De l’énergie islandaise pour les foyers britanniques // Icelandic energy for the British homes

drapeau-francaisDans une note publiée le 31 octobre 2015, j’ai expliqué que l’ancien Premier ministre britannique David Cameron se trouvait en Islande car les premiers ministres des deux pays étaient censés signer un accord qui permettrait aux volcans islandais de chauffer les maisons britanniques dans les 10 ans. Avec une longueur d’environ 1 200 kilomètres, le câble électrique HVDC (courant continu haute tension) sous-marin devait être le plus long au monde et sa mise en place devait prendre de sept à dix ans. Les deux pays avaient déjà émis cette idée en 2012, mais elle n’avait guère avancé depuis cette époque.

Selon la chaîne de télévision Sky News, le projet est en train de progresser. La chaîne a appris que Meridiam, un gestionnaire d’actifs français qui  participe au financement de l’expansion de l’aéroport La Guardia à New York, a accepté de signer un chèque de plusieurs millions de livres sterling pour financer une partie du coût de développement du câble entre l’Islande et le Royaume-Uni.
Le projet, baptisé Atlantic SuperConnection, a été imaginé par Edi Truell, un important bailleur de fonds du Parti conservateur anglais et ancien conseiller de Boris Johnson dans le domaine des retraites. Des fonds de pension chinois, canadiens, du Moyen-Orient et de Singapour ont contacté Disruptive Capital – la branche d’investissement de M. Truell – pour contribuer à un niveau de 3,5 milliards de livres au projet dont le coût total de développement est estimé à environ 30 milliards de livres sterling.
M. Truell travaille sur le projet depuis le début de l’année 2014 et il a obtenu le soutien de David Cameron qui a chargé un groupe de travail d’étudier sa faisabilité au cours de son mandat de premier ministre. M. Truell veut maintenant persuader le successeur de M. Cameron de soutenir le projet. De cette façon, l’électricité coûterait beaucoup moins cher que celle produite par la centrale nucléaire de Hinkley Point prévue dans le Somerset.
La participation de la société Meridiam n’est pas la première implication française dans la production énergétique britannique. En effet, la centrale d’Hinkley Point est en partie financée par EDF qui est également actionnaire majoritaire chez l’un des six grands fournisseurs britanniques de gaz et d’électricité.
Atlantic SuperConnection utiliserait l’énergie géothermique générée par les volcans et les sources thermales islandais pour fournir de l’électricité à des centaines de milliers – et potentiellement des millions – de foyers britanniques.
M. Truell veut également construire une usine dans le nord-est de l’Angleterre pour fabriquer le câble en cuivre ou en aluminium, ce qui créerait un nombre important d’emplois.
L’Atlantic SuperConnection devrait commencer à fournir de l’électricité aux foyers britanniques avant la fin de 2022.
Source: Sky News.

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drapeau-anglaisIn a note posted on October 31st 2015, I explained that former British Prime Minister David Cameron was in Iceland and the prime ministers of both countries were expected to sign an agreement that would allow Iceland’s volcanoes to heat British homes within 10 years. At around 1,200 kilometres, the HVDC (high voltage direct current) cable would be the longest in the world and take seven to 10 years to build. The two countries first raised the idea in 2012 but little progress has been made since that time.

According to the Sky News TV channel, the project is taking one step further. It has learnt that Meridiam, a global asset manager helping to fund the expansion of New York’s La Guardia Airport, has agreed to write a multimillion pound cheque to finance part of the development cost of the pipeline between Iceland and the UK.

The pipeline project, Atlantic SuperConnection, is the brainchild of Edi Truell, a major Conservative Party donor and Boris Johnson’s former pensions adviser. Chinese, Canadian, Middle Eastern and Singaporean pension funds have approached Mr Truell’s investment branch, Disruptive Capital, about contributing to an estimated 3.5-billion-pound cost of the pipeline whose development costs are estimated to be around £30bn.

Mr Truell has been working on the project since early 2014, and gained support from David Cameron, who commissioned a working group to study its feasibility during his tenure as Prime Minister. He now wants to persuade Mr Cameron’s successor to back the initiative. In this way, electricity would be generated far more cheaply than power from the planned Hinkley Point nuclear power station in Somerset.

