Un nouveau système d’alerte volcanique pour la Nouvelle Zélande // A new volcanic alert system for New Zealand

drapeau francaisLe système d’alerte volcanique utilisé par GNS Science et GeoNet pour donner des informations sur l’activité volcanique en Nouvelle-Zélande va changer le 1er juillet 2014. Le système à six niveaux sera modifié pour mieux répondre aux besoins des utilisateurs.
Avec cette réforme, il n’y aura plus qu’un seul système d’alerte pour tous les volcans de Nouvelle-Zélande (au lieu de deux jusqu’à présent). Il y aura également une restructuration du système avec un niveau supplémentaire pour l’«activité volcanique modérée à élevée» (au lieu d’un seul niveau pour toutes les types d’activité volcanique). De plus, on trouvera des informations sur les risques pour chaque niveau d’activité. Avec le nouveau système, le nombre de niveaux  reste inchangé et varie de 0 (pas d’activité volcanique) à 5 (éruption volcanique majeure). Aucun changement n’a été apporté au système international l’alerte pour l’aviation.
Un système d’alerte volcanique avait été mis au point avant l’éruption du Ruapehu en 1995 et il est en vigueur depuis cette date. Il a été utilisé pour les éruptions du Ruapehu, de White Island, de Raoul Island et du Tongariro. Ce système a été révisé entre 2010 et 2014 dans le cadre d’un projet de recherche qui s’est efforcé d’améliorer la communication des informations sur l’activité volcanique. On s’est alors rendu compte que le système était trop complexe et que l’évolution de la surveillance volcanique au cours des 20 dernières années permettait de l’améliorer. Des solutions visant à rendre le système plus compréhensible ont été identifiées au cours du processus de révision et cela a conduit à l’élaboration d’un nouveau système d’alerte volcanique.
Vous trouverez d’autres informations sur ce nouveau système d’alerte volcanique en visitant le GeoNet website.  Pour mieux connaître les risques volcaniques, visitez le site GNS Science. Pour savoir ce qu’il faut faire avant, pendant et après l’activité volcanique, visitez Get Ready Get Thru

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drapeau anglaisThe Volcanic Alert Level system, used by GNS Science and GeoNet to communicate volcanic activity in New Zealand, will be changing on 1 July 2014. The six-stage system is changing to better meet the needs of users.

Changes in the new Volcanic Alert Level (VAL) system include having just one system for all volcanoes in New Zealand (previously there were two), restructuring the system so that there is an additional level for ‘moderate to heightened volcanic unrest’ (instead of just one level for all volcanic unrest), and adding in information about the most likely hazards that will be seen for each level of volcanic activity. The number of levels in the new system remains unchanged, and ranges from 0 (no volcanic unrest) to 5 (major volcanic eruption). No changes have been made to the international Aviation Colour Code system.

A Volcanic Alert Level system was first developed before the Ruapehu eruptions in 1995, and the same system has been used ever since. The Volcanic Alert Level has been used for eruptions at Ruapehu, White Island, Raoul Island and Tongariro. That system was reviewed between 2010 and 2014 as part of a research project that looked at improving the communication of information about volcanic activity. This research found that the system was perceived to be too complex, and that developments in volcano monitoring over the past 20 years have created an opportunity to improve the system. Ways to make the system more understandable and useful were identified during the revision process, leading to the development of the ‘new’ Volcanic Alert Level system.

To find out more information on the new Volcanic Alert Level system, visit the GeoNet website. To learn about volcanic hazards visit GNS Science, and to find out what to do before, during and after volcanic activity, visit Get Ready Get Thru.

Ruapehu-blog

Le Ruapehu est l’un des volcans les plus actifs de Nouvelle Zélande  (Photo:  C. Grandpey)

