Grande confusion en Papouasie-Nouvelle-Guinée // Great confusion in Papua-New-Guinea

Il y a en ce moment une grande confusion en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Comme je l’ai écrit précédemment, un séisme de magnitude M 7,5 a secoué la province des Southern Highlands le 25 février 2018. Il a été suivi d’une réplique de magnitude M 6.0 le 4 mars. C’est le quatrième événement supérieur ou égal à M6.0 dans la région. Un bilan non officiel fait état d’au moins 156 morts.
Dans le même temps, des rumeurs se sont répandues, en particulier sur lesréseaux sociaux, selon lesquelles le Mont Bosavi présentait des signes significatifs de réveil et que des gens avaient vu de la fumée sortir du cratère. Suite à ces rumeurs, beaucoup d’habitants ont fui la région autour du volcan et sont allés se réfugier dans les vallées loin de la montagne.
Des scientifiques ont été héliportés pour étudier le Bosavi. Ils ont déclaré qu’il n’y avait pas de danger d’éruption et ont parlé aux gens dans les villages.
Les agences d’aide humanitaire sont inquiètes pour deux raisons. D’une part, il y a un réel danger d’inondation dans les vallées en ce moment. D’autre part, les hélicoptères apportent de la nourriture, de l’eau et des médicaments dans les villages ; si les gens quittent les villages, ils ne pourront pas avoir accès à tous ces biens. Il est donc demandé aux gens de rester près de leur village afin qu’on puisse les repérer. .
Source: The Watchers.

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There is a great confusion in Papua New Guinea at the moment. As I put it before, an M 7.5 earthquake shook the Southern Highlands province on February 25th, 2018. It was followed by an M 6.0 aftershock on March 4th.  This was the fourth event above in M6.0 in the region. Unofficial reports received March 3 mention at least 156 deaths.

In the meantime, there have been rumours, mostly on social media, that Mount Bosavi was showing significant signs of unrest and that people had seen smoke coming out of the crater. As a consequence of these rumours, many people have fled the area around the volcano and have gone to the valleys away from the mountain.

Scientists have been helicoptered to study the volcano. They have declared that there is no danger of an eruption and have spoken to people in the villages.

Aid agencies are worried for two reasons. First, there is a great danger of flooding in the valleys right now. Secondly, helicopters are bringing food, water and medical aid to the villages and if people leave the villages, they will miss all these goods. All aid agencies are requesting people to stay near their village so they can be found.

Source: The Watchers.

Baisse du niveau d’alerte du Mayon (Philippines) // Alert level lowered on Mayon Volcano (Philippines)

Le mardi 6 mars 2018, l’Institut philippin de volcanologie et de séismologie (PHIVOLCS) a réduit le niveau d’alerte du Mayon de 4 à 3. En effet, l’Institut indique que l’activité volcanique la semaine dernière a été marquée par « une sismicité et un dégazage modérés, une déflation de l’édifice et une diminution de l’activité éruptive ».
Entre le 5 et le 6 mars, le réseau sismique a seulement relevé 4 séismes d’origine volcanique et 44 éboulements. De plus, on observe une déflation de l’édifice après une période d’inflation continue qui a débuté en octobre-novembre 2017. La déflation actuelle révèle une diminution de la recharge de la chambre magmatique. Cependant, le volcan reste gonflé par rapport au mois de janvier 2010.
Les émissions de dioxyde de soufre pendant l’éruption ont varié d’un maximum de 4 270 tonnes / jour le 21 février à 1 400 tonnes / jour le 3 mars. Elles sont bien inférieures à celles mesurées lors des éruptions passées qui atteignaient  par exemple 8 000 tonnes / jour en 2009.
Le PHIVOLCS fait toutefois remarquer que le volcan pourrait encore connaître des explosions soudaines, des effondrements, des coulées pyroclastiques et des retombées de cendre qui pourraient affecter les pentes supérieures ou moyennes. Cependant, « s’il y a une tendance à la baisse des paramètres de surveillance, le niveau d’alerte sera abaissé à 2. »
Le PHIVOLCS demande au public d’être vigilant et de s’abstenir d’entrer dans la zone de danger permanent de six kilomètres et dans la zone préventive de sept kilomètres dans les secteurs sud-sud-ouest et est-nord-est. Il demande également d’être très vigilant par rapport aux lahars dans les secteurs sud et est, en particulier pendant les périodes de fortes pluies.
Il est aussi conseillé aux pilotes d’éviter de voler à proximité du sommet du Mayon car les nuages de cendre et les projections provenant d’explosions soudaines et de coulées pyroclastiques peuvent présenter un danger pour les aéronefs.
Sources: PHIVOLCS et Manila Bulletin.

