Réchauffement climatique : Allons nous jouer aux apprentis sorciers ? // Global warming : Are we going to play the sorcerer’s apprentices?

drapeau-francaisAlors que le réchauffement climatique continue son bonhomme de chemin et semble être incontrôlable, certains commencent à imaginer des moyens pour faire face à cette situation. Dans nos montagnes, on a déjà trouvé la technique pour produire de la neige artificielle, également baptisée « neige de culture » pour ne pas froisser ses détracteurs. A plus grande échelle, certains chercheurs s’évertuent à trouver des solutions qui permettraient de refroidir le climat. La plupart des groupes écologistes sont résolument opposés à de telles expériences et ils exigent un moratoire mondial sur ces initiatives.
L’un des projets consisterait à réfléchir la lumière du soleil vers l’espace dans le but de refroidir la planète. Il suffirait d’ensemencer la stratosphère avec des particules de dioxyde de soufre comme cela s’est produit naturellement au moment de l’éruption du Pinatubo qui a injecté des millions de tonnes de SO2 dans la stratosphère en 1992. Cet événement naturel a abaissé la température moyenne de la Terre d’environ 0,7°C pendant plusieurs mois.
Une autre proposition concerne des navires spécialement conçus pour pulvériser de l’eau de mer dans l’air afin que les particules de sel blanchissent les nuages à basse altitude au-dessus de la mer, augmentant ainsi leur pouvoir réfléchissant.
Au cours de la COP22 de Marrakech en novembre 2016, des chercheurs de l’Université de Cambridge ont exprimé leur frustration devant l’opposition des écologistes aux tentatives de refroidissement du climat. Ils ont évoqué une expérience dans laquelle les scientifiques pourraient essayer de faire blanchir, sur une zone relativement réduite, les nuages au-dessus de l’Arctique afin de voir si on pourrait inverser le processus de fonte rapide de la glace de mer pendant l’été. Lors de cette même conférence, un chercheur britannique a comparé le rapide réchauffement du climat dans les années à venir à la seconde guerre mondiale. Il a fait remarquer que «l’urgence de gagner la guerre contre Hitler était telle que des choses ont été réalisées, comme le débarquement en Normandie, sans se soucier de l’opinion publique. Parfois, l’urgence est telle que nous devons effectuer des recherches, et vite.»  Il a ajouté qu’il n’était pas favorable à la manipulation, mais à la recherche.
En 2011, les protestations des militants écologistes ont permis d’annuler l’expérience SPICE (Stratospheric Particle Injection for Climate Enginieering) dans laquelle les chercheurs prévoyaient de hisser un tuyau d’un kilomètre de hauteur à l’aide de ballons pour pulvériser de la vapeur d’eau. Le but était simplement de voir si l’expérience serait couronnée de succès.
Jusqu’à présent, le gouvernement des États-Unis ne s’est pas opposé à la recherche de solutions artificielles pour refroidir le climat, mais cela pourrait changer. Alors que le président Obama quitte ses fonctions, le Global Change Research Program (USGCRP), programme de recherches sur le changement climatique aux Etats-Unis, vient de publier ses projets pour la période 2012-2021, avec une mise à jour triennale qui entrouvre la porte pour de telles recherches.
Bien que les manipulations climatiques ne puissent se substituer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à l’adaptation au changement climatique actuel, certains types d’interventions pourraient un jour être utilisés pour gérer les changements climatiques. D’autres pays ou le secteur privé pourraient décider un jour de mener de telles expériences, indépendamment du gouvernement des États-Unis. Le prochain programme de recherche sur le changement climatique aux Etats Unis pourrait laisser supposer que le gouvernement fédéral ignorera ceux qui sont contre les manipulations climatiques et favorisera les recherches dans ce domaine!
Source: Reason magazine.

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drapeau-anglaisWhile global warming is going on and seems to be uncontrollable, some researchers are beginning to imagine ways to cope with this situation. In our mountains, we have already found the technique to produce artificial snow. On a larger scale, some scientists are striving to find solutions that would cool the climate. Most environmental activist groups are resolutely opposed to such experiments and they ask for a global moratorium.

One of the projects would consist in reflecting sunlight back into space as way to cool the planet. In one proposal the stratosphere would be seeded with reflective sulphur dioxide particles. Reference is made to the eruption of Mt. Pinatubo that injected millions of tons of SO2 into the stratosphere in 1992. It functioned as a natural experiment that lowered global average temperature by around 0.7°C for several months.