Meridiam’s prospective involvement in the new power generator is not the only French influence over Britain’s energy mix. Hinkley Point is being partly funded by EDF which also owns one of Britain’s big six domestic gas and electricity suppliers.

The Atlantic SuperConnection would use geothermal power generated by Icelandic volcanoes and hot springs to supply electricity to hundreds of thousands – and potentially millions – of UK households.

Mr Truell also wants to build a factory in the northeast of England to manufacture the copper or aluminium cable, a move that would create a substantial number of jobs.

The Atlantic SuperConnection is expected to begin supplying power to British homes before the end of 2022.

Source: Sky News.

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L’Islande possède un énorme potentiel énergétique (Photo: C. Grandpey)

 

Trop de touristes en Islande? // Too many tourists in Iceland?

drapeau-francaisDepuis quelque temps, l’Islande doit faire face à une invasion de touristes. Cet afflux de visiteurs a une double cause: une sévère crise financière et une spectaculaire éruption volcanique.
L’effondrement de la couronne islandaise après la crise financière de 2008 a transformé l’Islande en une destination bon marché. Deux ans plus tard, l’Eyjafjallajokull est entré en éruption, avec de volumineux nuages de cendre qui ont envahi le ciel européen. Des milliers de passagers se sont retrouvés bloqués pendant plusieurs jours et les compagnies aériennes ont subi de lourdes pertes financières. L’éruption a fait connaître l’Islande. Les médias étrangers ont investi l’île et diffusé des images de superbes paysages, alors même que les journalistes éprouvaient les pires difficultés à prononcer le nom du volcan.
L’effet combiné de ces catastrophes a été une invasion de touristes dans des proportions jamais vues depuis celle des Vikings il y a plusieurs siècles. Selon les données officielles, en 2017, le nombre de touristes devrait être sept fois supérieur à la population locale de 330 000 habitants.

Le tourisme est maintenant la plus grande ressource économique de l’Islande, devant la pêche et de la fonte de l’aluminium, comme l’était le secteur financier dans les années qui ont précédé la crise. L’afflux de touristes pourrait se trouver dopé par le succès rencontré par le Parti Pirate. Avec son drapeau pirate noir et sa tendance anarchiste, il a récemment gagné des sièges au Parlement et a attiré encore plus d’attention.
Selon l’Office de Tourisme Islandais, le nombre de touristes a augmenté de près de 30 pour cent chaque année au cours des quatre dernières années. Le tourisme a rapporté 3,2 milliards de dollars en 2015, soit un tiers des recettes d’exportation du pays. Le tourisme est le plus grand employeur, et de nombreux Islandais investissent de l’argent dans les services et les nouvelles constructions.
Les touristes viennent de très loin, de Hong Kong par exemple. Ils recherchent les aurores boréales, escaladent les glaciers, photographient les macareux, font de l’équitation ou achètent des excursions en hélicoptère.
Cependant, les Islandais craignent de plus en plus que le tourisme devienne un fardeau incontrôlable pour leur cette petite île. Les prix des logements et les loyers augmentent rapidement, obligeant les jeunes à vivre avec leurs parents. Les prix des locations de voitures ont triplé, avec des bouchons sur les routes. La  pollution lumineuse et les détritus laissés par les visiteurs souillent souvent le paysage. Un sondage effectué en octobre par la chaîne de radio RUV a indiqué que 87 pour cent des Islandais veulent que le gouvernement augmente les redevances ou les taxes sur les touristes.
J’ai fait une escale à l’aéroport de Reykjavik en septembre dernier alors que je me rendais en Alaska mais j’ai décidé de ne pas m’attarder en Islande. Être confronté à des hordes de touristes, y compris dans des endroits reculés de l’île, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé!
Source: The New York Times.

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drapeau-anglaisIceland is going through an invasion of tourists. This influx of visitors has a dual cause: a dramatic financial implosion and an enormous volcanic explosion.

The collapse of the Icelandic krona after the 2008 financial crisis transformed Iceland into a top destination by making it cheap for visitors. Two years later, Eyjafjallajokull erupted, spewing thick ash clouds into European skies. Millions of passengers were grounded for days and airlines suffered financial losses. But the explosion put Iceland on the map. The foreign news media descended on the island, beaming images around the world of spectacular landscapes, even as journalists struggled to pronounce the volcano’s name.