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The Philippine Institute of Volcanology and Seismology (PHIVOLCS) on Tuesday, March 6th, 2018 lowered Mayon Volcano’s alert status from 4 to 3. The Institute said Mayon Volcano’s condition last week has been characterized by a general decline of activity reflected by moderate seismicity and degassing, deflation of the edifice and a decrease in eruptive activity.

Between March 5th and 6th, only four volcanic earthquakes and 44 rockfall events were recorded by the seismic network. In addition, there is a downtrend in ground deformation following a period of continuous inflation that began in October-November 2017 and indicates a decrease in magma recharge from deep to shallow levels of the edifice. However, the volcano is still inflated relative to January 2010 baselines.

Mayon Volcano’s sulfur dioxide flux throughout the eruption has varied from a maximum of 4,270 tons/day on February 21 to 1,400 tons/day on March 3, but they are significantly lower than those measured in past eruptions, such as the up to 8,000 tons/day in 2009.

PHIVOLCS noted however that the volcano could still generate sudden explosions, lava collapses, pyroclastic flows and ashfall, which could affect the upper to middle slopes of the volcano. However, “should there be a persistent downtrend in monitoring parameters, then the alert level will be further lowered to 2.”

Phivolcs asked the public to be vigilant and refrain from entering the six-kilometer permanent danger zone and the seven-kilometer precautionary extended danger zone in the south-southwest to east-northeast sector. It also asked for increased vigilance against lahar flows in the southern and eastern sectors, especially during periods of heavy and prolonged rainfall.

Civil aviation authorities were asked to advise pilots to avoid flying close to the volcano’s summit as airborne ash and ballistic fragments from sudden explosions and pyroclastic flows can be hazardous to aircraft.
Sources: PHIVOLCS & Manila Bulletin.

Crédit photo: Wikipedia

Cartes à risques du Mayon (Source: PHIVOLCS)

Les bouches hydrothermales de Basiluzzo (Iles Eoliennes / Sicile) // The hydrothermal vents of Basiluzzo (Aeolian Islands / Sicily)

Panarea est l’une des Iles Eoliennes, au nord de la Sicile. Les navires et aliscaphes y font étape avant d’atteindre Stromboli, la plus septentrionale. A quelques encablures de Panarea, un petit archipel volcanique émerge des flots de la Mer Tyrrhénienne ; c’est Basiluzzo. Il s’étend sur la surface de 300 mètres carrés, ce qui représente la plus grande île inhabitée des Eoliennes. L’origine volcanique du lieu est évidente lorsque l’on observe les stratifications de lave qui atteignent 170 mètres au-dessus du niveau de la mer. L’île est principalement constituée de rhyolite dont la couleur claire contraste avec la couleur noire de l’obsidienne et la couleur blanche de la pierre ponce.

La formation de Basiluzzo remonte à 50 000 ans; elle est donc beaucoup plus récente que Panarea, apparue il y a entre 150 000 et 300 000 ans. La partie réellement émergée de Basiluzzo est le reste d’un neck volcanique. L’île a probablement été fréquentée depuis l’ère néolithique. On y a également trouvé les restes d’un sol en mosaïque d’une villa probablement construite par un propriétaire romain tombé amoureux du lieu. Au cours des derniers siècles, Basiluzzo a connu des activités agricoles et de pâturage. Enfin, en 1991, dans le but de préserver l’écosystème, une réserve naturelle intégrale, comprenant tous les autres îlots, a été établie.

