Essaim sismique en Islande //Seismic swarm in Iceland

Un essaim sismique est enregistré depuis le milieu de la matinée dans le sud –ouest de l’Islande, avec plusieurs événements d’une magnitude significative : M 4,3 à 10h05, à une profondeur de 7,2 km, puis M 5,7 à 1,1 km de profondeur. D’autres événements ont suivi avec des magnitudes de 4,1, 3,7, 4,9, etc, et des hypocentres généralement compris entre 1 et 5 km de profondeur.

Les secousses ont été ressenties jusqu’à Reykjavik où les vitres et les meubles ont tremblé.

Le Met Office a prévenu que d’autres secousses sont possibles. Ce n’est pas la première fois qu’une telle sismicité est enregistrée dans le SO de l’Islande. Elle est en général liée à la tectonique des plaques dans la région.

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A seismic swarm has been recorded since mid-morning in the south-west of Iceland, with several events of a significant magnitude: M 4.3 at 10:05, at a depth of 7.2 km, then M 5, 7 to 1.1 km deep. Other events followed with magnitudes of 4.1, 3.7, 4.9, etc., and hypocentres typically between 1 and 5 km deep. The tremors were felt as far away as Reykjavik where the windows and furniture trembled. The Met Office has warned that more tremors are possible. This is not the first time that such seismicity has been recorded in SW Iceland. It is generally related to plate tectonics in the region.

Source : Wikipedia

 

Le flanc sud du Kilauea (suite) // Kilauea Volcano’s south flank (continued)

Dans une note publiée le 4 septembre 2018, j’expliquais que la partie visible du Kilauea ne représente qu’une petite partie de l’édifice volcanique. Une grande partie du volcan se trouve sous la mer.
Au fur et à mesure que le volcan se développe au rythme de son activité, la partie sous-marine du flanc sud glisse lentement vers le sud. Ce déplacement est ponctué de séismes qui durent quelques secondes – comme celui de magnitude M 6,9 enregistré le 4 mai 2018 – et de glissements de terrain qui s’étalent sur plusieurs jours ou semaines.

Bien que la partie sous-marine du flanc sud du Kilauea soit une partie importante du volcan, son mouvement est beaucoup plus difficile à contrôler que la partie qui se trouve au-dessus du niveau de la mer. Bien que l’on soit en mesure d’enregistrer des séismes se produisant sous le flanc sud, seuls les plus significatifs et les plus proches du littoral sont bien captés par le réseau sismique.
Pour mieux comprendre ce qui se passe à l’intérieur du flanc sud du Kilauea et déterminer son impact sur l’éruption, un groupe de scientifiques a déployé au mois de juillet 2018 12 sismomètres sur le plancher océanique du flanc sud du Kilauea. Les sismomètres ont été positionnés sur tout le flanc sud pour que les séismes en bordure de ce versant puissent être enregistrés eux aussi, afin de voir si le champ de contrainte au large s’est modifié. Ils ont également été positionnés sur la zone de répliques du séisme de M 6.9 pour mieux comprendre cet événement, et près de l’entrée en mer de l’éruption dans la Lower East Rift Zone pour étudier la progression de la lave et sa pénétration dans l’eau.

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Dans un nouvel article, l’Observatoire des volcans d’Hawaiis (HVO) nous donne plus de détails sur les dernières observations du flanc sud du Kilauea.

Le mouvement du flanc sud qui a accompagné le séisme de M 6.9 en 2018 a été causé par des mouvements du sol sous la surface de l’océan, à des profondeurs de 6 à 9 kilomètres, à l’interface entre le volcan et le plancher océanique. Cette interface est connue sous le nom de « faille de détachement. »

Pendant l’éruption de Pu’uO’o-Kupaianaha de 1983 à 2018 et avant le séisme M6.9 de 2018, la vitesse moyenne de déplacement du flanc sud du Kilauea était d’environ 7,5 cm par an. Le flanc peut se déplacer plus vite ou plus lentement, selon la période et le type d’activité sur le volcan. Cette vitesse peut varier, mais elle reste souvent stable pendant les éruptions de longue durée, avec des changements à court terme lors d’intrusions magmatiques majeures dans le rift et de séismes lents.

