Ngauruhoe (Nouvelle Zélande): Hausse de la sismicité // Increase in seismicity

drapeau francaisGNS Science vient de faire passer le niveau d’alerte du Ngauruhoe de zéro à un suite à une augmentation de la sismisité autour du volcan. Les événements enregistrés sont relativement superficiels puisque leur profondeur se situe à moins de 5 km. Les essaims sismiques n’ont rien d’exceptionnel sur le Ngauruhoe; le dernier en date a été enregistré en décembre 2014. Les volcanologues néo-zélandais vont continuer à surveiller étroitement le volcan mais il est peu probable qu’une éruption ait lieu dans le court terme.

La dernière éruption du Ngauruhoe remonte à 1975.

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drapeau anglaisGNS Science has increased the volcanic alert level for Mount Ngauruhoe from zero to one after an increase in seismicity around the volcano. The earthquakes are quite shallow, at depths of less than about 5kms. Seismic swarms around the volcano have been recorded in the past, most recently in December 2014.GNS Science will continue to monitor the volcano closely but the risk of an eruption in the short term seems unlikely.
The last major eruption at Ngauruhoe was in 1975.

Ngauruhoe

Cratère du Ngauruhoe  (Photo:  C.  Grandpey)

Nouvelle Zélande: Le GNS plonge dans les Kermadec // GNS dives in the Kermadecs

drapeau francaisL’Institut néo-zélandais des Sciences Géologiques et Nucléaires (GNS) est en train d’effectuer une mission de deux semaines avec la marine néo-zélandaise et une équipe de scientifiques et d’ingénieurs américains et australiens dont le but est de cartographier la Caldeira de Macauley, dans l’arc volcanique des Kermadec. Cette vaste région peu connue fait partie de la Nouvelle-Zélande ; elle abrite une chaîne de volcans sous-marins dont l’activité hydrothermale est la plus intense du monde.
Le véhicule télécommandé utilisé par les scientifiques a pour nom « La sentinelle ». Il est capable de plonger à plus d’un kilomètre de profondeur. Il utilise un sonar qui scrute le plancher océanique. Il dispose par ailleurs de 12 capteurs qui peuvent détecter la chaleur, signe d’une activité hydrothermale ou volcanique.
La région des Kermadec attire les scientifiques de la planète en raison des volcans actifs qui s’y trouvent et de son océan quasiment vierge qui sert d’habitat à un grand nombre d’animaux marins que l’on observe nulle part ailleurs dans le monde.
Cette expédition arrive au moment où  l’Institut des Sciences Géologiques et Nucléaires célèbre son 150ème anniversaire. Il a été mis en place par le gouvernement en 1865, dans le cadre d’un programme visant à cartographier la Nouvelle-Zélande. L’Institut est maintenant reconnu dans le monde entier pour son travail d’étude des séismes, des tsunamis et des volcans.
Source: New Zealand Herald.

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drapeau anglaisThe New Zealand Institute of Geological and Nuclear Sciences (GNS) is on a two week mission with the New Zealand Navy and a team of American and Australian scientists and engineers to map the Macauley Caldera, which sits in the Kermadec Arc. It is a vast but little-known part of New Zealand, home to the world’s most hydrothermally active string of underwater volcanoes.

The unmanned underwater vehicle called The Sentry is diving more than one kilometre there, and is using sonar technology to scan the sea floor. It has 12 sensors that can detect heat, which indicates hydrothermal or volcanic activity.

There is considerable international interest in the Kermadec region, because of the active volcanoes and its near pristine ocean, which is a habitat to a large number of unusual sea animals.

This expedition comes as The Institute of Geological and Nuclear Science turns 150.

It was set up by the Government in 1865, as part of an effort to map New Zealand. The Institute is now recognised around the world for its work investigating earthquakes, tsunamis and volcanoes.

Source : New Zealand Herald.

Macauley-blog

Ile Macauley, sur la lèvre de la caldeira  (Crédit photo:  GeoNet)

Ruapehu (Nouvelle Zélande): Montée en température du lac de cratère // Increase in temperature of Crater Lake

Dans un bulletin publié le 30 janvier 2015, le GNS Science indique que le lac de cratère du Ruapehu connaît une nouvelle montée en température. Depuis le début du mois de décembre 2014, la température est passée de 15 ° C à plus de 40 ° C. Des températures semblables ont déjà été relevées en mars 2011 et avril 2014, avant que le lac refroidisse ensuite.
Un échantillonnage récent de l’eau du lac (effectué le 14 janvier) a révélé plusieurs changements intervenus dans la chimie du lac. En particulier, on observe une arrivée accrue de gaz volcaniques dans le lac. L’augmentation de la température du lac et l’arrivée de gaz indiquent probablement une nouvelle montée en température du système hydrothermal qui se trouve sous le lac. Les observations récentes sur le terrain et des rapports de pilotes confirment qu’une certaine convection est présente dans le lac qui a, de ce fait, changé de couleur et est passé du bleu-vert au gris clair.
Depuis 1950, la température du lac de cratère du Ruapehu a oscillé entre 9°C et 60°C. Pendant le quart de cette période, le lac a eu une température supérieure à 37°C, avec une moyenne d’environ 30°C. Les cycles de température ne sont pas rares ;  il y a eu cinq cycles de réchauffement de l’eau depuis 2010.
Dans le passé, des modifications de températures semblables à celles qui se produisent actuellement ont débouché sur deux types de situations :
1) Dans la plupart des cas, la température du lac atteint un maximum (40-42°C), qui dure un court laps de temps (quelques jours ou quelques semaines), puis le lac commence à refroidir, sans activité éruptive. La situation actuelle semble correspondre à ce cas de figure.
2) Plus rarement, la température du lac continue d’augmenter et de petites éruptions de vapeur peuvent apparaître dans le lac de cratère. C’est ce qui a été observé entre 1985 et 1995. Si la température du lac continuait d’augmenter, des éruptions volcaniques plus importantes pourraient se produire.
L’alerte volcanique pour le Ruapehu reste à 1 (sur une échelle de 5). La couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Vert.