Another proposal is to have specially designed ships spray seawater into the air so that salt particles functioning as cloud nuclei can whiten, and thus make more reflective, low-level maritime clouds.

At the Marrakech United Nations climate change conference (COP 22) in November, Cambridge University researchers expressed their frustration with environmentalist obstructionism with regard to geoengineering experiments to test the feasibility of cooling the climate. They discussed one possible experiment in which maritime cloud whitening might be tried at a relatively small scale at the edge of the Arctic sea ice to see if it could reverse the recent steep decline in Arctic summer sea ice. During this same conference, a British researcher analogized a future period of especially rapid warming to World War II noting that « the urgency of winning the war against Hitler was such that things were done, like the Normandy landing, without thinking too much whether people agreed. Sometimes the urgency is such that we need to do the research, and fast. » He added that he was not pro-geoengineering, but pro-research.

Protests from Green activists in 2011 managed to cancel the SPICE experiment (Stratospheric Particle Injection for Climate Enginieering) in which researchers would hoist a hose using balloons a kilometer into the air to spray water vapour. The goal was merely to see if such a pipeline would work.

Up to now, the U.S. government has not sanctioned research on an emergency backup cooling system. That may change. As President Obama is departing, U.S. Global Change Research Program (USGCRP) has just issued its National Global Change Research Plan 2012–2021: A Triennial Update that opens the door a tiny crack to such research.

While climate intervention cannot substitute for reducing greenhouse gas emissions and adapting to the climate change that occurs, some types of deliberative climate intervention may someday be used in managing climate change. Other countries or the private sector may decide some day to conduct intervention experiments independently from the U.S. Government. The next National Global Change Research Plan may indicate that the federal government will ignore anti-geoengineering activists and also now become pro-research!  .

Source: Reason magazine.

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Des solutions pour ralentir la fonte de la glace de mer? (Photo: C. Grandpey)

Des Cratères de la Lune à la planète Mars // From Craters of the Moon to Mars

drapeau-francaisDes chercheurs de la NASA se sont donné rendez-vous en août 2016 au Monument national des Cratères de la Lune dans l’Idaho où ils ont réalisé le premier scan tridimensionnel d’Indian Tunnel, l’un des tunnels de lave les plus longs et les plus accessibles du site.
Leur travail permettra non seulement de mieux comprendre le passé géologique de notre planète, mais il permettra également aux scientifiques d’en savoir plus sur la vie souterraine susceptible d’exister sur d’autres planètes.
L’équipe a créé le nouveau scan à l’aide d’un LIDAR (acronyme de LIght Detection And Ranging), une technique de mesure à distance fondée sur l’analyse des propriétés d’un faisceau de lumière renvoyé vers son émetteur. Elle utilise des impulsions laser pour numériser un environnement et créer une image tridimensionnelle du terrain. Le puissant scanner laser utilisé par l’équipe scientifique peut détecter au millimètre près les détails et la texture d’une surface. Un tel scan nécessite plusieurs dizaines de gigaoctets de stockage et la cartographie d’un seul site peut prendre plusieurs jours. Si les scientifiques sont en mesure de découvrir les caractéristiques et les dangers à l’intérieur des tunnels de lave, les planificateurs de mission pourront à leur tour décider comment les explorer et les exploiter sur la Lune, sur Mars ou sur d’autres planètes.
Un chercheur de la NASA a expliqué que «le but ultime est de réaliser la cartographie d’un grand nombre de tunnels de lave.» Il espère pouvoir un jour installer un tel équipement de scannage sur un petit robot et à le piloter distance pour cartographier des tunnels de lave sur d’autres planètes.
Les scientifiques ont détecté les preuves d’un vaste réseau de tunnels sous la surface martienne. Certains planificateurs de missions pensent que ces tunnels pourront servir de refuges aux premiers explorateurs de la Planète Rouge. En effet, ils auront besoin de se protéger contre les rayonnements intenses, les tempêtes de poussière et les températures extrêmes. De plus, les anciennes grottes martiennes peuvent apporter leur lot de nouvelles révélations, comme des réservoirs d’eau et des traces de vie microbienne.
L’envoi d’astronautes dans des tunnels de lave non cartographiés sur la Lune ou sur Mars serait dangereux. Il sera donc préférable d’envoyer d’abord des robots, éventuellement  rattachés à la surface par un câble, en guise d’éclaireurs. Il se peut qu’un jour sur Mars l’accès rapide à ces abris sauve la vie des hommes venus explorer la planète. C’est là que les cartes LIDAR pourront s’avérer très utiles. Les scans obtenus peuvent dès maintenant être communiqués aux ingénieurs qui planifient les futures missions martiennes afin qu’ils puissent étudier en détail les meilleurs chemins à emprunter.
Source: National Geographic.

