Ruapehu (Nouvelle Zélande)

drapeau francais   Le niveau d’alerte volcanique du Ruapehu est maintenu à 1 (activité supérieure à la normale) mais la couleur de l’alerte aérienne a été ramenée au Vert. En effet, si le volcan reste actif, il est peu probable qu’une éruption vienne perturber le trafic aérien. La température de l’édifice, sous le lac, a baissé au cours des dernières semaines La température de l’eau du lac reste stable à 22-25°C. D’après GNS Science, « la stabilité de la température du lac montre qu’il existe un blocage entre le système hydrothermal profond et le lac proprement dit. Si la zone de blocage cède brutalement, une éruption peut se produire brutalement, sans prévenir. En revanche, si la rupture se fait progressivement, le risque d’éruption est moindre ».

On pense que les éruptions du Ruapehu en 1988, 2006 et 2007 ont été provoquées par une rupture brutale de la zone de blocage sous le lac.

 

Le lac de cratère du Ruapehu a été la cause de la catastrophe qui s’est produite la veille de Noël 1953 (151 morts). Elle est décrite dans mon livre « Killer Volcanoes » (voir colonne de gauche de ce blog).

 

 

drapeau anglais    The volcanic alert level at Ruapehu is kept at 1 (« departure from normal activity ») but the aviation colour code has been lowered from Yellow to Green. Indeed, while the volcano remains in a state of unrest, the likelihood of a sudden eruption that could disrupt aircraft has lessened. Temperatures underneath the crater lake have been falling during the past month. The temperature of the lake itself is stable at 22-25°C. According to GNS Science, « the lack of change in the lake temperature indicates a partial blockage between the deeper hydrothermal system and the lake. If the sealed zone failed suddenly, an eruption could occur, probably with little or no warning. If it failed more gradually the likelihood of an eruption would be less ».

Eruptions at Ruapehu in 1988, 2006, and 2007 are believed to have involved a sudden failure of a seal beneath the crater lake.

 

Ruapehu’s crater lake was the cause of a disaster on Christmas Eve 1953 (151 casualties). It is described in my book “Killer Volcanoes” (see left-hand column of this blog)

Le lac de cratère du Ruapehu  (Photo:  C. Grandpey)

White Island (Nouvelle Zélande): Niveau d’alerte abaissé à 1 // Alert level lowered to 1.

   L’activité est très variable à White Island, avec une alternance de périodes pendant lesquelles le volcan se manifeste et entraîne une élévation du niveau d’alerte et des épisodes plus calmes, comme en ce moment. Le niveau d’alerte volcanique vient d’être abaissé à 1 et la couleur de l’alerte aérienne a été ramenée au jaune.

Les émissions de cendre ont cessé, au moins momentanément. La semaine dernière, on observait un petit cône de cendre dans le cratère qui abritait le lac à haute température. Ce dernier est remplacé par un « petit fossé rempli d’eau » qui entoure le cône de cendre.

La sismicité est faible. Un survol effectué le 26 février a révélé des émissions de SO2 de 600 tonnes par jour et de CO2 de 1950 tonnes par jour, ce qui correspond aux résultats obtenus depuis le début 2013.

White Island fait partie des 45 volcans évoqués dans mon livre « Killer Volcanoes » (voir colonne de gauche de ce blog)

 

   Activity is largely unstable at White Island, with periods of heightened activity (leading to an increase in the alert level) and quiet episodes like the one that prevails right now so that the alert level has been lowered to 1 and the Aviation Colour Code brought back to Yellow.

Ash emission has ceased for the moment. Observations in the last week have shown that a small ash cone has been built in the “hot lake” crater. The ash cone is surrounded by « a small moat of water ».

Seismic tremor levels are currently low. A gas flight on February 26th measured around 600 tonnes per day of SO2, and 1950 tonnes per day of CO2, similar to other measurements made since the start of 2013.

White-Island-blog

(Photo:  C. Grandpey)

 

White Island (Nouvelle Zélande)

   Suite à une modification de l’activité au cours du week-end, le niveau l’alerte volcanique à White Island est passé de 1 à 2 (sur une échelle de 5 niveaux) et la couleur du niveau d’alerte aérienne est devenue Orange. La bouche active a commencé à émettre de la cendre samedi, émission qui a cessé dimanche et a été remplacée par des explosions de gaz et de vapeur.

Le tremor s’est également intensifié avec la réapparition de fluides dans le secteur de la bouche active. Selon GNS Science, ce changement d’activité est dans la continuité de la situation observée le mois dernier sur l’île.