Depuis la fin de l’activité éruptive en 2018, on a observé au cours des derniers 36 mois une dizaine de centimètres d’ajustements le long du flanc sud du Kilauea. Ce réajustement était à prévoir et il n’y a pas de quoi s’inquiéter.

Le déplacement du flanc sud du Kilauea qui a suivi le séisme de M6.9 du 4 mai 2018 a été causé par l’intrusion magmatique dans l’East Rift Zone du volcan car le magma a exercé une pression sur le flanc sud. Le volcan s’est réajusté après ces deux événements.

Suite au séisme et à l’éruption observés en 2018, l’East Rift Zone du Kilauea a montré une inflation correspondant à l’apport de magma dans la chambre superficielle du volcan.

Au début de l’éruption sommitale en décembre 2020, la partie supérieure de l’East Rift Zone a commencé à montrer des signes de contraction. Les stations GPS situées le long des parties supérieure et médiane de la zone de rift ont commencé à se déplacer vers le nord, ce qui est rare sur une échelle de temps aussi courte.

La réaction du flanc sud du Kilauea aux variations de pression magmatique a été étudiée au cours des  éruptions et intrusions précédentes. Par exemple, l’intrusion de la «Fête des Pères» en 2007 a également conduit à une légère contraction de la zone de rift suite à l’intrusion magmatique et à l’éruption qui a suivi.

Il est courant de voir des déplacements de failles significatifs après de puissants séismes. Le flanc sud du Kilauea a été le site de cinq séismes de magnitude M 4,0 ou plus au cours de l’année écoulée. Le séisme M 4.1 du 1er février 2021, sous le flanc sud, est l’un des cinq et il a été ressenti sur la Grande Ile d’Hawaï. Ces séismes sont provoqués par le déplacement brusque de la faille de détachement vers le sud-est au-dessus de la croûte océanique.

Source : USGS/ HVO.

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In a post released on September 4th, 2018, I explained that the visible part of Kilauea makes up only a small portion of the total volcano. Much of the volcano lies beneath the sea.

As the volcano grows, this underwater region of the south flank creeps slowly to the south, moving in fits and starts with earthquakes that last seconds (such as the May 4th M 6.9 event) and in slow slip events, which last for days or weeks.

Although Kilauea’s submarine south flank is a major part of the volcano, its motion is much harder to monitor than the part above sea level. While we can record earthquakes occurring beneath the flank, only the largest, and those closest to shore, are well-captured by the seismic network.

To better understand what is going on within Kilauea’s south flank and help determine how it has been affected by the eruption, a group of scientists deployed 12 ocean bottom seismometers in July 2018 on the submarine Kilauea south flank. Seismometers were positioned over the whole south flank so earthquakes associated with the edges of the flank could be recorded to see if the offshore stress field has changed. They also were positioned on the M6.9 aftershock zone to try to better understand that earthquake, and near the LERZ eruption ocean entry to study how lava enters the water and progresses downslope.

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In a new article, the Hawaiian Volcanoes Observatory (HVO) gives us more details about the latest observations of Kilauea’s south flank.

The south flank motion resulting from the M6.9 quake in 2018 was caused by motion deep below the surface, at depths of 6 to 9 kilometres, at the interface between Kilauea Volcano and the ocean floor. This interface is known as a décollement or detachment fault…

During the 1983–2018 Pu’uO’o-Kupaianaha eruption, and prior to the 2018 M6.9 earthquake, the average rate of motion on Kīlauea’s south flank was around 7.5 cm per year. The flank can move faster or slower, depending on the time period and type of activity on the volcano. Rates can be variable but often remain near-constant during long-duration eruptions, with short-term changes during major rift intrusions and slow-slip earthquakes.

Since the activity in 2018, there has been roughly 10 centimetres of adjustments along Kilauea’s south flank surface in the last two and a half years. This amount is to be expected and is nothing to be alarmed about.

