Le LiDAR et les nuages de cendre volcanique // LiDAR and volcanic ash clouds

drapeau francaisLes Britanniques peuvent désormais attendre en toute tranquillité une éruption semblable à celle de l’Eyjafjallajökull! En effet, dix nouveaux systèmes LiDAR (Light Detection and Ranging Systems ) vont être installés à travers le Royaume-Uni pour améliorer la détection des cendres volcaniques ainsi que leur déplacement. Ces instruments sont censés  réduire les perturbations du style de celles qui ont accompagné l’éruption islandaise en 2010 et les problèmes rencontrés par des centaines de milliers de passagers à travers le monde.
Le réseau de dix LiDAR, appareils conçus pour détecter les particules atmosphériques au Royaume-Uni, fait partie d’un projet britannique de 3 millions de livres (environ 4 600 000 euros) financé par le Ministère des Transports. Les instruments enverront des observations au Volcanic Ash Advisory Centre (VAAC) – le centre d’observation des cendres volcaniques au Royaume-Uni – afin de fournir des informations plus détaillées sur la localisation et les caractéristiques des nuages de cendre susceptibles d’avoir un impact sur le trafic aérien. Ils devraient permettre au Met Office de suivre les nuages ​​de cendre plus facilement et de prévoir leur trajectoire avec plus de précision.
Le LiDAR analyse l’atmosphère en utilisant la lumière provenant d’une source laser fibrée. La lumière rétrodiffusée par les aérosols en suspension est recueillie au moyen d’un récepteur (télescope) et analysée. Les informations obtenues grâce à cette méthode permettent aux organismes concernés d’établir le profil de la distribution verticale et les caractéristiques des particules dans l’atmosphère. Mise en relation avec les données satellitaires et d’autres modes de détection des cendres, l’information donnera au Met Office la meilleure image possible, en temps réel, de la répartition des cendres volcaniques.
Lors de la propagation du nuage de cendre islandais en 2010, un réseau d’équipements vétustes basé sur le principe du laser et initialement prévu pour mesurer la hauteur des nuages, a été reconfiguré pour fournir des indications sur les nuages de cendre. Le nouveau réseau de LiDAR sera plus performant et aura la capacité de faire la différence entre les cendres volcaniques et d’autres types d’aérosols en suspension dans l’atmosphère.
Le projet est actuellement en cours de réalisation et devrait être opérationnel d’ici le printemps 2016.
Source: Electrooptics.com
Reste à savoir si les compagnies aériennes feront confiance à ce nouveau système. On n’entend plus parler d’AVOID qui était censé aider les pilotes à détecter et éviter les nuages ​​de cendre émis par un volcan en éruption… Malgré ces avancées technologiques, il est fort à parier qu’un nuage de cendre comme celui de 2010 entraînera de nouveau une belle pagaille dans le trafic aérien. Les dernières éruptions en Amérique du Sud ont causé de grosses perturbations. Si un avion venait à s’écraser à cause de la cendre volcanique avec des centaines de passagers à bord, la compagnie aérienne concernée et les organismes en charge des LiDAR se trouveraient dans une situation très inconfortable!

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drapeau anglaisBritish people can now wait without any fear for any eruption similar to that of Eyjafjallajökull in 2010! Indeed, ten new Light Detection and Ranging Systems (LiDARs) are set to be installed across the UK to improve the detection and aid forecasting of volcanic ash. The instruments are supposed to minimise the kind of disruption that followed the 2010 eruption in Iceland, which affected hundreds of thousands of passengers across the globe.

The network of ten LiDARs designed to sense atmospheric particles around the UK, is part of a £3 million project funded by the UK’s Department for Transport. The instruments will send observations to the UK’s Volcanic Ash Advisory Centre (VAAC), to provide more detailed information on the location and characteristics of ash that could impact aircraft flight paths.

They should allow the UK’s Met Office to track ash clouds more easily and predict how they might spread more accurately.

The Lidar devices probe the atmosphere using light from a pulsed laser source. Backscattered light from suspended aerosols is collected using a receiver (telescope) and analysed.

The information obtained through this method helps agencies to build up a profile of the vertical distribution and characteristics of particles in the atmosphere.

Used in conjunction with data from satellites and other ash detection capabilities, the information will provide experts at the Met Office with the best possible picture of real-time ash distribution.

During the 2010 volcanic ash incident, a network of older laser-based equipment, originally set up to measure cloud heights, was reconfigured to provide ash observations. The new LiDAR network will be more advanced and will include the capability to distinguish ash from other types of suspended aerosols.

The project is currently under way and is expected to be completed and operational by the spring of 2016.

