L’Indonésie va moderniser sa surveillance volcanique // Indonesia to modernise its volcano monitoring

drapeau-francaisL’Indonésie prévoit de moderniser son système de surveillance volcanique dès l’an prochain afin de mieux gérer les catastrophes causées les éruptions. Le pays héberge au moins 127 volcans actifs et quarante pour cent de la population vit dans des zones vulnérables. L’Agence Géologique envisage l’achat de matériel de surveillance supplémentaire, en particulier des dispositifs de surveillance sismique et de déformation, des systèmes d’observation télévisuelle en circuit fermé et des instruments de surveillance géochimique.
L’Agence Géologique, par le biais du Centre de Gestion des Catastrophes (PVMBG), surveille 69 volcans indonésiens. La priorité est donnée aux volcans actifs considérés comme étant « à haut risque » en raison des populations vivant dans leur voisinage. Selon les normes internationales, les stations d’observation doivent être équipées d’au moins quatre sismographes et d’autres instruments.
Sur les 69 volcans indonésiens observés, seuls quelques-uns sont dotés correctement de dispositifs de surveillance, tels que le Merapi, le  Sinabung et le Kelud. Il est urgent d’installer d’autres instruments sur un certain nombre d’autres volcans, en particulier ceux situés près des villes. Ainsi, le Gamalama est une menace réelle pour plus de 500 000 habitants. L’observatoire de ce volcan est suffisamment équipé, mais certains instruments doivent être modernisés. Le Guntur à l’ouest de Java est un autre volcan susceptible d’entrer en éruption. Il ne s’est pas manifesté depuis 170 ans, avec la dernière colère en 1850.
En complément des équipements existants, le PVMBG collabore avec des scientifiques d’autres pays. Le Galunggung, le Guntur et le Semeru sont suivis en collaboration avec des chercheurs japonais. Il existe également une collaboration avec le United States Geological Survey (USGS) pour surveiller les volcans de Sulawesi.
Source: The Jakarta Post.

———————————–

drapeau-anglaisIndonesia is planning to modernize its volcano monitoring system next year to better manage disasters caused by volcanic activities. The country is home to at least 127 active volcanoes and forty percent of the people live in vulnerable areas. The Geological Agency will purchase additional monitoring equipment, including earthquake and volcanic deformation monitoring devices, closed-circuit televisions and geochemical monitoring instruments.
The Geological Agency, through the Volcanology and Geological Disaster Mitigation Center (PVMBG), monitors 69 of the volcanoes. Monitoring is given priority on the active volcanoes that are classified as high risk because of the people living in its vicinity. Based on international standards, volcano observation stations must be equipped with at least four seismographs and other instruments.
Of the 69 volcanoes under observation, only a few of them are already ideally equipped with monitoring devices, such as Mt. Merapi, Mt. Sinabung and Mt. Kelud. Additional instruments are urgently needed for a number of other volcanoes, especially those located near cities. For instance, the danger level is quite high with Mt. Gamalama where as many as 500,000 residents are living at the foot of the volcano. The volcano observation station there is adequately equipped with instruments, but some of them must be modernized. Another eruption-prone volcano is Mt. Guntur in West Java. It has not erupted for 170 years, the latest in 1850.
Despite the limitations, PVMBG is working together with observers from other countries. Mt. Galunggung, Mt. Guntur and Mt. Semeru are monitored in collaboration with researchers from Japan. There is also a collaboration with the United States Geological Survey (USGS) in monitoring volcanoes in Sulawesi.

Source: The Jakarta Post.

semeru-web-00

Le Semeru, l’un des plus dangereux volcans indonésiens  (Photo: C. Grandpey)

Un site favorable à la vie sur la planète Mars ? // A suitable site for life on Mars ?

