White Island & Tongariro (Nouvelle Zélande)

drapeau francais   GNS Science indique que le panache volcanique au-dessus de White Island est devenu plus volumineux ces derniers temps suite à une période de pluie suivie d’un temps calme. Il ne s’agit pas d’une augmentation de l’activité éruptive.

La sismicité se maintient à un niveau bas, même si on a observé une certaine hausse récemment, probablement parce que l’eau de pluie et la boue ont pénétré dans la bouche active en l’obstruant, au moins partiellement.

Si le panache semble parfois plus sombre, c’est probablement qu’il transporte plus d’humidité qu’à l’accoutumée. Les webcams ne montrent pas de cendre.

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, il faut se méfier du panache de gaz et surtout de vapeur émis par un volcan. J’ai eu l’occasion de faire des observations à ce sujet à Vulcano, sur l’Etna et à Hawaii. Il en ressort que l’aspect du panache varie énormément en fonction de la température et de l’hygrométrie de l’air. L’éclairage peut aussi jouer un rôle. C’est le cas par exemple à Hawaii quand le soleil couchant confère parfois une teinte beaucoup plus sombre aux panaches de vapeur qui montent du littoral, sans que la situation ait évolué d’un pont de vue volcanique.

A noter que la couleur de l’alerte aérienne pour le massif du Tongariro vient d’être abaissée au Vert, le minimum. La vapeur continue à s’échapper des cratères Te Maari, mais il n’y a aucun risque éruptif à court terme. Là aussi, la modification du panache de vapeur crée des confusions. Les autorités locales reçoivent souvent des appels téléphoniques quand les habitants voient le panache s’épaissir. Comme indiqué précédemment, ce phénomène est dû aux modifications subies par l’air ambiant.

 

drapeau anglais   GNS Science indicates that the volcanic plume from White Island has become more noticeable in recent days as a result of rain followed by calm weather, rather than any rise in volcanic activity.

Background seismic activity is said to be low, although it had picked up a little in the past few days. That was probably due to the rain and mud washing down into the vent and partly blocking it.

If the plume is sometimes looking darker than usual, it is probably because it is carrying more moisture. Web cameras taking images of the plume do not seem to be showing any ash.

As I have repeatedly stated, we must be wary of the gas plume and especially the steam emitted by a volcano. I had the opportunity to make observations at Vulcano, Mt Etna and Hawaii. They reveal that the appearance of the plume varies greatly according to the temperature and humidity of the air. Lighting can also play a role. This is the case for example at Hawaii when the setting sun sometimes gives a much darker aspect to the plumes of steam rising from the coastline, even though the situation has not changed from a volcanic point of view.

Meantime, the colour of the aviation alert at Tongariro has been lowered to Green, the minimum. Steam keeps coming out of the Te Maari Craters but there is no risk of an eruption in the short term. At Tongariro too, the changes in the aspect of the steam plume causes confusion. Local authorities often receive phone calls when the inhabitants notice that the plume is getting thicker. As I put it previously, this phenomenon is due to changes in the ambient air.

Panache-Hawaii

Le panache de vapeur sur le littoral à Hawaii  (Photo:  C. Grandpey)

Séismes à Auckland (Nouvelle Zélande) // Earthquakes in Auckland (New Zealand)

drapeau francais   Deux séismes ont été ressentis ce dimanche par la population d’Auckland à quelques minutes d’intervalle. Le plus fort (M 3,9) a été localisé à 16h05 à 15 km au NE de la ville, à une profondeur de 6 km. Plus de 9000 habitants ont ressenti la secousse.

Le séisme faisait suite à un événement de moindre ampleur (M 3,1) enregistré à 16 heures à 4 km de profondeur. Il a été ressenti par plus de 1000 personnes.

Les sismologues de GNS Science ont fait remarquer que les séismes étaient très proches les uns des autres, aussi bien géographiquement que dans le temps. Il pourrait donc s’agir d’un essaim sismique, comme cela se produit assez souvent dans l’Ile du Nord.

Les séismes se sont produits sur Montutamu Island qui se trouve près de Rangitoto Island, siège de la dernière éruption des volcans d’Auckland il y a 600 ans. Toutefois, les scientifiques de GNS Science indiquent que les derniers séismes n’avaient pas une origine volcanique. « Ils sont plus liés à des fractures qu’à une circulation du magma et, au moins pour le moment, il ne sont pas le signe d’une prochaine éruption ».

Dans une note intitulée « Auckland, une ville menacée ? » publiée le 26 août 2012, j’avais attiré l’attention sur la situation un peu particulière de la ville qui se trouve en grande partie sur un champ volcanique de 360 km2. La dernière éruption de Rangitoto a déversé 2,3 km3 de lave.

Source: New Zealand Herald.

