L’ouragan Harvey et le changement climatique // Hurricane Harvey and climate change

La situation actuelle est dramatique à Houston (Texas) car les trombes d’eau qui font suite au passage de l’ouragan Harvey dépassent les prévisions les plus pessimistes. Toute la région de Houston est inondée: les autoroutes sont sous des dizaines de centimètres d’eau, les autorités locales ont demandé aux propriétaires de bateaux de participer aux secours, et la plupart des cours d’eau près de la ville sont sortis de leur lit. Certains modèles climatiques indiquent que ces précipitations intenses vont s’attarder sur la région jusqu’à mercredi soir, en déversant 1,25 mètres d’eau sur Houston et ses alentours. Selon la météorologie nationale, un tel déluge battra tous les records de pluies au Texas.
A une époque où le climat change rapidement, une question se pose inévitablement: Quel rôle le réchauffement climatique provoqué par l’homme a-t-il joué dans le renforcement de l’ouragan?
Les climatologues sont souvent réticents à établir un lien entre un événement météorologique et le changement climatique à l’échelle de la planète. Pourtant, ils expliquent que les caractéristiques de l’ouragan Harvey et l’histoire récente des cyclones tropicaux dans le monde laissent penser que le réchauffement climatique a aggravé la situation.
Il n’est pas forcément facile de comprendre dans quelle mesure le réchauffement climatique a une influence sur la puissance des ouragans. Le changement climatique est provoqué par les émissions de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone et le méthane dans l’atmosphère. Ces gaz empêchent les rayons du soleil d’être réfléchis dans l’espace, ce qui piège la chaleur et augmente la température de l’air dans le monde entier. Cet air plus chaud provoque une évaporation plus rapide, ce qui peut conduire à une plus grande humidité dans l’atmosphère. Toutefois, ce phénomène à lui seul n’explique pas les effets du changement climatique sur Harvey.
L’explication est autre. Au fur et à mesure que l’air se réchauffe, une partie de cette chaleur est absorbée par l’océan, ce qui augmente la température des couches supérieures de l’eau de mer. Harvey a bénéficié d’eaux exceptionnellement chaudes dans le golfe du Mexique. Lorsque l’ouragan s’est dirigé vers Houston la semaine dernière, les eaux de surface près du Texas accusaient une hausse de 1, 5 et 4 degrés Celsius par rapport à la moyenne. Ces eaux océaniques étaient parmi les plus chaudes dans le monde. C’est ainsi qu’une tempête tropicale qui se nourrit de cette chaleur inhabituelle a pu passer de l’état de dépression tropicale à celui d’ouragan de catégorie quatre en 48 heures.
Cela explique également le comportement de Harvey. Au lieu de s’affaiblir comme le font habituellement la plupart des ouragans en touchant les côtes, Harvey s’est renforcé pour atteindre la force 4 avant de s’abattre sur la côte du Texas. Un tel événement n’est pas seulement rare pour les cyclones tropicaux dans l’ouest du golfe du Mexique ; il est carrément unique. Au cours des 30 dernières années, aucun ouragan à l’ouest de la Floride ne s’est intensifié au cours des 12 heures précédant son arrivée sur terre.
Selon les météorologues américains, la contribution humaine à Harvey représente probablement 30 pour cent de la pluviométrie totale provoquée par l’ouragan. Un tel ouragan prend en principe les allures d’une forte tempête susceptibles de causer beaucoup de dégâts, mais dans le cas de Harvey, le changement climatique provoqué par l’homme a amplifié considérablement les conséquences.
Les statistiques concernant la ville de Houston montrent que la situation est différente de ce qu’elle était dans le passé. La ville a connu quatre événements d’inondation remarquables depuis le printemps 2015. On observe également une hausse de 167% des pluies diluviennes par rapport aux années 1950. Comparé aux récents ouragans, Harvey est sans précédent ; c’est le type même d’événements que les scientifiques s’attendent à voir de plus en plus souvent avec le réchauffement de la planète.

Source: Médias américains.

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Alors que les caméras du monde entier sont braquées sur le Texas et Houston sinistrés par l’ouragan Harvey,  Mumbai – anciennement Bombay – souffre aussi des intempéries depuis plusieurs jours. Selon un bilan provisoire, la mousson et les inondations ont tué cinq personnes dans la capitale économique de l’Inde. La mégapole de 20 millions d’habitants était quasiment paralysée. La situation s’est quelque peu améliorée ces dernières heures, depuis que les pluies diluviennes ont baissé d’intensité. Les trains ont repris du service et la circulation routière revient peu à peu à la normale. Les autorités craignent la transmission de maladies avec la propagation des déchets par les eaux, alors que la météo prévoit encore de la pluie dans les prochaines 24 heures.