The combined effect of the catastrophes has been an invasion on a scale possibly unseen since Vikings raided the island hundreds of years ago. Tourists are expected to outnumber the local population of 330,000 by seven to one next year, according to official data.

Tourism is now the island’s biggest industry, taking over from fishing and aluminum smelting, much as the financial sector did in the years before the crash. The influx of tourists could be even higher following the rise of the Pirate Party. With its black pirate flag and anarchist leanings, it recently gained more seats in Parliament and even more attention.

The number of tourists has risen by as much as 30 percent every year for the last four years, according to Iceland’s Tourist Board. They brought in revenues of $3.2 billion in 2015, a third of the country’s export earnings. Tourism is the single biggest employer, and many Icelanders are pouring money into services and new construction.

Tourists come from as far as Hong Kong. They chase the Northern Lights. They scale glaciers. They dive in the Arctic Circle with puffins, go horseback riding or take helicopter tours.

However, there is growing concern that uncontrolled tourism is placing too large a burden on this small island. Housing prices and rents are rising quickly, forcing young people to live with their parents. Car rentals have tripled, clogging traffic. Littering and light pollution are spoiling parts of the landscape, many Icelanders say. A poll in October conducted by the national broadcaster RUV reported that 87 percent of Icelanders want the government to raise fees or taxes on tourists.

I made a stopover in Reykjavik airport last September on my way to Alaska but I decided not to spend days in Iceland. Being confronted with hordes of tourists, even in remote places of the island is not my cup of tea!

Source: The New York Times.

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Landmannalaugar: Un haut lieu du tourisme islandais (Photo: C. Grandpey)

L’art de traverser les rivières en Islande // The art of river crossing in Iceland

drapeau-francaisL’un des principaux problèmes à affronter lorsque l’on conduit en Islande est la traversée des rivières. Cela se produira si vous décidez d’emprunter les pistes de l’intérieur. En effet, la route n°1 qui fait le tour de l’île ne présente pas de réelles difficultés. Chaque année, les équipes de secours sont appelées pour venir en aide à des touristes qui se retrouvent coincés dans leur véhicule au beau milieu d’une rivière. La semaine dernière, ces équipes ont dû intervenir quand une jeep a été bloquée dans la rivière Steinholtsá alors que ses passagers se rendaient dans la réserve naturelle de Þórsmörk. La jeep avait des pneus de 35 pouces et, malgré cela, la rivière a emporté le véhicule sur une trentaine de mètres, avec l’eau jusqu’au pare-brise. Il convient de noter que les passagers n’étaient pas des touristes mais des Islandais expérimentés qui avaient mal calculé le niveau d’eau dans la rivière.
Si vous décidez de voyager à travers l’Islande, il est fortement conseillé de louer un véhicule à 4 roues motrices et vérifier la couverture d’assurance avec l’agence de location. En général, aucune assurance ne couvre les dommages au châssis du véhicule, ni les dommages causés lors de la traversée des rivières ou tout type de cours d’eau.

Voici quelques conseils pour traverser les rivières en Islande:

La première chose à faire avant de traverser le cours d’eau avec son véhicule est de le traverser à pied. Si le courant est infranchissable à pied, il est imprudent de le traverser avec une petite jeep classique.
Les rivières islandaises peuvent être répertoriées en 2 catégories : les rivières classiques et les rivières glaciaires. Ces dernières sont particulièrement délicates et recèlent des pièges, d’autant plus que le débit peut changer de façon spectaculaire en peu de temps. En raison de la fonte plus rapide des glaciers pendant la journée, le débit est plus faible le matin et il augmente progressivement au cours de la journée.
Un autre facteur à garder à l’esprit est l’effet des précipitations sur le débit des rivières. Il peut varier brusquement en l’espace d’une demi-heure.
Lorsque l’on arrive à un gué, il est important de bien l’examiner avant d’entamer la traversée du cours d’eau. Le meilleur endroit pour traverser est celui où le courant est le plus turbulent. En effet, cela prouve que la rivière n’est pas très profonde. En revanche, les eaux calmes trahissent le lit profond de la rivière, avec le risque de s’enliser dans le sable.
Une fois que l’on a trouvé le meilleur endroit pour traverser et parcouru à pied le chemin prévu, on peut effectuer la traversée. Mettre le véhicule en 4 roues motrices et enclencher la première avant d’entrer dans l’eau. Ne pas changer de vitesse dans l’eau ; garder la même vitesse jusqu’au moment où l’on atteint la terre ferme. Dans la plupart des cas, la meilleure façon de conduire un véhicule est en diagonale, vers l’aval. De cette façon, le courant va aider à faire avancer le véhicule sur le lit de la rivière et ensuite sur la terre ferme. Par contre, si l’on conduit vers l’amont, on peut noyer le moteur et caler. Dans tous les cas, la prise d’air du moteur doit être toujours au-dessus de l’eau, sous peine d’endommager le moteur.