Le magma du Mont Tauhara (Nouvelle Zélande)

drapeau francaisAprès le Mont Hood aux États-Unis, voici le Mont Tauhara en Nouvelle-Zélande. Le volcan est situé à proximité du lac Taupo et sa dernière éruption remonte à environ 65.000 ans.
Un travail de recherche récemment mené par une équipe de scientifiques de l’Université de Victoria pourrait aider à mieux comprendre les éruptions rares mais dangereuses qui ont lieu dans le centre de l’Ile du Nord.
En comprenant les caractéristiques de la lave émise pendant l’éruption du Tauhara, les chercheurs seraient mieux en mesure de prédire le comportement de volcans de composition semblable, dans des régions comme les chaînes des Cascades et des Andes, en Amérique du Nord et du Sud.
Pour comprendre comment le magma s’est formé, l’équipe a effectué des recherches sur les cristaux identifiés dans les roches à l’aide d’un équipement de pointe dans le laboratoire de géochimie de l’Université de Victoria. La chimie minérale a donné des informations sur la composition du magma, ainsi que sur la pression et la température auxquelles il a été soumis pendant sa formation. Les scientifiques ont pu calculer qu’il a fallu seulement entre deux mois et deux ans pour que le magma s’accumule sous le volcan et seulement deux à trois semaines pour que le magma remonte à la surface et produise une éruption.
Des populations vivent à proximité de la zone volcanique de Taupo ; il est donc important d’avoir les meilleures informations possibles sur les différents types d’éruptions qui peuvent se produire.
Source : New Zealand Herald .

A côté du volcanisme, une belle légende entoure le Mont Tauhara. Comme souvent avec les volcans, c’est l’histoire d’une femme avec plusieurs prétendants. Ces derniers ont pris la forme de quatre montagnes – Taranaki, Putauaki, Tongariro and Tauhara. Ils sont éperdument amoureux de Pihanga, une belle montagne qui domaine Turangi, à la pointe sud du Lac Taupo. Une bataille acharnée oppose bientôt les quatre amoureux qui espérent gagner le cœur de Pihanga et c’est Tongariro qui sort vainqueur de ce combat de titans. Après leur défaite, les autres montagnes décident que s’éloigner de Tongariro. Elle voyagent le plus loin possible pendant la nuit suivante. Taranaki court vers l’ouest en direction du soleil couchant tandis que Putauaki et Tauhara se dirigent tout aussi vite vers l’est et le soleil levant. Putauaki décide de s’établir près de Whakatane où on le connaît aussi sous le nom de Mont Edgecumbe. Tauhara est en proie à une grande tristesse et il avance lentement, le cœur lourd. Quand l’aube apparaît, il a seulement atteint la rive nord-est du Lac Taupo. C’est là qu’on peut le voir aujourd’hui en train de contempler avec un regard triste sa bien-aimée Pihanga, de l’autre côté du lac.

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drapeau anglaisAfter Mount Hood in the United States, here is Mount Tauhara in New Zealand. The volcano is located close to Lake Taupo and last erupted about 65,000 years ago.

A recent research undertaken by a team of scientists at Victoria University could help understand the rare but hazardous eruptions in the central North Island.

By understanding the characteristics of the magma erupted from Tauhara, scientists would be better able to predict the behaviour of volcanoes of similar compositions, in regions such as the Cascades and Andes ranges of North and South America.

To understand how the unusual magma formed, the team carried out investigations on individual crystals found in the rocks using the state-of-the-art geochemistry laboratory at Victoria University. The mineral chemistry gave information about the composition of the molten magma it grew in, as well as the pressure and temperature at which it formed.

This provided information about what depths the magma formed and was stored, and also, importantly, for how long. For instance, the scientists were able to calculate that it took only two to three weeks for the magma to ascend to the surface and erupt.

People are living close to the Taupo Volcanic Zone, so it is vital to have the best information possible about the different types of eruptions that can occur.

Source: New Zealand Herald.

Independently of volcanism, there is a nice legend around Mount Tauhara. As often with volcanoes, it is the story of a woman with several lovers. The claimants were four mountains – Taranaki, Putauaki, Tongariro and Tauhara. They were deeply in love with Pihanga, a mountain that stands above Turangi at the southern end of Lake Taupo. There was a fierce battle to win Pihanga’s heart and the victor was Tongariro. After their defeat, the other mountains decided to leave Tongariro’s domain. They travelled as far away as they could in the course of one night. Taranaki fled west towards the setting sun while Putauaki and Tauhara fled north towards the sunrise. Putauaki moved fast and is now located near Whakatane where he is also known as Mt Edgecumbe. Tauhara was sad and with a heavy heart so that he travelled slowly and reluctantly. When overtaken by dawn he had only reached the north eastern shore of Lake Taupo. Here he stands to this day looking mournfully across the lake towards his lost love, Pihanga.