Comme précédemment, il est demandé aux visiteurs de faire preuve de la plus grande prudence.

Source : GNS Science.

10 mineurs ont péri à White Island en 1914. Vous trouverez la description de l’événement dans mon livre « Killer Volcanoes » (voir colonne de gauche de ce blog).

 

   Due to a change in activity over the weekend, the volcanic alert level of White island has been raised to 2 (on a scale of 5 levels) and the aviation colour code to Orange. The active vent began producing ash on Saturday. However, the emission ceased on Sunday and was replaced by steam and gas explosions.

The level of volcanic tremor has increased, associated with the reappearance of fluids in the vent area. According to GNS Science, this change in activity is consistent with the level of unrest that was observed over the last month at the island.

As always a high level of caution should be taken, if visiting the island.

Source : GNS Science.

Volcans néo-zélandais // New Zealand volcanoes

   L’activité à White Island a connu une nette baisse au cours des derniers jours. La couleur de l’alerte aérienne a été ramenée au Jaune tandis que l’alerte volcanique reste à 1, sur une échelle de 5 niveaux. Le tremor a chuté de moitié par rapport au début du mois de février. Dans le même temps, les explosions qui se produisaient depuis environ trois semaines sont devenues moins intenses. Le 7 février, les émissions de SO2 atteignaient 560 tonnes par jour (comme au mois de janvier) tandis que celles de CO2 atteignaient 1800 tonnes par jour. L’eau a fait son retour dans le lac mais sa température reste élevée (environ 80°C).

L’activité reste faible au Tongariro où des panaches de vapeur et de gaz s’échappent toujours de la zone des cratères Te Maari. Aucune activité éruptive n’a été observée depuis le 21 novembre 2012. La sismicité est négligeable et les émissions gazeuses sont stables depuis plusieurs mois.

Les scientifiques du GNS ne savent pas si de nouvelles éruptions sont susceptibles de se produire dans le secteur des Te Maari Craters ou si les émissions de vapeur continueront encore pendant plusieurs années. Toutefois, il n’est pas exclu que de nouvelles explosions se produisent sans signes annonciateurs.

Selon le GNS Science, le Ruapehu demeure à un niveau d’activité anormal, avec un risque d’éruption. Les analyses montrent que la température sous le lac sommital est supérieure à la normale. L’eau du lac, quant à elle, est stable à 20-25°C depuis le mois de mars 2012. Les scientifiques pensent qu’il s’est formé un bouchon partiel à quelques centaines de mètres sous le lac, ce qui entraîne une accumulation de la pression des gaz, d’où le risque d’éruption. Selon eux, « si la zone d’obstruction cède brutalement, une éruption peut se produire sans prévenir, très brutalement. En revanche, si la zone cède progressivement, la pression se libérera plus graduellement et l’éruption présentera un aspect normal ».

 

   Activity at WhiteIsland has decreased over the past days. The Aviation Colour Code was lowered to Yellow and the volcanic alert level remains at 1, on a scale of 5. The tremor has dropped to less than half what it was during the first days of February. At the same time, small explosive eruptions in the active crater, which had been occurring for about three weeks, became less intense. On February 7th, SO2 emissions were similar to measurements from January (560 tonnes/day) while CO2 reached 1,800 tonnes/day. Water has again filled the lake and small geysering is the only observed activity. The lake water is hot, about 80°C.

Activity at Tongariro remains low, but steam and gas plumes from the Te Maari area are always present. There has been no eruptive activity since the explosion on November 21st 2012. Earthquake activity has been negligible and the flux of volcanic gases has remained relatively stable for several months.

GNS scientists do not know if further eruptions will occur or if the Te Maari crater area will just quietly discharge steam for several years. If further eruptions do occur, it is expected that “they might have little or no warning.”

GNS Science has confirmed that it believes Ruapehu remains at a heightened level of unrest and that an eruption is more likely than normal. Analyses show higher than normal temperatures beneath the crater lake whose temperature has been measured 20-25°C since March 2012. Scientists think there may be a partially sealed zone a few hundred metres beneath the lake which might be causing a pressure build up behind it. That pressure would make an eruption “more likely than normal”. In their opinion, “if the sealed zone fails suddenly an eruption could occur, probably with little or no warning. If it fails more gradually then the pressure would probably be released more slowly and the likelihood of an eruption would revert to normal”.

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White Island   (Photo: C. Grandpey)