The motion following the 2018 M6.9 earthquake and eruptive activity was caused by the magmatic intrusion in Kilauea’s East Rift Zone exerting pressure on the south flank. The volcano adjusts after the combined effects of both the intrusion along the East Rift Zone and the large earthquake.

Following the M6.9 earthquake and 2018 eruption, Kilauea’s East Rift Zone had been showing inflation consistent with magma supply to the volcano’s shallow magma storage system. However, at the start of Kilauea’s ongoing summit eruption in December 2020, the upper portion of the East Rift Zone started to show signs of contraction. GPS stations along the upper and middle parts of the rift zone started to move northward, which is a rare occurrence on such a short timescale.

Kilauea’s south flank’s response to changing magma pressure has been studied extensively through many previous eruptions and intrusions. For example, the 2007 middle East Rift Zone “Father’s Day” intrusion also led to a slight contraction of the rift zone following the intrusion and subsequent eruption.

It is also common to see elevated rates of motion on faults after large earthquakes. Kilauea’s south flank was the site of five earthquakes of magnitude M 4.0 or greater in the past year. The M 4.1 earthquake on February 1st, 2021, beneath the south flank is one of the five and it was felt across the Island of Hawaii. These earthquakes happen in response to abrupt motion of the detachment fault which moves to the southeast over the oceanic crust.

Source: USGS / HVO

Le schéma illustre le mouvement du flanc sud du Kilauea ainsi que l’emplacement des séismes et de leurs répliques. La faille représentée sur le schéma est la faille de détachement (ou décollement). On peut voir que l’intrusion d’un dyke dans la Lower East Rift Zone en 2018 a exercé une pression sur le flanc sud du volcan (Source : USGS)

L’étude de la faille au pied de l’Etna // The study of the fault at the foot of Mt Etna

Dans une note publiée le 13 novembre 2020, j’expliquais que plusieurs instituts de recherche avaient lancé le projet «Focus» qui suppose l’installation d’un nouveau système de surveillance des failles sous-marines à 2000 mètres de profondeur au large de Catane. Le but de l’opération était.d’étudier l’évolution de la croûte terrestre dans la zone du complexe volcanique de l’Etna.

Le Journal du CNRS donne des détails sur cette mission sous-marine. La compréhension des processus à l’œuvre près de la faille sismique a été possible grâce à la technique de l’interférométrie laser qui n’avait pas encore été employée à ces fins.

La campagne océanographique « FocusX1 » a été menée à bord du navire de recherche Pourquoi Pas ? de la flotte océanographique française. Une technologie à base d’interférométrie laser a été installée au fond  de la mer Méditerranée, à 2 100 mètres de profondeur et à une trentaine de kilomètres de Catane.

La finalité de la mission était de surveiller et surtout mieux comprendre une faille sismique sous-marine, en l’occurrence la faille Alfeo Nord; à une dizaine de kilomètres du flanc est de l’Etna. Cette faille sous-marine mesure 80 km de long au fond de la mer Ionienne.

Par le passé, cette région du sud de l’Italie a déjà été secouée par plusieurs séismes meurtriers comme celui de 1693, d’une magnitude de M 7,5 au sud de Catane qui a déclenché un tsunami et tué 40 000 personnes, ou celui de Messine en 1908 et ses 72 000 victimes.

Le nouveau dispositif va permettre d’en savoir plus sur la faille Alfeo Nord qui constitue la partie nord d’un système de failles actives sur le flanc sud-est de l’Etna. D’une longueur de 150 km, ce système a été cartographié pour la première fois lors de deux campagnes océanographiques en 2013 et 2014 par les scientifiques français et allemands. La faille Alfeo Nord est dite « décrochante » car le bloc à l’est se déplace vers le sud-est, le long de la faille, en coulissant. C’est le même type de faille que la faille nord-anatolienne en Turquie ou que la faille de San Andreas en Californie. Dans la mesure ou la faille Alfeo Nord se situe à moins de 20 km de Catane et son million d’habitants, elle pose potentiellement un risque sismique majeur.