Source : Electrooptics.com

Let’s see now if air companies will trust this new system. We no longer hear about the AVOID system which was supposed to help pilots detect and then avoid ash clouds emitted by an erupting volcano… Despite the technological advances, it is likely that an ash cloud similar to the one in 2010 would cause the same disruptions to air traffic. The latest eruptions in South America caused severe problems. Is a plane happened to have an accident because of volcanic ash with hundreds of passengers on board, the concerned air company and the authorities in charge of the LiDARs would be in a very uncomfortable situation!

Eyjafjallajokull-blog

Le nuage de cendre de l’Eyjafjallajökull: Un cauchemar pour les compagnies aériennes!

(Crédit photo:  Wikipedia)

Volcanisme actif très probable sur Vénus // Very likely active volcanism on Venus

drapeau francaisDans une note publiée le 22 mars 2014 et intitulée «Des volcans actifs sur Vénus? », j’écrivais que les images fournies par la sonde Venus Express lancée par l’Agence Spatiale Européenne (ESA) montraient que les éruptions volcaniques ne faisaient peut-être pas uniquement partie du passé sur cette planète qui est la plus proche de la Terre. En effet, des scientifiques avaient découvert quatre points lumineux éphémères dans une zone de rift relativement jeune connue sous le nom de Ganiki Chasma.
Aujourd’hui, une équipe internationale de scientifiques (deux Allemands et trois Russes) a trouvé des preuves quasi certaines que Vénus est volcaniquement active. Leurs recherches sont publiées en ligne dans les Geophysical Research Letters.
http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2015GL064088/full

Comme je l’ai écrit plus haut, en examinant les données fournies par la mission Venus Express, les scientifiques avaient détecté des pics de température éphémères en plusieurs endroits de la surface de la planète. Ces points chauds, qui donnaient l’impression de s’allumer et s’éteindre sur un laps de temps de quelques jours, semblent aujourd’hui être générés par des coulées de lave actives.
Les points chauds qui apparaissent dans l’imagerie thermique de Venus Express montrent des pics de température de plusieurs centaines de degrés dans des secteurs allant d’un kilomètre carré à plus de 200. Les points chauds sont concentrés dans la grande zone de rift de Ganiki Chasma.

Les chercheurs russes avaient déjà cartographié la région lorsqu’ils avaient réalisé une carte globale de Vénus suite aux missions soviétiques Venera dans les années 1980 et la mission américaine Magellan dans les années 1990. Le travail de cartographie avait alors montré que Ganiki Chasma était très jeune, géologiquement parlant, mais les scientifiques ne savaient pas si la région s’était formée hier ou il y a un milliard d’années. Les récentes anomalies thermiques détectées par Venus Express correspondent exactement aux endroits où ils avaient cartographié ces dépôts relativement jeunes et en avaient déduit une possible activité en cours.
Les dernières conclusions de l’étude correspondent à d’autres données qui avaient révélé la probabilité d’une activité volcanique très récente. En 2010, l’imagerie infrarouge de plusieurs volcans semblait montrer des coulées de lave vieilles de quelques milliers ou quelques millions d’années. Quelques années plus tard, les scientifiques ont signalé des pics de SO2 éphémères dans la haute atmosphère de Vénus, autre signal potentiel de volcanisme actif.
L’observation des points chauds par Venus Express, qui s’ajoute à la cartographie géologique des missions Venera et Magellan, confirme la très forte probabilité d’un volcanisme actif sur Vénus. Cette découverte souligne l’importance de la collaboration internationale dans l’exploration de notre système solaire et la compréhension de son évolution.
Source : ESA

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drapeau anglaisIn a note published on Mars 22nd 2014 and entitled “Active volcanoes on Venus?”, I wrote that images provided by ESA’s Venus Express orbiter were showing that volcanic eruptions may not just be a thing from the past on the Earth’s nearest neighbour. Scientists had discovered four transient bright spots in a relatively young rift zone known as Ganiki Chasma.

Today, an international team of scientists (two Germans and three Russians) has found some of the best evidence yet that Venus is volcanically active. Their research is published online in Geophysical Research Letters.

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/2015GL064088/full

As I put it above, in scrutinizing data provided by ESA’s Venus Express mission, the scientists had found transient spikes in temperature at several spots on the planet’s surface. The hotspots, which were found to flash and fade over the course of just a few days, appear to be generated by active flows of lava on the surface.

The hotspots turned up in thermal imaging taken by Venus Express. The data showed spikes in temperature of several hundred degrees in spots ranging in size from one square kilometre to over 200 kilometres. The spots were clustered in a large rift zone called Ganiki Chasma. The Russian researchers had previously mapped the region as part of a global geologic map of Venus generated from the Soviet Venera missions in the 1980s and U.S. Magellan mission in the 1990s. The mapping work had shown that Ganiki Chasma was quite young, geologically speaking, but the scientists didn’t know if it formed yesterday or was a billion years old. The recent active anomalies detected by Venus Express fall exactly where they had mapped these relatively young deposits and suggest ongoing activity.