Si les inondations sont récurrentes pendant la mousson à Mumbai, un tel scénario ne s’était pas produit depuis 2005, lorsque la montée des eaux avait fait 500 morts dans la capitale économique indienne.

Source : Presse internationale.

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The current situation is terrible in Houston, Texas, as the remnants of Hurricane Harvey seem likely to exceed the worst forecasts that preceded the storm. The entire Houston metropolitan region is flooding: Interstates are under tens of centimetres of water, local authorities have asked boat owners to join rescue efforts, and most of the streams and rivers near the city are in flood stage. Some models suggest that the storm will linger over the area until Wednesday night, dumping 1.25 metres of water in total on Houston and the surrounding area. A statement from the National Weather Service indicates that this would exceed any previous Texas rainfall record.

In an age when the climate is changing rapidly, a natural question to ask is: What role did human-caused global warming play in strengthening this storm?

Climate scientists, who specialize in thinking about the Earth system as a whole, are often reticent to link any one weather event to global climate change. But they say that aspects of the case of Hurricane Harvey, and the recent history of tropical cyclones worldwide, suggest global warming is making a bad situation worse.

It may not be obvious why global warming has anything to do with hurricane strength. Climate change is caused by the release of greenhouse gases like carbon dioxide and methane into the atmosphere. These gases prevent some of the sun’s rays from bouncing back into space, trapping heat in the planetary system and raising air temperatures all over the world. This warmer air causes evaporation to happen faster, which can lead to more moisture in the atmosphere. But that phenomenon alone does not explain climate change’s effects on Harvey.

Storms like Harvey are helped by one of the consequences of climate change: As the air warms, some of that heat is absorbed by the ocean, which in turn raises the temperature of the sea’s upper layers. Harvey benefited from unusually hot waters in the Gulf of Mexico. As the storm roared toward Houston last week, sea-surface waters near Texas rose to between 1.5 and 4 degrees Celsius above average. These waters were some of the hottest spots of ocean surface in the world. The tropical storm, feeding off this unusual warmth, was able to progress from a tropical depression to a category-four hurricane in roughly 48 hours.

This also suggests an explanation for one of Harvey’s strangest and scariest behaviours. Instead of weakening as most storms usually do, Harvey intensified up until the moment of landfall, achieving category-four strength hours before it slammed into the Texas coast. This is not only rare for tropical cyclones in the western Gulf of Mexico: It may be unique. In the past 30 years of records, no storms west of Florida have intensified in the last 12 hours before landfall.

According to U.S. meteorologists, the human contribution to Harvey can be up to 30 percent or so of the total rainfall coming out of the storm. It might have been a strong storm, and it might have caused a lot of problems anyway—but human-caused climate change is amplifying the damage considerably.

Statistics about Houston do show that the situation is different from what it was in the past. The town has seen four 100-year flooding events since the spring of 2015. It also sees 167 percent more heavy downpours than it did in the 1950s. Yet, even compared to recent storms, Harvey is unprecedented—just the kind of weird weather that scientists expect to see more of as the planet warms.

Source: U.S news media.

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While cameras from around the world are focused on Texas and Houston affected by Hurricane Harvey, Mumbai – formerly Bombay – has also been suffering from bad weather for several days. According to a provisional assessment, the monsoon and the floods killed five people in the economic capital of India. The megalopolis of 20 million inhabitants was virtually paralyzed. The situation has improved somewhat in recent hours, since torrential rains have declined in intensity. Trains have returned to service and road traffic is gradually returning to normal. The authorities fear the transmission of diseases with the spread of waste by the waters, while rain is still forecast in the next 24 hours.
If floods are recurrent during the monsoon in Mumbai, such a scenario had not occurred since 2005, when the rise in water caused 500 deaths in the Indian economic capital.
Source: International Press.

L’ouragan Harvey vu depuis l’espace au moment où il atteint les côtes du Texas (Crédit photo: NASA)

 

Fonte du permafrost dans les Alpes // Permafrost melting in the Alps

Quand je parle de la fonte du permafrost sous l’effet du réchauffement climatique, je fais en général référence aux terres arctiques d’Alaska ou de Sibérie. Il ne faudrait pas pour autant oublier que le permafrost existe également sur nos montagnes à très haute altitude. Certes, ce n’est pas la terre qui gèle, mais les roches des sommets des Alpes ou des Pyrénées sont très sensibles aux variations de température et à leur réchauffement.