Taupo-blog

Le lac Taupo  (Photo:  C. Grandpey)

Nouvelles volcaniques d’Indonésie, de Nouvelle Zélande et d’Equateur // Volcanic news from Indonesia,New Zealand and Ecuador

drapeau francaisDepuis le dernier épisode éruptif du Sinabung (Indonésie) le 30 Janvier dernier, les Malaisiens craignent que la cendre volcanique atteigne leur pays. Dans un communiqué publié en début de semaine, le Ministère de la Santé a conseillé aux gens de rester chez eux avec portes et fenêtres fermées si la cendre du Sinabung vient à être poussée par le vent vers la Malaisie. .
Les habitants sont également invités à porter un masque, un chiffon ou un mouchoir humide afin de protéger leurs voies respiratoires si l’air est pollué. Les enfants, les personnes âgées et ceux qui ont des problèmes médicaux doivent éviter ou réduire les activités de plein air pendant cette période. Les gens sont également invités à boire beaucoup d’eau, se laver fréquemment le visage et les autres parties du corps qui sont exposées.
Le public doit s’abstenir de conduire dans un univers de cendre car la mauvaise visibilité peut causer des accidents.  .
Toutefois, la possibilité de voir des Malaisiens être exposés à la cendre est faible. Les régions de la côte ouest et la partie méridionale de la péninsule sont les plus menacées.

 Source : Malaysian National News Agency.

Dans plusieurs notes (26 août et 4 décembre 2012, 13 Avril 2013), j’ai indiqué que l’Ile Rangitoto était un champ volcanique situé tout près d’Auckland (Nouvelle Zélande) et qu’une étude récente par des chercheurs de l’Université d’Auckland a montré que le risque éruptif était peut-être plus réel qu’on le pensait jusqu’à présent.
En effet, ces chercheurs ont découvert que le volcan était entré en éruption « de manière intermittente » ou « semi-continue » entre 1500 ans et 500 ans.
C’est la raison pour laquelle un forage jusqu’à 150 mètres de profondeur a commencé sur l’île il y a trois jours. Son but est de récolter des dizaines de carottes susceptibles de révéler l’histoire éruptive du volcan. A partir de ces échantillons, les scientifiques devraient en savoir plus sur la durée et la fréquence des éruptions sur l’Ile Rangitoto au cours des 1000 dernières années. Ces informations  permettront à des organismes tels que la Sécurité Civile d’améliorer considérablement les modèles d’activité volcanique pour les années à venir.
Source : New Zealand Herald .

Après une semaine d’éruption, le Tungurahua (Equateur) a endommagé des milliers d’hectares de cultures et provoqué une pénurie d’alimentation pour 110 000 têtes de bétail.
Le volcan est entré en éruption le 2 février, avec des explosions et un panache de cendre d’environ 13 km de hauteur, suivis de deux autres explosions de taille moyenne qui ont envoyé des cendres à environ cinq kilomètres dans le ciel. L’éruption continue.

Une épaisse couche de cendre recouvre les cultures et des vents de la mousson ont accéléré la propagation de la cendre à grande échelle sur toute la campagne. Afin de minimiser les pertes causées par l’éruption, les agriculteurs ont commencé à récolter les tomates, les pommes de terre et le maïs avant maturité.
Selon les médias locaux, la cendre volcanique a entraîné des pénuries de légumes dans certaines villes de grande taille ou de taille moyenne. A Guayaquil, le prix des oignons, du maïs et des pommes de terre a augmenté d’environ 10 pour cent.
Source: Presse sud-américaine.

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drapeau anglaisSince Mount Sinabung’s latest eruptive episode on January 30th, people in Malaysia have feared volcanic ash might reach their country. In a communiqué early this week, the Health Ministry advised people to stay indoors with all doors and windows closed if ash from Mount Sinabung was carried by winds towards their country.
People are also advised to wear masks or a cloth or a wet handkerchief as a respiratory protective device if the air is polluted. Children, elderly people and those who have medical problems should avoid or reduce outdoor activities during this time. People are also advised to drink plenty of water, frequently wash the face and other parts of the body that are exposed.
The public should refrain from driving in ashy conditions since it may be difficult due to poor visibility resulting in motor vehicle accidents.
However, the possibility of people in Malaysia to be exposed to the ash is low. Areas on the west coast and southern part of the peninsula are the most likely to be at risk

Source: Malaysian National News Agency.