drapeau-francaisUne étude publiée dans la revue Icarus nous apprend qu’une dépression en forme d’entonnoir sur la planète Mars a été identifiée comme site susceptible de recéler des signes de vie. Les chercheurs pensent que la dépression a été formée par un volcan sous un glacier. Cette disposition inhabituelle a pu créer un environnement chaud et chimiquement diversifié qui en ferait un bon candidat pour la recherche de la vie sur Mars. Le site pourrait héberger certains des ingrédients essentiels à la vie: l’eau, la chaleur et les nutriments.
Les auteurs de l’étude ont été frappés par la similitude entre les paysages sur ces sites et les chaudrons de glace, dépressions creusées par des volcans sous-glaciaires sur Terre, en Islande et au Groenland, par exemple. Ils ont d’abord remarqué les cercles concentriques des chaudrons sur des images envoyées par le robot Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA. En utilisant des images stéréoscopiques qui donnent une idée de la forme tridimensionnelle du relief, les scientifiques ont pu analyser les sites avec plus de précision. Ils ont pu étudier leur forme et leur morphologie, mais aussi la quantité de matériaux évacuée lors de la formation de ces dépressions.
En étudiant deux sites en forme d’entonnoir, les chercheurs ont découvert qu’ils ont très probablement été formés par des processus différents. Les matériaux détectés autour de la dépression de Galaxias Fossae laissent supposer qu’elle est apparue suite à l’impact d’un objet en provenance de l’espace. L’autre dépression, dans un cratère situé en bordure du bassin de l’Hellas, a été probablement creusée par l’activité volcanique. Le site Hellas serait donc le lieu le plus favorable à l’apparition de la vie car il se pourrait qu’il contienne de l’eau sous forme liquide.
L’étude de ces deux dépressions est fort intéressante car leur existence peut fournir des informations sur les propriétés des matériaux qui se cachent sous la surface de Mars, avec la possible existence de glace, et ils pourraient permettre de révéler les interactions entre la glace et les volcans sur la Planète Rouge.
Source: International Business Times.

———————————–

drapeau-anglaisA study published in the journal Icarus informs us that a funnel-shaped depression on Mars has been identified as a potential site to search for signs of life on the Red Planet. Researchers think it has been formed by a volcano underneath a glacier. This unusual layout could have created a warm and chemically diverse environment, which would make it a good candidate for the search for life on Mars. It seems the site could host some of the key ingredients for habitability: water, heat and nutrients.

The authors of the study were struck by the similarity of the landscape at these sites and ice cauldrons – volcanoes underneath glaciers – found on Earth in Iceland and Greenland. They first saw the concentric circles of the cauldrons on images from NASA’s Mars Reconnaissance Orbiter. Using stereoscopic images which give an idea of the three-dimensional shape of the landform, the scientists were able to characterise the sites more closely. They were able to measure not just their shape and appearance, but also how much material was lost to form the depressions.

Studying two funnel-shaped sites, the researchers found that they were most likely formed by different processes. Debris found around one site – the Galaxias Fossae depression – suggested it was formed from impact from an object from space. A second depression, in a crater on the rim of the Hellas basin, was more likely caused by volcanic activity. This would make the Hellas site the more likely place for life to take hold, as an area that could have liquid water.

Both depressions are interesting because their existence may provide information on the properties of subsurface material – the potential existence of ice – and because of the potential for revealing ice-volcano interactions.

Source: International Business Times.

mars-01

 Cartes topographiques et graphiques montrant les dépressions Hellas (à droite) et Galaxias Fossae (à gauche) [Source : NASA]

mars-02

Image du cratère d’impact Hellas, l’un des plus grands du système solaire.

(Source: NASA)

Complexité de la sismicité en Nouvelle Zélande // Complexity of seismicity in New Zealand