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drapeau-anglaisA team of NASA researchers gathered in August at Craters of the Moon National Monument in Idaho where they created the first complete three-dimensional scan of Indian Tunnel, one of the largest and most accessible lava tubes at the site.

Their work not only helps us better understand our planet’s geologic past, but it will also allow scientists to learn more about potential subterranean living on other worlds.

The team created the new scan using LIDAR (for LIght Detection And Ranging), which uses laser pulses to scan an environment and create a three-dimensional view of the terrain. The team’s powerful laser scanner can detect the detail and texture of a surface down to millimetres. Such scanning is data-intensive, requiring several tens of gigabytes of storage, and mapping a single location can take several days. But the more scientists can discover about the features and hazards that are common among lava tubes, the better mission planners can decide how to explore and exploit them on the moon, Mars, or elsewhere.

A NASA researcher explained that « part of the ultimate goal is to get a collection of lava tubes mapped.” He eventually hopes to mount similar scanning equipment on a small rover and remotely map alien lava tubes.

Scientists have found signs of an extensive network of lava tubes underneath the Martian surface, too. Some mission planners think these tubes will allow to keep early settlers safe.

Indeed, the visitors will need protection from intense radiation, dust storms, and temperature extremes. The ancient Martian caves may come with additional revelations, such as reservoirs of water and traces of microbial life.

Sending astronauts into unmapped lava tubes on the moon or Mars would be unsafe, so rovers, perhaps connected to the surface by a tether, will likely be sent ahead of them. Someday on the Martian surface, finding those easily accessible shelters may be lifesaving. And that’s where the LIDAR maps can become very useful. The resulting scans can now be shared with engineers and designers planning future Mars missions, so they can study the best possible paths in detail.

Source : National Geographic.

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Craters of the Moon National Monument (Photos: C. Grandpey)

 

Conséquences d’une éruption du Novarupta (Alaska) au 21ème siècle // Aftermath on a Novarupta eruption (Alaska) in the 21st century

drapeau-francaisLe 6 juin 1912, le volcan Novarupta est entré en éruption en Alaska et a envoyé de volumineux nuages de cendre autour du globe. Ce fut la plus importante éruption du vingtième siècle. La cendre est retombée aux États-Unis, au Canada et en Afrique. A l’époque, le trafic aérien était nul dans cette partie du monde. Aujourd’hui, la situation a bien changé !
Le Pacifique Nord est l’un des couloirs aériens les plus fréquentés au monde. L’éruption de l’Eyjafjallajökull (Islande) en avril 2010 a démontré à quel point une éruption volcanique peut mettre à mal le trafic aérien. L’Europe a été quasiment paralysée. Au troisième jour de l’éruption, 17 000 vols étaient annulés en Europe. L’éruption islandaise, relativement mineure, a soulevé des questions sur les effets possibles d’une éruption de plus grande envergure, en particulier dans des régions où le trafic aérien est vital, comme l’Alaska et le nord du Canada.

Dans le sillage de l’éruption islandaise, Rebecca Anne Welchman, une étudiante britannique, a étudié quels seraient aujourd’hui les effets d’une éruption semblable à celle du Novarupta. Le titre de son travail de recherche est «Le monde à l’arrêt: Etude des effets actuels sur l’industrie aéronautique d’une éruption volcanique comme celle du Novarupta ».

Le nuage de cendre de l’éruption de 1912 – qui a duré environ 60 heures – s’est élevé à plus de 32 000 mètres, et le jet stream a emporté la cendre vers l’est. L’éruption a façonné la Vallée des 10.000 Fumées. On estime qu’elle a provoqué plus de retombées de cendre que toutes les autres éruptions des volcans d’Alaska réunies. La poussière et les aérosols soufrés ont été détectés en Californie, en Europe et en Afrique du Nord pendant les deux semaines qui ont suivi l’éruption. Il a également été fait état de retombées de cendre en Grèce. Cette cendre a également été repérée dans des carottes de glace prélevées au Groenland.

