Hawaii se prépare pour le « big one » !

drapeau francais Un article du quotidien Hawai Tribune Herald, intitulé « Hawaii preparing for the ‘big one’ » nous explique que la population de l’archipel sera très certainement confrontée à un puissant séisme (M 6,5 ou plus) à plus ou moins long terme. Selon les scientifiques de l’USGS, la probabilité est de 50% au cours de la prochaine décennie, 75% dans les 20 prochaines années et 97% dans les 50 prochaines années.

Les habitants de la Grande Ile sont habitués aux petites secousses qui accompagnent l’éruption du Kilauea mais elles seraient roupie de sansonnet à côté d’un événement de grande ampleur qui, comme dans tous les films catastrophe, auraient son lot de victimes et de destruction, avec des millions de dollars de dégâts.

C’est la raison pour laquelle Hawaii va rejoindre une initiative internationale concernant plus de 16 millions de personnes et dont le but est de « préparer les citoyens à l’impact d’un puissant séisme ». Baptisé The Great Hawaii Shakeout, l’événement sera l’occasion de montrer dans les écoles, les entreprises et aux particuliers l’attitude à adopter lors d’un tremblement de terre majeur.

Au cours de la première séance, l’accent sera mis sur les règles les plus élémentaires qui se résument en trois mots : « Drop, Cover and Hold on ». « Drop », car la première chose à faire n’est sûrement pas de fuir à l’extérieur, mais de se précipiter au sol avant de perdre l’équilibre. Une fois au sol, on s’abritera (« Cover ») sous une table ou un bureau robuste qui protégera des chutes d’objets. Enfin, on s’accrochera (« Hold on ») à la table pour éviter qu’elle se déplace.

Même s’il ne faut pas alarmer la population sur le risque d’un puissant séisme qui est toujours possible, ces précautions ne sont pas inutiles. Il ne faudrait pas oublier que l’archipel (Big Island en particulier) est périodiquement secoué par des séismes qui sont ressentis par la population. Ainsi, le 15 octobre 2006 au matin, une secousse de M 6,7 a secoué la côte ouest de la Grande Ile. Plusieurs bâtiments ont été détruits. La maison d’une amie qui habite sur la côte, à une vingtaine de kilomètres de l’épicentre, porte encore aujourd’hui les stigmates – fissures en particulier – de ce séisme.

Le dernier tremblement de terre de cette importance a été observé il y a 30 ans. D’une magnitude de 6,7 lui aussi, il a causé d’importants dégâts sur la Grande Ile le 16 novembre 1983. Un séisme de M 6,1 a également frappé cette même île en 1989. Le plus violent événement jamais enregistré à Hawaii a frappé la région de Ka’u sur la Grande Ile en 1868, entraînant la mort de 77 personnes. Sa magnitude a été estimée à 7,9.

 

drapeau anglais An article in the daily Hawaii Tribune Herald, entitled  » Hawaii preparing for the ‘ big one ‘ », explains that the population of the archipelago will certainly face a powerful earthquake (M 6.5 or higher ) in the years to come. According to USGS scientists , the probability is 50 % over the next decade, 75% in the next 20 years and 97 % in the next 50 years.
The people of the Big Island are used to small quakes that accompany the eruption of Kilauea but this would be nothing compared to a major event which, like in all disaster movies, would have a lot of casualties and destruction with millions of dollars in damage .
This is why Hawaii will join an international initiative involving more than 16 million people and whose purpose is to  » prepare citizens for the impact of a powerful earthquake. » Called The Great Hawaii Shakeout, the event will be an opportunity to show schools, businesses and individuals how to behave during a major earthquake .
The first session will focus on the most basic rules that can be summarized in three words: « Drop, Cover and Hold On ».  » Drop « , because the first thing you should do is surely not run out into the street, but drop to the ground before losing your balance. Once on the ground, get under ( » Cover « ) under a sturdy table or desk that will protect you from falling objects . Finally, « Hold On » to the table to prevent it from moving.

Although people in Hawaii do not need to worry so much about the risk of a major earthquake which is always possible, these precautions are not unnecessary . We should not forget that the archipelago (Big Island in particular) is regularly shaken by earthquakes which are felt by the population. Thus, on October 15th, 2006 in the morning, a M 6.7 event occurred on the western coast of the Big Island.  Several buildings were destroyed. The house of a friend of mine who lives about twenty miles further south along the coast still bears the scars – cracks in particular – of the earthquake.

The last Hawaiian earthquake this strong struck 30 years ago. The magnitude 6.7 caused heavy property damage on Hawaii Island on November 16th, 1983. A 6.1-magnitude quake also hit in 1989. The largest recorded Hawaiian earthquake struck the Ka’u District on Hawaii Island in 1868, causing 77 deaths. Its magnitude was estimated at 7.9.

Waipio-blog

Le séisme de 2006 a provoqué un effondrement de falaise le long de la côte NE du Kohala.