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In a bulletin released on January 30th 2015, GNS Science indicates that Mt Ruapehu’s Crater Lake has been heating again. Since early December 2014 the temperature has risen from 15 °C to over 40 °C. Similar temperatures were reached in March 2011 and April 2014, before the lake cooled.

Data from a recent Crater Lake sampling (January 14th) has shown there are several changes in the lake chemistry. In particular, there is evidence for increased amounts of volcanic gas discharging through the lake. The increase in the lake temperature and gas discharge is probably indicative of renewed heating of the hydrothermal system under the lake. Observations from recent visits and pilot reports confirm some convection is present in the lake. The lake has changed from a blue/green colour to light grey as a consequence.

Since 1950, the temperature of Ruapehu’s Crater Lake ranged from 9°C to 60°C. About 25% of the time the lake is warmer than 37°C with an average of about 30°C. Cycling of the lake temperature is not unusual and there have been 5 heating cycles since 2010.

In the past changes like the current ones have had two typical outcomes:

1) In most cases the lake temperature reaches a maximum (40-42 °C), which lasts a short time (days-weeks) and then the lake starts cooling with no eruptive activity. The current situation seems to correspond to this hypothesis.

2) More rarely the lake temperature continues to increase and minor steam eruptions may start in the Crater Lake. This was observed between 1985 and 1995. If the lake temperature continued to increase, larger volcanic eruptions could occur.

The Volcanic Alert Level for Ruapehu remains at 1 (on a scale of 5). The Aviation Colour Code is Green.

Le lac de cratère du Ruapehu  (Photo:  C.  Grandpey)

Histoire de vapeur volcanique // About volcanic steam

drapeau francaisLa haute colonne de vapeur qui s’élevait au-dessus du Mont Tongariro le 28 juillet a fait craindre à certaines personnes l’imminence d’une éruption. Brad Scott, scientifique en poste à GeoNet, a  rassuré tout le monde et expliqué le phénomène.
Le 28 juillet, on pouvait voir la vapeur d’eau à des kilomètres de distance ; le panache blanc se détachait contre un ciel parfaitement bleu. Le phénomène était uniquement lié à la météo. En effet, le cratère Te Maari émet de la vapeur depuis août 2012au moment de l’éruption du Tongariro. Toutefois, la vapeur est généralement peu visible à cause des nuages ​​ou du vent. C’est maintenant l’hiver en Nouvelle-Zélande et le 28 juillet a été une journée calme, sans le moindre vent. Comme le temps est plutôt froid, la vapeur est visible à cause de la condensation. Il s’agit d’un effet atmosphérique et il n’y a aucun risque d’éruption.
Cette émission abondante de vapeur d’eau peut être vue sur de nombreux volcans. Je me souviens l’avoir observée à Vulcano (Iles Eoliennes, Sicile) il y a quelques années. A cette époque – c’était un mois d’avril – je mesurais la température des gaz dans les bouches actives et j’utilisais également un hygromètre. Il était facile de constater à quel point les panaches de vapeur et de gaz variaient en fonction de la température et de l’humidité de l’air ambiant. Certains matins, on avait l’impression que le volcan devenait plus actif, mais il n’en était rien. Les panaches de vapeur se diluaient rapidement lorsque la température se réchauffait et l’air devenait plus sec.
Des observations similaires peuvent être faites dans le cratère du Vésuve. Le plus souvent, on ne voit rien pendant les journées d’été, quand l’air est chaud et sec. Lorsque les conditions météo se détériorent, on aperçoit quelques émissions de vapeur le long des parois du cratère. Il n’y a pas de danger d’une éruption imminente. Le volcan montre juste qu’il ne dort que d’un œil.

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drapeau anglaisThe tall plume of white steam towering above Mount Tongariro on July 28th made some people worry that an eruption might be brewing. GeoNet Brad Scott reassured everybody and explained the phenomenon.

The steam could be seen for kilometres against a backdrop of a clear blue sky and was a solely weather-related phenomenon. Indeed, the Te Maari crater has been emitting steam since August 2012 when Tongariro erupted, but the steam is not usually so visible because of the clouds or wind. However, it is now winter in New Zealand and July 28th was a calm day with no wind at all. As the weather is rather cold, the steam can be seen because of condensation. It’s an atmospheric effect and there is no danger of an eruption.

This excess of steam can be seen on many volcanoes. I can remember observing it at Vulcano (Aeolian Islands, Sicily) some years ago. By that time – it was in April – I was measuring the temperature of gases in the vents and I was also using a hygrometer. It was easy to notice how the steam and gas plumes would vary according to the temperature and humidity of the ambient air. Some mornings, one got the impression that the volcano was getting more active, but it was not. The steam plumes dissipated when the temperature got warmer and the air got drier.

Similar observations can be made in the crater of Vesuvius. Usually, you won’t see anything during the summer days when the air is hot and dry. When conditions get worse, you may see some slight plumes of steam escaping from the crate walls. There is no danger on an oncoming eruption. The volcano is just showing it is just asleep.

Te-Maari-28-juillet

Vue de la colonne de vapeur émise par le cratère Te maari le 28 juillet.

Fumerolles-Vulcano

Champ fumerollien à Vulcano  (Photo:  C.  Grandpey)