The latest finding is consistent with other data that had revealed probable very recent volcanic activity. In 2010, infrared imaging from several volcanoes seemed to indicate lava flows from thousands to a few million years old. A few years later, scientists reported transient spikes in SO2 in Venus’ upper atmosphere, another potential signal of active volcanism.

The observation of hotspots by Venus Express, combined with the geologic mapping from Venera and Magellan, make a strong case for a volcanically active Venus. This discovery   underscores the importance of international collaboration in exploring our solar system and understanding how it evolves. »

Source: ESA.

Venus

drapeau francaisCette carte de la surface de Vénus a été créée à partir de l’observation de plus de dix années d’images radar de la planète. Les données fournies par la sonde Magellan de la NASA entre 1990 et 1994 forment la base de l’image, avec des lacunes compensées par l’Observatoire d’Arecibo du Porto Rico. L’image a été colorisée pour montrer le relief en utilisant les informations recueillies par l’altimètre radar de la sonde Magellan, avec des données supplémentaires fournies par la sonde soviétique Venera et les missions Pioneer Venus de la NASA.

drapeau anglaisThis map of the surface of Venus was created from observations accumulated during more than a decade of radar imaging of the planet. Observations made by NASA’s Magellan spacecraft between 1990 and 1994 form the base of the image, with gaps in the data filled in by the Arecibo Observatory in Puerto Rico. The image is colour-coded to show elevation, using information gathered by the Magellan radar altimeter, with additional data provided by the Soviet Venera spacecraft and NASA’s Pioneer Venus missions.

Des stations sismiques pour Glacier Peak (Chaîne des Cascades / Etats Unis)

drapeau francaisComme je l’ai écrit dans une note publiée le 18 mai, Glacier Peak est beaucoup plus haut que le Mont St Helens et ses 2549 mètres dans la Chaîne des Cascades. Même s’il est beaucoup moins connu, il peut être tout aussi dangereux. En effet, si les glaciers sur ses flancs venaient à fondre lors d’une éruption, l’histoire montre que les lahars pourraient atteindre Mt. Vernon, Burlington, Stanwood et le Puget Sound en suivant les vallées des rivières Skagit et Stillaguamish. Alors que les volcans comme le St. Helens et le Rainier sont dotés d’un grand nombre de capteurs, il n’y a qu’un seul sismomètre actuellement sur le flanc ouest de Glacier Peak, mais cela va bientôt changer.

L’USGS est en train de demander l’autorisation d’installer quatre nouvelles stations de surveillance autour du volcan. Afin de trouver les meilleurs endroits pour leur emplacement, l’USGS a entrepris l’année dernière la cartographie du volcan ainsi que des sommets et des vallées qui l’entourent en utilisant le LIDAR (Light Detection and Ranging). L’USGS devra maintenant avoir le feu vert de l’US Forest Service (l’équivalent de nos Eaux et Forêts) pour mettre en place les équipements qui contrôleront l’activité sismique ou le gonflement des pentes du volcan. Ces stations seront en mesure d’enregistrer et de transmettre en temps réel les données concernant l’activité.
La demande d’autorisation d’installation et de maintenance des quatre stations sismiques sera valable pour une période de 20 ans. La station sismique existante et une station d’observation des glaciers déjà en place resteront en l’état.
Il faudra trois jours pour installer chaque nouvelle station sur Glacier Peak, jusqu’à une semaine si le temps se dégrade. La question la plus susceptible de recevoir un mauvais accueil de la part du public est l’utilisation d’hélicoptères pour transporter le matériel et le personnel dans cette région très sauvage où ne sont pas autorisés les engins motorisés. Les hélicoptères seraient nécessaires lors de l’installation et tous les cinq ans pour transporter les batteries de rechange.
Chaque station sera conçue pour durer des décennies et permettre l’installation d’équipements de surveillance de nouvelle génération sans avoir à modifier les stations existantes.
Le coût d’installation des quatre stations s’élève à 170 000 dollars, et la maintenance annuelle de chaque station coûtera environ 4000 dollars.

Source : The Herald of Everett.

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drapeau anglaisAs I put it in a note written on May 18th, with 3,213 metres, Glacier Peak is much higher than Mount St Helens in the Cascade Range. Although less popular, it is just as dangerous. If its glaciers happened to melt during an eruption, history shows lahars might reach as far away as Mt. Vernon, Burlington, Stanwood and Puget Sound by following the Skagit and Stillaguamish rivers.While volcanoes like Mt St. Helens and Rainier are heavily wired with sensors, there is but one lone seismometer on the west flank of Glacier Peak. That’s about to change.