Les failles sismiques de ce type présentent plusieurs comportements possibles. Elles peuvent glisser lentement comme certaines sections de la faille de San Andreas. Elles peuvent aussi avoir de petits mouvements irréguliers, provoquant de faibles séismes. Dans le pire scénario, il peut se produire un blocage pendant une longue, voire très longue, période. Le jouroù les contraintes se relâchent brutalement, il se produit un séisme de grande ampleur. Cela ne semble pas être le cas en Sicile. En 2018, une équipe de scientifiques allemands a constaté un lent effondrement du flanc Est de l’Etna dans la mer Méditerranée, à raison de quatre centimètres d’avril 2016 à juillet 2017.

Le CNRS explique que jusqu’ici l’interférométrie laser servait à assurer le suivi précis de grands ouvrages tels que les ponts, les barrages ou les tunnels. Dans le cas présent, l’utilisation de la technique de réflectométrie laser par effet Brillouin (BOTDR) consiste à «  interroger » la fibre optique en y injectant des impulsions laser. En s’y diffusant, celles-ci donnent une « carte d’identité optique » de la fibre, sensible à la moindre perturbation mécanique ou thermique extérieure.

Ainsi, depuis le port de Catane, un opérateur peut localiser tout mouvement de l’ordre de 50 micromètres à une distance de plusieurs dizaines de kilomètres, avec une marge d’erreur d’un mètre. Cette technologie n’a jamais été appliquée à l’étude des failles sous-marines. D’ici les cinq prochaines années, le dispositif déployé va permettre d’observer la déformation du fond de la mer dans le cadre du projet ERC Focus financé par l’Europe à hauteur de 3,5 millions d’euros.

Deux années ont été nécessaires pour concevoir et rassembler l’ensemble du matériel et des instruments optiques et acoustiques. Le cable a nécessité la mise au point d’une connectique spéciale, adaptée à la pression des grands fonds et aussi à l’observatoire câblé sous-marin déjà existant, le Test Site South (TSS) de l’Institut de physique de Catane (INFN-LNS). Pour calibrer ce dispositif technologique et être capable d’interpréter les signaux laser en termes de déformation du sous-sol sous-marin, huit balises acoustiques Canopus ont aussi été déployées de part et d’autre de la faille. Pour être certains de la fiabilité des signaux reçus, les scientifiques ont aussi prévu des boucles de mesures.

Le déploiement de tout ce matériel au fond de la mer a été réalisé du 6 au 21 octobre 2020. Partie de Toulon (Var), l’équipe a piloté le robot sous-marin Victor 6000 de l’Ifremer, chargé d’enfouir le câble de près d’un centimètre de diamètre, dans 20 cm de profondeur de sédiments, et à l’aide d’une charrue spécialement mise au point (voir image ci-dessous).

La campagne est un succès. Drâce au matériel déposé au fond de la mer Méditerranée, l’observatoire du port de Catane reçoit désormais en temps réel les échos des signaux lumineux circulant dans la fibre. Les techniciens scrutent maintenant le moindre signal susceptible d’indiquer un mouvement de la faille (entre 1 et 2 cm) et son activité.

On espère maintenant pouvoir mener deux nouvelles campagnes océanographiques. 1) « Focus G1 », à l’horizon de l’été 2021, effectuera des levés géodésiques du fond. 2) « Focus X2 », au début de l’année 2022, déploiera un réseau de 25 sismomètres au fond de la Méditerranée. Sont également prévus le carottage de sédiments, de la sismique légère et de la paléosismologie, c’est-à-dire la caractérisation de la sismicité à long terme, ou bien encore l’image de la déformation enregistrée dans les sédiments des fonds marins peu profonds.

Si cette percée technologique au large de la Sicile se confirme dans les prochaines années, on pourrait imaginer mettre à profit les réseaux de câbles de télécommunication mondiaux en un réseau sismologique à l’échelle de la planète.

Source : Journal du CNRS.