Nous venons d’en avoir la triste preuve le 24 août 2017 en Suisse où une masse rocheuse de quatre millions de mètres cubes s’est détachée de la paroi du Piz Cengalo et s’est déversée dans une vallée en direction du petit village de Bondo. Huit randonneurs sont portés disparus et la centaine d’habitants a dû évacuer en urgence. Selon le service sismologique suisse, les vibrations causées par cet effondrement équivalaient à un séisme de magnitude 3.

Cet événement n’est pas vraiment une surprise car des chutes de pierre avaient été enregistrées depuis plusieurs années dans la zone en 2011, 2012, 2016 et le 21 août 2017. Un gros éboulement s’était déjà produit fin 2011 au Piz Cengalo. Environ 1,5 million de mètres cubes de roches étaient tombées dans une vallée inhabitée.

Les effondrements au Piz Cengalo confirment qu’avec la fonte du permafrost dans les Alpes, de nombreux sommets sont en train de partir en miettes et vont continuer à le faire dans les prochaines années. Il ne fait guère de doute que l’éboulement à Bondo a été causé par les fortes chaleurs qui ont fait fondre la glace assez fracturée en altitude. On peut imaginer qu’il y avait du permafrost, avec de la glace qui maintenait les éléments. Avec les grandes chaleurs qu’on a connues récemment, il y a eu fonte de cette glace qui s’est détachée en bloc et est arrivée sur le cours d’eau en dessous. Ce dernier, à son tour, a emporté les matériaux de la chute.

Source : Presse suisse.

Voici des images de l’avalanche de roches à Bondo:

https://youtu.be/Fjfn4bWKABA

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When I write about the melting of the permafrost as a result of global warming, I usually refer to the Arctic territories of Alaska or Siberia. It should not be forgotten that the permafrost also exists on our mountains at very high altitude. Of course, it is not the earth that freezes, but the rocks of the summits of the Alps or the Pyrenees are very sensitive to the variations of temperature and their increase.
We have had the sad proof of this on August 24th, 2017 in Switzerland where a rock mass of four million cubic metres broke off the wall of Piz Cengalo and rushed into a valley in the direction of the small village of Bondo. Eight hikers were reported missing and the hundred or so inhabitants had to evacuate in urgency. According to the Swiss seismological service, the vibrations caused by this collapse amounted to an M 3 earthquake.
This event is not really a surprise as stonefalls had been recorded for several years in the area in 2011, 2012, 2016 and on 21 August 2017. A major rockslide had already occurred at the end of 2011 at Piz Cengalo. About 1.5 million cubic metres of rocks had fallen into an uninhabited valley.
The collapse at Piz Cengalo confirms that with the melting of permafrost in the Alps, many peaks are crumbling and will continue to do so in the coming years. There is little doubt that the landslide at Bondo was caused by the latest heatwaves that melted the ice which is fractured at high altitude. One can imagine that behind, there was permafrost, ice that held the elements. With the recent hot weather, this ice melted and broke away as a whole, and then fell in the river underneath, which in turn carried away the materials of the fall.
Source: Swiss Press.

Here are images of the rock avalanche in Bondo:

https://youtu.be/Fjfn4bWKABA

Image extraite du document diffusé sur YouTube

Températures : La tendance à la hausse se confirme en 2017 // Temperatures are still rising in 2017

Avec une température planétaire de 0,83°C au dessus de la moyenne calculée sur la période 1951/1980, juillet 2017 s’affiche aussi chaud que juillet 2016 qui tenait le record depuis le début des relevés thermométriques.

Au total, sur les sept premiers mois de l’année, 2017 demeure à 0,94°C au dessus de la moyenne climatologique alors que le Pacifique ne montre plus aucune trace du phénomène El Niño, tenu en partie pour responsable du record de 2016.

En Arctique, malgré des températures de l’air moins chaudes que la moyenne climatique sur de larges zones de l’océan, la banquise connaît une rétractation plutôt forte, même si elle n’égale pas les records de 2011 et 2012. La carte de la banquise début août 2017 confirme la nouvelle géographie de l’Océan Arctique, de plus en plus souvent ouvert à la navigation de long des côtes de Sibérie. En Antarctique également, les observations satellitaires montrent que la cryosphère se rétracte, tant durant le dernier été que durant l’hiver actuel.