drapeau-francaisAu cours de l’introduction à mon diaporama «Welcome to New Zealand» dimanche après-midi à Nice, à l’occasion du festival Explorimages, j’ai fait allusion au séisme qui s’était produit quelques heures auparavant dans ce pays de l’hémisphère sud. J’ai indiqué qu’à l’heure actuelle la prévision sismique était égale à zéro et qu’elle n’était guère plus élevée concernant les éruptions volcaniques. Les dernières informations scientifiques concernant le séisme de dimanche confirment mes propos.
Le tremblement de terre qui a frappé la Nouvelle-Zélande peu après minuit (heure locale) le 14 novembre, en tuant deux personnes, rappelle que l’activité sismique néo-zélandaise est très complexe. La rupture de faille ne s’est pas produite le long de la frontière entre deux plaques tectoniques, là où des séismes majeurs sont observés le plus fréquemment. Comme l’a dit un sismologue néo-zélandais, «nous découvrons une activité sismique que nous ne connaissions pas vraiment».
L’USGS a placé l’épicentre du séisme de M 7,8 près de Kaikoura, une ville touristique côtière à 92 kilomètres au nord-est de Christchurch, à une profondeur d’environ 23 kilomètres. L’événement a causé des dégâts considérables aux bâtiments. Des glissements de terrain ont bloqué la route principale de la région et obstrué temporairement la Clarence River. Les répliques ont continué tout au long de la journée de lundi.
L’épicentre du séisme ne se trouve pas sur une faille majeure connue. La Nouvelle-Zélande est à cheval sur la zone de collision entre les plaques tectoniques australienne et Pacifique. La frontière entre les deux plaques longe la côte est de l’île du Nord et se prolonge le long de la côte ouest de l’île du Sud. Les cartes de risque sismique de la Nouvelle Zélande prévoient des violents séismes au niveau des failles complexes qui cisaillent ce secteur. Pourtant, le dernier séisme s’est produit sur une faille intraplaque peu étudiée. Tout comme les événements qui ont frappé Christchurch en 2010 et 2011, le dernier séisme nous montre que la côte est de l’île du Sud est un endroit beaucoup sensible qu’on ne le pensait. Les cartes de risque sismique de la Nouvelle-Zélande, en particulier celles qui concernent les risques aux bâtiments, devront être réexaminées. L’autre sujet d’inquiétude, c’est que le séisme de dimanche fasse naître de nouvelles contraintes sur les limites de plaques, avec le risque d’une rupture de faille qui pourrait déclencher un séisme de M 8.
Le dernier séisme a provoqué un tsunami d’environ un mètre de hauteur, ce qui est inhabituel pour une faille située à l’intérieur des terres. Il se pourrait qu’un soulèvement d’environ un mètre du sol côtier provoqué par le mouvement de la faille ait affecté suffisamment le fond de la mer pour déclencher le tsunami.
Source: Journaux néo-zélandais.

Au vu des heures auxquelles se sont produits les derniers séismes en Nouvelle Zélande et dans le centre de l’Italie, certaines personnes se demandent si les séismes n’ont pas tendance à se produire davantage pendant la nuit. J’ai effectué une recherche personnelle en m’appuyant sur le listing des séismes tectoniques de magnitude supérieure à M 3 recensés pat l’USGS au cours de l’année 2016. Sur les quelque 106 événements mentionnés, 46 ont eu lieu de nuit (heure locale), entre 21 heures et 7 heures du matin. Il ne semble donc pas que la nuit soit plus favorable à la forte sismicité. D’autres personnes ont songé à l’influence de la super lune, mais les scientifiques rejettent cette hypothèse.

———————————

drapeau-anglaisDuring the introduction to my diaporama « Welcome to New Zealand » on Sunday afternoon at the Explorimages Festival in Nice, I made an allusion to the earthquake that had occurred a few hours before in that country. I said that our prevision about earthquakes amounted to zero and was not much higher concerning volcanic eruptions. The lafest scientific observations of Sunday’s quake do confirm my words.

The earthquake that struck New Zealand shortly after midnight (local time) on November 14th, killing two people, is a stark reminder that New Zealand’s seismic activity is very complex. The ruptured fault is not along the tectonic plate boundaries where major quakes are expected. As one New Zealand seismologist put it, « we are finding out again that there is seismic activity that we didn’t really know about. »

The U.S. Geological Survey placed the epicenter of the M 7.8 earthquake near Kaikoura, a coastal tourist town 92 kilometres northeast of Christchurch, at a depth of about 23 kilometres. The shallow quake caused extensive damage to infrastructure. Landslides blocked the main highway through the region and temporarily dammed the Clarence River. Aftershocks continued throughout Monday.

The earthquake’s epicenter was not on a known major fault. New Zealand straddles the collision zone between the Australian and Pacific tectonic plates. The boundary between the two plates runs off the east coast of the North Island and along the west coast of the South Island. New Zealand’s earthquake hazard maps anticipate strong quakes emanating from the complex faults in those boundaries. The latest quake, however, occurred on a little studied intraplate fault. The quake, as well as strong temblors that struck Christchurch in 2010 and 2011, indicates that the east coast of the South Island is a far more risky place than was thought. New Zealand’s earthquake hazard maps, which affect building codes, will have to be reconsidered. Another worry in that Sunday’s quake might increase stress on the plate boundaries, where a rupture could produce an M 8 earthquake.