Les chercheurs estiment que 5 principaux secteurs de l’Alaska souffriraient d’une nouvelle éruption du Katmai: 1) le couloir aérien de l’Alaska; 2) Les ports et les bases militaires de la région; 3) L’industrie de la pêche et voies de navigation ; 4) La faune; 5) Les installations touristiques.
Aujourd’hui, plus de 200 vols par jour passent à proximité des volcans de l’Alaska. Le fret aérien est la principale source de revenus de cet Etat et un grand nombre de petites localités dépendent des aéroports locaux pour leur approvisionnement. 5% du fret aérien international des États-Unis est passé par l’aéroport international Ted Stevens d’Anchorage en 2008. Le trafic aérien sur l’ensemble du Pacifique Nord, de l’Alaska, du Canada et des États-Unis pourrait être affecté par une éruption, avec interruption du commerce aérien national et international.

Des simulations ont été effectuées entre 2005 et 2009 par les chercheurs pour examiner l’impact des nuages de cendre sur une longue période. Elles ont été ensuite importées dans un programme informatique géographique, ce qui a permis une évaluation visuelle de la répartition de la cendre. Une fois toutes ces informations rassemblées, il a été possible de comptabiliser pour chaque simulation le nombre d’aéroports directement affectés par les nuages de cendre. Les totaux et les moyennes ont été calculés pour chaque semaine afin d’établir le pire scénario. Sur la base du nombre de passagers et de la durée de la présence du nuage de cendre à proximité de l’aéroport, on a estimé les pertes totales sur sept jours.

Les simulations ont révélé que dans le pire des scénarios une éruption comme celle du Novarupta affecterait directement 43 aéroports par jour en Alaska, ainsi qu’environ 7 aéroports situés à proximité de la trajectoire empruntée par le nuage de cendre. Le coût total des retards et annulations de vols a été estimé à plus de 322 millions de dollars. Les gens seraient bloqués jusqu’à ce que les dépôts de cendre aient été nettoyés.

L’Alaska dépend du reste des Etats-Unis pour son approvisionnement en nourriture. L’Etat s’appuie sur l’aviation pour approvisionner les villages les plus éloignés et n’est pas en mesure d’offrir un transport alternatif. L’aviation est particulièrement vitale pendant l’hiver lorsque les routes sont impraticables en raison de la neige. Les approvisionnements de ces régions deviendrait rapidement impossible, ce qui entraînerait forcément des problèmes de santé et mettrait la vie des gens en danger.
En outre, l’Alaska est une escale obligée pour le ravitaillement des navires et des avions qui traversent le Pacifique ou l’Arctique. Leur immobilisation pendant plusieurs jours serait une perte financière importante pour l’économie de l’Alaska.

Tous les vols long courrier entre les États-Unis et l’Asie, l’Australasie et certains pays du Moyen-Orient passent au-dessus de l’Alaska. Le tourisme serait fortement impacté dans le monde entier. De nombreuses industries perdraient probablement confiance à l’égard de l’aviation pour le transport des marchandises avec des conséquences désastreuses pour les compagnies aériennes et les aéroports. En seulement 20 jours, la cendre recouvrirait l’hémisphère nord ainsi que le sud de l’Inde. Si la cendre venait à traverser l’équateur, la situation deviendrait catastrophique. Si le Katmai, ou n’importe quel autre volcan, devait connaître une nouvelle éruption de cette ampleur, cela causerait des perturbations sur toute la planète. La simulation montre qu’une éruption de cette envergure ne se dissiperait pas rapidement et pourrait mettre le monde à genoux.

L’étude devra être approfondie, mais elle donne un aperçu de ce qui nous attend, en Alaska et ailleurs dans le monde, si une éruption à grande échelle, comme celle du Novarupta, se produisait un jour.

Source : Alaska Park Science, Volume 11, Issue 1.

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drapeau-anglaisOn June 6th 1912, Novarupta erupted in Alaska, sending ash over the globe. It was the biggest eruption of the twentieth century. The ash settled over the U.S.A., Canada and as far as Africa.