Pour rendre moins abstraites les alertes des climatologues sur les conséquences de cette évolution, plusieurs services météo ont mis en ligne leurs modèles nationaux, centrés sur leurs pays et donc beaucoup plus précis pour cette seule région que les modèles utilisés pour les simulations numériques du climat planétaire. Ainsi, des chercheurs de Météo-France ont publié cet été une étude montrant que les vagues de chaleur à la fin du siècle pourraient dépasser les 50°C dans de nombreuses régions du pays. Les conséquences sanitaires, agricoles et économiques en seraient majeures et exigeraient de nombreuses actions d’adaptation. La météo vietnamienne a réalisé le même type d’exercice qui débouche sur des canicules atteignant les 58°C à Hanoï !

Source : Le Monde.

Autre preuve de la hausse des températures, il devient de plus en plus difficile de pratiquer le ski d’été dans les Alpes françaises. Ainsi, le glacier de la Grande Motte à Tignes a perdu en moyenne 25 mètres d’épaisseur en 40 ans. En mai 2017, l’épaisseur était de trois mètres, chose que l’on a normalement en août. La saison estivale a été raccourcie d’une semaine car la pratique du ski devenait trop dangereuse. Pas très loin, le glacier du Pissaillas souffre lui aussi. Aux Deux-Alpes, la station va installer des canons à neige pour essayer de sauver son glacier qui disparaît lentement. Le glacier a perdu en épaisseur et un lac s’est formé à son pied. L’objectif est de récupérer cette eau liquide pour la retransformer en solide en faisant de la neige pour préserver au mieux la glace. La perte de glace est due à une absence d’accumulation de neige l’hiver. Il n’est plus possible de conserver d’un été à l’hiver suivant la neige qui protège le glacier de la fonte. L’objectif est de pouvoir, grâce à la neige de culture et sa résistance mécanique due à sa très forte densité, accumuler suffisamment de neige sur le glacier et contrer l’effet de fonte l’été.  Il reste aujourd’hui entre 60 et 80 mètres de glace, mais au rythme où vont les choses, d’ici 30 ans le glacier aura disparu.

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With a global temperature of 0.83°C above the average calculated over the period 1951/1980, July 2017 is as hot as July 2016, which held the record since the start of thermometer readings.
Overall, during the first seven months of the year, 2017 remains at 0.94°C above the average, while the Pacific shows no trace of the El Niño phenomenon, partly responsible for the 2016 record .
In the Arctic, although the air temperatures are not as warm as the average over large areas of the ocean, the ice sheet is experiencing a rather strong retraction, although it does not match the 2011 and 2012 records. The sea ice in early August 2017 confirms the new geography of the Arctic Ocean, which is increasingly open to navigation along the coast of Siberia. In Antarctica as well, satellite observations show that the cryosphere is shrinking both during the last summer and during the current winter.
In order to make less abstract the climatologists’ alerts on the consequences of this evolution, several weather services have released their national models, centered on their own countries and therefore much more accurate than the models used for the digital simulations of the global climate. For example, researchers at Météo-France have released this summer a study showing that heat waves at the turn of the century could exceed 50°C in many parts of the country. The health, agricultural and economic consequences would be major and would require many adaptation actions. The Vietnamese weather service has carried out the same type of exercise that leads to heat waves reaching 58°C in Hanoi!
Source: Le Monde.

Another proof of the rising temperatures is that it becomes more and more difficult to practice summer skiing in the French Alps. Thus, the Grande Motte glacier in Tignes has lost an average of 25 metres in thickness in 40 years. In May 2017, the thickness was three metres, which is normally the case in August. The summer season was shortened by a week because the practice of skiing had become too dangerous. Not very far from Tignes, the glacier of Pissaillas is suffering too. In Les Deux-Alpes, the resort will install snow cannons to try to save its slowly disappearing glacier. The glacier lost in thickness and a lake formed at its foot. The goal is to use this liquid water and turn it back into solid by making snow to preserve the ice as well as possible. The loss of ice is due to a lack of snow accumulation in the winter. It is no longer possible to keep from one summer to the next winter the snow that prevents the glacier from melting. The goal is to be able to accumulate enough snow on the glacier and to counter the effect of summer melting thanks to the artificial snow and its mechanical strength due to its very high density. Today, there are still between 60 and 80 metres of ice, but at the current pace, the glacier will have disappeared within 30 years.

Températures en hausse constante; banquise en réduction permanente: Voici résumée la situation actuelle sur notre belle planète.