Les scientifiques s’intéressent aux fonds marins entre Panarea et Basiluzzo parce qu’ils sont parsemés de plus de 200 cheminées volcaniques. C’est un véritable site hydrothermal qui a été découvert par une équipe composée, entre autres, de chercheurs du CNR, de l’ISPRA et de l’INGV en collaboration avec la Marine et les universités de Messine et Gênes. L’étude qui a été publiée dans Plos One contient également d’importantes informations sur les caractéristiques minérales, géochimiques et biologiques des systèmes hydrothermaux peu profonds en Méditerranée.
Le site entre Panarea et Basiluzzo, baptisé « Terre Fumante » par les scientifiques, est constitué de dizaines de structures de forme conique, constituées principalement d’oxydes de fer ; elles ont des hauteurs variant de 1 à 4 mètres et une base d’un diamètre moyen d’environ 3,80 mètres. Certaines de ces bouches émettent des fluides acides, riches en gaz, principalement en dioxyde de carbone. Selon les chercheurs, une structure aussi vaste et complexe n’a jamais été observée dans toute la Méditerranée et il n’en existe que quelques exemples dans certaines zones océaniques.
La découverte est la suite d’un travail de recherche de John Borthwick, océanographe à l’Ismar-CNR, récemment décédé, qui avait cherché à comprendre la nature d’une activité spectaculaire qui avait commencé à se manifester parmi les îlots à proximité de Panarea en novembre 2002. Depuis cette époque, de nombreuses campagnes océanographiques ont été menées par les navires Astrea de l’ISPRA et Urania du CNR et de Marine nationale, pour étudier la zone concernée et identifier d’autres zones de dégazage. En 2015, au cours d’une de ces campagnes, un robot télécommandé, équipé d’une caméra vidéo, d’un appareil photo et d’un bras mécanique, a identifié au fond de la mer, au sud de Basiluzzo, plusieurs cheminées fortement colonisées par les algues et les organismes benthiques. Certaines d’entre elles émettaient de toute évidence des fluides hydrothermaux et des bulles de gaz. (voir la vidéo ci-dessous)
Les premières données recueillies ont permis aux chercheurs italiens de supposer que cette zone de cheminées hydrothermales et ses voisines sont dues à une remontée de gaz profonds qui déclenche une circulation d’eau de mer dans le substrat et favorise leur ascension le long de voies préférentielles, en l’occurrence les plans de failles, et leur évacuation par les cheminées volcaniques et les zones adjacentes.

Il est pas exclu que ces zones de fonds marins affectés par une forte activité de dégazage connaissent de nouvelles émissions de gaz ou une situation semblable à celle de 2002, d’où la nécessité de nouvelles études pour comprendre non seulement la genèse du phénomène, mais aussi l’évolution de ces structures sous-marines.

Vous trouverez la vidéo à cette adresse : https://youtu.be/TkMosdEAA8Y

Source : Presse italienne.