In previous notes (26 August, 4 December 2012 and 13 April 2013), I indicated that Rangitoto was a volcanic field located on an island close to Auckland and that a recent study by University of Auckland researchers had shown that the danger was perhaps more real than ever thought before.

Indeed, they discovered that the volcano actually erupted “intermittently” or “semi-continuously” from about 1500 years to 500 years ago.

This is the reason why a study drilling up to 150 metres into the island’s surface began on the island three days ago. Its aim is to gather dozens of core samples revealing the volcano’s eruptive history. From these samples, scientists will learn more about the duration and frequency of eruptions on Rangitoto over the past 1000 years, information that will help hazard and risk planners such as Civil Defence significantly improve models of future volcanic activity.

Source : New Zealand Herald.

After a week of eruptions, Tungurahua has damaged thousands of hectares of crops, leaving a feed shortage for 110,000 head of livestock.

The volcano erupted on February 2nd, sending an ash plume about 13 km high, followed by two other moderate-sized explosions that sent ash about five kilometres into the sky. Since then, the volcano has continued to erupt.

The thick ash is coating crops and monsoon winds are causing the ash to spread around the countryside widely. In order to minimize the losses caused by the eruption, farmers have begun to harvest tomatoes, potatoes and corns before they reach maturity.

According to local media reports, the spreading volcanic ash has led to vegetable shortages in some large and medium-sized cities in the country. In Guayaquil, prices for onions, corn and potato have risen for about 10 per cent.

Source: South American press.

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L’Ile Rangitoto  (Crédit photo:  Wikipedia)

White Island (Nouvelle Zélande): Dernières nouvelles // Latest news

drapeau francaisLes scientifiques du GNS ne sont rendus à plusieurs reprises sur White Island la semaine dernière et ils ont pu constater que le niveau d’activité volcanique restait élevé.

Le niveau du lac de lave dans le cratère continue de monter. Les observations sur le terrain et les photos montrent une hausse d’environ 5 mètres par rapport à la fin de l’année dernière.

Les émissions quotidiennes de SO2 varient  de 133 à 924 tonnes par jour, ce qui reste beaucoup comparé aux relevés effectués avant 2012 quand leur niveau avoisinait en général moins de 300 tonnes par jour.

La température du lac varie de 37 à 58°C, avec une moyenne de 51-52°C. La température des gaz au niveau des bouches sur le dôme de lave se situe entre 200 et 330°C ; elle atteint même 400°C sur l’une des bouches. Ces mesures confirment la présence de gaz volcaniques à haute température dans l’édifice.

Les scientifiques ont par ailleurs testé un instrument à diode laser pour quantifier les émissions de CO et CO2, ainsi qu’un spectromètre infrarouge par transformée de Fourier qui permet de mesurer tout un échantillonnage de gaz différents.

La conclusion de ces observations est que l’activité volcanique reste bien présente à White Island et que des éruptions sont toujours susceptibles de se produire sans prévenir.

Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 1 et celui concernant l’alerte aérienne reste au Vert.

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drapeau anglaisGNS Scientists made several visits to White Island last week and could see the volcano remains in an elevated state of unrest.

The water level of the crater lake is continuing to rise, with observations and photographs suggesting it’s about five metres higher than late last year.

The daily SO2 flux ranges from 133 to 924 tonnes per day, which is still high compared to levels before 2012 when daily averages were generally less than 300 tonnes per day.

The lake temperature ranges from 37 to 58 °C and averages 51-52 °C.  The temperature of the gas vents on the lava dome range from around 200 to 330 °C, up to over 400 °C at one vent. These observations confirm hot volcanic gases are still passing through the edifice.

The scientists have also tested a Diode Laser instrument to evaluate carbon monoxide and carbon dioxide gas emissions and a Fourier transform infrared spectrometer which can measure a very wide range of different gases.

The conclusion of the observations is that White Island remains in a state of volcanic unrest and eruptions can start with no prior warning.

The Volcanic Alert Level remains at Level 1. Aviation Colour Code remains Green.

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Bouche avec émission de gaz sur le dôme de lave  (Photo:  C.  Grandpey)