The quake triggered a 1-metre-or-so tsunami, which is unusual for a fault located beneath land. It might be that about 1 metre of coastal ground uplift resulting from the fault movement disturbed the sea floor enough to trigger the tsunami.

Source :New Zealand newspapers. .

Given the hours of recent earthquakes in New Zealand and Central Italy, some people wonder whether the earthquakes do not tend to occur more frequently during the night. I conducted a personal search based on the list of tectonic earthquakes with a magnitude greater than M 3 recorded by the USGS during the year 2016. Out of the 106 events mentioned, 46 occurred at night ( local time) between 9 pm and 7 am. Thus, it does not seem that the night is more favorable to a strong seismicity. Other people have thought about the influence of the super moon, but scientists reject this hypothesis.

nz

Carte montrant les failles et l’acticité sismique dans la partie NE de l’Ile du Sud.

(Source : GeoNet)

 

La fracturation hydraulique en Alaska // Fracking in Alaska

drapeau-francaisDès que l’on prononce les mots « fracturation hydraulique » – souvent associés aux gaz de schiste en Europe – on assiste à une levée de boucliers des écologistes qui pensent qu’une telle technique pourrait avoir des effets néfastes sur l’environnement. Aux Etats-Unis, la fracturation hydraulique, ou « fracking », est très répandue dans l’industrie gazière et pétrolière. Un récent article paru dans l’Alaska Dispath News en explique le principe, ainsi que les précautions qui entourent sa mise en place. Je tiens à souligner que la diffusion de cette note est purement informative et ne traduit en aucun cas mon opinion sur la fracturation hydraulique !

La fracturation hydraulique est la dislocation ciblée de formations géologiques peu perméables par l’injection sous très haute pression d’un fluide destiné à fissurer et micro-fissurer la roche. Cette fracturation peut être pratiquée à proximité de la surface, ou à grande profondeur (à plus de 1 km, voire à plus de 4 km dans le cas du gaz de schiste), et à partir de puits verticaux, inclinés ou horizontaux.

Ces techniques suscitent depuis la fin des années 2000-2010 une controverse en Amérique du Nord, qui semble s’étendre dans le monde, alors que de grands groupes industriels envisagent d’exploiter de nouveaux champs pétroliers et gaziers dans les grands fonds marins, en Alaska, au Canada et dans le reste du monde.