Today, the North Pacific is one of the busiest air corridors in the world. The eruption of Eyjafjallajökull (Iceland) in April 2010 demonstrated how disruptive a volcanic eruption can be to the aviation industry, as Europe was almost brought to a standstill. By the third day of the eruption, 17,000 flights had been cancelled across Europe. The relatively small eruption in Iceland raised questions about the possible effects of a larger eruption, particularly in an area where air traffic is vital, such as Alaska and northern Canada.

With the Iceland eruption in mind, British graduate student Rebecca Anne Welchman  investigated the possible effects of a Novarupta scale eruption. The title of the study was “Bringing the World to a Standstill: An Investigation into the Effects of a Novarupta Scale Volcanic Eruption on Today’s Aviation Industry.”

The ash cloud from the1912 eruption – which lasted approximately 60 hours – rose to over 32,000 metres, and the jet stream carried the ash eastwards. The eruption formed the Valley of 10,000 Smokes. It is estimated that it created and spread more ash fallout than all the other historic eruptions from Alaska volcanoes combined. The dust and sulphurous aerosols were detected over California, Europe and North Africa within two weeks of the eruption. It was also reported that ash reached as far as Greece. The ash and dust deposited by the eruption have also shown up in ice cores taken from Greenland.

Researchers believe 5 main sectors in Alaska would suffer from another Katmai cluster eruption: 1) Alaska’s air corridor; 2) Regional and military bases and ports; 3) Fisheries and shipping lanes; 4) Wildlife habitats; 5) Tourist facilities.

Today, over 200 flights per day pass in the range of Alaska’s volcanoes. Air freight is the primary source of aviation commerce in Alaska, and many of the smaller communities rely on local airports for supplies. About 5% of all US-international air cargo passed through Ted Stevens Anchorage International Airport in 2008. Air traffic over the entire North Pacific, Alaska, Canada and U.S.A could be affected, interrupting both national and international air commerce

Simulations from 2005 until 2009 were run by the researchers to look at how the ash would behave over a longer period. They were imported into a Geographical Information Systems program, which allowed a visual assessment of the distribution of ash. Once all this information was collated, the number of  airports directly affected by the ash clouds was counted on each simulation. The totals and mean averages were calculated per week to discover a ‘worst-case’ scenario. Based on passenger numbers and how long the ash cloud was in the vicinity of the airport, a total loss figure was estimated for the seven days

The simulations revealed that in the worst-case scenario a Novarupta-like eruption in Alaska would directly affect 43 airports per day in the State, as well as an average of 7 airports close to the ash cloud path. The total cost for delayed and cancelled flights for the scenario was estimated over $322 million. People would become stranded until the eruption deposits were cleaned up.

Alaska is reliant on food from mainland U.S.A. It is dependent on aviation to supply remote villages and is not able to offer alternative transport. Aviation is particularly vital during the winter when roads are impassable due to snow. Supplies in these areas would quickly run out, causing extra health issues and putting people’s lives at risk.

Besides, Alaska is used as a midway-stop for ships and planes to refuel when travelling across the Pacific or Arctic. Having planes grounded for many days would be a significant financial strain on Alaska’s economy.

All major flights from the U.S. to Asia, Australasia and some to the Middle East fly over Alaska. The tourism industry would be heavily affected around the globe. Many industries would likely lose confidence in the reliance on aviation for the transport of goods as a result of the disruption. In this case, whilst airports would probably be affected all over the world, air traffic itself would likely not be possible throughout North America and Europe. In just 20 days, ash covered the whole of the northern hemisphere as well as southern India. If volcanic ash were to cross the equator, it would become a devastating situation. If Katmai, or even any volcano, were to erupt at this magnitude again, it would cause global disruption. The simulation showed that an eruption of this size is not likely to dissipate quickly and could bring the world to a standstill.

There is still room for many developments of the study but it gives a basic overview of what we could be dealing with, maybe in our life time, if not in Alaska, somewhere else around the world, if a large-scale eruption were to take place.

Source : Alaska Park Science, Volume 11, Issue 1.

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Simulation de la dispersion de la centre au bout de 20 jours d’une éruption du Novarupta qui aurait débuté le 6 juin 2009.

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L’éruption du Novarupta comparée à d’autre éruptions majeures dans le monde.