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Panarea is one of the Aeolian Islands, north of Sicily. Ships and aliscaphs make a stop there before reaching Stromboli, the northernmost island. A short distance from Panarea, a small volcanic archipelago emerges from the waves of the Tyrrhenian Sea; it’s Basiluzzo. It extends over the area of ​​300 square metres, which is the largest uninhabited island of Aeolian. The volcanic origin of the site is evident when one observes the lava stratifications that reach 170 metres above sea level. The island consists mainly of light-colored rhyolite that contrasts with the black colour of obsidian and the white colour of pumice.
The formation of Basiluzzo goes back 50,000 years ago; thus, it is much more recent than Panarea which appeared between 150,000 and 300,000 years ago. The really emerged part of Basiluzzo is the rest of a volcanic neck. The island has probably been frequented since the Neolithic era. One also found the remains of the mosaic floor of a villa probably built by a Roman owner who fell in love with the place. In recent centuries, Basiluzzo experienced agricultural and pasture activities. Finally, in 1991, in order to preserve the ecosystem, an integral nature reserve, including all the other islets, was established.
Scientists are interested in the seabed between Panarea and Basiluzzo because it is dotted with more than 200 volcanic chimneys. It is a real hydrothermal site that was discovered by a team composed, among others, of researchers from CNR, ISPRA and INGV in collaboration with the Navy and the universities of Messina and Genoa. The study, published in Plos One, also provides important information on the mineral, geochemical and biological characteristics of shallow hydrothermal systems in the Mediterranean.
The site between Panarea and Basiluzzo, called « Smoking Land » by scientists, consists of dozens of structures of conical shape, consisting mainly of iron oxides; they have heights ranging from 1 to 4 metres and a base with an average diameter of about 3.80 metres. Some of these vents emit acidic fluids, rich in gas, mainly carbon dioxide. According to the researchers, such a large and complex structure has never been observed throughout the Mediterranean and there are only a few examples in some ocean areas.
The discovery is the result of research by the late John Borthwick, an oceanographer at ISMAR-CNR, who had sought to understand the nature of a spectacular activity that had been observed among the islets near Panarea in November 2002. Since that time, many oceanographic surveys have been conducted by ISPRA’s Astrea and CNR’s Urania and the Navy, to study the area and identify other degassing zones. In 2015, during one of these campaigns, a remotely controlled robot, equipped with a video camera, a camera and a mechanical arm, identified at the bottom of the sea, south of Basiluzzo, several chimneys heavily colonized by algae and benthic organisms. Some of them were obviously emitting hydrothermal fluids and gas bubbles. (see the video below)
The first data collected allowed Italian researchers to assume that this area of ​​hydrothermal vents and its neighbours were due to the ascent of deep hydrothermal gases that trigger a circulation of seawater in the substrate and promotes their rise along preferential routes and their evacuation through volcanic chimneys and adjacent areas.
It is not excluded that these seabed areas affected by a strong degassing activity might experience new gas emissions or a situation similar to that of 2002, hence the need for further studies to understand not only the genesis of the phenomenon, but also the evolution of these underwater structures.

The video can be found at this address: https://youtu.be/TkMosdEAA8Y

Source: Italian newspapers.

Vue de Basiluzzo depuis Panarea (Photo: C. Grandpey)

Vue d’une cheminée hydrothermale (Image extraite de la vidéo)

Cleveland (Iles Aléoutiennes – Alaska // Aleutian Islands – Alaska)

Comme cela arrive de temps en temps, le Cleveland, volcan des Iles Aléoutiennes, a connu un épisode éruptif mineur dans la matinée du 2 mars 2018, avec un petit nuage de cendres qui est monté jusqu’à environ 5 km dans l’atmosphère.
L’AVO n’a pas diffusé d’alerte pour l’aviation, mais le niveau d’alerte a été relevé de Jaune à Orange.
Les éruptions du Cleveland produisent généralement des nuages de cendre relativement  modestes qui se dissipent en quelques heures. Cependant, des émissions de cendre plus significatives sont également possibles.
La dernière éruption a été observée en décembre 2017.
Source: AVO.
Le Cleveland a été escaladé par Nicolas Hulot en 2003 mais il n’a pas pu atteindre le sommet car le temps commençait à se dégrader. L’émission en question s’intitule « La dernière Frontière – Alaska » et montre de superbes images de l’Etat et des Aléoutiennes. Vous pourrez la regarder aujourd’hui sur la chaîne Ushuaia TV à 13h25 et le 19 mars à 9h20.

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As this happens from time to time, Cleveland Volcano in the Aleutian Islands went through a minor eruption on March 2nd 2018 in the morning and sent a small ash cloud about 5 km into the atmosphere.

There were no aviation warning associated with the eruption, but AVO raised the alert level from Yellow to Orange.

Explosions from Cleveland typically produce relatively small volcanic ash clouds that dissipate within hours. However, bigger ash emissions are possible.

The volcano last erupted in December 2017.

Source: AVO.

Cleveland was climbed by Nicolas Hulot in 2003 but he could not reach the summit because the weather was starting to change. The programme is entitled “La dernière Frontière – Alaska” and shows great images of the State and the Aleutians. You can watch it today on Ushuaia TV at 13:25 and on March 19th at 9:20.

Source: Alaska Volcano Observatory