Au moment où une compagnie pétrolière du Texas se prépare à débuter dans quelques semaines un forage qui débouchera sur des opérations de fracturation hydraulique à grande échelle dans Cook Inlet en Alaska, un groupe écologiste demande que les clauses gérant de tels forages soient modifiées afin que le public puisse avoir son mot à dire sur les futures campagnes de fracturation. Les partisans de la fracturation hydraulique font remarquer que le recours à une audience publique chaque fois que la fracturation hydraulique est envisagée pour augmenter la production de pétrole ou de gaz serait une perte de temps et ne présente aucun avantage. Ils ajoutent que la fracturation profonde est pratiquée depuis plus de cinq décennies en Alaska sans nuire à l’environnement. De plus, les règles concernant la fracturation dans cet Etat ont été renforcées en 2014.
Cependant, de nombreux Alaskiens, en particulier ceux qui vivent à proximité du projet de forage d’un long puits horizontal par la compagnie BlueCrest Energy sur la péninsule de Kenai, aimeraient être mieux informés sur les opérations de fracturation avant qu’elles débutent. Les gens s’inquiètent des menaces potentielles pour l’eau potable et la faune, ainsi que les séismes qu’une telle activité pourrait provoquer.
La fracturation hydraulique – qui utilise principalement de l’eau avec du sable et des produits chimiques pour fracturer et maintenir la roche ouverte pour augmenter la production de pétrole et de gaz – a commencé à North Slope en 1963 et à Cook Inlet deux ans plus tard. Près de 1 900 puits, soit environ le quart des puits forés en Alaska, ont été fracturés depuis cette date, sans causer le moindre problème. Il n’y a pas eu de cas de pollution des nappes phréatiques. Les  inquiétudes concernant la fracturation hydraulique sont nées dans cet État au cours des deux dernières années, après que certaines opérations de fracturation dans des Etats plus au sud aient été tenues pour responsables des séismes et de fuite de méthane dans les eaux souterraines.
La plupart des opérations de fracturation hydraulique ont eu lieu jusqu’à présent dans la région de North Slope, loin des zones habitées. Le cas de la compagnie BlueCrest est différent. Elle envisage de forer son puits à 10 km au nord d’Anchor Point, pas très loin de Homer et d’autres localités de la péninsule du Kenai, ce qui soulève des inquiétudes. Ce sera le premier programme de fracturation horizontale à grande échelle dans la région avec la mise en place de puits multi-fracturés, d’au moins 6 km de longueur. La multi-fracturation  signifie qu’au lieu des grandes fractures uniques réalisées dans le passé, la compagnie prévoit de faire de petites fractures contrôlées.
Lorsqu’une compagnie demande l’autorisation de mener une opération de fracturation hydraulique en Alaska, elle doit prouver qu’elle a avisé les propriétaires fonciers dans un rayon de 800 mètres d’un puits à forer. La demande de forage doit s’accompagner informations sur l’opération prévue, y compris les détails sur les puits, les produits chimiques prévus et le volume des fluides de fracturation, ainsi qu’un état des lieux des puits d’eau douce dans la zone afin d’obtenir des données sur leur état avant que puissent apparaître les effets de la fracturation. Une fois la fracturation terminée, la composition chimique et les volumes du fluide utilisé pendant l’opération doivent être signalés à l’agence et sur le site fracfocus.org, où figure un registre géré par l’Interstate Oil and Gas Compact Commission et le Ground Water Protection Council.

La population locale a peur que Cook Inlet soit pollué par les liquides de fracturation ou par d’autres rejets liés à l’opération, ce qui nuirait aux saumons et à d’autres espèces sauvages. Toutefois, les autorités assurent que la conception du puits permettra d’éviter les problèmes souterrains comme les fuites de gaz ou de liquides.
La compagnie BlueCrest prévoit de commencer le forage à la fin du mois de novembre sur un site où des forages ont déjà été effectués. La fracturation hydraulique proprement dite devrait avoir lieu au printemps.
Bien que le forage du puits se situe sur terre, la fracturation hydraulique aura lieu à environ 2 km sous le fond marin et à 5 km de la côte, après le forage horizontal. Les fissures microscopiques ouvertes dans la roche par la pression du liquide de fracturation parcourront une soixantaine de mètres et ne viendront pas atteindre le fond marin à 2 km au-dessus. Le tuyau d’acier acheminant le pétrole et le gaz naturel vers la terre sera inséré dans un autre tuyau en acier. Le tuyau extérieur sera entouré de ciment, protection supplémentaire qui empêchera le gaz naturel de migrer à l’extérieur du tuyau et de polluer l’eau potable. Un dispositif inséré dans le tuyau utilise des ondes de compression pour vérifier la solidité du ciment sur «chaque centimètre», avec des résultats de tests analysés par des spécialistes.
En ce qui concerne les séismes, le risque causé par la fracturation hydraulique semble faible dans Cook Inlet. Même s’ils se produisent, de tels événements seront trop faibles pour causer des dégâts. La sismicité n’aurait pas d’effet, non plus, sur les volcans qui se dressent le long de Cook Inlet.
L’injection d’eaux usées, lorsque les fluides produits avec le pétrole ou le gaz sont renvoyés sous terre, est plus susceptible de provoquer les séismes qui ont été associés aux opérations de fracturation dans des Etats plus au sud. Les volumes d’eau généralement réinjectés dans les puits de forage en Alaska ont été plus faibles que dans ces États où ont été observés les séismes.
Source: Alaska Dispatch News.