(Avec l’aimable autorisation de Wikipedia)

Stromboli (Sicile / Italie)

drapeau francaisOn peut lire sur le site web EarthSky (http://earthsky.org/earth/video-thermal-images-of-lava-spewing-from-an-erupting-volcano) un article intéressant qui explique qu’une caméra thermique postée à 250 mètres du cratère du Stromboli permet de mieux analyser l’activité (strombolienne, bien sûr) de ce volcan et d’étudier avec précision la trajectoire des projections.

Cette caméra fait partie du programme ClerVolc mis en place fin 2012 par le laboratoire Magmas et Volcans, groupe de recherches incluant l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, le CNRS et l’IRD.

Les scientifiques ont installé cette caméra en relation avec une batterie de capteurs capables d’effectuer des mesures à travers le spectre électromagnétique. Les données fournies permettront d’apprécier la vitesse et la fréquence des projections, ainsi que leur densité. Au final, cela permettra de mieux préparer les localités situées sous le vent – et donc susceptibles d’être « arrosées » – aux dangers qui les menacent.

A noter que les webcams des Iles Eoliennes sont hors service en ce moment.  Il n’y a pourtant pas de blocage budgétaire en Sicile….!

 

drapeau anglaisOne can read on the EarthSky website (http://earthsky.org/earth/video-thermal-images-of-lava-spewing-from-an-erupting-volcano) an interesting article that explains that a thermal camera standing 250 metres away from an active volcanic vent allows to better analyse the activity of Stromboli volcano and to study accurately the morphology of the projections. .

The camera is part of the ClerVolc program set up late 2012 by the Magmas and Volcanoes Laboratory. It consists of a suite of ground-based sensors that can measure across the electromagnetic spectrum. Data from these sensors can help researchers track particles as they spew from volcanic vents. Scientists will know how fast they move, their densities and their rate of emission from erupting vents. This  will help researchers better prepare communities downwind of volcanic plumes for the hazards they face.

The webcams of the Aeolian Islands are out of order these days…. although there is no government shutdown in Sicily !

Nouvelle approche du volcanisme hawaiien // A new approach to Hawaiian volcanism

drapeau francaisUne étude récente menée par des chercheurs des universités d’Hawaï et de Rhode Island donne un nouvel éclairage sur la formation de l’archipel hawaiien. Selon les scientifiques qui ont réalisé cette étude, ce sont les éruptions de surface, autrement dit l’extrusion de lave, qui font grandir les volcans hawaïens, plutôt que la mise en place interne du magma, comme on le pensait auparavant.
Avant cette étude, la plupart des scientifiques pensaient que les volcans hawaïens se développaient principalement en interne, par intrusion du magma dans la roche encaissante et solidification avant qu’il atteigne la surface. Bien que ce phénomène se produise effectivement, par exemple le long de l’East Rift Zone (ERZ) du Kilauea, il ne semble pas être représentatif de l’histoire globale de la formation des îles hawaïennes. Les estimations précédentes (mise en place interne du magma par opposition au débit de lave émise en surface) étaient basées sur des observations sur un laps de temps très court, au sens géologique.
Les chercheurs ont comparé des relevés gravimétriques historiques avec des enquêtes plus récentes effectuées sur la Grande Ile d’Hawaii et sur l’île de Kauai, ainsi que des relevés maritimes fournis par le Centre National de Données Géophysiques. Ces ensembles de données ont permis aux scientifiques d’examiner des processus sur des périodes de temps plus longues.

Il semblerait que les processus à court terme observés actuellement à Hawaii (qui ont tendance à être plus intrusifs) ne représentent pas le caractère prédominant de l’activité volcanique. Cela voudrait dire que, sur le long terme, l’East Rift Zone du Kilauea verra moins d’activité sismique et plus d’activité éruptive qu’on pensait auparavant. L’éruption en cours depuis 30 ans le long de l’ERZ pourrait se prolonger pendant de nombreuses décennies.

Il sera intéressant de savoir comment le rapport intrusif / extrusif influe sur la stabilité des flancs du volcan. On sait que des effondrements se produisent ; ils peuvent aller d’un effondrement de grande ampleur sur le flanc du volcan jusqu’à de simples effondrements de la banquette littorale sur la côte sud de la Grande Ile. Si la majorité des îles se sont formées à partir de flux extrusifs de faible ampleur, alors cela expliquerait certains effondrements qui ont été documentés.
Cette nouvelle approche du volcanisme hawaiien pourrait être utilisée comme point de départ pour d’autres études de la croûte terrestre dans les îles hawaïennes.

Source : Science Daily.