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In a post published on November 13th, 2020, I explained that several research institutes had launched the “Focus” project which involves the installation of a new system for monitoring underwater faults at 2000 metres deep off Catania. . The purpose of the operation was to study the evolution of the Earth’s crust in the area of ​​the Mt Etna volcanic complex.

The CNRS Journal gives details of this submarine mission. Understanding the processes at work near the seismic fault was made possible by the technique of laser interferometry which had not yet been used for these purposes. The “FocusX1” oceanographic campaign was carried out aboard the research vessel Pourquoi Pas? of the French oceanographic fleet. A technology based on laser interferometry has been installed at the bottom of the Mediterranean Sea, at a depth of 2,100 metres and about 30 kilometres from Catania.

The purpose of the mission was to monitor and above all better understand an underwater seismic fault, in this case the Alfeo Nord fault; about ten kilometeres from Mt Etna’s eastern flank. This submarine fault is 80 km long at the bottom of the Ionian Sea. In the past, this region of southern Italy was shaken by several deadly earthquakes like the one of 1693, with a magnitude of M 7.5 in the south of Catania, which triggered a tsunami and killed 40,000 people, or that of Messina in 1908 and its 72,000 victims. The new device will shed light on the Alfeo Nord fault, which forms the northern part of an active fault system on the southeast flank of MEtna. With a length of 150 km, this system was mapped for the first time during two oceanographic campaigns in 2013 and 2014 by French and German scientists. The Alfeo Nord fault is said to be « strike-slip » because the block to the east is sliding southeast along the fault. It is the same type of fault as the North Anatolian fault in Turkey or the San Andreas fault in California. As the Alfeo Nord fault is located less than 20 km from Catania and its million inhabitants, it potentially poses a major seismic risk.

Seismic faults of this type present several possible behaviours. They can slide slowly like some sections of the San Andreas Fault. They can also have small irregular movements, causing low intensity earthquakes. In the worst case scenario, a blockage can occur for a long or even a very long time. The day when the constraints are suddenly relaxed, there is a large-scale earthquake. This does not appear to be the case in Sicily. In 2018, a team of German scientists observed a slow collapse of Mt Etna’s eastern flank in the Mediterranean Sea, at a rate of four centimetres from April 2016 to July 2017.

CNRS explains that until now laser interferometry has been used for the precise monitoring of large structures such as bridges, dams or tunnels. In the case of the fault, the use of the Brillouin effect laser reflectometry (BOTDR) technique consists in « interrogating » the optical fiber by injecting laser pulses into it. By diffusing there, they give an « optical identity card » of the fiber, sensitive to the slightest external mechanical or thermal disturbance.

Thus, from the port of Catania, an operator can locate any movement of the order of 50 micrometres at a distance of several tens of kilometres, with a margin of error of one metre. This technology has never been applied to the study of underwater faults. Over the next five years, the device that has been deployed will make it possible to observe the deformation of the seabed as part of the3.5-million euro ERC Focus project funded by Europe.

It took two years to design and assemble all the optical and acoustic equipment and instruments. The cable required the development of a special connection, adapted to the pressure of the deep sea and also to the already existing underwater cable observatory, the Test Site South (TSS) of the Institute of Physics of Catania ( INFN-LNS). To calibrate this technological device and be able to interpret the laser signals in terms of deformation of the seabed, eight Canopus acoustic beacons were also deployed on either side of the fault. To be sure of the reliability of the received signals, the scientists have also planned measurement loops.

The deployment of all this equipment at the bottom of the sea was carried out from October 6th to 21st, 2020. Departing from Toulon (Var), the team piloted Ifremer’s Victor 6000 submarine robot, in charge of burying the cable – nearly one centimetre in diameter – in 20 cm depth of sediment, using a specially developed plow (see image below).