———————————–

drapeau-anglaisHydraulic fracturing (also called fracking) is the targeted disruption of geological formations with low permeability by injecting a fluid under high pressure to crack and micro-crack the rock. This fracturing can be performed near the surface or at depth (more than 1 km, or even over 4 km in the case of shale gas), and from vertical, horizontal or inclined wells.
Since the late 2000-2010, these techniques have triggered controversy in North America, which seems to be spreading around the world, while large industrial operators are preparing to exploit new oil and gas fields in the deep ocean, in Alaska, Canada and the rest of the world.

With a Texas oil company weeks away from launching drilling that will lead to large-scale hydraulic fracturing in Cook Inlet, a conservation group wants Alaska well regulators to change their rules so the public can weigh in on future fracking operations before they are approved. Industry supporters answer that being forced into a public hearing each time they are proposing to use hydraulic fracturing to increase the flow of oil or gas would add costs and time without any benefit. They say companies have been fracturing formations deep underground for more than five decades in Alaska without harming the environment. And Alaska’s rules were strengthened in 2014.

However, many Alaskans, including those living near the long horizontal well BlueCrest Energy plans to drill on the Kenai Peninsula, would welcome the opportunity to learn more about fracking operations before they occur. People are concerned about potential threats to drinking water, wildlife and the earthquakes such activity might cause.

Hydraulic fracturing — using mostly water plus sand and chemicals to crack and hold open rock to increase oil and gas production — began on the North Slope in 1963 and in Cook Inlet two years later. Almost 1,900 wells, about one fourth of the wells drilled in Alaska, have been fracked since then without problems. There have been no documented instances of harm to fresh groundwater in Alaska, but concerns about fracking have grown in this State over the last couple of years, after some fracking in the Lower 48 has been blamed for earthquakes and for methane leaking into groundwater.

Though most fracking has occurred on the North Slope far from residential areas, the case of BlueCrest is different. It hopes to drill its well 10 km north of Anchor Point, close enough to Homer and other communities on the Peninsula to raise concerns. It will be the first large-scale, horizontal fracking program for the region using multistage fracks, with wells extending at least 6 km. Multistage means instead of the single, large fractures made in the past, the company plans to make many small, controlled fractures.

When a company applies for permission to conduct a fracking operation, it must show it has notified land owners within an 800-metre radius of a planned well-bore. The application requires information about the planned operation, including well details, the anticipated chemicals and volume of fracking fluids, and a plan for sampling water wells in the area to obtain baseline data before any effects from fracking could appear. After the fracking is complete, the chemical composition and volumes of the fracking fluid must be reported to the agency and to fracfocus.org, a disclosure registry run by the Interstate Oil and Gas Compact Commission and the Ground Water Protection Council.

Local people are worried Cook Inlet will be polluted by fracking fluids or other waste related to the work, hurting salmon and other wildlife. However, officials contend that the design of the well will prevent problems underground, such as from leaking gas or liquids.

BlueCrest expects to start drilling later this month at a site where previous test drilling has been conducted. Fracking activity is expected to take place in spring.

Though the well will begin onshore, the hydraulic fracturing will take place about 2 km under the seabed and 5 km from shore after horizontal drilling takes place. The microscopic cracks in rock caused by pressure from the fracking fluid will travel 60 metres and won’t come close to reaching the seabed 2 km above. The steel pipe transporting oil and natural gas to land will be inserted into another steel pipe. The outer pipe will be surrounded by cement, another protection that will prevent natural gas from migrating outside the pipe and into drinking water. A device inserted into the pipe uses compression waves to check the integrity of the cement along « every centimetre, » with test results analyzed by experts.

As for induced earthquakes, the chance one will be caused by fracking or fracking-related activity appears to be small in Cook Inlet. Even if one happens, the earthquake would likely be too small to cause damage. The seismicity would not affect the volcanoes along Cook Inlet.

Wastewater injection, when fluids produced with oil or gas are put back underground, is more likely to cause the earthquakes that have been associated with fracking operations in some places in the Lower 48. But the volumes of water typically reinjected into wells in Alaska have been smaller than in states where industry-induced earthquakes have been studied.

Source : Alaska Dispatch News.

cook-inlet

Vue de Cook Inlet et des volcans le long de ce bras de mer (Source: AVO)

fracturation

Exemple de fracturation hydraulique pour la production de gaz de schiste.

(Source: HydroFrac)