Une bonne solution est de se déplacer avec deux véhicules équipés d’un treuil en cas de problème.

Si vous suivez ces instructions, vous devriez être en mesure de traverser les rivières islandaises sans encombre.
Voici une vidéo qui vous montre ce qui peut arriver si on essaye de traverser une rivière avec un véhicule inadapté :

https://www.youtube.com/watch?v=tT35fOV-n7A

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drapeau-anglaisOne of the problems you may have to face when driving in Iceland is the crossing of the rivers. This will happen if you decide to take the tracks that cross the country. Driving along Road N°1 around Iceland poses no problem. Every year, rescue teams are called to help tourists who got stuck in their vehicle in the middle of a river. Last week, rescue teams were called out when a jeep got stuck in the Steinholtsá river where it was crossing the road to Þórsmörk, a nature reserve. The jeep that tried to cross the river had 35 inch tyres but the river carried it some 25 metres downwards with water coming up to the front windscreen. It should be noted that in this case the people in question were not tourists; the two men were experienced Icelanders who had miscalculated the water level in the river.

If you decide to travel across Iceland, it is highly advisable to rent a 4 wheel drive and check your insurance coverage with the rental company. Usually, no insurance covers damage to the chassis of the vehicle, nor damage caused by driving in or across rivers or any kind of waterways. Here is some advice about crossing rivers in Iceland:

The best way to cross a stream is to go on foot across the intended path. If the stream is not crossable on foot it is unwise to cross it on a small non modified jeep.

The rivers in Iceland can be divided into 2 categories, clear water streams and glacier rivers. Glacier rivers are particularly tricky and can be quite elusive ; the amount of water and force can change quite dramatically over a short period of time. Due to the ice melting faster on the glacier during daytime you will find those rivers have the least amount of water in the morning, gradually increasing in size and strength as the day follows.

Another factor to bear in mind is that precipitation has effects on the size and strength of rivers in Iceland and you can sometimes see a visible difference within 30 minutes.

When you come to a marked river crossing, look closely at the proposed crossing. The best place to cross is where the water uppermost place in the crossing where the water looks the most unruly. Where the river looks calm you will find the deepest part of the riverbed, not to mention there can be quicksand in those spots.

Once you have found the best spot to cross and have walked the intended path, you can get in your vehicle and perform the actual river crossing. Put the vehicle in 4 wheel drive and first gear before you enter the water, do not change gears in the water. Once you are in the river you are committed to use the gear you are in until you are back on dry land. The best way to drive a vehicle under most circumstances over rivers is to drive diagonally downstream. This way the current will help with pushing of the vehicle over the riverbed and onto dry land as well as if you drive the vehicle upstream you are giving the motor an unwanted bath which can result in it stalling. The air intake of the engine has to always be above water or you risk damage to the motor.

If you follow these directions, you should be able to cross small streams.

Here is a video that shows you what can happen if you try to cross a river that is not suitable for the car you are driving.

https://www.youtube.com/watch?v=tT35fOV-n7A

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Photo: C. Grandpey

Islande: A la recherche de l’énergie à grande profondeur // Iceland: Looking for very deep energy

