imagined the consequences of a major eruption of this type of volcano.

In a study published in Nature Communications, scientists at the National Center for Atmospheric Research report that major volcanic eruptions could cause more disruption to the global climate than they have in the past. By examining the conditions that followed the eruption of Mount Tambora (Indonesia) in 1815, the Colorado researchers predict what would happen if this type of major eruption occurred in 2085.

While the scientists predict that the cooling that will follow a future eruption of that scale would be even more extreme, it will not offset the effects of a warming climate. Furthermore, they predict that the eruption will disrupt the water cycle, decreasing global precipitation.

When Mount Tambora erupted in 1815, thousands of people died instantly, and it is considered the most destructive eruption on Earth in 10,000 years. The dust and gas it emitted into the atmosphere altered global climate for a year afterward, which is why 1816 is known as “The Year Without a Summer.”

Using computer climate models, the researchers of the new study concluded that, if an eruption like Mount Tambora’s happens in 2085, the Earth will cool up to 40 percent more than the 1815 eruption, assuming current rates of climate change continue. However, they also predict that the cooling will be spread out over several years.

According to the researchers, the reason why the temperature change will so drawn out is because ocean temperature is becoming increasingly stratified, in other words separated into layers based on temperature. As this happens, the surface water in the ocean will be increasingly less able to moderate the cooling effects of the eruption, causing a longer and more severe cooling event. Because the cooling in 1815-1816 occurred at a time when ocean temperature was not as stratified, it was absorbed to some degree by the water.

As a consequence of increased ocean stratification, temperature anomalies in the upper ocean do not penetrate to depth as efficiently as in 1815.  The cooler water would be trapped at the ocean’s surface instead of circulating to deeper levels. This, in turn, would mean that land masses would bear more of the brunt of the cooling event. Unfortunately, the scientists predict that this cooling event won’t be enough to offset the long-term human-induced warming caused by climate change.

Furthermore, the scientists predict that rainfall patterns will be severely affected by a major volcanic event. Cooler ocean surface temperatures resulting from a volcanic winter prevent evaporation, which is necessary for precipitation. This means that in addition to drastic temperature decreases, people could also face severe drought in the years following a major volcanic eruption.

Source: U.S. scientific magazines.

Le Tambora vu depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

L’éruption du Tambora à travers les timbres

Öræfajökull (Islande / Iceland): Hausse du niveau d’alerte // The alert level has been raised

Alors que certains commençaient à parier sur une éventuelle éruption du Bardarbunga, un nouveau ‘chaudron’ de glace s’est formé cette semaine dans la caldeira du volcan Öræfajökull et a incité le Bureau Météorologique islandais (OMI) à élever au JAUNE la couleur de l’alerte aérienne du volcan le 17 novembre 2017. Le dernier épisode éruptif de l’Öræfajökull a débuté en août 1727 et s’est terminéen mai de la même année.
La dépression qui s’est creusée dans le glacier mesure environ 1 km de diamètre et traduit une augmentation récente de l’activité géothermale dans la caldeira.
L’OMI a également enregistré une augmentation de l’activité sismique au cours des derniers mois, mais elle est restéefaible ces derniers jours.
Malgré la hausse du niveau d’alerte, il n’y a actuellement aucun signe d’éruption imminente.
L’Öraefajökull, le plus haut sommet d’Islande, est un volcan recouvert par un glaciersitué dans la partie SE de la calotte glaciaire du Vatnajökull.

Source: IMO.

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While some persons were beginning to bet on a possible eruption of Bardarbunga Volcano, a new ice-cauldron that formed this week within the Öræfajökull volcano caldera prompted the Icelandic Meteorological Office (IMO) to raise the aviation colour code for the volcano to Yellow on Novemver 17th 2017. The last eruptive episode of Öræfajökull started in August 1727 and ended in May of that same year.
The cauldron is about 1 km in diameter and it reflects a recent increase in geothermal activity within the caldera.
The IMO has also registered an increase in the seismic activity in the last few months, but it has been low for the past days.
Despite the increase in the alert level, there are currently no signs of an imminent eruption.
Öraefajökull, Iceland’s highest peak, is a broad glacier-clad central volcano at the SE end of the Vatnajökull icecap.

Source: IMO.