 

drapeau anglaisA recent study by researchers from the Universities of Hawaii and Rhode Island sheds new light on the formation of the Hawaiian Islands . According to the scientists who conducted this study, surface eruptions, i.e. the extrusion of lava, are growing the Hawaiian volcanoes, rather than the internal emplacement of magma , as previously thought.
Before this study, most scientists believed that Hawaiian volcanoes grew mainly internally by intrusion of magma into the surrounding rock and solidification before it reaches the surface. Although this phenomenon actually occurs , for example along the East Rift Zone ( ERZ ) of Kilauea, it does not seem to be representative of the overall history of the formation of the Hawaiian Islands. Previous estimates (internally emplaced magma versus extrusive lava flow) were based on observations over a very short period of time , in the geological sense .
The researchers compared historical gravimetric surveys with more recent surveys on the Big Island of Hawaii and Kauai , as well as marine surveys provided by the National Geophysical Data Center. These data sets have enabled scientists to examine processes on longer periods of time .
It seems that the short-term process currently observed in Hawaii (which tends to be more intrusive ) does not represent the predominant character of volcanic activity . This would mean that, in the long term, the East Rift Zone of Kilauea will show less seismic activity and more eruptive activity than previously thought . The ongoing eruption (30 years long) along the ERZ could last for many more decades .
It will be interesting to see how the intrusive / extrusive ratio affects the stability of the flanks of the volcano. We know that collapses occur; they can range from a large-scale collapses on the flank of the volcano to minor collapses of the coastal bench on the south coast of the Big Island . If the majority of the islands are formed from small-scale extrusive flows, this would explain some collapses that have been documented.
This new approach to Hawaiian volcanism could be used as a starting point for further studies of the crust in the Hawaiian Islands .
Source: Science Daily .

Banquette-littorale

Arrivée de lave sur la banquette littorale  (Photo:  C.  Grandpey)

 

Failles et volcans des Caraïbes // Faults and volcanoes of the Caribbean

drapeau francaisC’est bien connu : nous sommes capables d’envoyer des engins vers la Lune, Mars ou Jupiter mais nous connaissons mal le fond de nos propres océans ! C’est pour tenter de combler en partie cette lacune qu’une expédition d’une trentaine de scientifiques est en train d’explorer les principales failles ainsi que les volcans sous-marins situés dans les secteurs nord et est des Caraïbes. La mission d’un coût de 3 millions de dollars a été financée par différents organismes comme la National Oceanic and Atmospheric Administration, le National Geographic ou l’Université de Rhode Island. Elle a débuté à Porto Rico et se terminera à la Grenade.

Des engins télécommandés vont explorer différentes failles – dont la Septentrionale – le long des côtes de Porto Rico, des îles de la Dominique et de Montserrat. Ces failles, comme la fosse de Porto Rico, sont susceptibles d’être la source de puissants séismes comme celui d’octobre 1918, d’une magnitude de 7,2, qui a tué 116 personnes et déclenché un tsunami. Les chercheurs espèrent pouvoir explorer le glissement de terrain sous-marin qui a généré des vagues de 6 mètres de hauteur.

Les informations récoltées devraient permettre aux scientifiques de mieux comprendre le fonctionnement de ces failles et donc de mieux anticiper les catastrophes qu’elles provoquent.

Cette expédition sera aussi l’occasion d’observer et d’analyser le plancher océanique et les organismes qui vivent dans le Canal de la Mona – entre Porto Rico et la République Dominicaine – secteur où les eaux de l’Océan Atlantique deviennent plus chaudes et plus chargées en sel.

Les volcans ne seront pas oubliés. L’expédition permettra de vérifier si les volcans sous-marins, encore inexplorés, de la région sont actifs. Les scientifiques envisagent aussi de cartographier Kick’em Jenny, volcan sous-marin au nord de la Grenade et qui n’a pas été visité depuis une dizaine d’années.

Source : Fox News & ABC News.

 

drapeau anglaisIt is a well known fact: we are able to send equipment to the Moon, Mars or Jupiter but we know very little about the depths of our own oceans! In an attempt to fill this gap, a team of thirty scientists is exploring the main faults and submarine volcanoes located in the northern and eastern Caribbeans. The 3-million-dollar mission was funded by different agencies such as the National Oceanic and Atmospheric Administration, National Geographic or the University of Rhode Island. It began in Puerto Rico and will end in Grenada.
Remotely operated vehicles will explore various faults – including the Septentrional – along the coast of Puerto Rico, the islands of Dominica and Montserrat. These faults, such as the Puerto Rico Trench, may be the source of powerful earthquakes, like in October 1918 when a M 7.2 event killed 116 people and triggered a tsunami. The researchers hope to explore the underwater landslide that generated 6-metre-high waves.
The information collected should enable scientists to better understand how these faults are moving and thus better anticipate the disasters they may cause.
This expedition is also an opportunity to observe and analyze the seabed and organisms that live in the Mona Rift – between Puerto Rico and the Dominican Republic – an area where the waters of the Atlantic Ocean become warmer and saltier.
Volcanoes will not be forgotten. The mission will check if the unexplored underwater volcanoes are active in the region. Scientists also plan to map Kick’em Jenny, a submarine volcano north of Grenada and that has not been visited for a decade.

Source: Fox News & ABC News.