The campaign is a success. Thanks to the material installed at the bottom of the Mediterranean Sea, the observatory at the port of Catania now receives in real time the echoes of the light signals circulating in the fiber. Technicians are now scrutinizing the slightest signal likely to indicate movement of the fault (between 1 and 2 cm) and its activity. Scientists now hope to be able to conduct two new oceanographic cruises. 1) « Focus G1 », by summer 2021, will carry out geodetic surveys of the bottom. 2) « Focus X2 », at the start of 2022, will deploy a network of 25 seismometers at the bottom of the Mediterranean. Also planned are sediment coring, light seismic and paleoseismology, that is to say the characterization of long-term seismicity, or even the image of the deformation recorded in the sediments of the shallow seabed. If this technological breakthrough off the coast of Sicily is confirmed in the coming years, one could imagine harnessing the world’s telecommunication cable networks into a seismological network on a planet scale.

Source: CNRS Journal.

Le câble de six kilomètres de long a été déployé et ensouillé en utilisant une charrue conçue par l’Ifremer et déplacée par le ROV Victor 6000. (Source : IFREMER),

 

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

 La situation est relativement stable sur La Soufrière de St Vincent. L’extrusion du dôme se poursuit lentement. Comme je l’ai écrit précédemment, ce qui inquiète les scientifiques, c’est la pression exercée par le dôme sur la partie intérieure du cratère. Ils craignent que cette pression ne déstabilise le flanc du volcan. C’est la raison pour laquelle trois stations GPS et des réflecteurs de mesure électronique de distance (EDM) ont été installés au sommet pour faciliter les mesures de déformation susceptibles de se produire sur les flancs du volcan. 12 emplacements potentiels ont été identifiés et des réflecteurs supplémentaires seront bientôt installés au sommet.

Depuis l’installation des sismomètres en janvier, 573 événements ont été enregistrés (en date du 30 janvier 2021).

Source: UWI.

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Un nouvel essaim sismique a débuté sous le Cumbre Vieja (La Palma / Canaries) le 31 janvier 2021. C’est le deuxième essaim sismique dans cette zone depuis le 23 décembre 2020 et le 8ème événement depuis 2017.

Les secousses ont été localisées sur le versant ouest du volcan à des profondeurs comprises entre 15 et 20 km. La magnitude maximale observée était de M 1,8. Cela signifie que l’essaim ne présente aucun danger pour les habitants et les visiteurs de La Palma.

Le niveau d’alerte reste au Vert. Aucun changement significatif de l’activité volcanique n’est prévu. Aucune déformation du sol n’a été observée au niveau du volcan.

Il est à noter que des changements significatifs ont été observés dans les émissions d’hydrogène dans l’atmosphère par le volcan, en relation avec les récents essaims sismiques. On relève aussi une tendance à la hausse du flux diffus de CO2.

Source: INVOLCAN, The Watchers.

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L’éruption du Kilauea continue. La lave sort d’une bouche qui perce la paroi intérieure nord-ouest de l’Halema’uma’u. Le 31 janvier, la lave avait comblé une profondeur d’environ 213 m du cratère. Le HVO explique que seule la partie ouest du «lac de lave» est active.

En fait, ce qui se passe sur le Kilauea n’est pas vraiment un lac de lave au sens oùon l’entend habituellement, avec des courants de convection qui font se déplacer la surface. Ici, c’est plutôt une énorme accumulation de lave qui pourrait devenir un lac de lave si le niveau de la surface s’élève au-dessus de la bouche d’alimentation.

Les dernières mesures de SO2 font état d’environ 2 200 tonnes par jour.

Source: HVO.

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Des avalanches incandescentes et coulées pyroclastiques sont toujours émises suite à des effondrements du dôme de lave du Merapi (Indonésie). Elles parcourent jusqu’à 1,5 km le long de plusieurs ravines. Des changements morphologiques sont observés dans la zone sommitale en raison de l’émergence de dômes de lave. Le volume du dôme était estimé à 157000 mètres cubes le 25 janvier 2021, mais les avalanches et les coulées pyroclastiques du 26 au 27 janvier ont réduit ce volume à 62000 mètres cubes, selon des mesures effectuées le 28 janvier.

Source: BPPTKG.