Pas de pause du réchauffement climatique dans les années 2000 // No pause of global warming in the 2000s

drapeau-francaisUne étude américano-britanniques publiée cette semaine dans la revue Science Advances. confirme les résultats d’une étude précédente, très controversée, sur le réchauffement des océans. Selon cette dernière étude, il n’y a pas eu de «pause» dans le réchauffement climatique entre 1998 et 2014. Des scientifiques de l’Université de Californie à Berkeley et de l’Université de York en Angleterre ont corroboré les résultats du document de recherche de la très sérieuse NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) publiés en 2015.  Les arguments pour et contre la «pause» dans le réchauffement climatiques ont été quelque peu mis de côté jusqu’en juin 2015, année où les scientifiques de la NOAA ont publié un article dans la revue Science indiquant qu’ils avaient légèrement revu à la hausse la température de la surface de la mer. Selon eux, les anciennes méthodes de mesure, basées sur des capteurs dans les orifices d’admission des moteurs des navires, étaient inexactes. Au vu de la nouvelle méthodologie, la température de la surface de la mer au cours des années 2000 avait été légèrement supérieures à celle mesurée précédemment. La NOAA a donc mis à jour les données, ce qui a abouti à la conclusion que la température de surface de la mer au cours des années 2000 était plus élevée qu’elle ne l’avait été au cours des décennies précédentes. Il n’y avait donc pas eu de « hiatus » ou de « pause » dans le réchauffement climatique.
La NOAA s’est faite attaquée de toutes part au moment de la publication de ces résultats. Certains ont affirmé que l’Administration avait falsifié les chiffres pour rejeter l’idée d’une « pause ». Le député républicain du Texas à la Chambre des Représentants a commandé une enquête du Congrès sur les scientifiques de la NOAA, en demandant qu’ils communiquent leurs e-mails, ce que les scientifiques ont refusé de faire.
Aujourd’hui, ce sont des scientifiques indépendants qui ont donné leur verdict. L’étude publiée cette semaine montre que les corrections apportées par la NOAA étaient justifiées. L’équipe scientifique a analysé les données brutes fournies par les balises, les satellites et les capteurs robotiques installés sur les océans du globe. Ils ont conclu que les anciennes méthodes avaient effectivement surestimé la température de surface de la mer dans le passé, mais que les calculs plus récents avaient sous-estimé celle des années 2000. Ils ont également insisté sur le fait que de telles investigations devraient être menées par des scientifiques indépendants et non par des hommes politiques.
Source: Médias américains.

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drapeau-anglaisA reported “pause” in global warming between 1998 and 2014 was false, according to US-British research published this week that confirmed the findings of a controversial US study on ocean warming. Scientists at the University of California, Berkeley, and the University of York, England, corroborated the results of the National Oceanic and Atmospheric Administration’s (NOAA) research paper in 2015. Their findings were reported in the US journal Science Advances.

The arguments for and against “the pause” were somewhat muted until June 2015, when scientists at NOAA published a paper in Science saying that it had slightly revised the sea surface temperatures.. The measurement methods, based on sensors in the engine intake ports of ships, had been flawed. The revised methodology also meant that sea surface temperatures during the 2000s had been slightly higher than reported. NOAA adjusted both records, which led to a conclusion that global surface temperatures during the 2000s were indeed higher than they had been in previous decades. No hiatus.

Critics attacked NOAA, claiming it had cooked the books to dismiss claims of a pause. The Republican Representative of Texas in the U.S. Congress asked for a congressional investigation of NOAA scientists, including demands that they turn over their emails, which they have not.

Now independent scientists have weighed in. The study published this week shows that the adjustments NOAA made were justified. The scientific team analyzed raw data from buoys, satellites and robotic sensors around the world’s oceans. They concluded that the old methods had indeed overestimated sea surface temperatures in the past—but that the newer calculations had underestimated temperatures for the 2000s. hey also insisted that such investigations should be done by independent scientists, not politicians.

Source: American news media.

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Les balises océaniques (en vert) et les données satellitaires (en orange) indiquent la température de surface des océans au cours des deux dernières décennies. Les anciennes mesures de la NOAA sont indiquées par la courbe bleue tandis que la moyenne actuelle globale est en rouge. Les tendances globales apparaissent en pointillés. (Source: NOAA)