The USGS is seeking permission to install four new monitoring stations around the volcano. In order to find the best places to install the instruments, the USGS started mapping the volcano and its surrounding peaks and valleys last year using LIDAR (Light Detection and Ranging). Now, they hope for U.S. Forest Service approval to set up equipment that can track seismic activity or bulging of the mountain’s slopes. The stations would be able to record and transmit that activity in real time.

The application is for a 20-year permit to install and maintain four seismic stations, spaced out around the mountain. The existing seismic station and one glacier research station already in place on Glacier Peak will remain in use.

It would take three days to set up each new station, up to a week if the weather gets poor. The issue most likely to draw public concern is the use of helicopters to haul some equipment and personnel into the wilderness area, which is designated for man- powered machinery only. Helicopters would be needed during the installation and every five years to haul in replacement batteries.

Each station will be designed to last for decades and allow for new-generation monitoring equipment to be installed without further modifications of the stations.

The estimated cost for putting in four stations is $170,000, and it would cost about $4,000 a year — $1,000 for each location — to maintain them.

Source : The Herald of Everett.

Glacier-Peak-blog

Vue de Glacier Peak  (Photo:  C. Grandpey)

Expédition sur le Marum (Vanuatu)

drapeau francaisEn cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez voir une vidéo et de belles photos du Marum (Vanuatu). Elles sont le résultat d’une expédition effectuée par Sam Crossman, un aventurier californien, qui était accompagné d’une équipe technique. Ces hommes ont utilisé des drones de haute technologie, des caméras à réalité virtuelle et des capteurs portables biométriques pour observer la géologie d’un tel environnement extrême.
Le projet a été financé par une compagnie d’accessoires pour iPhone, Kenu.com, et il incluait une équipe de spécialistes capables de créer le premier modèle 3D d’un volcan et d’un lac de lave. Sam Crossman portait une combinaison thermique faite sur mesure et capable de résister à des températures allant jusqu’à 1600 ° C.
Le but du projet était de mieux comprendre comment la vie microbienne pouvait exister et coloniser un tel environnement extrême. Un membre de l’équipe analyse actuellement les échantillons prélevés dans le cratère en utilisant le système SHERLOC de la NASA qui sera utilisé dans la prochaine mission de l’agence spatiale vers Mars en 2020.
L’équipe a utilisé un drone pour cartographier les zones du cratère rendues invisibles par les gaz. En effet, en raison des importantes émissions de SO2, il est pratiquement impossible d’obtenir une image nette du cratère par satellite.

Le pilote des drones utilisés pendant l’expédition a réussi à capturer des images aériennes à différents moments. Elles ont permis à l’équipe d’assembler les photos en utilisant un logiciel adapté. Ce faisant, ils ont créé le premier modèle 3D, sans la présence des gaz et à échelle réelle, d’un volcan et d’un lac de lave, ce qui a permis d’obtenir des mesures précises. Ainsi, cet environnement autrement inaccessible est devenu un environnement virtuel qui peut désormais être exploré par toute personne possédant un ordinateur portable et disposant d’une connexion wifi.
http://www.mirror.co.uk/news/world-news/see-inside-ambrym-volcano-drone-5870484

Source: The Daily Mirror.

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drapeau anglaisBy clicking on the link below, you will see a video and nice photos of Marum volcano (Vanuatu). They are the result of an expedition made by Sam Crossman, a Californian adventurer, and a technical team. Sam and his team used high tech drones, virtual reality cameras, and biometric wearable sensors to learn more about the geology of such an extreme environment.

The project was funded by an iPhone accessory company, Kenu.com, and had a crew of experts who created the first ever 3D scale model of a volcano and lava lake. Sam Crossman wore a custom built industrial heat suit able to withstand radiant temperatures of up to 1600°C.

The aim of the project was to get a better understanding of how microbial life could exist and colonise in such an extreme environment. A team member is currently testing samples taken from the crater using NASA’s SHERLOC device which will be used in the space agency’s next mission to Mars in 2020.

The crew used a drone to map areas of the crater which they were unable to view. Because of the massive SO2 emissions, getting a clear picture with satellite imagery is nearly impossible.

The expedition’s drone pilot managed to capture aerial images at various moments which allowed the team to stitch the photos together using specialized software. In doing so, they created the first of its kind gas free true-to-scale 3D model of a volcano and lava lake, which enabled to take precise measurements. Thus, the otherwise inaccessible environment was turned into a fully immersive virtual environment which can be explored by anyone with a laptop and a wifi connection.

http://www.mirror.co.uk/news/world-news/see-inside-ambrym-volcano-drone-5870484

Source : The Daily Mirror

Marum-blog

Le lac de lave du Marum  (Crédit photo:  Wikipedia)