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L’activité se poursuit dans le cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili) avec des émissions sporadiques de gaz et de cendres et un épanchement de lave qui a commencé à la mi-2020 et a augmenté au cours des deux derniers mois. Le niveau d’alerte reste au Jaune.

Source: SERNAGEOMIN.

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La température des bouches de vapeur et de gaz à White Island (Nouvelle-Zélande) a diminué au cours des dernières semaines et a été mesurée à environ 300°C début février, ce qui est identique à celle enregistrée en juillet 2018. Il n’y a aucun signe d’activité éruptive au niveau des bouches actives. Une petite quantité d’eau s’est accumulée sur le fond du cratère. Le niveau d’alerte reste à 1.

Source: GeoNet.

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Dans son dernier bulletin mensuel, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) indique que tout est calme en ce moment sur le volcan. Au cours du mois de janvier 2021, la sismicité est restée faible, avec uniquement 7 séismes volcano-tectoniques superficiels enregistrés sous la zone sommitale.

L’inflation de l’édifice qui avait repris suite à l’éruption du 7-8 décembre 2020 s’est arrêtée fin décembre 2020

Dans la conclusion de son rapport, l’Observatoire écrit que «la réalimentation en magma et la pressurisation du réservoir magmatique superficiel, qui avaient repris suite à l’éruption du 7-8décembre 2020,a cessé fin décembre 2020. A noter que depuis 2016, les réalimentations du réservoir magmatique superficiel sous le Piton de la Fournaise se font par impulsions. Ainsi de telles phases d’accalmie dans les déformations et la sismicité ont déjà été observées à plusieurs reprises entre 2016 et 2020 sur des périodes allant de15 à 80 jours environ. »

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La situation est inchangée au Kamchatka. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour l’Ebeko, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch. Des explosions peuvent se produire à tout moment et faire passer cette couleur au Rouge. En effet, la région est survolée par les lignes aériennes entre l’Amérique et l’Asie.

Source : KVERT.

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 Dans son bulletin couvrant l’activité de l’Etna (Sicile) du 25 au 31 janvier 2021, l’INGV indique que l’on continue à observer une activité strombolienne d’intensité variable au niveau du Cratère SE, avec de faibles émissions de cendres. Une activité strombolienne et une activité effusive avec émissions sporadiques de cendres sont observées à l’intérieur de la Voragine. Dans le même temps, une activité strombolienne se produit également à l’intérieur de la Bocca Nuova et du Cratère NE. L’amplitude du tremor se maintient à des valeurs relativement élevées. Aucune déformation n’a été détectée.

Source : INGV.

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Dans son bulletin couvrant l’activité du Stromboli (Sicile) entre le 25 et le 31 janvier 2021, l’L’INGV indique qu’une activité explosive normale, de type strobolien, est observée dans la zone cratèrique Nord. La fréquence totale des événements varie entre des niveaux moyens et élevés et atteint entre 16 et 22 événements par heure. L’intensité des explosions est faible à moyenne dans la zone cratèrique Nord et moyenne à élevée dans la zone Centre-Sud. Aucune déformation de l’édifice volcanique n’a été enregistrée.

Source : INGV.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The situation is fairly stable on St Vincent’s La Soufriere. The extrusion of the lava dome continues. As I put it before, what worries the scientists is the pressure exerted by the dome on the inner part of the crater. They fear that the pressure might destabilize the flank of the volcano. This is the reason why three GPS stations and Electronic Distance Measurement (EDM) reflectors have been installed at the summit to assist with measurements of deformation associated with the flanks of the volcano. 12 locations have been identified and additional reflectors will soon be installed at the summit.

Since the installation of seismometers in January, 573 events have been recorded (January 30th, 2021).

Source : UWI.

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A new earthquake swarm started under the Cumbre Vieja volcano (La Palma/ Canary Islands) on January 31st, 2021. This is the second seismic swarm in this area since December 23rd, 2020, and the 8th event since 2017.

The quakes have been located on the western slope of the volcano at depths between 15 and 20 km The maximum observed magnitude was M 1.8. This means the swarm poses no danger to residents and visitors to La Palma.