 

drapeau anglais   Two earthquakes shook Auckland within five minutes of each other on Sunday. The strongest (M 3.9) was located 15 kilometres northeast of the city at 4:05 pm at a depth of 6 km. More than 9000 people reported they had felt the event.

The quake followed a lighter one measuring 3.1 on the Richter scale at 4:00pm, which was 4 km deep and reportedly felt by more than 1000 people.

GNS Science seismologists said the pattern of the quakes happening very close geographically and within five minutes of each other was such that it could be a swarm, which was common in the North Island.

The earthquakes were centred on Motutapu Island, which is next to Rangitoto Island, the last of Auckland volcanoes to erupt 600 years ago. However, GNS Scientists said the quakes were not volcanic. « They related to fault lines rather than any magma flowing, so at the moment there’s no link with any eruption. »

Source: New Zealand Herald.

NZ-quake

Les deux séismes sur les sismographes  GNS Science

Ruapehu (Nouvelle Zélande)

drapeau francais   Le niveau d’alerte volcanique du Ruapehu est maintenu à 1 (activité supérieure à la normale) mais la couleur de l’alerte aérienne a été ramenée au Vert. En effet, si le volcan reste actif, il est peu probable qu’une éruption vienne perturber le trafic aérien. La température de l’édifice, sous le lac, a baissé au cours des dernières semaines La température de l’eau du lac reste stable à 22-25°C. D’après GNS Science, « la stabilité de la température du lac montre qu’il existe un blocage entre le système hydrothermal profond et le lac proprement dit. Si la zone de blocage cède brutalement, une éruption peut se produire brutalement, sans prévenir. En revanche, si la rupture se fait progressivement, le risque d’éruption est moindre ».

On pense que les éruptions du Ruapehu en 1988, 2006 et 2007 ont été provoquées par une rupture brutale de la zone de blocage sous le lac.

 

Le lac de cratère du Ruapehu a été la cause de la catastrophe qui s’est produite la veille de Noël 1953 (151 morts). Elle est décrite dans mon livre « Killer Volcanoes » (voir colonne de gauche de ce blog).

 

 

drapeau anglais    The volcanic alert level at Ruapehu is kept at 1 (« departure from normal activity ») but the aviation colour code has been lowered from Yellow to Green. Indeed, while the volcano remains in a state of unrest, the likelihood of a sudden eruption that could disrupt aircraft has lessened. Temperatures underneath the crater lake have been falling during the past month. The temperature of the lake itself is stable at 22-25°C. According to GNS Science, « the lack of change in the lake temperature indicates a partial blockage between the deeper hydrothermal system and the lake. If the sealed zone failed suddenly, an eruption could occur, probably with little or no warning. If it failed more gradually the likelihood of an eruption would be less ».

Eruptions at Ruapehu in 1988, 2006, and 2007 are believed to have involved a sudden failure of a seal beneath the crater lake.

 

Ruapehu’s crater lake was the cause of a disaster on Christmas Eve 1953 (151 casualties). It is described in my book “Killer Volcanoes” (see left-hand column of this blog)

Le lac de cratère du Ruapehu  (Photo:  C. Grandpey)

White Island (Nouvelle Zélande): Niveau d’alerte abaissé à 1 // Alert level lowered to 1.

   L’activité est très variable à White Island, avec une alternance de périodes pendant lesquelles le volcan se manifeste et entraîne une élévation du niveau d’alerte et des épisodes plus calmes, comme en ce moment. Le niveau d’alerte volcanique vient d’être abaissé à 1 et la couleur de l’alerte aérienne a été ramenée au jaune.

Les émissions de cendre ont cessé, au moins momentanément. La semaine dernière, on observait un petit cône de cendre dans le cratère qui abritait le lac à haute température. Ce dernier est remplacé par un « petit fossé rempli d’eau » qui entoure le cône de cendre.

La sismicité est faible. Un survol effectué le 26 février a révélé des émissions de SO2 de 600 tonnes par jour et de CO2 de 1950 tonnes par jour, ce qui correspond aux résultats obtenus depuis le début 2013.

White Island fait partie des 45 volcans évoqués dans mon livre « Killer Volcanoes » (voir colonne de gauche de ce blog)

 

   Activity is largely unstable at White Island, with periods of heightened activity (leading to an increase in the alert level) and quiet episodes like the one that prevails right now so that the alert level has been lowered to 1 and the Aviation Colour Code brought back to Yellow.

Ash emission has ceased for the moment. Observations in the last week have shown that a small ash cone has been built in the “hot lake” crater. The ash cone is surrounded by « a small moat of water ».

Seismic tremor levels are currently low. A gas flight on February 26th measured around 600 tonnes per day of SO2, and 1950 tonnes per day of CO2, similar to other measurements made since the start of 2013.

White-Island-blog

(Photo:  C. Grandpey)