drapeau-francaisUne opération de forage jusqu’à 5 kilomètres de profondeur est actuellement en cours au cœur des anciennes coulées de lave de la péninsule de Reykjanes, dans le sud-ouest de l’Islande. Le forage, qui pénètre une extension terrestre de la dorsale médio-atlantique, a débuté le 12 août 2016.
À la fin de cette année, l’Iceland Deep Drilling Project (IDDP) devrait permettre de réaliser le puits de forage le plus chaud au monde, avec des températures atteignant entre 400 et 1000°C. Le magma issu des profondeurs rencontre et chauffe l’eau de mer qui s’est infiltrée sous le plancher océanique. Le forage pourrait rencontrer l’équivalent terrestre des «fumeurs noirs», sources chaudes le long de la dorsale, qui sont saturées en minéraux tels que l’or, l’argent et le lithium.
A 5 km de profondeur, les pressions sont élevées, plus de 200 fois le niveau atmosphérique. Selon les sociétés productrices d’énergie qui sont derrière le projet, l’eau apparaîtra sous la forme de « vapeur supercritique. » [NB : On parle de fluide supercritique lorsqu’un fluide est chauffé au-delà de sa température critique et lorsqu’il est comprimé au-dessus de sa pression critique]. La vapeur supercritique n’est ni liquide ni gaz et elle détient beaucoup plus d’énergie thermique que l’un ou l’autre.
Un puits capable de capter une telle vapeur pourrait avoir une capacité énergétique de 50 mégawatts, contre 5 MW pour un puits géothermique classique. Cela signifie que quelque 50 000 foyers pourraient être alimentés, contre 5000 seulement à partir d’un seul puits.
Le puits actuel est le second foré dans le cadre de l’IDDP. Le précédent, sur le site géothermique du Krafla, dans le nord-est de l’Islande, a atteint tout à fait par hasard le magma à un peu plus de 2 km de profondeur en 2009. Le magma à très haute température a été brièvement utilisé pour chauffer l’eau froide envoyé dans le puits afin de déterminer la quantité d’énergie qui pourrait être générée et pour se rendre compte si la technologie était opérationnelle. Ce puits de forage n’a jamais fourni d’énergie au réseau islandais, mais jusqu’à sa fermeture pour des problèmes de corrosion, il a été le puits géothermique le plus puissant jamais bien percé, avec une production de 30 MW.
L’Islande tire déjà la totalité de son énergie de combustibles non fossiles, mais ses centrales géothermiques jouent un  rôle secondaire par rapport à ses grandes centrales hydroélectriques qui produisent les trois quarts de l’électricité du pays. Cela pourrait changer. En effet, si la vapeur supercritique peut être obtenue grâce à des forages profonds, la production d’énergie atteindra un ordre de grandeur bien différent. A une plus grande échelle, les techniques en cours de développement en Islande pourraient être adoptées par d’autres pays à travers le monde.
Source: The New Scientist.

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drapeau-anglaisA rig is currently drilling 5 kilometres into the rugged landscape of old lava flows in Reykjanes, at the south-west corner of Iceland. Drilling began on August 12th.

By the end of the year, the Iceland Deep Drilling Project (IDDP) hopes to have created the hottest hole in the world, hitting temperatures anywhere between 400 and 1000 °C. The drilling will penetrate a landward extension of the Mid-Atlantic Ridge. At that depth, magma that moves from below through volcanic activity meets and heats seawater that has penetrated beneath the ocean bed. The drilling could find the landward equivalent of “black smokers”, hot underwater springs along the ridge saturated with minerals such as gold, silver and lithium.

At that depth, pressures are high, more than 200 times atmospheric levels.  The consortium of energy companies behind the project expects the water to be in the form of “supercritical steam”, which is neither liquid nor gas and holds much more heat energy than either.

A well that can successfully tap into such steam could have an energy capacity of 50 megawatts, compared to the 5 MW of a typical geothermal well. This would mean some 50,000 homes could be powered, versus 5,000 from a single well.

It will be the IDDP’s second deep well. The first, in the Krafla geothermal field of north-east Iceland, unexpectedly struck magma at just over 2 km down in 2009. The hot magma was briefly used to heat cold water sent down the well to test how much energy could be generated and that the technology worked. It never supplied power to the Icelandic grid, but until it was shut down after corrosion problems, it was the most powerful geothermal well ever drilled, generating 30 MW.

Iceland’s electricity is already entirely powered by non-fossil-fuel sources. But its string of geothermal power plants plays a second role compared to its large hydroelectric power stations, which generate three-quarters of the country’s electricity. That could change. If supercritical steam can be obtained in deep boreholes, it will make an order of magnitude difference to the amount of geothermal energy the wells can produce. There could be global benefits, too, if the techniques being developed in Iceland are adopted elsewhere.

Source:  The New Scientist.

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Centrale géothermique dans le nord-est de l’Islande (Photo: C. Grandpey)