The alert level remains at Green. No significant change in volcanic activity is expected. No ground deformation has been observed at the volcano.

It is worth noting that significant changes have been observed in the diffuse emission of hydrogen into the atmosphere by the Cumbre Vieja volcano linked to recent seismic swarms, as well as an increasing trend in the diffuse flux of carbon dioxide.

Source: INVOLCAN, The Watchers.

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Kilauea is erupting, with lava erupting from a vent on the northwest side of Halema’uma’u Crater. On January 31st lava had filled a depth of about 213 m of the crater. HVO explains thatonly the western portion of the “lava lake” is active.

Actually, what is happening at Kilauea is not really a lava lake which usually moves thanks to convection currents. Here, it is rather a huge accumulation of lava. It might become a lava lake if the level of the surface rises higher than the supply vent.
The most recent SO2measurements reached about 2,200 tons per day.

Source: HVO.

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Incandescent lava avalanches and pyroclastic flows are still emitted bycollapses of Mt Merapi’s lava dome (Indonesia). They travel as far as 1.5 km down several drainages. Morphological changes are observed in the summit area due to the emergence of lava domes. The 2021 dome volume was an estimated at 157,000 cubic metres on 25 January, but avalanches and pyroclastic flows during 26-27 January reduced the volume to 62,000 cubic metres based on 28 January estimates.

Source : BPPTKG.

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Activity continues at Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile) with sporadic gas-and-ash emissions and lava effusion which began in mid-2020 and increased in the past two months. The alert level remains at Yellow

Source : SERNAGEOMIN.

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The temperature of the steam and gas vents in White Island (New Zealand) has been decreasing during the past weeks and has been measured at about 300°C, temperature similar to the one recorded in July 2018. There is no evidence of eruptive activity at the active vents. A small amount of water has ponded on the crater floor. The alert level remains at 1.

Source : GeoNet.

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In its latest monthly report, the Piton de la Fournaise Volcanological Observatory (OVPF) indicates that the situation is calm at the moment on the volcano. During the month of January 2021, seismicity remained low, with only 7 shallow volcano-tectonic earthquakes recorded under the summit area.

The inflation of the volcanic edifice, that had resumed following the eruption of December 7-8, 2020, stopped at the end of December 2020.

In the conclusion of its report, the Observatory writes that “the magma recharge and the pressurization of the shallow magma reservoir, which had resumed following the eruption of December 7-8, 2020, ceased at the end of December 2020. It should be noted that since 2016 , the recharge of the superficial magma reservoir under Piton de la Fournaise has occurred in pulses. Similar lulls in deformation and seismicity have already been observed on several occasions between 2016 and 2020 over periods ranging from 15 to 80 days. »

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The situation is unchanged in Kamchatka. The aviation colour code remains Orange for Ebeko, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch. Explosions can occur at any time and cause this colour to change to Red. Indeed, the region is on the routes of airlines between America and Asia.

Source: KVERT.

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In its report covering the activity of Mt Etna (Sicily) from January 25th to 31st, 2021, INGV indicates that strombolian activity of varying intensity is still observed at the SE Crater, with low ash emissions. Strombolian activity and effusive activity with sporadic ash emissions are observed inside the Voragine. At the same time, Strombolian activity is also occurring inside Bocca Nuova and the NE Crater. The amplitude of the tremor remains at relatively high values. No deformation has been detected.

Source: INGV.

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 In its report covering the activity of Stromboli (Sicily) between January 25th and 31st, 2021, INGV indicates that normal strombolian activity is observed in the northern crater area. The total frequency of events varies between medium and high levels and reaches between 16 and 22 events per hour. The intensity of the explosions is low to medium in the North crater area and medium to high in the Centre-South area. No deformation of the volcanic edifice has been recorded.

Source: INGV.

Fréquence horaire moyenne, journalière et hebdomadaire, des explosions sur le Stromboli au niveau des différents cratères, ainsi que leur intensité. (Source : INGV)