 

Les secrets des carottes de glace // The secrets of ice cores

Une carotte de glace vieille de 2,7 millions d’années a été prélevée en Antarctique. Cette carotte et les bulles d’air qu’elle renferme racontent beaucoup de choses sur l’histoire du climat terrestre et pourraient même révéler ce qui a provoqué les âges de glace. La carotte est la seule de son genre à pouvoir révéler à quoi ressemblait l’atmosphère terrestre à cette époque reculée.
La carotte montre que le niveau de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère au moment où elle s’est formée était inférieur à 300 parties par million. Actuellement, ce niveau est supérieur à 400 ppm (voir la courbe de Keeling ci-dessous) et ce nombre est en hausse constante. Le niveau de CO2 a toujours montré des tendances cycliques, mais depuis l’époque industrielle, il ene cesse de grimper, ce qui aboutit aujourd’hui à des niveaux sans précédent.
Grâce aux carottes de glace, les climatologues peuvent connaître l’atmosphère des années passées. Après avoir prélevé de fines carottes dans les glaciers et les icebergs, les scientifiques analysent les bulles d’air piégées dans ces échantillons. La composition des bulles révèle la composition de l’air au moment où il a été piégé et au moment où la carotte s’est formée.
Pour extraire l’air des carottes de glace, les scientifiques peuvent écraser la carotte ou la faire fondre sous vide afin que l’air qu’elle contient ne soit pas contaminé avant l’analyse. La carotte est ensuite examinée à l’aide d’instruments de haute technologie qui analysent les niveaux de pollution en contrôlant les sulfates, les aérosols de métaux et les gaz. Selon la NOAA, le type d’isotope d’oxygène contenu dans la carotte peut également révéler la température de la Terre au moment où la carotte s’est formée.
La carotte vieille de 2,7 millions d’années n’a pas été prélevée très profondément dans la «glace bleue» qui est fréquemment ignorée lors de la collecte d’échantillons de glace. Cette glace bleue est le résultat de la chute de neige sur la glace formée et de sa compression. La glace n’est pas vraiment bleue; La couleur provient des courtes longueurs d’ondes de la diffusion de la lumière et plus la lumière se déplace dans la glace, plus elle est bleue.
Les chercheurs de l’Université de Princeton qui ont prélevé la carotte de glace espèrent retourner dans la zone qui a été forée dans l’espoir de trouver des glaces encore plus anciennes qui leur permettront d’effectuer de nouvelles recherches dans les années à venir.
Source: Science Magazine.

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A 2.7 million-year-old ice core has been collected in Antarctica. The core’s age and the air bubbles it contains reveal a lot about the Earth’s climate history and possibly reveal what caused the Ice Ages. The core is the only of its kind that can reveal what the atmosphere on Earth was like so long ago.

This specific core shows that the level of carbon dioxide (CO2) in the atmosphere at the time it was formed was no greater than 300 parts per million.. Currently the Earth’s atmosphere is at more than 400 ppm (see Keeling Curve below), a number that is increasing. Levels of CO2 have always shown some cyclical trends, but since the industrial era CO2 levels have spiked leading to unprecedented levels never recorded.

Ice cores are a key means by which climate scientists learn about the atmosphere of years past. By removing thin ice cores from glaciers and icebergs scientists then test the air bubbles trapped in those cores. The composition of the bubbles reveal what the air was like around the time it was trapped and the core was formed.

To extract the air from the cores scientists can crush the core or melt it in a vacuum so no other air contaminates it before testing. The core then goes through sophisticated instruments that measure levels of pollution by checking for sulfates, metals aerosols and any gases. According to NOAA, the type of oxygen isotope found in the core can also reveal what the temperature on Earth was like when the core formed.

The 2.7 million year old core was found not very deep down in “blue ice” which is frequently ignored when looking for ice cores. That blue ice is the result of snow falling on formed ice and compressing down. The ice is not actually blue; the colour comes from the short wavelengths of light scattering and the further the light travels in the ice the bluer it looks.

The researchers from Princeton University who found the core are hoping to return to the area where it was drilled to find possibly even older ice for further research in the future.

Source : Science Magazine.

Ce graphique de la NASA montre les niveaux de CO2 dans des carottes de glace au coours des 400 000 dernères années.

Courbe de Keeling montrant les concentrations de CO2 dans l’atmosphère au cours des 800 000 dernières années. Depuis 1958, la courbe se réfère aux mesures en continu effectuées à l’observatoire du Mauna Loa à Hawaii. Les données antérieures s’appuient sur les carottes de glace. On remarquera que la concentration actuelle de CO2 est supérieure à 405 ppm.